Actualités & News·Nos projets·Optimisme

Frédéric Lenoir : « Soyons bienveillants ».

Convaincu que rien ne sera plus comme avant la crise et qu’il nous faut apprendre à faire face à un avenir incertain, le philosophe Frédéric Lenoir publie « Vivre ! Dans un monde imprévisible » (Fayard). Un manuel de survie optimiste.

Frédéric Lenoir

Le Grand Entretien : Votre livre appelle à « Vivre ! » Pourquoi un tel cri du coeur ?

Vivre est essentiel : il ne s’agit pas simplement de survivre, mais de vivre pleinement, de ne pas se laisser abattre par la crise et par les difficultés de la vie. c’est ainsi que l’on pourra entrer en résilience, que l’on pourra se reconstruire pour ensuite essayer non pas de retrouver l’équilibre antérieur, mais d’aller plus loin.

Le Grand Entretien : Comment être résilient ?

La résilience, c’est-à-dire la reconstruction, est possible à condition d’avoir déjà connu une fois dans sa vie l’amour inconditionnel, avoir été aimé pour ce que l’on est. la plupart d’entre nous ont heureusement connu cet amour inconditionnel sur lequel s’appuyer pour traverser une épreuve et un profond désarroi. Il faut aussi, pour être résilient, vouloir rebondir : certains ont cette énergie de vie en eux, d’autres non.

Le Grand Entretien : Comment s’aider les uns les autres, pour trouver ensemble un chemin de consolation commun ?

Pour aider ceux qui sont pris dans une dépression, il faut susciter un nouveau désir, parce que l’on ne va pas s’en sortir par la seule force de la volonté et de la raison. Comme dit le philosophe Spinoza, on ne peut se sortir d’une tristesse profonde que par un désir supérieur à l’affect négatif ans lequel on est. Il faut une motivation : c’est cela qu’il faut chercher.

Le Grand Entretien : Est-ce-que de cette crise, on peut faire une chance ?

Elle offre l’opportunité d’évoluer, de sortir de la logique de l’ultralibéralisme consumériste sans avenir. Allons vers plus d’écologie et de justice sociale, parce que l’on voit bien qu’une crise de cette ampleur ne fait qu’accentuer les inégalités. Et soyons bienveillants dans les rapports sociaux.

Le Grand Entretien : Doit-on croire à un monde d’après ?

Il sera impossible de reconstruire le monde sans tenir compte de ce qui s’est passé. Il faut tirer les leçns de cette crise et essayer de grandir après cette épreuve, pour trouver un équilibre plus satisfaisant, c’est-à-dire une meilleure relation à la planète. Il faut aussi rester vigilant, pour ne pas rentrer dans une société autoritaire et de contrôle des individus, qui menacerait nos libertés.

Le Grand Entretien : ce monde sera-t-il forcément meilleur ?

Nous espérons tous aller vers quelque chose de meilleur, parce que notre monde avant n’était pas idéal. Mais il faudra faire des choix, parfois douloureux. Si l’on décide par exemple de diminuer demain le trafic aérien, il faudra accepter qu’il y ait du chômage dans le trasnport aérien, qu’on cherchera à compenser par la création d’emplois dans d’autres domaines, comme les énergies renouvelables ou les transports propres. L’État, qui injecte des milliards dans l’industrie classique, pourrait les redistribuer pour soutenir tout ce qui va dans le sens du durable, du renouvelable et du respect de l’environnement.

Un avenir écologique ?

Le Grand Entretien : vous pensez que l’avenir sera écologique ?

Tout est imprévisible, mais on est sûr d’une chose : nous allons au-devant de catastrophes écologiques majeures et cela fait consensus parmi les scientifiques. Si nous continuons à vivre de la même façon, nous connaîtrons un réchauffement climatique dramatique, avec une montée des eaux qui va faire se déplacer des millions de personnes. Puisque c’est prévisible, mettons tout en oeuvre pour faire face à ce défi et rentrons dans la véritable transition écologique. Il faut en convaincre chaque citoyen.

Le Grand Entretien : Gouverner est un art difficile en temps de crise. Faut-il changer de cap pour en sortir ?

