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Déplacements domicile-travail en Bourgogne-Franche Comté : les trajets s’allongent et l’automobile reste reine

Chaque jour, 725 000 actifs résidant en Bourgogne-Franche Comté se déplacent dans une autre commune pour aller travailler. Dix ans auparavant, ils étaient 25 700 de moins. Même si les trajets continuent de  s’allonger, ils restent avant tout des déplacements de proximité. La moitié des navetteurs résident ainsi à  moins de 16 km de leur lieu de travail

Les grands pôles d’emploi de la région captent l’essentiel des navetteurs. Dijon et Besançon exercent une  influence forte dans leur espace périurbain et même au-delà. Sur la bande frontalière, près de 35 000 résidents  travaillent en Suisse, soit près de 15 000 actifs supplémentaires en dix ans. Habitant de plus en plus loin de la  frontière, ils parcourent des distances plus élevées. 

La voiture est le mode de transport privilégié par 90 % des navetteurs. Les externalités négatives de ce mode  de déplacement sont nombreuses (pollutions, GES, accidentologie, précarité énergétique…) mais la région a  l’avantage de ne pas connaître d’importants embouteillages. Globalement, les transports en commun véhiculent  peu de navetteurs et seules les lignes les plus structurantes parviennent à concurrencer en partie la voiture.  

Charles Pilarski, Yohann René (Insee)

Trois groupes d’égale importance : les non-navetteurs, les navetteurs restant dans leur EPCI et ceux travaillant ailleurs en Bourgogne-Franche-Comté 

En 2016, 7 actifs sur 10 de Bourgogne Franche-Comté sont navetteurs (définitions). Ce sont ainsi près de 725 000 personnes qui travaillent dans une commune différente de celle où elles habitent  (figure 1). En dix ans, le nombre de ces  navetteurs a augmenté de 3,7 %, soit  25 700 personnes supplémentaires. Dans  un espace périurbain qui s’étend, la part de  navetteurs continue de progresser. Dans le  même temps, l’essor du travail frontalier a  multiplié par 1,5 le nombre d’actifs travaillant en Suisse. Par ailleurs, la plupart des  territoires de frange de la région sont davantage polarisés qu’avant vers les grands pôles  d’emploi extérieurs : le Sénonais, l’est  belfortin, le sud du Jura notamment. Au  final, le nombre d’actifs sortants de la région  a augmenté de 30 %, alors que les entrants  n’augmentaient que de 22 %.

725.000 navetteurs en Bourgogne-Franche Comté

Un navetteur sur deux passe plus de 40 minutes dans les transports. 

La moitié des navetteurs résidant en  Bourgogne-Franche-Comté parcourt  plus de 16 km pour se rendre au travail (figure 2). Cela représente l’équivalent  de 40 minutes de trajet aller-retour par  la route, 3 minutes de plus que dix ans  auparavant. Bien qu’en recul, les déplacements au sein  de l’intercommunalité (EPCI) de résidence  restent nombreux. Toutefois, leur part  dans l’ensemble des navettes a nettement diminué : en 2006, 48 % des navetteurs travaillaient dans leur EPCI de résidence contre  43 % en 2016. Naturellement, les distances  parcourues se sont allongées, en particulier  pour les trajets les plus longs : 10 % des  navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté  font plus de 53 km pour se rendre sur leur  lieu de travail, soit un allongement de 6 km  en dix ans. 

Moins de 16 km ou 30 mn a/r pour se rendre au travail.

Des déplacements longue distance  entre métropoles, mais aussi depuis  des zones moins denses. 

Les navettes longue distance, supérieures à  100 km, concernent seulement 5 % des navetteurs. Il s’agit d’abord des résidents de grands pôles, comme Dijon ou Besançon. Parmi  ces navetteurs longue distance, on retrouve  davantage de cadres (28 %, deux fois plus  que dans l’ensemble des navetteurs) vraisemblablement attirés par des emplois qualifiés,  en grand nombre et mieux rémunérés. Ils  travaillent dans les grandes agglomérations  de la région ou à Paris, Lyon et Strasbourg.  Ces flux restent cependant limités. Ces trajets lointains ne se cantonnent pas  à des échanges entre grands pôles urbains  (figure 3). Certains navetteurs parcourent de longues distances tout en habitant dans des territoires plus ruraux, moins dynamiques et  moins bien reliés : dans la Puisaye ou dans le  Morvan, dans le Châtillonnais ou à proximité  de la Suisse. L’infrastructure de transport en  commun y existe rarement. Ces navetteurs  ruraux utilisent donc surtout leur voiture pour  rejoindre Nevers, l’Île-de-France, Dijon ou  l’intérieur de la Suisse, notamment Lausanne. 

Part de navetteurs parcourant plus de 50 km.

Les grandes agglomérations attirent  surtout des habitants de leur première  couronne périurbaine 

Quelle que soit leur taille, les principales agglomérations de la région entretiennent peu  de liens avec les territoires au-delà de leur  première couronne périurbaine. Pour autant, les grands pôles captent l’essentiel des flux de navetteurs.  Localement, ils  représentent jusqu’à 40 % de l’emploi occupé.  Qu’ils travaillent dans des pôles de taille  moyenne ou plus grands, la distance alors  parcourue par les entrants est sensiblement  la même, 20 à 30 km (médiane) excepté pour  Le Creusot-Montceau où les trajets sont plus  longs (figure 4). 

