Prospective·Société·Technétronique

Retour au réalisme.

A de nombreuses reprises, l’homme se prend à jouer les démiurges, et ses rêves s’apparentent alors à des délires… dangereux. Lire les événements avec une grille GBS, tel est mon propos d’aujourd’hui : GBS, mais quel est ce nouveau concept ? Le Gros Bon Sens, celui qui vous fait dire : « ça ne marchera jamais ! », non par esprit d’inertie et de conservatisme, mais simplement comme disent les économistes, parce que le « ticket d’entrée » est trop élevé. Lors d’une conférence à Nicéphore Cité, sur le Véhicule du Futur, le délire ambiant m’avait frappé…

Véhicule_futur

Et voici qu’aujourd’hui, je lis :

La voiture totalement autonome est-elle définitivement enterrée  ?

Ces cinq dernières années, les constructeurs ont fait rêver avec leur projet d’automobile sans chauffeur. Une promesse qu’ils ont tous abandonnée au profit de la conduite en partie automatisée et du véhicule ultra-connecté.

«Nous commercialiserons une voiture 100 % autonome dès 2020 », chantaient-ils tous en chœur ! À croire que le monde entier n’avait plus que ce mot à la bouche : les constructeurs, les Gafa, Uber, les équipementiers, les gouvernements… Les années ont passé, la réalité a fini par s’imposer. La définition d’une échelle d’autonomie a été le prélude à un brutal retour sur terre. Ainsi, l’autonomie promise en 2020 ne serait plus que de niveau 3…

Et cette échéance ne valait que pour l’aspect technique, la commercialisation serait pour plus tard. Puis, plus récemment encore, les constructeurs ont fini par abandonner l’idée d’une autonomie de niveau 5 (la voiture sans volant), et le niveau 4 est tout ce qu’il y a de plus hypothétique. Pour les constructeurs, le niveau 3 permet une conduite totalement autonome dans certaines conditions (notamment sur autoroute), mais le conducteur doit être capable de reprendre le volant à tout moment.

« Le niveau 3 est déjà extrêmement complexe à mettre en œuvre, nous allons nous concentrer dessus pour fournir un niveau de sécurité maxima », explique Klaus Fröhlich, membre du comité de direction de BMW en charge de la R&D.

Conclusion : la « plus-value » apportée par la conduite autonome par rapport à ce que l’on appelle ‘l’assistance à la conduite » (alertes, ABS, etc.) était ridiculement faible et aléatoire, par rapport aux aptitudes naturelles du conducteur. De plus, le nombre de scénarios, de niveaux d’efficacité obtenu dépendait de composantes telles que « agressivité, courtoisie, anticipation, culture »… Bref, l’imbroglio total, au prix d’un volume de Big Data gigantesque, nécessitant des ordinateurs quantiques.

Retour au GBS, donc ; et c’est une vraie bonne nouvelle ! Un marketing qui consiste à vendre de plus en plus cher, des voitures de plus en plus complexes, MAIS de moins en moins efficaces (heures perdues dans les bouchons, interdiction d’accès aux centres-villes, stationnement), ne pouvait que conduire à une impasse : celle de la valeur d’usage de ce mode de transport ? Attention ! prenez le temps d’examiner l’Intelligence Artificielle via ce prisme du GBS… nous en reparlerons.

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Economie·Prospective

INSEE Conjoncture N°21

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Au 3e trimestre 2019, nouveau recul de l’emploi et hausse du chômage en Bourgogne-Franche-Comté.

L’emploi salarié est en baisse en Bourgogne-Franche-Comté pour le deuxième trimestre consécutif. Industrie, tertiaire marchand et non marchand  sont en repli, comme l’intérim. Seule la construction est stable ce trimestre. Le chômage, à l’inverse de sa tendance sur longue période, augmente de 0,2 point. Du côté de l’entreprenariat, le nombre de créations est en nette hausse pour les micro-entreprises et les entreprises « classiques », en particulier dans l’industrie. Le nombre des défaillances d’entreprises décroît. Comparé à l’an dernier, les demandes de permis de construire sont en forte baisse alors que les mises en chantier sont plus nombreuses. La fréquentation hôtelière diminue légèrement contrairement à celle des campings qui augmente fortement.