On gouverne à vue, sans perspectives. Il faudrait une vision à moyen et à long terme : cela demande du courage, car cela suppose une transition difficile. Aucun homme politique actuel n’a montré cette capacité à dessiner un vrai cap, même si je ne méconnais pas la difficulté à mener des réformes en profondeur, car les Français sont un peuple râleur qui n’aime pas les réformes, même quand elles sont nécessaires.

Le Grand Entretien : l’épidémie nous a confrontés à une grande incertitude. Comment faire face à cette insécurité ?

Plutôt que de vouloir à tout prix rétablir une fiction de stabilité, il faut s’habituer à vivre dans un monde en mouvement, accepter l’imprévisibilité. C’est ce que nous enseignent les sages taoïstes : la joie vient de la flexibilité, de la souplesse, de la capacité à s’adapter aux mouvements permanents de la vie. Si on ne développe pas en nous cette capacité, nous serons de plus en plus déstabilisés et donc nous serons malheureux. Il faut vraiment changer son regard pour voir la vie comme un flux permanent dans lequel on se fond, comme le nageur qui accompagne le courant dans l’eau.

Le Grand Entretien : Nous ne savons pas si l’épidémie est terminée. Si le cauchemar reviendra. Comment ne pas avoir peur ?

L’épidémie n’est pas la seule peur. On vit dans un monde de pljus en plus sujet aux catastrophes écologiques, aux crises sanitaires, économiques, sociales, toutes liées à la globalisation du monde qui nous fragilise énormément, tout comme nous menace notre arrachement à la nature et la destruction des écosystèmes. Il faudrait une attitude beaucoup plus respectueuse de la planète, la relocalisation économique de domaines stratégiques, dans lesquels chaque pays doit avoir une autonomie minimale.

Le Grand Entretien : La crise sanitaire a mis aujour une médecine en plein doute et traversée de contradictions. Pensez-vous que l’épidémie a remis en question la science ?

Ce que nous avons observé n’est pas une claque pour la science, mais pour la croyance que l’on avait investie dans la science et les experts. On a vu non seulement que la science n’a pas la réponse à tout, mais que les scientifiques sont parfois en désaccord entre eux et qu’ils ne sont pas toujours neutres : ils peuvent aussi avoir des croyances et des intérêts financiers qui polluent la recherche.

Le Grand Entretien :Nous avons vécu ces derniers mois avec la maladie et la mort. Ce traumatisme collectif va-t-il nous marquer durablement ?

La mort fait partie de la vie ,mais on a créé du traumatisme sur du traumatisme en interdiant à des proches d’aller visiter dans les hôpitaux ou les maisons de retraite ceux qui étaient en train de mourir. On a laissé des gens mourir seuls et c’est extrêmement violent. Mourir dignement, c’est être entouré de ses proches et c’est une des choses les plus importantes de la vie: aucune raison sanitaire ne peut interdire cela.

Propos recueillis par Nathalie Chifflet – Paru dans Le Bien Public du Dimanche 21 Juin 2020.

BIO EXPRESS :

Naissance le 3 Juin 1962 à Madagascar.

1986 – 1990 : Directeur de collection aux Éditions Fayard.

1991 : consacre sa thèse de doctorat à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) au bouddhisme en occident.

1992 : devient chercheur associé à l’EHESS.

2004 – 2013 : dirige la rédaction du magazine Le Monde des Religions.

2008 – 2016 : anime Les Racines du Ciel sur France Culture, émission hebdomadaire consacrée à la spiritualité, qu’il a créée.

Entre 1987 et 2019 : Frédéric Lenoir a publié une quarantaine d’ouvrages, encyclopédies, livres d’entretiens, essais et romans, vendus à plus de 7 millions d’exemplaires et traduits dans une vingtaine de langues. Il a cofondé la fondation Seve (Savoir-être et Vivre ensemble) sous l’égide de la Fondation de France dont la mission principale est de former les animateurs d’ateliers de philosophie et de méditation dans les écoles. Il a également créé l’Association Ensemble pour les animaux.

Développement personnel·Optimisme

Dire merci, ça fait du bien !

