Le témoignage de Françoise.

Changer de travail et de lieu de vie à 50 ans n’est pas chose aisée, même si c’est un projet parfaitement consenti, préparé et réfléchi…

Accompagnement.

En 2018, mon conjoint a eu l’opportunité de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle ; aventure à laquelle j’ai souscrit, après que nous ayons ensemble pesé tous les éléments dans la balance. La fonction que j’occupais alors me passionnait, mais peut-être sentais-je que j’en avais fait le tour, ou que l’atmosphère au sein de la structure gestionnaire était en train de changer…. Se dire en revanche qu’il fallait quitter amis, relations, compagnie de théâtre, maison (notre première maison, où les enfants ont grandi) après 25 ans, a été beaucoup plus rude.

Néanmoins l’envie commune d’aller reconstruire notre vie ailleurs a été la plus forte. J’ai peu à peu informé les personnes autour de moi (collègues, compères, copains, amis…) de mon futur départ pour la Côte d’Or, prévu pour l’été 2019. Cette étape d’annonce a coïncidé avec mes premiers pas sur LinkedIn, site sur lequel j’avais été orientée par mon entourage. Débuts laborieux, mais assez vite fructueux, au moins en termes de mises en relation avec des personnes issues du champ de l’économie sociale et solidaire de Côte d’Or.

Fin mai 2019 (le 28, alors que je venais de démissionner de mon poste), au milieu des cartons et des meubles à demi démontés, j’ai reçu via la messagerie de LinkedIn, une demande de contact et un message d’Antoine Turuban, community manager de BCN, m’invitant au Grand Déj’ de septembre (auquel je n’ai pas pu me rendre) afin de rencontrer les bénévoles de BCN. J’ai attendu décembre 2019 pour accepter l’idée d’aller seule jusqu’à Dijon, et faire la connaissance des membres de BCN. Pendant cette période, Antoine a patiemment continué à m’adresser des messages, des liens, des invitations aux évènements de BCN.

J’ai donc intégré la promo AEC avec Françoise N. et Estelle B, coachées par Antoine, Hélène, Xavier, Alexandre, Christine, Gilles, Danièle… Pendant plusieurs semaines j’ai décortiqué mes compétences et mes « softkills », construit mon projet d’évolution professionnelle, grâce aux échanges entre « chercheuses d’emploi » et animateurs de BCN, dans l’objectif de regagner en confiance, de se projeter dans un futur professionnel cohérent.

Le nouveau « mouton à cinq pattes ».

Travail personnel à la maison, réunions hebdomadaires, rencontres individuelles et personnalisées à la demande, soutien amical…tel a été mon programme de « remise en forme »  pendant plusieurs semaines, pour de vrai à la MDA !!! Sans oublier la rédaction de pitches de présentation, et les débuts de formation numérique pour appréhender nos présences sur les réseaux sociaux professionnels. Parallèlement, je comptais beaucoup sur une formation au CNAM pour laquelle j’avais été acceptée.

Puis le Coronavirus a fait son apparition, les réunions à la MDA se sont arrêtées, la formation n’a pas pu commencer, j’ai intensifié ma recherche d’emploi (sans réponse positive), mes deux acolytes d’AEC ont trouvé leur voie…période délicate pour moi de remise en question et de doutes. Toujours épaulée par l’équipe BCN, l’instauration des réunions hebdomadaires via zoom, la poursuite des formations désormais en distanciel m’ont permis de tenir bon. Des offres de poste arrivant peu à peu, j’ai tricoté, détricoté, retricoté mon CV et mes lettres de motivation, au sein d’une nouvelle « promotion » qui faisait de même, les uns encourageant les autres, dans un esprit d’émulation et de stimulation bienveillantes. Devenue la secrétaire de BCN à la dernière AG, intervenante auprès des jeunes de la Garantie Jeunes à la Mission Locale de Beaune dans le cadre d’un partenariat avec BCN, je crois que j’ai trouvé là l’un de mes nouveaux fils d’Ariane.

   Retenue en entretien suite à ma candidature auprès de Solidarités Nouvelles face au Chômage pour un poste expérimental de chargée de développement et d’animation, j’ai bénéficié de l’accompagnement intensif de BCN pour les deux phases de recrutement : offre de poste décortiquée, CV et lettre de motivation adaptés, pitch de présentation lu et relu, simulations d’entretien.

                Je prends mon poste le 1er juin à SNC…..les derniers mots de ce témoignage seront gratitude, reconnaissance et persévérance.

Françoise.