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Les belles journées de BCN.

Les jours de lassitude, il arrive à chacun de se dire : « A quoi bon ? », mais même si l’année 2020 a pu parfois parfois sembler compliquée, il existe des moments où ces états d’âme se trouvent balayés par le sentiment d’être pertinent et utile socialement. La semaine dernière fait partie de ces jalons, où le sentiment d’avancer devient dominant, et l’amertume des pisse-vinaigre un mauvais souvenir.

Pour illustrer notre propos, l’une des représentations de Jérôme sur le climat faisait état d’un conférencier solide, sûr de lui, « droit dans ses bottes ». Dit autrement, ce que nous avions pressenti dans les ateliers AEC s’est confirmé : l’homme et son sujet se sont renforcés mutuellement, et la mayonnaise « a pris ». Qu’on en juge : » Suite à tes appréciations suite à la conférence, j’ai pris du plaisir à faire cet exercice pédagogique ambitieux et j’ai expérimenté une forme de mise à distance vis à vis des sources de stress possible, donc le bilan est positif pour moi. Je mesurerai mieux les retombées pour le public après coup, en reprenant contact avec certaines personnes. Cette semaine en vacances avec mes enfants dans le Gard, je rentre en fin de semaine et m’attacherais à mon retour à progresser comme tu me le proposes : en rédigeant mon portrait. Mais sans attendre je songe qu’il est temps de lancer la communication pour la 2ème séance. Dont acte !

Autre action qui nous récompense de notre persévérance, et de notre souci d’utilité sociale ; j’associe volontiers à ce retour mes trois acolytes Françoise, Gilles et Xavier avec qui nous avons reçu, interviewé, rassuré, conseillé de notre mieux une trentaine de jeunes, et certains sont allés solliciter les tréfonds de nos expériences passées. C’est pourquoi le retour collectif que nous adresse Amel P. la responsable illustre bien un des mantras de BCN : « Je donne, je reçois ».

Je souhaitais vous faire un retour de la dernière promotion rencontrée mercredi 14 octobre. 
Ils sont tous d’accord pour dire qu’ils ont trouvé ces échanges enrichissants. Ils ont permis une prise de conscience pour la suite et ont aimé les conseils donnés. 
Et pour reprendre leurs mots, ils ont trouvé l’exercice  »trop cool ». 
Je vous remercie encore pour votre investissement auprès de nos jeunes. J’espère continuer ce partenariat en 2021, nouvelle année qui approche à grand pas!

Et pour conclure, je n’oublie pas mes victimes récentes de « La Planche à secousses » : je pense à Céline, qui vient de battre le record de durée : 2 heures 15, et trois cafés ! Nous attendons le résultat de son entretien cette semaine, mais comme pour Jérôme, l’épreuve est un but en soi !

Nous attendons également les résultats de Françoise, et de nos candidats du Rotary Club… pour qui, nous croisons les doigts et prononçons le mot de Cambronne. Chers adhérents de BCN, nous avons bien pensé à vous en 2020, et vous nous l’avez bien rendu !

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Le Bal des gens bien.

Ce 6 Octobre 2020 restera à coup sûr synonyme de compréhension, de bienveillance et d’harmonie, d’où ce titre emprunté à Salvatore Adamo, à l’introduction toute de bienséance : « Vous permettez, Monsieur… ». B.C.N. était accueillie par le Rotary Club Le Téméraire, dans les locaux de l’Hôtel Mercure de Clémenceau.

Très impressionnante, la cloche du Maître de Cérémonie ! La tradition impose le respect et l’écoute. En réduisant « la jauge », le Covid n’a pas pu enlever l’impression de solidité qui se dégage de l’ensemble : tous chefs d’entreprise, connaisseurs du bassin d’emploi régional, en situation de recrutement, attentifs à notre identité et nos méthodes. Christine présente les valeurs de l’Association, centrées sur l’entraide et la bienveillance.

Êtes-vous une association de cadres ? A l’origine oui, compte tenu de nos origines APEC. Mais nous avons été conduits à élargir ce périmètre aux experts, aux domaines Support, du fait de l’identité des contenus « métier » partagés entre dirigeants et exploitants.

Pourquoi êtes-vous si peu nombreux ? C’est une vraie question, et certainement la réponse est complexe : notre origine associative « filtre » l’accès des milieux économiques, les événements auxquels nous participons chaque année sont annulés les uns après les autres. Ainsi du Salon du Bien Vieillir, où une douzaine de jeunes seniors ou de quadras venaient retrouver auprès de nous leur confiance en soi. Par ailleurs, nous développons une double présence digitale, celle de l’Association et celle de nos adhérents, mais ne touchons pas encore par ce moyen, une population qui a tendance à l’isolement.

En quoi consiste votre offre ? Nous partons du principe : « Aide-toi, le ciel t’aidera ». BCN est d’abord un outil, dont il faut apprendre à se servir, pour en tirer le maximum : introspection, profil, ikigaï pour se forger ou améliorer son projet professionnel. Nous incitons les chercheurs à devenir des acteurs, des contributeurs, des démarcheurs ; l’exercice les endurcit, les transforme. Et cela grâce à la bienveillance, et ensuite un appui personnalisé, fait de simulations et d’ateliers. Une validation du projet en 6 étapes conclut la formation, à laquelle nous adjoignons notre expertise Statistique et Métiers.

Comment pouvons-nous vous aider ? La puissance de votre réseau et sa profondeur d’implantation sont ce qui manque le plus à nos candidats. Sur une seule soirée comme celle d »aujourd’hui, nous avons identifié jusqu’à 5 profils susceptibles de vous intéresser ; ainsi que vous l’aviez noté lors de notre échange visio : « Ce sont tous des gens qui prennent leur destin en mains ».

Encore merci pour la qualité de vos questions et de nos échanges, pour votre accueil et votre hospitalité, merci de parler de Bourgogne Collaborative Network à vos amis des autres Rotary Clubs de Bourgogne et de Franche-Comté !

Le Bandeau du Rotary : quel accueil !
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Syndrome de l’imposteur : un signe avant-coureur d’évolution ?

Le syndrome d’imposteur bloque-t-il votre potentiel créatif?

«Faire semblant jusqu’à ce que vous y parveniez» peut être le pire conseil. Voici comment regagner confiance et clarté dans votre carrière.

Les jumeaux du projet.

Notre société a depuis longtemps souligné le succès financier comme le summum de la réussite humaine. Comme nombre de nos systèmes et structures semblent maintenant s’effondrer, nous avons la possibilité de reconsidérer la façon dont nous définissons le succès pour nous-mêmes. Beaucoup d’entre nous ont commencé à se demander si le sentiment de syndrome d’imposteur est le résultat d’un sentiment de sous-qualification, ou tout simplement parce que notre travail ne correspond pas à nos compétences et à nos intérêts. Vous demandez peut-être si le travail que vous faites est celui que vous êtes censé faire. Bien que vous puissiez avoir un certain niveau de réussite dans votre carrière, ce succès peut sembler manquer de sens. Même si vous êtes en mesure de faire votre travail, vous pouvez toujours avoir l’impression de faire semblant.

La réponse de la société aux sentiments d’imposture a longtemps été d’encourager les individus à faire semblant jusqu’à ce qu’ils le fassent. La meilleure réponse pourrait être de faire une pause et de déterminer si vous faites semblant pour un travail que vous voulez vraiment, ou si vous faites semblant dans le but de vous inscrire dans un récit social qui encourage ce que vous «devriez» vouloir pour vous-même. Quand j’écris, fais de la peinture, ou réalise des œuvres d’art public, je ne fais jamais semblant. Lorsque mon ami suit sa passion pour la fabrication d’objets en bois à la main, il se sent profondément satisfait. Quand une autre amie sérigraphie des t-shirts activistes, elle se sent épanouie. Pour nous tous, ce sont des passe-temps ; nous avons peur d’en faire notre carrière à plein temps. Choisir de jouer des rôles plus créatifs nous obligerait à nous rebeller contre les normes sociales, au moins temporairement, normes que nous avons profondément absorbées à propos de la réussite financière et de la valeur personnelle.

Si vous vous trouvez dans une position similaire, il est peut-être temps de déterminer si vous effectuez effectivement le travail que vous êtes censé faire. Pour déterminer si vous êtes un imposteur, posez-vous la question suivante : si vous aviez toute la confiance du monde, seriez-vous toujours en conflit avec votre travail ? Si la réponse est oui, vous faites peut-être un mauvais travail. Nous avons discuté avec plusieurs créatifs, tous d’accord: le secret pour vivre une vie plus épanouissante est de se connecter plus étroitement à votre intuition et à vos valeurs. Si vous vous sentez comme un imposteur, vous l’êtes probablement. 

Si vous imposez, vous n’êtes pas seul.

Des recherches menées au milieu des années 90 ont révélé que le phénomène d’imposteur peut être projeté par des parents qui valorisent sélectivement certains aspects de leur enfant tout en sous-évaluant d’autres. Bien que cela ne soit pas abordé dans cette recherche, nous pouvons peut-être extrapoler qu’une société pourrait avoir le même impact sur les individus. Lorsque la société surévalue le succès économique et sous-évalue tout le reste, il y a dissonance entre ce que l’on nous dit de vouloir et ce que nous pouvons réellement vouloir. Un succès financier exorbitant n’est pas universellement significatif .

« Nous voyons souvent un succès modéré comme un échec parce que la société attribue tous les honneurs aux super-performants. »

C’est là que nous avons une défaillance systémique. Lorsque nous apprécions une seule vision du succès, tout le monde y travaille. En conséquence, les gens peuvent se retrouver dans des carrières ou des rôles lucratifs, mais qui manquent d’autres niveaux de sens personnel. Des sentiments d’imposteurs peuvent y émerger. Ces sentiments sont encore exacerbés lorsque nous examinons nos réalisations par rapport à d’autres dans notre domaine, note Richard Gardner, professeur adjoint à l’Université de Las Vegas au Nevada qui a mené de nouvelles recherches sur le sujet.. Nous considérons souvent un succès modéré comme un échec parce que la société plébiscite les éloges aux super-performants. Cette vision réductrice du succès limite la façon dont les gens comprennent à quoi peuvent ressembler des carrières réussies et peut les forcer à suivre un cheminement de carrière contre-intuitif : (lorsque nous choisissons une carrière en comptabilité plutôt qu’en peinture parce que nous ne pensons pas que cette dernière pourrait éventuellement payer les factures).

Une société qui encourage activement les individus à agir comme des imposteurs sur leur chemin vers la réussite professionnelle est brisée. Plutôt que de répondre aux sentiments individuels d’insécurité avec compassion, notre culture encourage les personnes souffrant à transformer leur peur en action. En conséquence, beaucoup sont invités à faire taire leur intuition et à aller de l’avant. Pourtant, ignorer l’intuition et aller de l’avant est un mauvais conseil.

Croyez aux possibilités, même si vous devez vous opposer aux normes.

«Je ne me suis jamais senti imposteur tant que les gens ne m’ont pas sollicité pour des choses qu’ils ne pensaient pas devoir faire», a déclaré Heron Preston, artiste, directeur créatif, designer et DJ affilié à la fois à son propre label et à la marque Off-White.. Il savait depuis son enfance qu’il allait concevoir des mondes de rêve. Son intuition l’a conduit à l’architecture, à la conception de t-shirts, la photographie, la mode, la musique, et peut-être à l’avenir, à son propre restaurant: «Quand j’étais jeune, l’idée même d’être un imposteur ne nous effleurait même pas. Il n’y avait ni frontières, ni garde-corps, ni boîtes ». « Lorsque les gens ne croient pas que quelque chose est possible, ils vont projeter cela sur vous, ce qui vous fait vous demander si vous faites la bonne chose. »

Preston n’a commencé à se sentir comme un imposteur que lorsque d’autres personnes ont commencé à placer des « boîtes » (catégories) autour de son travail. «Le malheur projeté sur les autres est ce qui fait obstacle. Les gens ne croient pas que quelque chose soit possible et ils le projettent sur vous, ce qui vous fait vous demander si vous faites la bonne chose. » Sa solution pour surmonter les sentiments de syndrome d’imposteur est simple : ignorez les « boîtes » et entourez-vous d’un bon système de soutien. «Je sors tout le temps de la boîte. Mes amis me soutiennent et je soutiens mes amis. Vous rencontrez des problèmes lorsque vous autorisez des perspectives extérieures qui ne correspondent pas à votre intuition. Ignorez les boîtes et entourez-vous d’un bon système de soutien. »

