Nos projets·Recherche digitale·Revue de Presse

Linkedin : perte de temps ou pari d’avenir ?

IL Y A PLUS de 673 millions d’utilisateurs sur Linkedin, mais « la plupart des gens ont un compte parce qu’on leur a dit qu’ils devraient ou qu’ils ont besoin d’en avoir un — ils ne l’utilisent jamais ou ne le mettent pas à jour », a déclaré Andrew Selepak, directeur du programme d’études supérieures en médias sociaux à l’Université de la Floride.

Linkedin2

Perte de temps.

Au cours des dernières années, Linkedin est devenu un outil de frustration dans la stratosphère des médias sociaux : Ce n’est pas amusant ou convivial, c’est un peu laid, et le site s’est embourbé dans les demandes de connexion spam et les tentatives des utilisateurs de commercialiser des produits « par rapport à l’établissement de relations, comme prévu », a déclaré Lewis Goldstein, président de Blue Wind Marketing. « Je reçois plusieurs messages par jour de gens qui essaient de me vendre quelque chose sans même avoir de conversation. »

Le site peut également encourager les postures. Il est malhonnête d’accepter chaque demande de connexion et de se vanter ensuite de vos vastes réseaux d’affaires alors que ces réseaux donnent en fait peu d’activité et peu d’interactions. « La plupart des gens ont rarement du contenu professionnel à partager — nous changeons d’emploi si souvent ou nous apparaissons dans des publications nationales ou nous venons d’obtenir de nouveaux diplômes », a déclaré M. Selepak. C’est probablement pourquoi les utilisateurs ne passent environ 17 minutes par mois sur Linkedin par rapport à 35 minutes par jour sur Facebook, a-t-il ajouté.

Linkedin peut être un excellent endroit pour trouver des adresses e-mail ou, si vous embauchez, pour parcourir les curriculum vitae avec peu d’effort, mais les gens ont tendance à laisser leur profil s’atrophier, a déclaré M. Selepak. De plus, il y a toujours le risque qu’ils soient avisés que vous les harcelez sur Linkedin.

Linkedin1

Pari sur l’avenir. 

Lorsque le Dr. Bill  Schindler a créé pour la première fois un profil Linkedin, il ne l’a fait que pour permettre à  ses étudiants de puiser dans ses contacts et ses liens afin d’y chercher des stages et des emplois. Mais lorsqu’il a voulu purger les demandes de connexion parvenues en 2015, le professeur agrégé d’anthropologie et d’archéologie au Washington College à Chestertown, dans le Maryland, est tombé sur un message d’un directeur de casting au réseau National Geographic.

« Je pensais que c’était une blague, mais j’ai décidé de l’appeler », a-t-il dit. « Quatre mois plus tard, je me suis retrouvé dans la savane africaine entourée d’une équipe de tournage. » Le spectacle, « The Great Human Race », a débuté en février 2016.

Son histoire est peut-être rare, mais à tout le moins, Linkedin permet aux gens de communiquer avec d’autres dans leur secteur économique ; c’est un curriculum vitae vivant et numérique que vous pouvez envoyer à des employeurs potentiels et un outil utilisé par les recruteurs pour trouver de meilleurs candidats. Il s’agit également d’une plateforme de marque personnelle où vous pouvez vous distinguer en tant que leader de la pensée dans votre industrie, a déclaré Aliza Licht, consultante numérique et auteure de « Laissez votre marque », un guide de carrière pour l’ère des médias sociaux.

Il ne suffit pas d’avoir un profil. « Il est essentiel d’être présent sur Linkedin », a déclaré Mme Licht. Vous devriez afficher régulièrement du contenu pertinent pour votre carrière — innovations de votre employeur, offres d’emploi dont vous avez entendu parler, changements dans l’industrie que vous avez observés — sur son fil de la page d’accueil, comme vous le feriez sur Facebook. « C’est une excellente façon de voir votre point de vue, vos valeurs et vos réalisations », a-t-elle dit, ce qui augmente la probabilité d’établir des liens et de trouver des occasions.

Témoignages brefs : Avez-vous trouvé Linkedin utile ou inutile?

1 / 5

 « En tant qu’ancien vice-président des ventes et maintenant recruteur exécutif, je peux vous dire que Linkedin est une plateforme formidable pour identifier les bons candidats pour vos équipes et rester en contact avec votre réseau. Et, bien qu’il ne soit pas nécessaire de passer 35 minutes par jour sur Linkedin, les 17 minutes que les gens passent chaque mois à tenir leur profil à jour et à rester connectés sont très précieuses. Et en rejoignant certains groupes et forums, vous pouvez suivre les nouvelles des anciens élèves ou des informations précieuses de l’industrie.