Dans ces espaces périphériques, plus des  deux tiers des actifs travaillent dans un autre  EPCI. Davantage de couples bi-actifs avec  enfants résident en périphérie, que dans le  reste de la population. Plus jeunes, ils sont  aussi plus souvent cadres et propriétaires  de leur maison. C’est particulièrement vrai  autour de Dijon. Cependant, des populations s’éloignent aussi des centres urbains  pour réduire notamment leurs dépenses de  logement. 

Courbe des distances parcourues par jour.

Dans certains territoires ruraux bien reliés, plus de navetteurs en contrepartie  de temps de trajets plus longs .

Dans l’espace rural, certains territoires sont  de plus en plus sous l’influence des grandes  agglomérations régionales. C’est le cas le  long de la vallée de l’Ognon et à l’est de  l’axe Dijon-Mâcon. Ils demeurent assez  éloignés des grandes agglomérations tout en  restant proches des axes de communication  permettant d’y accéder facilement. Ils sont  devenus attractifs pour des actifs à revenu  intermédiaire qui continuent à travailler en  ville, au prix de trajets plus longs. Plus souvent employés que dans le périurbain, plus  souvent dépendants de leur voiture également, ces nouveaux navetteurs sont particulièrement impactés par les variations des coûts du transport, automobiles et carburants, et par les frais  induits comme la garde des enfants. 

Dans la bande frontalière,  35 000 navetteurs au profil atypique .

Dans la zone montagneuse frontalière,  résident 35 000 navetteurs travaillant en  Suisse. Le travail frontalier a connu un essor  important depuis le milieu des années 2000.  Le profil du navetteur frontalier reste singulier : plus jeunes que les non-frontaliers, plus  de la moitié à être ouvriers. 

Ils parcourent souvent des distances bien plus  importantes que les non-frontaliers : plus de la  moitié dépassent les 40 km ; mais il existe de  fortes disparités. Elles sont d’abord liées aux  lieux de travail : si une majorité de ces navetteurs travaillent dans les pôles d’emploi horlogers juste de l’autre côté de la frontière comme  La Chaux-de-Fonds ou Le Locle, d’autres  occupent des emplois tertiaires plus éloignés,  à Lausanne ou Yverdon-les-Bains. D’autre  part, les lieux de résidence, historiquement  situés à moins de 10 km de la frontière, se  sont considérablement éloignés, parfois même jusque dans le périurbain bisontin. Le foncier  y est moins cher, ce qui favorise l’installation  de familles. Au final, si les trajets les plus  fréquentés relèvent de distances inférieures  à 20 km, comme Morteau – Le Locle ou Les  Rousses – Le Chenit, certains navetteurs parcourent parfois jusqu’à 100 km, attirés par les  emplois suisses mieux rémunérés. 

90 % des déplacements en voiture,  sur un réseau peu chargé malgré  quelques points noirs 

La voiture reste partout le mode de transport  dominant pour aller travailler : 90 % des  navetteurs de la région le privilégient. Les tronçons les plus empruntés se situent autour des trois principaux pôles d’emploi régionaux : vers Dijon, depuis Beaune et Auxonne,  vers Besançon depuis Dole ainsi qu’entre  Belfort et Montbéliard (figure 5)

Des tronçons saturés.

Dans le reste de la région, la fréquentation  des routes est moins importante. Seules les  routes du Jura et du Doubs sont un peu plus  fréquentées par la présence des frontaliers.  Sur ces routes de moyenne montagne, le  nombre de voies praticables est alors déterminant. Il n’est pas rare d’y constater des  engorgements aux heures de pointe comme  dans les grandes villes. 

Dans d’autres territoires, certains points noirs  ont été résorbés grâce à des améliorations de  l’infrastructure routière. C’est par exemple le  cas de l’élargissement à quatre voies en 2011  de la route nationale à l’ouest d’Héricourt. En  rapprochant cette zone de Belfort et Montbéliard, l’extension a participé directement au  développement résidentiel et à la transformation de Lure et de sa périphérie. 

Les transports en commun restent peu  utilisés.

 Pour les navetteurs de la région, le recours  aux transports en commun reste modeste :  seuls 5 % (38 200 personnes) utilisent ce  mode de transport. Pour un quart d’entre eux,  il s’agit de trajets courts, relevant souvent de  logiques périurbaines. Le train y concurrence  directement le véhicule individuel. C’est  notamment le cas des liaisons entre Dijon et  son espace de proximité au sud, à l’ouest et  à l’est (figure 6). La ligne Beaune-Dijon est  particulièrement utilisée. L’utilisation des  transports en commun est moins fréquente pour se rendre à Besançon, ce réseau étant moins développé et chargé.

Utilisation des transports en commun en EPCI.

C’est surtout pour les trajets plus longs que  les transports en commun peuvent constituer  une alternative pratique, moins fatigante et  coûteuse que la voiture. Plus de la moitié de  ses usagers parcourent au moins 30 km. C’est  deux fois plus que pour l’ensemble des navetteurs. Pour les trajets inter-urbains, le train  peut constituer une solution de remplacement  à la voiture dès lors que le cadencement est  important et que le réseau routier est moins  performant ou trop cher. C’est par exemple  le cas le long de l’axe Dijon-Mâcon, ou entre  Sens et la Seine-et-Marne. 

Enfin, les transports en commun rendent  également possibles des trajets très longue distance. La majeure partie de ces trajets relève  encore de liaisons TER : entre Dijon et Besançon, entre Dijon et Lyon ou entre l’Yonne et  Paris. Un quart des usagers parcourent plus de  92 km, soit 24 km de plus que dix ans avant.  L’infrastructure TGV contribue modestement  à cet allongement : seuls 900 Dijonnais se rendent à Paris pour y travailler.

La moitié des navetteurs génèrent plus de 80 % des émissions de  gaz à effet de serre liées aux  déplacements domicile-travail .

En France, le transport est l’activité qui  contribue le plus aux émissions de gaz à effet  de serre (GES). Il représente 30 % des émissions totales, dont une moitié liée directement  aux déplacements des ménages en voiture. En 2016, 1,6 million de tonnes de GES ont été  rejetées dans l’air par la circulation routière des  navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté.  Ces émissions de GES dépendent surtout du  nombre de kilomètres parcourus, plus que de  la classe environnementale des véhicules. Les  actifs qui travaillent hors de leur EPCI de résidence contribuent plus fortement à ces rejets  de gaz polluants. S’ils ne représentent que  57 % des navetteurs, leurs trajets génèrent  83 % des émissions régionales de GES liées  aux déplacements domicile-travail. Dans certaines intercommunalités très dépendantes de  l’emploi extérieur, ces déplacements externes  expliquent plus de 95 % des GES émis par les  navetteurs. C’est le cas par exemple dans la  vallée de l’Ognon, au nord de Dijon dans la  Tille, dans le Sénonais ou encore en deuxième  couronne frontalière avec la Suisse. 

Sources, définitions et méthodologie.

Le recensement de la population (RP) fournit  des statistiques sur le nombre d’habitants et  leurs caractéristiques. Il permet de connaître  leur commune de résidence et leur commune  de lieu de travail. 

Un navetteur correspond à un actif ayant un  emploi et travaillant dans une autre commune  que celle où il réside. 

Méthodologie de calcul des distances et des  temps de trajet : 

Les trajets domicile-travail ont été extraits du  recensement de la population à partir des  enquêtes de recensement 2004 à 2008 et 2014  à 2018. Ces données sont communales. Faute  d’information infra-communale, les distances  et temps de trajet pour les actifs qui résident  et travaillent dans la même commune ont été  considérés comme nuls. 

Le champ de l’étude est celui des actifs en  emploi qui résident en Bourgogne-Franche Comté, quels que soient leur commune ou  leur pays de lieu de travail. Par convention,  n’ont pas été pris en compte les personnes se  déclarant navetteurs sans se déplacer pour travailler (54 000 actifs), ceux qui ont déclaré  travailler dans des communes éloignées de  plus de 5 h par la route de leur lieu de résidence  (4 300 actifs), et ceux qui ont déclaré se rendre  à pied sur leur lieu de travail, celui-ci étant situé  dans une autre commune que leur commune  de résidence (3 900 actifs). 

Les distances et temps de parcours ont été calculés pour chaque trajet, du centre de la commune de résidence au centre de la commune  de travail, à partir de l’itinéraire routier le plus  court obtenu par le service de cartographie en  ligne OpenStreetMap. Ces calculs sont fondés  sur le réseau routier actuel (janvier 2020). Les  écarts de temps et de distances mis en avant  dans l’étude entre 2006 et 2016 relèvent donc  uniquement de changements dans les duos  commune de résidence-commune de travail, et  non de l’amélioration du réseau routier. 

Les estimations d’émissions de gaz à effet de  serre ont été déterminées à partir des mesures  réalisées par ATMO Bourgogne-Franche Comté appliquées aux trajets des navetteurs.

Pour en savoir plus.

•  Charton C., René Y., Hmamda N., « Les déplacements domicile-travail des frontaliers de l’Arc jurassien », Ostaj, août 2020.

 •  Brion D., Lebeau Y., « Déplacements domicile-travail en Bourgogne-Franche Comté : plus nombreux, plus longs et en voiture », Insee Flash Bourgogne Franche-Comté n° 12, juin 2016. 

•  Baccaïni B., Semécurbe F., Thomas G., « Les temps de déplacement entre domicile et travail », Dares Analyses 20135-081, mars 2017.

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 

CS 11997 25020 BESANÇON CEDEX Directeur de la publication : Moïse Mayo 

Rédactrice en chef : Marie Léger 

Mise en page : STDI – Crédits photos : CRT, L. Cheviet – ISSN : 2497-4455Dépôt légal : décembre 2020 © Insee 2020 

Actualités & News·L'éditorial·Société

Éditorial : le calendrier de l’Avent de BCN.

Certains d’entre vous le savent, je suis un far-westien, donc un européen convaincu, et hier soir le spectacle de la mosaïque des participants à cette 3e session de « Découverte 2021 » (ex-AEC) valait à mes yeux son pesant de galettes-beurre salé. Quatre nationalités représentées, une demi-douzaine de régions françaises. Quelle diversité, quelle richesse ! Le thème du jour : le storytelling, outil pour valoriser sa candidature. D’accord, mais quelle histoire ? Comme souvent, mettez 2 idées côte à côte, secouez, le résultat vous surprendra ! Pourquoi pas un Calendrier de l’Avent issu de toutes ces nations, ces régions, ces localités ? Le règlement : simpliste. Une photo, un texte, tout document reproductible sur le blog. La meilleure contribution vaudra un Pin’s thématique à son auteur.

A quand la prochaine carte du Calendrier de l’Avent ?

Un passage-clé de la présentation d’Anastasia, sur les impacts durables du storytelling en termes d’empathie, d’appropriation et de mémorisation. Nous étions 15 à ce moment !

Anastasia présente le storytelling.

Et pour vous chauffer, voici dons une carte postale bretonne, tirée de « les autres et les miens » de Pierre-Jakez Helias, grand collecteur de traditions devant l’Éternel : LE TU ET LE VOUS.

Au début du (20e) siècle, comme nous l’avons noté un bon paysan ne pouvait pas en croiser un autre sans lui dire quelques mots, au moins sur le temps qu’il faisait. Si les deux hommes ne se connaissaient pas, chacun s’arrêtait de son côté et ils se parlaient à travers la toute avant de repartir. Mais ils ne se serraient pas la main. Ce geste était exceptionnel et marquait une forte émotion. C’est pourquoi il était maladroit et l’est encore resté pour les vieilles gens qui ne savent pas très bien comment s’y prendre. A bien y réfléchir, ce n’est pas là un geste de manuel. En fait, les paysans bretons, hommes de vent et de plein air, aiment à se parler d’assez loin et à la cantonade. C’est encore plus vrai pour les femmes. L’avantage est que tout le monde peut entendre ce qu’on dit. Quand on chuchote dehors, en tête à tête , on peut croire que c’est le prochain qui fait les frais de cette messe basse.

Les embrassades et les baisers étaient encore plus rares que les poignées de main. En règle générale, dans les familles, seuls les enfants y avaient droit de temps en temps. J’ai des amis qui n’ont embrassé leur père que sur son lit de mort. Les vieilles gens, quand il se revoyaient après un long temps, se prenaient par les épaules et se tenaient joue à joue, d’une façon presque religieuse, une seule fois. Quant au triple baiser dit aujourd’hui « à la bretonne », j’ai entendu dire, de plusieurs côtés, qu’on le donnait au nom de la Trinité. C’est fort possible. Il faut ajouter que ces comportements dépendaient des rapports entre les membres de la famille. Certains embrassaient leur mère, par exemple, mais n’auraient jamais oser toucher le chef de famille.

Une autre question difficile à démêler est celle du Tu et du Vous. La carte d’emploi de ces deux mots à travers la Bretagne bretonnante est très complexe. Ainsi, dans ma paroisse, on vouvoie tout le monde, y compris les membres de la famille. Le tu est considéré comme une sorte de diminutif caressant, bon pour les enfants de bas âge. Il arrive aussi qu’on l’emploie en guise de défi ou d’affront. Ce qui est sûr, c’est qu’on l’entend très rarement. Au contraire, dans le canton voisin, on a le tutoiement très facile, ce qui valait à ses habitants d’être traités par nous de « grossiers », tandis qu’eux-mêmes nous appliquaient le sobriquet de « fied » (arrogants). Cet état de choses faisait qu’autrefois, il valait mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler à quelqu’un d’ailleurs. Les gens précautionneux attaquaient par la forme impersonnelle on, très riche en breton. C’est ce qu’on nous recommandait de faire. En certains endroits, on tutoyait jamais les hommes, jamais les femmes. En d’autres, si l’on disait vous à une jeune fille inconnue, on la faisait éclater de rire. Ailleurs, les parents punissaient leurs enfants en leur donnant du vous. Allez voir !

Depuis que tout le monde parle aussi français, les vieux bretonnants ont mille peines à s’y reconnaître entre le Tu et le Vous. Ne vous froissez donc pas si certains d’entre eux vous tutoient au premier abord. ils croient vous porter respect puisque le vous (hwi) est leur forme de familiarité. Et ne vous étonnez pas non plus s’ils vous appellent tu et vous d’une phrase à l’autre. Si vous faites attention à ce qu’ils vous disent, vous comprendrez que c’est le sens de la phrase qui commande l’emploi du pronom. « Il y a des endroits où il faut appeler Paris, Paris, et d’autres où il la faut appeler capitale du royaume ».

En hommage à Cassis.
Revue de Presse·Société

Ce n’est que du faux-semblant: comment faire face à un théoricien du complot

Illustration by James Melaugh

Au fur et à mesure que la pandémie a pris racine, les diffuseurs de désinformation ont également pris de l’ampleur. Voici cinq façons de repérer les trous dans leur logique par David Robson

Sauf si vous avez fait une retraite silencieuse au cours de la dernière année, vous aurez presque certainement entendu les rumeurs – que la pandémie est un canular élaboré, ou que le virus a été créé comme une arme chinoise, ou que des élites dangereuses tentent de tuer hors des personnes âgées et d’établir un nouvel ordre mondial, ou que les symptômes sont causés par la 5G.

Il est déjà assez troublant de voir ces idées sur les réseaux sociaux. Mais lorsque vous les entendez de votre famille, de vos amis ou d’une simple connaissance, il est encore plus difficile de savoir comment y répondre. Vous allez avoir du mal à convaincre les croyants les plus engagés, bien sûr, mais qu’en est-il des gens qui ne font que flirter avec les idées?

Ces conversations difficiles ne feront qu’augmenter maintenant qu’un nouveau vaccin se profile à l’horizon. Certaines niches d’Internet regorgent déjà de la théorie « plandémique », qui allègue que la propagation du virus a été conçue pour générer beaucoup d’argent pour les sociétés pharmaceutiques et le philanthrope Bill Gates (dont l’organisation caritative finance de nombreux efforts). L’idée a été démystifiée à de nombreuses reprises, alors qu’il existe de bonnes preuves que les théoriciens du complot comme David Icke récoltent eux-mêmes d’énormes bénéfices en diffusant de la désinformation. Le danger, bien sûr, est que leurs idées découragent les gens de se faire vacciner, les laissant vulnérables à la maladie réelle.

Étant donné que de nombreuses théories du complot découlent de sentiments d’incertitude et de peur, un débat en colère ne fera que cimenter les idées et le ridicule ouvert est encore moins constructif (voir le panneau ci-dessous). Au lieu de cela, la recherche montre que vous devriez essayer de vous concentrer sur les dispositifs rhétoriques et les astuces de persuasion qui ont été utilisés pour propager les idées en premier lieu. «Les gens semblent réceptifs à ce que vous exposiez les façons dont ils ont pu être manipulés», explique le Dr Sander van der Linden de l’Université de Cambridge, qui a été le pionnier de la recherche sur la propagation de la désinformation et les moyens de l’arrêter.

Heureusement, les représentants de ces théories du complot utilisent souvent les mêmes dispositifs rhétoriques, et une familiarité avec ces arguments vous aidera à articuler poliment le raisonnement erroné derrière de nombreuses formes différentes de désinformation. Poursuivez votre lecture pour découvrir les cinq erreurs les plus courantes préférées des théoriciens du complot et les meilleures façons de réagir.

1. Chasser un dragon invisible
Dans une expérience de pensée mémorable, l’astrophysicien et écrivain Carl Sagan a décrit avoir emmené un visiteur voir un dragon cracheur de feu dans son garage. En entrant, le visiteur a été surpris de trouver un espace vide – mais Sagan a répondu qu’il avait simplement oublié de mentionner que le dragon était invisible. Le visiteur décide alors de jeter un sac de farine sur le sol pour en tracer le contour – seulement pour découvrir qu’il ne sera d’aucune utilité car le dragon plane sur le sol. Lorsque le visiteur suggère d’utiliser une caméra infrarouge, on lui dit que les flammes du dragon sont sans chaleur. Il n’y a aucun moyen, en d’autres termes, de prouver ou de falsifier son existence.

Ce type d’argument est connu sous le nom de plaidoirie spéciale ; vous déplacez essentiellement les poteaux d’objectif chaque fois que quelqu’un demande des preuves pour prouver votre point – une tactique qui est couramment utilisée dans de nombreuses théories du complot.

Avec les résultats scientifiques, il est courant que de nouvelles découvertes soient présentées à d’autres chercheurs pour examiner les méthodes et les résultats avant qu’ils ne soient présentés dans une revue comme NatureThe Lancet, etc. – un processus connu sous le nom de peer review. Mais si, par exemple, vous demandiez pourquoi il n’y a pas de recherche crédible prouvant les dangers des vaccins, le lien entre les réseaux 5G et les symptômes de Covid-19 chez l’homme , on vous dira peut-être qu’il y a un effort concerté pour empêcher de telles preuves. étant libéré. En effet, l’absence de preuves fiables est elle-même considérée comme une preuve de ce complot. Le fait que les principales institutions scientifiques du monde entier soutiennent le point de vue «grand public» montre seulement à quel point la dissimulation a été bonne.

Comme le dragon invisible, sans chaleur et incorporel de Carl Sagan, cette plaidoirie spéciale signifie que cette désinformation ne peut jamais être falsifiée aux yeux du théoricien du complot. Si vous êtes confronté à ce type de raisonnement, vous pourriez vous interroger sur la probabilité d’organiser une conspiration aussi répandue dans tant d’organisations dans tant de pays sans laisser de traces. Beaucoup de gens, après tout, pourraient bénéficier de la révélation de l’intrigue – si elle était étayée par de bonnes preuves. (Pour un journal ou un journal, ce serait le plus gros scoop depuis Watergate – un journal d’investigation qui change vraiment le monde.) Il pourrait également valoir la peine de demander quel type de preuve conduirait votre connaissance à changer d’avis – une simple invite qui pourrait aider à souligner le fait que la théorie est essentiellement infalsifiable.

2. Fausse autorité

S’ils ne peuvent présenter aucune preuve scientifique solide, les théoriciens du complot peuvent nommer des témoins impressionnants qui appuient apparemment leur vision du monde.

Une recherche rapide sur Google révélera que bon nombre de ces noms (ou leurs prétendus identifiants) sont complètement faux. Alternativement, la tête parlante peut être une personne réelle avec une certaine expertise, mais pas dans le domaine pertinent – pourtant leurs opinions sont décrites comme faisant autorité. Un théoricien du complot peut être en mesure de trouver un médecin généraliste ou un chirurgien, par exemple, qui est prêt à faire valoir que le virus est un canular pour quelques minutes de notoriété. Mais il vaut la peine de se demander si ce chiffre voyou est aussi crédible que les milliers de virologues qualifiés qui ont étudié sa structure ou les épidémiologistes examinant sa propagation.