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers (Insee)                                                                   Rédaction achevée le 30 décembre 2019 

1. Baisse amplifiée de l’emploi salarié régional 

Au troisième trimestre 2019, la Bourgogne-Franche-Comté compte 966 800 salariés. L’emploi salarié se replie de 0,2 %, davantage qu’au trimestre précédent (figure 1). Il baisse également en Normandie et Centre – Val de Loire. Pour le deuxième trimestre consécutif, l’emploi salarié privé perd 0,2 % de ses effectifs. L’emploi public, en hausse au trimestre précédent, se stabilise. Au niveau national, l’emploi salarié croît de 0,2 %, sur le même rythme qu’au deuxième trimestre. Le secteur public voit néanmoins sa progression légèrement ralentir à + 0,1 % contre + 0,2 % au trimestre précédent. 37 000 personnes résident en Bourgogne-Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse. Il s’agit du sixième trimestre de hausse consécutif. L’augmentation, de 1 %, est moins marquée qu’au trimestre précédent.

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2.Tous les grands secteurs en repli excepté la construction.

Dans la région, la situation de l’emploi se dégrade dans les services non marchands avec 220 emplois perdus ce trimestre contre une forte hausse de 1 060 au précédent. Il en va de même dans le commerce qui perd davantage d’emplois ce trimestre. Dans l’industrie, les services marchands hors intérim, le repli se poursuit, même si celui-ci est moins prononcé qu’au deuxième trimestre. La construction reste stable ce trimestre. Sur un an, ses effectifs progressent de 0,5 % (figure 2).

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Dans la région, l’information-communication est, de loin, le sous-secteur le plus dynamique ce trimestre, + 1 %, devant les services aux entreprises, + 0,1 %. L’hébergement restauration a la meilleure croissance d’effectifs annuelle. On assiste à des pertes d’emplois dans tous les autres secteurs, notamment dans la fabrication de biens d’équipements et de matériels de transports ainsi que les services aux ménages. L’hébergement restauration qui baisse légèrement ce trimestre est le secteur qui croît le plus sur un an. Au niveau national, les évolutions restent plus favorables que dans la région et ce dans tous les secteurs. En France, quasiment tous les secteurs gagnent des emplois, en particulier la construction qui continue sur sa solide dynamique.

3. Recul de l’intérim.

En Bourgogne-Franche-Comté, l’emploi intérimaire accuse un nouveau repli ce trimestre, de 1,1 %, après 1,9 % le trimestre précédent (figure 3). Il recule de 2,2 % sur un an mais reste cependant à un niveau élevé. Les effectifs intérimaires se stabilisent ce trimestre dans l’industrie mais restent orientés à la baisse dans la construction. Le tertiaire marchand, qui représente un tiers de l’intérim dans la région perd des emplois, principalement dans le transport-entreposage et le commerce. Au niveau national, l’intérim est en baisse de 0,4% ce trimestre et de 1 % sur un an, là encore avec des évolutions plus favorables que dans la région.

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4. Croissance de l’emploi dans le Jura et en Haute-Saône.

Au troisième trimestre 2019, le Jura et la Haute-Saône sont les deux départements de Bourgogne-Franche-Comté dont l’emploi salarié est en augmentation. Il est stable en Côte-d’Or où les gains dans les services compensent les pertes dans les autres secteurs, particulièrement dans l’intérim. Il baisse dans les autres départements, surtout dans le Territoire de Belfort. Les deux départements en hausse bénéficient de gains d’emplois dans le commerce et les services non marchands. L’intérim est également très dynamique en Haute-Saône. Il est aussi bien orienté dans la Nièvre et le Territoire de Belfort mais ne permet pas de compenser le repli dans d’autres secteurs. En Saône-et-Loire et dans l’Yonne, l’emploi baisse, souvent fortement, dans l’intérim, le commerce et l’industrie. Dans le Doubs, tous les secteurs sont en baisse hormis les services marchands hors intérim.

5. Hausse du taux de chômage sauf en Haute-Saône.

En Bourgogne-Franche-Comté, à l’inverse des trois derniers trimestres, le taux de chômage augmente de 0,2 point au troisième trimestre 2019, de manière plus marquée qu’en France. Il demeure cependant nettement plus bas dans la région qu’au niveau national, 7,6 % contre 8,6 % (figure 4). La Bourgogne-Franche-Comté recule au cinquième rang des régions les moins touchées par le chômage, derrière la Bretagne, les Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de-france. Ce trimestre, le chômage augmente dans tous les départements de la région, excepté en Haute-Saône où il est stable. La hausse reste contenue à 0,1 point en Côte-d’Or et dans le Doubs. Dans les autres départements, l’augmentation est la même qu’au niveau régional.

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Le Jura a le taux de chômage le plus faible, 6,3 %. À l’inverse, dans le Territoire de Belfort, il est le plus élevé, 9,1 %. Ce dernier est d’ailleurs le seul département de la région au-dessus de la moyenne nationale. Sur un an, le chômage baisse dans tous les départements, en particulier en Côte-d’Or.

6.Hausse des créations d’entreprises 

Le nombre de créations d’entreprises augmente dans la région plus fortement qu’au niveau national. Au troisième trimestre 2019, 5 800 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 11 % de plus qu’au trimestre précédent,contre + 4 % à l’échelle nationale. Micro-entreprises et entreprises « classiques » sont en hausse, en Bourgogne-Franche-Comté comme en France. Les micro-entreprises augmentent particulièrement ce trimestre dans la région (+ 22 %) (figure 5).

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Les créations d’entreprises augmentent dans tous les grands secteurs d’activité, en particulier dans l’industrie.

7.Baisse des défaillances d’entreprises 

Le nombre des défaillances d’entreprises enregistrées sur un an en Bourgogne-Franche-Comté est en baisse de 1,1 % par rapport à l’année précédente. Au niveau national, cette baisse, plus marquée, atteint 1,9 % (figure 6).

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Dans la région, les défaillances reculent particulièrement dans le commerce, l’industrie et les transports et entreposage. À l’inverse, elles augmentent dans la construction et les activités de soutien aux entreprises.

8.Globalement, moins d’inscrits à Pôle emploi 

En Bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs  d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle Emploi, et n’ayant donc pas travaillé dans le mois, augmente au 3e trimestre 2019. En revanche, après deux trimestres de hausse, le nombre d’inscrits en catégorie A, B et C à Pôle Emploi repart à la baisse. La région compte ainsi 215 100 demandeurs d’emploi au troisième trimestre 2019, soit 0,4 % de moins qu’au précédent. Le repli est plus marqué au niveau national (- 0,9%). L’évolution est favorable pour toutes les tranches d’âge ce trimestre, en particulier pour les demandeurs d’emploi de 25 à 49 ans (- 0,6 %). Chez les plus âgés, la baisse est plus contenue (- 0,1 % pour les inscrits à Pôle Emploi de 50 ans ou plus). Si le nombre total de demandeurs d’emploi diminue dans la plupart des départements de la région, notamment de 1,3 % en Haute-Saône et de 0,9 % en Côte-d’Or et dans la Nièvre, il augmente cependant très modérément dans le Doubs, le Jura et le Territoire de Belfort.

9.Forte baisse des permis de construire, les mises en chantier résistent 

Le nombre de permis accordés continue de diminuer dans la région à un rythme bien plus important qu’au niveau national. En un an, 11 000 logements ont été autorisés à la construction en Bourgogne- Franche-Comté, soit 12,6 % de moins qu’un an auparavant. Le nombre de permis de construire recule dans la majorité des départements de la région, et très nettement dans la Nièvre, le Jura, le Territoire de Belfort et la Côte-d’Or. Leur nombre augmente néanmoins dans l’Yonne et en Haute-Saône. Les mises en chantier sont plus nombreuses que l’année précédente dans la région contrairement à la tendance nationale. En effet, dans la région, le nombre de logements commencés sur un an augmente de 1,8 % par rapport au troisième trimestre 2018, alors qu’il baisse de 2,9 % au niveau national. Les mises en chantier augmentent fortement dans le Territoire de Belfort et la Nièvre. À l’inverse, elles baissent particulièrement dans l’Yonne.

10.Léger recul de la fréquentation des hôtels, hausse de celle des campings.

La fréquentation hôtelière diminue légèrement par rapport à l’année précédente. La région enregistre ainsi 2 358 000 nuitées au troisième trimestre 2019, soit 0,2 % de moins qu’un an auparavant. Au contraire, à l’échelle nationale, le nombre de nuitées croît de 0,3 %. En Bourgogne-Franche-Comté, la progression de la fréquentation des résidents français ne compense pas totalement la baisse de la clientèle non résidente (en provenance de l’étranger). Les nuitées des touristes venus de Belgique, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni sont en diminution. En revanche, les touristes originaires de Chine et de Suisse sont plus nombreux que l’année précédente.