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Ce petit mot du quotidien, comme nos applaudissements pour les soignants, peut nous faire plus de bien que nous le pensons. La psychologue Rebecca Shankland, enseignante en psychologie à l’Université de Grenoble, explique…

Au-delà du merci de politesse, ce témoignage de gratitude est riche en bénéfices. Les chercheurs en psychologie ont évalué par de nombreuses études ses effets dans les relations sociales, mais aussi sur notre santé morale, et même physique ! A condition de dépasser l’automatisme, justement, pour redonner tout ce sens à ce « mot magique ».

C’est bon pour la santé.

Gratitude_Shankland2Notre corps en profiterait directement : « Les observations par imageries médicales de la fréquence cardiaque, de la tension et de la sudation ont montré une réduction des manifestations liées au stress et du taux de cortisol notamment (-23%) sous l’effet d’émotions positives comme celle que génère le sentiment de reconnaissance », rapporte Rebecca Shankland, l’enseignante grenobloise, auteure de « Les pouvoirs de la gratitude », (éditions Odile Jacob).

 

 

Le rythme cardiaque ralentit, la tension baisse, c’est donc bon pour le coeur, pour l’organisme moins exposé aux phénomènes d’oxydation, mais aussi pour les fonctions cérébrales. La gratitude décuple ainsi étonnamment la créativité et l’agilité intellectuelle.

C’est bon pour le moral.

« Éprouver de la gratitude réduit le sentiment de solitude car cela permet de nous sentir reliés aux autres », précise encore Rebecca Shankland. Et cela nous fait énormément de bien. Il n’en fallait pas davantage pour souligner, grâce à plusieurs études, l’effet protecteur de la gratitude contre la dépression. « Plus nous savons dire merci aux autres, à la vie qui nous gâte, moins nous nous sentons déprimés », confirme la psychologue, recherches à l’appui.

Ça se cultive.

Les experts en psychologie positive proposent des techniques, comme la tenue régulière d’un journal de gratitude pour y inscrire les bienfaits reçus. « C’est tellement efficace que la méthode a été intégrée à des protocoles de soins de patients dépressifs, », ajoute Rebecca Shankland. Autre exercice:  s’efforcer d’être simplement plus réceptifs à ce que nous ressentons, à ce que nos sens perçoivent, par la méditation en pleine conscience ou des exercices d’attention. Cela aide à mieux mesurer les dons reçus, petits ou grands.

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Ça s’apprend.

Nous n’avons donc jamais fini d’apprendre à dire merci. Même si cela commence très tôt, avec nos enfants. Comment leur faire comprendre à quel point c’est important ? « En donnant l’exemple, en se disant souvent merci entre adultes, aux enfants … », conseille avant tout la psychologue grenobloise. Certes, les enfants qui l’entendent vont l’intégrer, mais le sentiment de gratitude, si protecteur pour eux, ne sera pas forcément au rendez-vous. Une fois de plus, des études l’ont mis en évidence : plus l’attente de l’adulte est importante, moins l’enfant éprouve sincèrement de reconnaissance.

À nous de les féliciter aussi quand ils remercient pour qu’ils se rendent compte que cela compte pour nous. Finalement, rien n’est dû, tout se donne pour être reçu avec plaisir.

Sophie VIGUIER-PINSON.

Le Bien Public du Dimanche 26 Avril – Bien-être en partenariat avec Tempo- Santé.

 

 

 

 

L'éditorial·Optimisme

L’éditorial distancié.

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Vous souvenez-vous de « Propos sur le bonheur » ? Nous en avions parlé ici même le 31 janvier 2019. Nous en étions alors au Niveau 1, celui de l’Initiation ; voici venu le temps des Idées, aujourd’hui je vous entraîne au niveau de la Confirmation. Puisé dans « Éléments de Philosophie », voici ce que dit Alain de la Solidarité.

La contrainte naturelle qui vous force à vivre ici et non là, qui vous a fait naître en cette ville et vous a fermé dans ce petit collège, délivre l’esprit de cette vaine psychologie [celle de vouloir plaire à tout prix]. La solidarité est ce lien naturel. Non point entre semblables qui se conviennent, au contraire entre inconciliables, indiscrets, ennemis. Vous ne choisissez point, hors d’une grande fortune qui vous fait errants et secs, sans l’adoption forcée et les vieilles femmes  à roupies. D’autant que l ