Nos synthèses par domaines.·Revue de Presse·Santé au travail

Le développement personnel : trop beau pour être vrai ?

Tout est le monde est preneur de recettes pour réussir sa vie. Le succès des livres qui les proposent en est la preuve. Mais les postulats du développement personnel tiennent-ils la route ? L’avis de Samuel Dock, auteur de « Éloge indocile de la psychanalyse ». (Philippe Rey)

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I. L’Important, c’est d’être soi-même.

La promesse est alléchante : nous libérer de l’imposture, des simulacres de la vie en société qui nous empêchent d’agir selon notre nature. Être soi-même nous garantit en outre la tranquillité. Si l’on s’est trouvé, plus besoin de chercher…

Les limites : Se connaître suppose que nous ayons un moi simple et immuable. « Or, nous sommes des êtres divisés, travaillés par nos désirs et nos contradictions, en réinvention permanente pour nous ajuster aux enjeux de la vie en société, explique Samuel Dock. C’est le sentiment d’être « manquant » qui nous pousse à chercher des réponses dans notre environnement extérieur, à désirer, à être créatif, à évoluer…

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II. « Qui veut peut ».

Émile Coué a été le premier à rappeler le pouvoir de l’autosuggestion, que l’essentiel de la vie est dans notre tête. Et de fait, si l’on change de point de vue, si l’on s’autorise « le possible », si l’on se met en contact avec nos ressources positives, on est beaucoup plus à même de réussir.

Les limites : Quand on veut, on ne peut pas toujours ! « Il y a ce que l’on veut (de façon consciente) et ce que l’on désire, et ce contenu psychique (inconscient) influence nos comportements, rappelle le psychanalyste. Faire croire que nous sommes tous capables de rebondir est aussi culpabilisant. Les drames, l’injustice existent et nous n’y pouvons rien. Certaines blessures restent difficilement surmontables, même si l’on y met du sens. »

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III. « Il faut penser positif ».

La pensée positive déclencherait d’heureuses coïncidences selon la loi de l’attraction, inspirée de la loi de Newton, qui stipule que tout dans l’univers est constitué d’énergie et émet une fréquence, y compris nos attitudes et nos pensées, dont la vibration aurait la capacité d’attirer à nous les gens et les expériences qui reflètent notre état d’esprit. Une chose est sûre : aborder un projet dans un état d’esprit positif facilite sa réalisation. Attire la chance, ça s’apprend !

Les limites :  le réel ne veut ni notre bonheur, ni notre malheur. Il s’impose à nous. « Peindre la vie en rose est un piège pour les personnes ayant de vraies difficultés psychologiques qui ne vont pas aller travailler leurs angoisses, met en garde Samuel Dock. En outre, la pensée positive nous endort. En stipulant qu’il faut commencer par se changer soi-même, elle nous pousse à accepter notre sort et nous décourage de toute action collective pour changer le monde ».

IV. « Croyez en vos talents ».

Nous avons tous un « talent » particulier. pour que nos vrais désirs se réalisent, encore faut-il savoir ce que nous voulons et croire en nous. C’est la meilleure façon de garder le cap. On arrête de subir et on devient créateurs de notre réalité.

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Les limites : On peut avoir des capacités et ne pouvoir les utiliser… à cause de nos blocages ! « Supposons que le développement personnel fonctionne et que nous devenions tous plus créatifs, plus riches, plus aimables. Que nous resterait-il à espérer ? , s’interroge Samuel Dock. Nous n’aurions plus aucun moteur pour avancer ». Ce que le développement personnel appelle « talents » est en réalité un capital culturel, social, économique, symbolique, qui nous a été le plus souvent transmis par héritage. Il nous fait croire que l’on peut compenser par soi-même ce que l’on n’a pas reçu  et raisonne toujours en termes de gains et non de pertes. Or, pour gagner, il faut parfois accepter de perdre un peu ».

Par Valérie Josselin – Version Fémina.

 

 

 

 

Recrutement & RH·Santé au travail

« Burn » ou « bore » out?

Bonjour les amis, je profite de cet article pour évoquer un syndrome plutôt méconnu, celui du « bore out« .

Revenons tout d’abord sur une pathologie dont on entend parler depuis quelques années : le « burn out« . Souvent confondu avec le surmenage, il s’agit d’un épuisement professionnel lié à un trop plein d’activités.

Au contraire, le « bore out » correspond à un ennui quotidien au travail. Ce problème tabou peut réellement devenir un supplice. Un manque de stimulation intellectuelle très stressant et dévalorisant, impose de mettre en place des habitudes « palliatives ». Jeux, réseaux sociaux, grignotage, pauses (cigarettes) plus fréquentes…

Alors même si ce terme est récent, le phénomène ne date pas d’aujourd’hui. La « placardisation » de certains agents de la fonction publique que l’on ne peut licencier par exemple.

Mais, même si cette situation peut paraître enviable pour certains qui ne considèrent pas le travail indispensable à l’épanouissement, n’oublions pas qu’elle entraîne une perte d’estime de soi. Un travail qui manque de sens mène à l’anxiété, la fatigue ou même la déprime.

Et vous, vous conviendrait-il de vous ennuyer au travail?

 

 

 

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Bien-être au travail: Victime, manager, RH, collègue… Comment gérer la reprise après un burn-out?

EMPLOI A l’occasion de la conférence internationale sur le bien-être au travail, «20 Minutes» liste des conseils pour ménager la reprise que l’on soit victime, manager, RH, collègue ou conjoint.

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