D’autre part, la fréquentation des campings augmente fortement dans la région par rapport au troisième trimestre 2018 (+ 5,7 %), grâce à la hausse conjuguée des clientèles résidente et non-résidente. l’augmentation est plus faible au niveau national (1,5 %).

∎ Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté n° 21 – Janvier 2020

Conclusion : La croissance française garde son rythme, portée par la demande intérieure

Au troisième trimestre 2019, la croissance française s’est de nouveau établie à + 0,3 %, portée par l’investissement des entreprises, notamment en services, et par la consommation des ménages, du fait de gains élevés de pouvoir d’achat en début d’année. Le commerce extérieur a quant à lui pesé une nouvelle fois sur la croissance.

D’ici la mi-2020, la croissance française serait comprise entre + 0,2 % et + 0,3 % par trimestre, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. La consommation des ménages garderait un rythme régulier, l’investissement des entreprises ralentirait tout en restant dynamique, tandis que le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité. En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 et l’acquis de croissance s’élèverait à + 0,9 % mi-2020. Le chômage poursuivrait sa baisse progressive pour atteindre 8,2 % à l’horizon de prévision.

Perspectives : La crainte d’un retournement conjoncturel global s’atténue 

L’année 2019 aura été marquée par les nombreuses incertitudes qui ont pesé sur la croissance mondiale. Les difficultés du secteur automobile et le ralentissement de l’économie chinoise ont par exemple contribué au ralentissement global. Mais certaines incertitudes qui ont pénalisé jusqu’ici le commerce international semblent se réduire un peu : la perspective d’un Brexit sans accord paraît s’éloigner et les signes d’apaisement dans la guerre commerciale sino-américaine laissent attendre un rebond du commerce mondial. Par ailleurs, les mesures budgétaires contribueraient à soutenir l’activité en zone euro.

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 25020 Besançon Directeur de la publication : Moïse Mayo Rédacteur en chef : Katy Lequin ISSN : 2497-4609

© Insee 2020

Pour en savoir plus : 

« Clair-Obscur », Insee Note de conjoncture, décembre 2019.

Volmers G., « Chômage en Bourgogne-Franche-Comté : hausse de 0,2 point au 3e trimestre 2019 », Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n°96, janvier 2020.

« L’intérim en Bourgogne-Franche-Comté – Un nouveau repli au 3e trimestre 2019 », Direccte Bourgogne-Franche-Comté , janvier 2020.

 

Actualités & News·Economie·Prospective

Flash- INSEE N°94 Populations légales en Bourgogne-Franche-Comté : 2 811 423 habitants au 1er janvier 2017

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Au 1er janvier 2017, la Bourgogne-Franche-Comté  compte 2 811 423 habitants. Entre 2012 et 2017 la région perd de la population. Les départements du Doubs et de la Côte-d’Or conservent une dynamique démographique positive. En revanche, dans les autres départements le nombre d’habitants diminue. 

Charles Pilarski, Philippe Rossignol (Insee) 

Avec 2 811 423 habitants au 1er janvier 2017, la Bourgogne- Franche-Comté rassemble 4,3 % de la population de France métropolitaine. Entre 2012 et 2017, elle est la seule région de métropole à perdre des habitants : près de 5 400. La baisse reste modeste mais elle devrait s’accentuer dans les années à venir. Cette évolution démographique est portée par un solde naturel faible sur cinq ans, les naissances l’emportant encore sur les décès jusqu’en 2015. Le solde migratoire reste légèrement déficitaire. 

Entre 2012 et 2017, six des huit départements sont désormais en décroissance démographique. Dans la Nièvre, la perte de population continue et s’accélère. C’est le département qui connaît le décrochage le plus important de métropole, devant la Haute-Marne et les Ardennes. Le Jura, la Saône-et-Loire, l’Yonne, la Haute-Saône ainsi que le Territoire de Belfort, qui gagnaient encore des habitants entre 2007 et 2012, en perdent désormais. Le retournement est particulièrement marqué pour la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Grâce à leur solde naturel positif, le Doubs et la Côte-d’Or sont les deux seuls départements de la région à gagner des habitants, mais à un rythme toutefois inférieur à la moyenne nationale (figure 1)

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À l’image de la région, les plus grandes communes perdent des habitants, à l’exception de Chalon-sur-Saône et surtout de Dijon qui gagne près de 4 900 habitants en cinq ans (figure 2).

