Culture - Loisirs - Histoire

Cinémas : l’appel du 22 juin.

18,7 millions de français ont l’intention d’aller au cinéma dans les quatre prochaines semaines, selon un sondage Médiamétrie, soit 45 % des spectateurs de cinéma des 12 derniers mois.

L’appel.

De Gaulle est de retour sur les écrans le 22 juin. Cette date de réouverture des cinémas, heureux hasard pour le biopic de Gabriel Le Bonim, est une date historique. L’appel du 18 juin n’a jamais été enregistré : la version sonore connue est celle du second appel du Général, radiodiffusé le 22 juin 1940 par la BBC.

Sorti en salle le 4 mars, De Gaulle avec Lambert Wilson dans l’uniforme du général, revient sur plus de 600 écrans. Il aurait pu quitter le circuit des salles avec le confinement et filer en VoD ou sur les plateformes de streaming, mais son distributeur, SND (filiale de M6) a fait de la résistance, alors qu’il croulait sous les offres. « Nous avons voulu le réserver à la réouverture des salles par solidarité », a expliqué SND lors d’une’ convention avec les distributeurs français, organisée vendredi par l’hebdomadaire Le Film français.

Voilà donc De Gaulle en produit d’appel de la réouverture des cinémas, tout comme La Bonne Épouse de Martin Provost avec Juliette Binoche. Sortie le 11 Mars, cette comédie irrésistible sera visible sur 800 écrans.

Capacité des salles à 50 %.

Après la fermeture brutale des 2000 cinémas, le 15 mars, exploitants et distributeurs ont vu les choses en grand pour faire revenir les spectateurs : le programme est riche. Il y aura l’embarras du choix entre les ressorties de films dont la carrière a été brutalement interrompue (De Gaulle, la Bonne Épouse, une Sirène à Paris, Un Fils) des nouveautés (Filles de Joie, Nous les Chiens, Benni, L’Ombre de Staline, Le Capital) des films de début d’année qui retentent leur chance (Ducobu3, Radioactive, Vivarium, Invisible Man), des classiques en version restaurée.

Certaines salles vont rouvrir dès minuit, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin, dans les salles pathé à Paris, à Lyon) et Gaumont (à Toulouse, à Rennes) avec des avant-premières. En vedette, Mon Cousin de Jan Kounen, avec Vincent Lindon et François Damiens.

Ce cinéma d’après ne va pas tout à fait ressembler au cinéma d’avant: il y aura mois de séances, moins de spectateurs dans les salles (remplies au maximum à 50 % de leur capacité), des fauteuils libres de chaque côté des spectateurs ou groupes (amis, familles, couples…), un mètre de distance dans les files d’attente, le port du masque recommandé dans les halls et les couloirs.

A la Fédération nationale des cinémas français, le président Richard Patry se dit confiant sur cette reprise : « Nous sommes enthousiastes parce que 100 % des salles rouvrent. Et après 99 jours sans spectateurs, on a trouvé un bon équilibre entre 99,99% de plaisir et 0,1% de contraintes sanitaires. On va retrouver le plaisir fou de partager une émotion collective en regardant des films ».

Extrait du Bien Public du 20 Juin 2020.

Actualités & News·L'éditorial

Slainte !

Certains d’entre vous connaissent déjà ce mot : en complément du cycle AEC qui touche à sa fin, nous avons décidé d’apporter un petit complément culturel : tout d’abord, un peu de phonétique : le mot se prononce « slantcha » et signifie A votre Santé ! en irlandais, avec un soupçon de fatalisme celte inclus. Tout ceci pour vous dire qu’il y aura un quizz Vendredi Prochain « Aux remparts », 54 rue de Tivoli à Dijon…

Vous êtes attendus à partir de 18 heures 30, le temps de se garer, de trouver l’endroit – (ça ne devrait pas être bien difficile ! Les quelques mètres du rempart de Guise qui subsiste à Dijon, le train passe dessus…) – à 300 mètres de la Maison des Associations. Le temps de faire connaissance, de se synchroniser, de s’installer, et nous serons rejoints par les plus éloignés, bisontins et chalonnais.

Si le slogan « Venez comme vous êtes » n’avait pas déjà été pris, – et oublié depuis – par un fast-food, il nous serait allé comme un gant : car c’est bien de là que nous partons. Qui vous êtes, ce que vous aimez faire, ce en quoi vous excellez et comment parvenir à cet équilibre ? Pour ne pas gruger Mac Do de sa propriété intellectuelle, nous avons choisi de parler d’ Auberge espagnole, celle où l’on vient avec son menu, son opinel et son repas tiré du sac… Car en effet, le menu collectif se constitue à partir des apports de chacun : dit autrement, avez-vous conscience que VOTRE présence va changer la destinée de tous ceux qui auront suivi la même impulsion que vous !

Je vais en prendre un seul exemple : en octobre 2020, il y aura sept ans depuis que j’ai rencontré le groupe de parole de l’APEC, « Bourgogne Cadres Net » et la diversité : de belles personnes, toutes de sensibilité différente, pleines d’allant et d’idées. De temps en temps, le ton montait et les échanges étaient vifs ! La vraie vie, quoi : bref, je suis resté, quelques-uns sont devenus des amis, tous ont mon estime ; je n’ai regretté ni les Grand Déj’, ni les Salons du Bien Vieillir, ni les rencontres avec les élus, ni le Café-Zèbre, ni « Un emploi nommé Désir ». Vous avez changé mon sort : j’aurais pu jouer à la pétanque, déguster l’anisette devant « Plus belle la vie ». Quand je dis « BCN est mon Ikigaï », je pense que je ne suis pas le seul !