Vous pouvez voir des articles de Vernon Coleman, par exemple. En tant qu’ancien médecin généraliste, il semblerait avoir des références, mais il a toujours soutenu des idées pseudo-scientifiques , y compris la désinformation sur les causes du sida. David Icke, quant à lui, a hébergé des vidéos de Barrie Trower , un expert présumé de la 5G qui est, en réalité, un enseignant du secondaire. Et Piers Corbyn cite des rapports du Center for Research on Globalization, qui semblent impressionnants mais ont été fondés par un théoricien du complot du 11 septembre .

Les théoriciens du complot ont tendance à prendre un grain de vérité, puis à jeter un autre récit autour de lui – Dr Sander van der Linden

Enfin, certains théoriciens du complot exagèrent considérablement les débats entre experts eux-mêmes. Tous les épidémiologistes ne seront pas d’accord sur les meilleures mesures pour réduire la propagation du virus, mais ce désaccord ne devrait pas être utilisé pour justifier l’idée que toute la pandémie a été conçue par le gouvernement à une fin néfaste.

Prenons la prétendue déclaration de Great Barrington, un document en ligne qui soutient que nous devrions viser l’immunité collective, tout en protégeant les personnes vulnérables de l’infection. Les auteurs de l’original sont trois scientifiques, mais la déclaration était accompagnée d’une pétition qui ne vérifiait pas les informations d’identification des signataires, dont beaucoup utilisaient de faux noms ou étaient de vraies personnes sans expertise dans ce domaine. En réalité, le document représente une vue marginale , qui n’est pas étayée par la plupart des recherches épidémiologiques, et des milliers d’autres chercheurs ont rejeté le principe de base de leur argument selon lequel l’immunité collective est réalisable. Sans vaccin. La déclaration ne révèle certainement pas une dissidence répandue parmi les vrais experts, mais elle est souvent citée par des théoriciens du complot professionnel tels que David Icke et des «sceptiques du verrouillage» tels que Toby Young et Allison Pearson.

L’industrie du tabac a utilisé ces tactiques avec beaucoup d’effet dans les années 1970, avec des publicités qui citaient de faux experts et des scientifiques voyous qui remettaient en question les méfaits du tabagisme.

«C’est une forme vraiment convaincante de désinformation», déclare le professeur John Cook , un expert en «déni de la science» à l’Université George Mason. Heureusement, il a découvert qu’éduquer les gens sur l’histoire de cette tactique trompeuse commune peut rendre les gens plus sceptiques à l’égard d’autres faux experts à un stade ultérieur.

3. Coïncidence ou opérations secrètes?

En septembre de cette année, l’ancienne candidate républicaine au Congrès DeAnna Lorraine a eu une épiphanie effrayante. «Je trouve très intéressant comment l’émission The Masked Singer a frappé l’Amérique en janvier 2019, un peu plus d’un an avant de commencer à nous forcer tous à nous masquer. C’est presque comme s’ils commençaient à conditionner le public à ce que les masques soient «normaux» et «cool» », a-t-elle écrit sur Twitter . «Les médias sont démoniaques.»

La plupart des gens ont eu le bon sens de rejeter la théorie de Lorraine, mais cette tendance à revendiquer une sorte de lien causal à partir d’une coïncidence aléatoire a donné naissance à de nombreuses autres idées non fondées. «Les théoriciens du complot ont tendance à prendre un grain de vérité, puis à en faire un autre récit», explique Van der Linden.

Le fait que la 5G soit arrivée à peu près au même moment que le coronavirus, par exemple, ne prouve pas que ses ondes électromagnétiques aient causé la maladie. Comme le souligne Cook, le personnage Baby Yoda est également arrivé à la fin de 2019 – mais qui affirmerait qu’il avait causé une maladie généralisée?

Le problème de la sur-lecture des coïncidences pourrait expliquer pourquoi de nombreuses personnes croient encore que le vaccin ROR peut conduire à l’autisme. Nous savons maintenant que l’article original d’Andrew Wakefield proposant le lien était frauduleux et basé sur des données fabriquées. Le problème est que les signes typiques de l’autisme deviennent souvent plus apparents au cours de la deuxième année d’un enfant, à peu près au moment où il reçoit le vaccin. Ce n’est qu’une coïncidence, mais certaines personnes pensent que cela offre des preuves pour la théorie – malgré le fait que de grandes études ont montré à plusieurs reprises que l’ autisme n’est pas plus fréquent chez les enfants vaccinés que chez les enfants non vaccinés.

De même, vous pouvez recevoir des rapports de Bill Gates discutant de la possibilité d’une pandémie mondiale bien avant 2020 – que certains, comme Piers Corbyn, ont pris comme preuve de la théorie de la «plandémie». En réalité, le risque qu’une nouvelle maladie entre en circulation est une préoccupation sérieuse depuis de nombreuses années , et de nombreuses organisations, pas seulement les organismes de bienfaisance de Gates, se préparaient à cette éventualité. Dans ce cas, vous pouvez tout aussi bien désigner le film Contagion de 2011 et affirmer que le réalisateur Steven Soderbergh a tout comploté.

4. Fausse équivalence.

Lorsque vous entendez une analogie entre deux scénarios distincts, sachez que vous comparez peut-être des pommes et des oranges.

Vous avez peut-être entendu l’argument selon lequel «nous avons des milliers de morts dans des accidents de voiture chaque année – mais nous ne fermons pas le pays pour les empêcher». 