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Cependant, si la population de Besançon diminue, ce n’est pas le cas de son intercommunalité dont la croissance démographique s’est amplifiée (figure 3). Situées aux franges de la région, Sens et Mâcon profitent du dynamisme des régions limitrophes, respectivement l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes : leur population augmente sensiblement. 

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Enfin, les pertes d’habitants s’accélèrent dans les communes isolées, ou situées dans des zones économiquement fragilisées. C’est le cas notamment d’Autun, de Cosne – Cours-sur-Loire, d’Audincourt et de Saint-Claude. ∎ 

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L'édito hebdo·Management·Nos projets·Prospective

Plénière N°120 : L’assemblée générale de BCN vise un second quinquennat plus offensif.

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Il est dans la boîte !… Dernières prises en compte dans la comptabilité, derniers contacts avec nos partenaires, l’AFPA, Unis-Cité, entretien de découverte avec F.E.T.E. l’association voisine située rue Jean Renoir, bref, le bouclage a été musclé. N’est-ce-pas le cas de toute édition très attendue ?

I. Que retenir de l’année 2019 ?

Avec 33 adhérents enregistrés, dont 22 votants à l’Assemblée Générale, nous sommes conformes à la prévision du Projet Associatif 2020. Cela traduit aussi une progression de 50% de l’effectif régulièrement observé en 2014 lors des réunions du groupe informel de l’APEC, Bourgogne Cadres Net (alias BCN V1).

2019 a aussi été notre année la plus active :  nos rendez-vous à l’extérieur se sont enrichis de notre participation au Salon « Mes Atouts, mes projets », animé par Hélène. Nous avons de bonnes raisons d’y retourner l’an prochain.  Mais surtout, l’activité de formation « Action Emplois Compétences » a fonctionné en continu, grâce à nos 2 volontaires en Service Civique, soutenus par toute l’équipe.

Plurielle, cette équipe peut tout faire ! Elle peut vendre des ouvrages,  animer des conférences, exposer des oeuvres d’art… La force de son collectif est telle que nous devrons toujours imaginer de nouvelles voies, pour fédérer toutes les énergies, et « raconter une histoire » de diversité, de compétences transposables, de softskills, et au final de bouquet de talents, ou mieux encore du menu épicé de notre Auberge Espagnole.

II. Nos finances.

Si nous avons donné « quitus » à Danièle en séance à l’unanimité, ce n’est pas sans raison, et nos élus le savent bien : notre pilotage financier est à la fois fin et solide, et s’appuie sur des filtres analytiques, de nature à prouver à nos financeurs que nous sommes sérieux et précis.

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Quelques extraits :

« Le Fonds associatif de BCN au 31/12/2019 s’élève à 422.30€ : il correspond au cumul des résultats depuis la création de BCN en 2015.

La comptabilité est réalisée selon les normes de la partie double, aujourd’hui nécessaire dans les présentations des dossiers soumis aux financeurs institutionnels.

Le résultat de 2019 est équilibré avec un résultat de 160.03€, certes positif, mais cela uniquement grâce à des abandons de frais de déplacement effectués au profit de l’association pour un cumul de 649.30€.

L’activité de BCN a été dynamique, puisque les 2 sessions d’ateliers de recherche d’emploi commencées en 2018 ont été finalisées en 2019 avec l’aide financière des 2 subventions chacune de 1000 € de la ville de Dijon, que nous remercions pour cet accompagnement, ce qui a permis l’intervention de 2 prestataires spécialisées en coaching et psychologie. »…

  • Le Projet 2018 « conforter le réseau pour dynamiser la recherche d’emploi » a été mené à bien et a fait l’objet du versement par la Ville, du solde en 2019, pas de reste à charge pour BCN.
  • Le projet 2019 « libérer les compétences cachées » va se terminer fin décembre 2019, la Ville de Dijon sera sollicitée pour demande de versement du solde conditionnel de 200 €. Le reste à charge est minime pour 23.55€

Le montant de charges 2019 de 5 685.32 € est 2,5 fois plus important que les charges de l’exercice précédent.