Les fondateurs ne sont plus là, leur carrière a repris un cours normal, mais leur exemple demeure : vous êtes tous et toutes des personnes sympathiques, talentueuses, généreuses… Ne laissez personne mettre en cause ce capital ! Chacun de nous est un tout : simplement, des parties sont plus importantes que d’autres. Avoir toujours à l’esprit que CE QUI NOUS ANIME, est l’essentiel : savoir rire, faire la fête, accepter et accueillir la diversité, autant de richesses qui font partie des gênes de BCN, et c’est aussi pourquoi nous vous attendons nombreux vendredi prochain !

L’Ours.

Actualités & News·Economie·Pour un meilleur emploi·Société

En Bourgogne Franche-Comté, un tiers des entrepreneurs sont des femmes, à la tête de structures aussi pérennes que celles des hommes.

Juin 2020 

En Bourgogne-Franche-Comté, un tiers des entrepreneurs sont des femmes, à la tête de structures aussi pérennes que celles des hommes .

En Bourgogne-Franche-Comté, les femmes représentent 32 % des non-salariés. Elles  sont en moyenne  plus qualifiées que leurs homologues masculins, en raison notamment  des professions qu’elles exercent dans le secteur de la santé et qui requièrent un haut niveau de diplôme. Malgré cela, elles ont, en général, un revenu inférieur à celui des hommes, en partie parce qu’elles sont plus jeunes, moins expérimentées et plus souvent micro- entrepreneuses. Près de 37 % sont à la tête d’entreprises très fortement exposées au risque économique lié à la crise sanitaire du Covid-19. Elles créent des entreprises dans des conditions moins favorables que les hommes, mais dont la pérennité au bout de trois ans est pratiquement équivalente. 

Hélène Ville, David Brion (Insee) 

En Bourgogne-Franche-Comté, près de 42 800 femmes et 90 900 hommes sont non-salariés à la fin 2017. Il peut s’agir de dirigeants de société ou d’entrepreneurs individuels, parfois micro-entrepreneurs, exerçant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Cela concerne près de 8 % des femmes en emploi, bien moins que les hommes, 16 %. Les femmes sont particulièrement minoritaires dans la région sur ce type d’emploi. Le taux de féminisation atteint 32 % soit le plus bas des régions de France métropolitaine. Il est le plus élevé en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 38 et 37 % alors que la moyenne nationale est à 36 % (figure 1)

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Les nouveaux rapports au travail.

Le témoignage de Laurent Grandguillaume dans la Revue des Cadres CFDT N° 485 – Juin 2020.

La crise actuelle accélère la mutation des relations d’emploi et de travail portée par la révolution numérique. La polarisation entre salariés et indépendants est dépassée. Ce que l’on appelait hier nouvelles formes d’emploi ont ouvert de multiples possibilités d’intermédiation, questionnant l’entreprise assise elle aussi sur le salariat.

M. Grandguillaume

La crise sanitaire oblige à repenser le travail pour s’adapter aux urgences, mais aussi pour innover et résister. Elle a accéléré le débat sur l’écologique, sur la nécessaire réduction des inégalités face à l’exclusion et à l’isolement social, sur le besoin de services publics efficients et sur l’utilité de refonder les politiques de l’emploi. Les débats se multiplient pour penser l’après dans les domaines de la transition écologique, du contrat social et de la relance économique, mais aussi sur la question des nouvelles médiations par les tiers de confiance dans une société fracturée par la défiance. Nous proposons ici d’aborder cette question sous l’angle du travail alors que le discours dominant depuis une décennie a été celui de la désintermédiation et de la critique virulente des corps intermédiaires. Les partenaires sociaux, les partis politiques, les associations subissent ainsi une forme puissante de défiance. Pour ma part, je crois que nous sommes dans une période de réintermédiation. Dans notre pays, l’entreprise et le travail en particulier restent des espaces de confiance comme le démontrent régulièrement les différentes enquêtes menées en la matière. C’est pourquoi il est essentiel de repenser la fraternité dans le collectif de travail à l’image des réflexions portées par Alain Supiot[1].

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« C’est le bon moment pour changer de boulot ».

Le Grand Entretien du Dimanche 7 Juin revient à l’économie, avec le témoignage de Guillaume Cairou, patron de Didaxis, leader dans le portage salarial, et également chroniqueur pour Europe 1 . Celui-ci encourage dans son nouveau livre les salariés à « changer de job et changer de vie ». Sans ignorer les difficultés que la crise sanitaire et économique engendrées, Guillaume Cairou estime que la période que nous traversons est une chance pour tous ceux et toutes celles qui hésitent à sauter le pas.

Dans votre dernier livre « Changez de job ; changez de vie, et libérez enfin votre talent », (1) vous estimez que la période est propice à renaître professionnellement. N’est-ce-pas un peu optimiste ?

Guillaume Cairou.

« La crise que traversent le pays et le monde bouleverse beaucoup de choses. Elle crée beaucoup d’incertitudes, c’est vrai, mais elle rebat aussi toutes les cartes. Dans une période comme celle-ci tout devient possible. C’est à la fois un cataclysme qui va mettre à mal une concurrence établie de longue date mais c’est surtout une opportunité pour créer les métiers de demain. 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore. C’est le moment de se lancer ».

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