2 /5

 « J’ai essayé Linkedin ainsi qu’un groupe de chasseurs de têtes professionnels. Chacun était utile à sa façon, mais n’a pas toujours donné de résultats. Le meilleur, c’est ce lien personnel. Si vous connaissez quelqu’un qui a une entrée quelque part, c’est la solution.» — Susan Booz

3 /5

 « Contrairement à Facebook, où je me rends rarement, j’utilise Linkedin. Je n’ai pas à passer beaucoup de temps à lire des bêtises. Il suffit d’un instant pour faire un scan pour savoir ce que fait quelqu’un. Je l’appellerais « l’anti-Facebook » — William Ramshaw

4 /5

« Dans certaines professions et industries, Linkedin est formidable. En tant que rédactrice technique dans l’industrie des logiciels et des TI, Linkedin est devenue ma principale source de pistes d’emploi. Beaucoup de recruteurs techniques semblent utiliser la fonction de recherche de Linkedin pour trouver un bassin de candidats qualifiés. Et les demandes que je reçois sont nationales, pas seulement locales ou régionales.» — Roland Winkler

5 /5

 « La plus grande valeur que je reçois de Linkedin, c’est lorsque j’examine des partenaires commerciaux potentiels. Plus souvent qu’autrement, je trouve un profil de Linkedin qui contredit ce qu’ils m’ont dit au sujet de leur expérience et de leurs qualifications. Le profil le plus utile était celui d’un « expert en production d’énergie de remplacement » qui a affirmé avoir une vaste expérience de l’élaboration de projets énergétiques de l’ordre de 100 à 300 millions de dollars. Selon leur profil Linkedin, leur entreprise était en fait inexperte dans ce domaine, et cherchait seulement à se diversifier.

Article paru dans le Wall Street Journal du 15/01/2020.

Ashley Mateo

L'édito hebdo·Nos synthèses par domaines.·Recherche digitale

L’Usinerie à Chalon-sur-Saône: le nouveau lieu totem de la French Tech.

Lusinerie2

I. Nouveau nom et nouveau visage pour le Moulin de la sucrerie.

BCN était invitée en tant que partenaire de Nicéphore Cité, ce Mardi 17 Décembre 2019 , à la pose par Sébastien Martin, président du Grand Chalon, de la première pierre et au dévoilement du nom du projet retenu pour l’aménagement de la cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique. Ce sera donc l’Usinerie.  Ce nom est particulièrement bien choisi, car il rappelle les origines industrielles du site (raffinerie de sucre), et sa vocation technologique fondée sur 5 axes majeurs :

  • L’imagerie Numérique et les NTIC,
  • La réalité augmentée et la 3 D, le Blue Lemon, outil d’immersion virtuelle et Usine 4 D, simulation pour l’industrie du futur.
  • L’Intelligence Artificielle.
  • Le Big Data.
  • La R&D, l’enseignement, la formation et le tertiaire.

II. La Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique.

C’est à la mi-2021 que s’installera la Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique du Grand Chalon. « C’est un pôle de services technologiques de pointe dédié aux entreprises du territoire » rappelle le Grand Chalon. Moulin de la Sucrerie blanche, quai Saint-Cosme à Chalon-sur-Saône, le Grand Chalon créé la Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique. Elle accueillera l’Institut Image Arts et Métiers Paris Tech, des équipes de Nicéphore Cité. Dotés d’un matériel haute technologie unique en Bourgogne-Franche Comté, ils formeront un pôle d’ingénierie numérique au service des industries, des entreprises et des start up.

Lusinerie5

Plateau technique, Living Lab, Pépinière d’Entreprises, espace de coworking, Salles de projet et de créativité.

III. Un projet coordonné, pluripartenarial et futuriste.

Il n’est qu’à mentionner le nombre de partenaires présents ce 17 décembre, pour comprendre la vision et l’ambition du projet : « Faire du Grand Chalon la ville la plus attractive dans sa catégorie ». Et pour cela, s’inspirer par exemple des villes moyennes du Baden-Wurttemberg voisin (Pforzheim, pôle de recherche appliquée à l’industrie automobile), un modèle qui a fait la prospérité du Land.