Le Dr Gardner confirme que la communauté est importante. Choisir à qui vous adresser pour obtenir des commentaires sur votre travail a une incidence sur la façon dont vous voyez vos capacités et vos réalisations. Dans ses recherches, il a constaté que lorsque les gens s’adressaient à leur groupe pour obtenir leurs commentaires, ils se sentaient souvent plus comme un imposteur. Cependant, lorsque les gens s’adressaient à un groupe extérieur, ils se sentaient moins comme un imposteur. Pour les créateurs, affirme-t-il, cela signifie s’adresser à diverses personnes pour obtenir des commentaires sur votre art. « Allez voir d’autres artistes pour des compétences techniques mais allez ailleurs pour l’estime de soi et la confiance. »

Apprenez à faire confiance à votre intuition 

Cela peut prendre du temps pour développer cette confiance en vous et en votre intuition. Sam Ewan, directeur général de l’agence d’innovation dotdotdash et spécialiste du marketing expérientiel de longue date, a déclaré qu’il conservait des fichiers de recherche sur tout et utilisait ces recherches pour affiner son intuition. Lorsqu’il réfléchit à sa carrière, il croit que son secret de la réussite est de bien connaître quelque chose, de renforcer sa confiance en ces connaissances et de faire confiance à son intuition pour le guider dans les bonnes idées, les moments créatifs et les opportunités de carrière.«Ne vous précipitez pas simplement parce que vous pensez que vous devriez. Allez-y quand vous savez que vous devriez. »

«Arrêtez de vous comparer aux autres et comprenez si vous aimez le travail que vous faites», ajoute-t-il. Sinon, vérifiez votre intuition, suivez votre curiosité et passez à la chose suivante. Lorsque vous vous sentez comme un imposteur, note-t-il, vous pourriez en être un, et ce n’est pas la fin du monde. Prenez du recul, demandez si c’est le bon travail pour vous et sinon, continuez . N’allez pas de l’avant simplement parce que vous pensez que vous devriez. Poussez quand vous savez que vous devriez.

Et, si vous ne faites toujours pas confiance à votre intuition, vous devrez peut-être simplement vous entraîner. « Découvrez ce que vous devez entendre et dites-le à vous-même et aux autres« , a déclaré Dona Sarkar, styliste et cadre technologique . «Quand je conseille à quelqu’un d’aller faire la chose et qu’ils le font, je me rends compte que ma voix intérieure est en fait juste. Je savais que j’avais raison à leur sujet – et à propos de moi aussi. »

L’intuition n’est pas immédiate.

David Schwarz, co-fondateur de HUSH, note qu’il a toujours habité deux mondes : les affaires et l’art. Parfois, il a l’impression que son équilibre entre les deux est un acte d’imposture, et pourtant il note que chevauchant les deux mondes est ce qui a le plus contribué à sa réussite professionnelle. «Il y a une schizophrénie de ces deux côtés. Il y a toujours une autre version de moi qui n’est pas dans le mix à un certain moment». «Mon intuition ne s’arrête pas toujours au vrai nord. Parfois, cela prend un certain temps pour résoudre ce problème de boussole. Ce n’est pas comme une direction cardinale. »

Pour David, l’interaction entre ses deux côtés est une longue méditation sur le chemin vers une pleine expression de soi, car il croit que ce qu’il est existe à l’intersection entre le commerce et le design. Il explique se retrouver à cette compréhension, uniquement par une croyance profonde en sa propre intuition . «J’utilise l’intuition plus que toute autre compétence jusqu’à présent dans ma carrière. J’ai suivi des choses qui semblaient justes à l’époque », a-t-il déclaré. «J’ai pris des décisions commerciales et d’importantes décisions de projet avec des données limitées, car elles se perçoivent bien.»