Le problème, bien sûr, est que les accidents de voiture ne sont pas contagieux, contrairement à un virus, ce qui signifie que le nombre de personnes infectées peut augmenter de manière exponentielle jusqu’à submerger le service de santé. Bien qu’il puisse y avoir un débat nuancé sur les moyens les plus efficaces d’empêcher ce scénario, ces types de fausses analogies sont utilisés pour rejeter complètement la nécessité de prévenir la contagion, permettant au théoricien du complot d’attribuer une intention plus sinistre à toute nouvelle mesure.

Cook dit que c’est l’une des erreurs les plus couramment utilisées, mais c’est facile à identifier. « Regardez les différences entre les deux choses comparées, et si cette différence est importante pour les conclusions, alors c’est une fausse équivalence. »

5. Le cliché qui met fin à la pensée.

Je discutais récemment de la croissance exponentielle de la contagion avec un membre de ma propre famille. Il était sceptique. «Vous pouvez tout prouver avec des données», m’a-t-il dit. «Ce sont des mensonges, des mensonges et des statistiques.» C’est ce qu’on appelle un cliché qui met fin à la pensée, dans lequel un proverbe ou un dicton est utilisé pour terminer la discussion ultérieure d’un point sans aborder l’argument lui-même.

À ce stade, il est probablement temps de quitter la discussion pour un autre jour. Comme le souligne Van der Linden, l’important est de maintenir la possibilité d’un dialogue ouvert et continu. «Nous devons avoir des conversations répétées dans un environnement de respect mutuel.» Pour citer un autre cliché, il est parfois préférable d’accepter de ne pas être d’accord.

L’art de la pré-suasion.

Si vous voulez changer d’avis, vous devez penser à la « pré-suasion » – essentiellement, éliminer les blocages mentaux réflexifs qui pourraient les amener à rejeter vos arguments.

La première étape consiste à établir l’empathie. «Souvent, ces gens sont très inquiets à propos de quelque chose et cette question est importante pour eux», déclare la professeure Karen Douglas , psychologue qui étudie les théories du complot à l’Université du Kent. «Il ne serait pas constructif d’entrer dans la conversation de manière hostile, car cela délégitime leurs préoccupations et pourrait les aliéner encore plus.»

Douglas vous conseille de faire l’effort de comprendre les origines de leurs croyances, un point de vue que Cook tient également. «Vous voulez que quelqu’un exprime ce qu’il pense, et pourquoi il le pense, d’une manière non conflictuelle», dit-il. En décrivant les théories, ils ont peut-être déjà remarqué certaines des contradictions et des lacunes de la logique. Sinon, vous serez au moins dans une position plus informée pour entamer une discussion constructive.

Il vaut peut-être la peine de reconnaître le fait que certaines conspirations – comme le Watergate – se sont produites dans le passé, mais elles étaient étayées par des preuves incontestables plutôt que par des rumeurs et des suppositions. «Cela peut valider la vision du monde des gens», déclare Van der Linden. Et cela, dit-il, pourrait offrir une «passerelle» qui les rendra plus ouverts à vos arguments.

Vous pourriez également parler de personnes au sein du «mouvement» qui ont depuis changé d’avis. Il y a maintenant, par exemple, de nombreux rapports sur des négateurs de Covid-19 d’autrefois qui ont depuis contracté la maladie et ont renoncé à leurs anciennes croyances – et leurs expériences peuvent être plus convaincantes que vos propres opinions.

David Robson est un écrivain scientifique et auteur de The Intelligence Trap: Revolutionize Your Thinking and Make Wiser Decisions (Hodder & Stoughton 9,99 £). Pour commander un exemplaire, rendez-vous sur guardianbookshop.com . Des frais de livraison peuvent s’appliquer – Paru dans le Guardian – le 29 Novembre 2020 à 09 heures GMT.

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Son nom était Connery, Sean Connery.

Honnêtement, j’avais prévu de vous parler de cinéma…quoiqu’il en coûte. L’article est déjà sur le tournebroche ; bref, vous ne perdez rien pour attendre. Sauf la réouverture ! Et puis, 007 s’est éteint de vieillesse, à 90 ans, dans sa maison des Bahamas, où il vivait avec son épouse française. En un demi-siècle de carrière, le « petit écossais » des milieux défavorisés avait décroché les plus prestigieuses récompenses jusqu’à être anobli par Élizabeth II.

1965 : Opération Tonnerre avec Claudine Auger, une des Miss françaises.

Il est probablement l’un des visages d’Outre-Manche les plus identifiés du public français. L’acteur écossais Sean Connery, rendu mondialement célèbre grâce à son rôle d’agent au service de sa gracieuse majesté est mort dans la nuit de vendredi à samedi. (30 Octobre). Il avait 90 ans.

Premier interprète de 007 dans la saga des James Bond à laquelle il participa six fois, le comédien avait aussi marqué le cinéma pour ses rôles dans Pas de printemps pour Marnie (1964) d’Alfred Hitchcock, L’homme qui voulut être roi (1975), Le nom de la rose, (1986), Les Incorruptibles (1987), et Indiana Jones et la dernière croisade (1989), dans lequel Steven Spielberg réunit les deux géants Harrison Ford et Sean Connery.

Une vie de roman pour un gamin pauvre.