Objectif : accéder aux 5 piliers de l’Industrie du Futur, cités plus haut en offrant : des espaces collaboratifs, une pépinière, des Fab Lab et l’Institut Image. L’ensemble sera regroupé dans plus de 2600m2 seront consacrés aux nouvelles technologies. Le site regroupera Nicéphore cité, l’institut d’image d’Arts et métiers Paris Tech, et la mission de développement économique du Grand Chalon.

La présence de l’état attestée par M. Gutton, Préfet de Saône & Loire, de la Région, représentée Mme Chopard, de l’administrateur du CNAM, de l’IUT, du représentant de l’UIMM M. Mahé, et de M. Platret, Maire de Chalon, témoigne du rôle fédérateur déterminant qu’a joué Nicéphore Cité, à travers sa présidente Mme Juliette Métenier-Dupont, chargée des NTIC au Grand Chalon.

IV. Bon vent à l’Usinerie !

Voilà un projet comme nous aimerions en voir plus souvent, qui prouve que le « mille-feuilles » administratif n’est qu’un obstacle de papier quand le vent de la volonté souffle assez fort : bon vent, voilà ce que nous souhaitons à l’Usinerie ! Nous avons tous en mémoire les exploits de l’ENSAM de Cluny, qui avait fait sa révolution, en re-construisant en réalité augmentée la prestigieuse Abbaye. Quand à BCN, nous serons de nouveau à Chalon le 17 Avril 2020,  avec nos startups, pour constater l’avancement des travaux !

L’Ours.

L_Ours_n

 

Economie·Management·Pour un meilleur emploi·Recherche digitale·Recrutement & RH·Technétronique

Salon Co-Next des 6 & 7 Novembre : le numérique dans tous ses états !

Au Colisée, dans les locaux de l’Élan Chalon, l’équipe-phare de basket-ball, se tenait ces deux derniers jours le salon des Objets Connectés, l’occasion de remettre à jour nos connaissances dans les domaines de la robotique, de la cobotique(*) et de l’Intelligence Artificielle.

Recrutement_demain4

Particulièrement, la table ronde dédiée aux Ressources Humaines, et leur manière d’anticiper les besoins de demain, de repérer les talents, de les « bichonner » avant, pendant et après leur intégration avait éveillé notre curiosité. Elle était co-animée par Christophe Boutet, Président de BFC Numérique, Aurélia Audreu Menny, Directrice des Ressources Humaines chez Néos -SDI à Dijon, et enfin Christophe Albaret, Chargé de Compte chez Linkedin.

Que pouvons-nous identifier comme tendances-clés de l’emploi et des compétences de demain ? Déjà, 60 % des métiers d’aujourd’hui seront impactés par le digital et l’ I.A., 30 % vont disparaître, 5% seront transformés profondément. Dans ces conditions, il faudrait une boule de cristal !

On peut malgré tout distinguer quelques tendances fortes : les mathématiques sont devenues l’expression de base cognitive, la connaissance des  langues ou un socle multiculturel peuvent apporter des compléments différenciants.

Seconde tendance : le sacro-saint diplôme perd des couleurs. Il reste déterminant à l’entrée, mais pèse de moins en moins lourd face à la compétence, à la qualification.

Recrutement_demain

Troisième tendance : trouver un job, c’est bien, trouver LE job dans l’entreprise qui convient, c’est beaucoup mieux ! D’où les efforts déployés par les leaders pour développer la « Marque Employeur » ou le storytelling qui va ancrer l’idée que travailler dans une entreprise qui a développé baby-foot, crèche et conciergerie est forcément plus sexy que dans n’importe quelles boîte industrielle. Cependant, développer une marque « Employeur » impose une discipline d’honnêteté, car si l’objectif avoué est de retenir les talents, il faut se souvenir « que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ». Sur la durée,  de nouvelles pratiques RH sont de nature à fidéliser les talents, quels qu’ils soient. Ainsi chez Néos, les entretiens annuels intègrent un échange entre manager et collaborateur sur les activités « extra-professionnelles ». Bien vu ! Les Italiens avaient déjà identifié le « doppo-lavoro » (le travail en double) : les loisirs – ou l’activité consentie – révèlent  beaucoup sur les aspirations et les points forts des personnes. Ainsi, les vidéastes ou les passionnés de jeux vidéo sont des pépites à rechercher au sein du vivier des salariés.