Cependant, affirme-t-il, vous ne savez pas toujours ce qui se perçoit bien, tout de suite : «Mon intuition ne s’arrête pas toujours au vrai nord. Parfois, cela prend un certain temps pour le résoudre. Ce n’est pas comme une direction cardinale. Mais c’est un nord magnétique et il finira par y arriver». Pour cette raison, il est enclin à changer d’avis et à réévaluer une décision à mesure qu’il recueille plus d’informations. Il pense que c’est essentiel : le plus grand écueil peut être de porter un jugement instantané. Parfois, « l’intuition nécessite plus de temps pour cuire, mais quand elle est cuite, vous pouvez être certain que c’est la bonne chose à faire. »

Prenez le temps d’écouter et d’exploiter votre intuition, et vous dépasserez tous les sentiments de syndrome d’imposteur. Repérez ces sentiments inconfortables, car ils peuvent stimuler la croissance si vous écoutez et faites le travail.  Plus de messages par Kristina Libby 

16 juin 2020 – Site Adobe 99U, la suite créative.

Kristina Libby est une écrivaine, une artiste et une directrice technologique vivant à New York.  

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En Bourgogne Franche-Comté, un tiers des entrepreneurs sont des femmes, à la tête de structures aussi pérennes que celles des hommes.

Juin 2020 

En Bourgogne-Franche-Comté, un tiers des entrepreneurs sont des femmes, à la tête de structures aussi pérennes que celles des hommes .

En Bourgogne-Franche-Comté, les femmes représentent 32 % des non-salariés. Elles  sont en moyenne  plus qualifiées que leurs homologues masculins, en raison notamment  des professions qu’elles exercent dans le secteur de la santé et qui requièrent un haut niveau de diplôme. Malgré cela, elles ont, en général, un revenu inférieur à celui des hommes, en partie parce qu’elles sont plus jeunes, moins expérimentées et plus souvent micro- entrepreneuses. Près de 37 % sont à la tête d’entreprises très fortement exposées au risque économique lié à la crise sanitaire du Covid-19. Elles créent des entreprises dans des conditions moins favorables que les hommes, mais dont la pérennité au bout de trois ans est pratiquement équivalente. 

Hélène Ville, David Brion (Insee) 

En Bourgogne-Franche-Comté, près de 42 800 femmes et 90 900 hommes sont non-salariés à la fin 2017. Il peut s’agir de dirigeants de société ou d’entrepreneurs individuels, parfois micro-entrepreneurs, exerçant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Cela concerne près de 8 % des femmes en emploi, bien moins que les hommes, 16 %. Les femmes sont particulièrement minoritaires dans la région sur ce type d’emploi. Le taux de féminisation atteint 32 % soit le plus bas des régions de France métropolitaine. Il est le plus élevé en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 38 et 37 % alors que la moyenne nationale est à 36 % (figure 1)

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Les nouveaux rapports au travail.

Le témoignage de Laurent Grandguillaume dans la Revue des Cadres CFDT N° 485 – Juin 2020.

La crise actuelle accélère la mutation des relations d’emploi et de travail portée par la révolution numérique. La polarisation entre salariés et indépendants est dépassée. Ce que l’on appelait hier nouvelles formes d’emploi ont ouvert de multiples possibilités d’intermédiation, questionnant l’entreprise assise elle aussi sur le salariat.

M. Grandguillaume

La crise sanitaire oblige à repenser le travail pour s’adapter aux urgences, mais aussi pour innover et résister. Elle a accéléré le débat sur l’écologique, sur la nécessaire réduction des inégalités face à l’exclusion et à l’isolement social, sur le besoin de services publics efficients et sur l’utilité de refonder les politiques de l’emploi. Les débats se multiplient pour penser l’après dans les domaines de la transition écologique, du contrat social et de la relance économique, mais aussi sur la question des nouvelles médiations par les tiers de confiance dans une société fracturée par la défiance. Nous proposons ici d’aborder cette question sous l’angle du travail alors que le discours dominant depuis une décennie a été celui de la désintermédiation et de la critique virulente des corps intermédiaires. Les partenaires sociaux, les partis politiques, les associations subissent ainsi une forme puissante de défiance. Pour ma part, je crois que nous sommes dans une période de réintermédiation. Dans notre pays, l’entreprise et le travail en particulier restent des espaces de confiance comme le démontrent régulièrement les différentes enquêtes menées en la matière. C’est pourquoi il est essentiel de repenser la fraternité dans le collectif de travail à l’image des réflexions portées par Alain Supiot[1].

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