Cette longue carrière, qui a pris fin en 2003, valut à l’acteur de décrocher les plus prestigieuses récompenses dont un Oscar, deux Bafta et trois Golden Globes. Une véritable consécration pour cet enfant des quartiers pauvres de la capitale écossaise. Né le 25 août 1930 à Edimbourg, il quitta l’école à 16 ans, pour s’engager dans la Marine avant de revenir trois plus tard pour enchaîner les petits boulots : maître-nageur, maçon, routier ou encore polisseur de cercueils. De quoi faire de lui un homme au corps incroyablement parfait qu’il sculpte le soir après le travail dans les salles de culturisme et qui le conduit en 1950 à la troisième marche du podium de Mister Univers.

Il demeure toute sa vie très engagé pour l’indépendance de son Écosse natale. Un engagement auquel la reine Élizabeth II goûtait peu depuis son palace londonien et qui retarda la distinction suprême. La souveraine finit néanmoins par l’anoblir en 2000 faisant de lui Sir Sean Connery. « C’était une légende internationale mais d’abord un écossais patriotique et fier » a souligné sur Twitter, dès l’annonce de sa disparition, l’actuelle cheffe du gouvernement écossais, Nicola Sturgeon.

Mort aux Bahamas.

Sur le plan personnel, l’acteur avait été marié deux fois : d’abord avec l’actrice australienne Diane Cilento qui est aussi la mère de son fils Jason ; puis avec l’actrice française Micheline Roquebrune. Il était à ce titre grand-père par alliance de la journaliste de M6 Stéphanie Renouvin. C’est elle par ailleurs qui a révélé ce samedi les circonstances du décès : « doucement, vers 1h 30 du matin, de vieillesse » a-t-elle expliqué. Sean Connery résidait aux Bahamas avec son épouse où il avait choisi de passer sa retraite. parce qu' »On ne vit que deux fois ». (1)

Sir Sean Connery, patriote et fier.

Fabrice VEYSSERE- Redon – Le Bien Public du Dimanche 1er Novembre.

Révélé en devenant le premier acteur incarnant James Bond au cinéma, il tient ce rôle, qui lui confère une célébrité mondiale, dans six films d’EON Productions — James Bond 007 contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967) et Les diamants sont éternels (1971) — et revient dans le non officiel Jamais plus jamais (1983). En parallèle de James Bond, ses autres films notables de l’époque sont Pas de printemps pour Marnie (1964), Le Crime de l’Orient-Express (1974), L’Homme qui voulut être roi (1975) et Un pont trop loin (1977).

Nos synthèses par domaines.·Prospective·Société

Conférences sur le climat : où en sommes-nous ?

TEMOIGNAGE : J’ai été très intéressée par la conférence ; je m’informe sur ces sujets tant et plus depuis quelques années. 
La présentation de Jérôme Chabot recoupe certaines analyses que je connais déjà (J.-M. Jancovici, B. Latour, A. Barrau, B. et B. Stiegler, P. Jorion, A. Supiot, G. Giraud, E. Laurent, D. Méda, E. Duflo, B. Friot, V. Cabanes, B. Morizot, A. Casilli…) mais il donne du grain à moudre, en exposant à chaque fois à l’aide de schémas plusieurs scénarios pour comprendre des points de vue différents. Et sa posture, qui privilégie la réflexion sans se précipiter sur des solutions miracles et simplistes, me paraît digne d’estime.
J’écouterai volontiers la suivante et j’en ferai la publicité autour de moi.

Ce jeudi 10 Novembre à 18 heures, nous avons été jusqu’à 18 personnes connectées, ce qui était un peu mieux que l’attendu, un « poil » moins bien que l’espéré… (Mes années de reporting – contrôle de gestion m’ont appris à danser la gigue dans le Serpent Monétaire Européen). Quand le quantitatif ne dit plus grand-chose, alors une pincée de qualitatif vous éclaire : qu’a ressenti votre client/auditeur ? Quels sont les indices de son intérêt, de sa satisfaction ?

Ne pas aller tout de suite à la solution, d’abord penser le système. (Aurélien Barrau).

Le témoignage ci-dessus montre : 1°) que Jérôme est un conférencier qui « tient la distance ». Il a expliqué et défendu son choix éditorial, (l’exposé magistral, appuyé de schémas exécutés en direct, pour étayer son propos… Et visiblement, cela plaît.

2°) que la conclusion – très ouverte – du propos, est parfaitement légitime. Et cela, pour plusieurs raisons : lorsque l’on découvre en quelques minutes que ce qui a fondé votre éducation, vos croyances est largement fondé sur l’intérêt (les intérêts privés), l’aveuglement, le déni et qu’il faut d’urgence procéder à un aggiornamento, il est important de laisser souffler le boxeur « groggy ». Il y a 18 mois, pas sûr que cela n’ait paru aussi évident.

3°) il nous reste à produire : un portrait-témoignage de Jérôme, (il s’y est engagé) avant la troisième conférence du 10 Décembre. Comment en est-il arrivé à ces questionnements ? A cette démarche pédagogique, mais aussi à cette « prise de risque » ? (Ceux qui savent ce que recouvre « l’effet démo », ce que signifie l’expression « mouiller la chemise » verront de quoi je parle. Mais ce n’est pas tout ! Il reste une question-clé : en quoi l’Association a-t-elle eu raison (on l’espère) d’accompagner cette démarche ? Après avoir défendu le projet d’oenotourisme dans les Hautes-Côtes, vendu des livres U.E./Chine/Afrique, quelle nouvelle approche de valorisation de nos candidats devons-nous imaginer demain ? Vous avez quatre Heures.

Canelle et Canellito