Cela provient de l’activité renforcée des 2 sessions des ateliers AEC (1000 € x 2) ainsi que des versements de l’obligation alimentaire des 2 volontaires en services civiques (107.58 x 2 x 7 mois soit 1506.12 €)

Les produits évoluent dans les mêmes proportions à 5845.35 €, avec une stabilité en montant des cotisations des adhérents (de 615 € à 620 €).

De plus, l’abandon de charge pour 649 € et la subvention par nature de 897 € participent à l’augmentation des valeurs du compte de résultat entre 2018 et 2019. Nous avons les premiers à souligner l’intérêt de cette analyse des prestations de la Ville de Dijon, dont on nous annonce une version encore plus élaborée et exhaustive : cette transparence nous va bien, car « tout ce qui est gratuit, n’a pas de valeur ».

Maîtrise des flux, maîtrise des projets, technicité reconnue par tous, et désormais renforcée, puisque nous pourrons bénéficier bientôt de l’arrivée d’un second expert, Alexandre, élu à l’unanimité au poste de Trésorier-Adjoint. Un nouveau point fort.

III. Nos ambitions.

Nous avons enrichi notre « Projet Associatif » durant l’été par une commission de réflexion élargie, dans laquelle figuraient notamment Xavier et Gilles, en plus des membres du bureau. Il s’agit d’une matrice « forces – faiblesses – opportunités – menaces » (SWOT*, un outil classique de marketing), qui nous a permis de mieux prendre conscience de notre manque de notoriété, et déclenché des efforts accrus de partenariat, de communication, et de présence à l’extérieur. Ces efforts se traduisent par une importante augmentation du poste « Déplacements » du budget de BCN.

Le second apport de ce document réside dans sa perspective triennale : l’exercice n’exprime certes, que notre ambition, mais il permet de se projeter et d’orienter les efforts. Ainsi, du fait de notre vocation d’insertion, nous ne proposons pas des « produits », mais des candidats. Ces candidats, nous les voulons prêts, « outillés » : confiants en eux-mêmes, entraînés aux pratiques actuelles, et aussi parfaitement informés de leur environnement local.

Planifier nos actions, grâce à une meilleure visibilité.

Néanmoins, sans visibilité, l’exercice est délicat : nous souhaitons obtenir l’agrément d’État « Service Civique », mais sommes pour l’instant contraints de mettre en péril notre trésorerie pour aligner 2 semestres consécutifs ! Et si nous voulons développer, il est bel et bien indispensable de pouvoir communiquer à l’avance de nos Plans d’action.

Aucune stratégie, aussi soignée soit-elle, n’a de valeur sans une mise en oeuvre tactique réaliste et efficace : c’est le 2e volet de ce plan, issu de toutes vos suggestions d’amélioration.

Points d’amélioration ou d’évolution suggérés par les participants.

1.Répartir autrement nos volontaires Service Civique. (1 Web – 1 Marketing). Il s’agit d’adapter les méthodes de marketing (SWOT* – storytelling) aux besoins de communication de nos candidats.

 2. Atelier « Mise en ligne » des CV sur le WordPress. La suggestion de ces « fiches » normalisées et mises en forme est validée.

3. Relance des ateliers RH. Hélène et Danièle se proposent de reprendre l’animation de ces ateliers, dont l’un des objectifs sera la mise en ligne évoquée 2).

4. Opération Afpa Village : il s’agit d’implanter une antenne « BCN » dans les locaux de l’Afpa, ayant pour objectif la « fertilisation croisée » entre bénévoles de BCN et les apprenants du prochain module « adjoint Responsable Espace Marchand Numérique », volontaires, l’évolution digitale de RPMS (responsables de Petites & Moyennes Structures)  formation prévue début 2020

5. Validation comme partenaire-exposant à l’accueil des Nouveaux Arrivants à Dijon : Nathalie témoigne d’une expérience favorable lors de son arrivée à Dijon, et suggère que BCN se porte candidate pour devenir exposant à cette journée. Fabienne soutient l’idée, d’autant que l’accueil est organisé avec l’appui des maisons de quartier, un bon relais de proximité. Nous sommes déjà en contact avec Aude Moulin de Dijon-Mag pour avancer sur ce projet. 