Quatrième tendance : que sera demain le marché de l’Emploi ? Nous savons déjà qu’il comportera quelques contours-clés :

  • l’obsolescence des compétences : ordre moyen de durée, 5 ans.
  • l’anticipation, également synonyme d’agilité.
  • les softskills : tendance accrue à intégrer le relationnel à coté du diplôme.
  • les innovations RH : la course à la séduction des meilleurs profils commence en amont.
  • la transversalité : l’assemblage et la complémentarité des compétences.
  • la polyvalence, associée à la poly-activités.
  • l’appropriation : je m’empare des problématiques que l’on me soumet.
  • l’engagement : j’investis de  ma personnalité, de mon assertivité dans mon poste.
  • l’autoévaluation des passerelles.
  • la curiosité ~ l’engagement ~ l’agilité.

Cela entraîne notamment que le référentiel des emplois devra être à la fois, global et transverse pour refléter les perspectives d’évolution, mais aussi personnalisé pour attirer les cibles qui « rêvent » de venir travailler chez vous, les pépites qui par leurs softskills plus que par leurs diplômes seront demain les piliers du développement de l’entreprise.

Cadremploi

En quoi LinkedIn est-elle la meilleure opportunité pour les employeurs d’aller chercher les talents de demain ? Tout d’abord, LinkedIn est la plus grande base de données sur l’emploi dans le monde : 660 millions de personnes y sont inscrites dans le monde, 19 sur le marché français, soit 60 % de la population active.

LinkedIN a une vision et une mission : nous sommes des consommateurs d’emploi, puisque 90 % des talents sont à l’écoute. La mission est de prodiguer aux entreprises le maximum d’opportunités d’entrer en connexion avec ces talents.

Le marché des chercheurs d’emploi est un iceberg : les 10 % émergés sont les talents actifs, présents sur tous les sites, Pôle Emploi, APEC, Indeed et tous les jobboards. Il faut donc atteindre les autres 90 % : comment ? Mais par le réseau social LinkedIn ! En suscitant des articles, des échanges, des contributions qui vont permettre de repérer en toute discrétion les talents passifs…

LinkedIn a ainsi développé une page Carrières, qui permet aux recruteurs de présenter leur culture, leurs valeurs, des perspectives d’évolution, des témoignages de type « Vis ma vie ». Cela permet de repérer les personnes qui font preuve de curiosité, qui seraient éventuellement en recherche, ou déjà prêts à bouger.

L’IA va ensuite fournir des données prédictives, qui vont s’affiner grâce à différents mots-clés, jusqu’à alimenter 85 à 90 % des recrutements. Elle permet aussi de fournir des données sur l’attractivité de l’entreprise.

L’ambition de LinkedIn devient « d’être partout où sont les prospects ».

En conclusion : que pouvons-nous anticiper sur l’acte de « recruter demain » ?

  • On recrute des compétences « à venir ».
  • On recherche un potentiel d’évolution.
  • On s’appuie sur des signaux faibles technologiques à l’horizon de 3 à 5 ans.
  • Certains critères sont des  oxymores : l’appréhension de la dimension humaine pour certains développeurs informatiques.
  • Le rôle croissant (mais néanmoins complémentaire) des softskills : ainsi de la « résolution de problèmes complexes » – à comprendre comme des problèmes à plusieurs dimensions. Et enfin, les vrais enjeux : le travail en équipe et l’empathie…

N.B. par cobotique, on entend la collaboration entre robots et humains, la machine se mettant au service de l’homme pour l’assister dans ses tâches.

Recrutement_demain5

L’Ours.

L_Ours_n

Recherche digitale·Recrutement & RH·Technétronique

Introduction aux mots-clés.

Voici une illustration du mode de raisonnement à acquérir pour passer le cap du moteur de recherche ou de l’ordinateur en charge de « filtrer » votre candidature… A lire attentivement donc !

L’analyse sémantique à travers l’exemple.

1. L’outil d’analyse sémantique

Je ne reviens pas sur l’importance d’avoir un bon contenu et la nécessité d’avoir une stratégie de contenu qui tient la route pour une bonne visibilité en ligne. Ça, c’est déjà acquis, n’est-ce pas ? :)

Et si nous sommes tous d’accord que notre analyse, notre lecture, et notre appréciation humaine peut déjà faire un bon travail d’estimation de qualité et de pertinence d’un contenu, les outils d’analyse sémantique sont là pour nous faire gagner du temps, nous guider et nous conseiller dans des choix stratégiques à prendre pour arriver là ou l’on souhaite, pour s’assurer que les contenus sont bien compris par le moteur de recherche et surtout qu’on véhicule le bon message avec les bons mots.

Lire la suite « Introduction aux mots-clés. »