6. Rapprochement avec les associations locales proches de notre objet social : Femmes Emplois Techniques Égalité / Binôme21. Nadine souhaite organiser la coopération entre les jeunes de Binôme, futurs chercheurs d’emploi et nos formateurs. Les 2 Associations vont s’y atteler ; quant à Femmes Emplois Techniques Égalité, Cécile Ruffin nous reçoit jeudi 19 décembre pour découvrir nos objectifs et nos méthodes de travail, sachant que leur activité « se limite maintenant à 10 % d’insertion », d’où une coopération possible, si BCN peut s’appuyer sur leur réseau.

7. Modification du Règlement intérieur – Commission de communication. Antoine précise qu’à l’origine de la modification, se trouve le constat que dans l’organigramme de BCN, figurait à titre « pédagogique » le rôle d’animateur référent – Webmaster tournant tous les quadrimestres. Dès le début, mais surtout depuis 2015, il est devenu très difficile de transmettre les clés et les consignes dans un temps aussi court, et les candidats ne se bousculent pas : d’où l’inscription de cette fonction en « dur » au binôme Secrétariat, en charge de l’animation d’une commission de la communication, qui utiliserait collectivement tous les outils et leviers disponibles, et formerait un vivier de postulants.

Conclusion :

De la lecture en perspective ! Car il ne s’agit bien sûr, que d’un extrait : néanmoins, il me semble naturel de laisser le mot de la fin à Christine, notre Présidente : « Au final, notre association reste pleine d’entrain et même si notre pérennité reste encore fragile, nous continuons notre action grâce à votre présence et votre investissement. BCN est l’affaire de tous et je compte sur vous pour la faire perdurer »…

Bonnes Fêtes à tous, à vos proches et vos familles !

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SWOT : Strengths – Weaknesses – Opportunities – Threats. La fameuse matrice du BCG. Boston Consulting Group.

 

 

Actualités & News·Evènements·Prospective·Technétronique

Technétronique: Et si Idriss Abderkane était une bonne nouvelle ?

La conférence de clôture du Salon Co-Next de Chalon des 6 et 7 Novembre  s’annonçait comme particulièrement alléchante ! Le « gourou » de l’Intelligence Artificielle, M. Idriss Abderkane venait nous apprendre que nous n’avons pas d’inquiétude à avoir devant la nouvelle Galatée : automatisation, robotisation, et désormais « cobotisation » et Intelligence Artificielle ne seraient pas, selon notre conférencier, un accident de l’histoire, mais un phénomène d’évolution continue, en prise directe avec les progrès de la science.

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Que l’on en juge :

  • qu’est-ce-qu’un algorithme, et quelle est l’origine de ce mot ? Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes1.

    Le mot algorithme vient du nom d’un mathématicien perse du IXe siècle, Al-Khwârizmî. Une autre étymologie moins alambiquée dit simplement qu’un algorithme est un calcul (« arithmos » en grec), qui est tellement long et difficile à faire à la main qu’il en devient douloureux : « algos » signifie douleur en grec : un algorithme est un calcul pénible à faire à la main.

  • le mathématicien arabe étant créé, vient alors la tentation de reposer la main. Première application « grand public » : la présence d’algorithmes de reconnaissance faciale dans les aéroports, beaucoup plus productive que nos pauvres polices de l’air… En revanche, un algorithme ne reconnait pas un visage qui sourit, d’un visage figé : c’est pourquoi il est interdit de sourire sur les passeports.

L’histoire de l’Intelligence Artificielle commence vraiment avec Énigma, et le craquage des codes nazis, grâce aux talents mathématiques d’Alan Turing. Il faut bien comprendre la distinction entre la cryptographie, science du chiffrement qui nécessite la production d’algorithmes et de théories, et la cryptanalyse, qui consiste à casser un code secret. Il n’y a pas de théorie du cassage. Il s’agit essentiellement d’avoir l’intelligence et l’astuce d’exploiter les faiblesses d’un système ou de son utilisation par les opérateurs humains. Quoi qu’il en soit, la façon dont Turing y est parvenu à l’époque, sans ordinateur, reste un immense tour de force et fait partie de la mythologie de la discipline.

Depuis, les épisodes du même ordre n’ont cessé de transformer cette science en art : il a fallu 60 ans à IBM Big Blue pour battre Gary Kasparov aux échecs. Bien que sextuple champion du monde,  ce dernier ne possède pas la mémoire phénoménale de son concurrent : l’ordinateur a absorbé des centaines de milliers de parties jouées par les plus grands maîtres de l’histoire… dont Kasparov lui-même ! Le nombre de Shannon, soit 10120, est une estimation de la complexité du jeu d’échecs, c’est-à-dire du nombre de parties différentes.

En mars 2016, un programme d’intelligence artificielle avait battu le troisième joueur mondial de go Lee Sedol. Après trois défaites, le champion sud-coréen avait toutefois remporté une quatrième partie contre AlphaGo. Cette fois-ci, « pour la première fois, AlphaGo jouait presque comme un humain », a déclaré Ke Jie après sa première défaite mardi. « Dans le passé, il avait quelques faiblesses. Mais, maintenant, j’ai l’impression que sa compréhension du go et sa façon d’appréhender le jeu dépassent nos aptitudes. »

Les victoires d’AlphaGo représentent une avancée historique de l’intelligence artificielle. Le jeu de go est traditionnellement vu comme un Graal en raison de son très grand nombre de combinaisons possibles, rendant le calcul très difficile. Ce nombre est encore très inférieur aux possibilités du jeu de go, qui malgré des règles plus simples, offre des possibilités de l’ordre (très approximatif) de 10600, bien supérieur au nombre d’atomes dans l’univers observable compris entre 4×1078 et 6×1079.

I. L’Intelligence Artificielle est régie par le Rapport A/I.

Plus le rapport entre « l’Artificiel » et « l’Inné » (ou l’Humain),  est élevé, plus la valeur de l’I.A. sera élevée : cela s’explique. Tout le monde est prêt à cambrioler un appartement, un coffre ou un mot de passe, si le butin est suffisamment alléchant ; les candidats diminuent si les efforts (ou les risques) ne laissent espérer que de maigres profits.

ArmataOr, cette valeur est en croissance rapide : les progrès continus de la loi de Moore (nombre de puces implantées sur un mm2 de processeur) l’expliquent en partie. Plus de capacités mémoire, plus d’actions à la seconde : les I.A. sont désormais capables de lancer d’elles-mêmes des projectiles de défense en direction d’un objet menaçant dirigé vers elles.

II. Les 3 étapes d’une innovation.

Selon Schopenhauer et Gandhi, tout au long de l’histoire du monde, les innovations ont connu un cycle immuable : elles ont tout d’abord semblé ridicules, puis dangereuses, et enfin évidentes. Quelques exemples :

1°) la place des femmes dans la société : Olympe de Gouges, puis Michèle Alliot-Marie, et enfin la situation d’aujourd’hui. Les pionnières ont ouvert la voie, même si de vastes zones de progrès demeurent à franchir.

2°) Les avions sont des jouets qui n’ont aucun intérêt militaire (maréchal FOCH).

3°) Internet est intrinsèquement inadapté au commerce. (Gérard Théry, ancien Directeur Général des Télécommunications).

D’où nous pouvons conclure que si l’IA est encore dans sa phase 2, son succès est inéluctable : la course au progrès est déjà en marche. L’homme s’est déjà inscrit depuis longtemps dans cette logique (la course aux rendements agricoles, les pesticides, la productivité capitaliste).  Or, une I.A. qui peut prendre jusqu’à 1000 milliards de décisions par seconde ne peut le laisser indifférent. Napoléon lui-même a forgé sa légende grâce au cumul de 3 facteurs : Masse x Vitesse X Surprise (ou plutôt ici, Rapidité de la prise de décision).

L’intelligence est un dosage entre prévisibilité  et imprévisibilité : c’est ce qui préservera le rôle de l’humain.

Conclusion : Si l’Intelligence Artificielle n’en est aujourd’hui qu’à la phase 2, comment imaginer la phase 3 ? La réponse est simple : apprenons à nos machines à imiter la nature, c’est le biomimétisme : la plus vaste banque de données existe depuis 4 milliards d’années, et a donc accumulé une somme d’essais et erreurs absolument phénoménale.  Il faut s’inspirer de la bio-diversité, et mieux, la développer  ! Ainsi, en faisant venir la connaissance plutôt que le pétrole, les états d’aujourd’hui prépareront la richesse de demain : est-il besoin de rappeler que les 5.000 milliards de $ que pèsent aujourd’hui les GAFAM proviennent de la connaissance, et non de l’or noir.  Misons donc sur le savoir, qui de plus est une ressource illimitée !

Retranscrit par l’Ours. – Vidéo disponible sur You Tube.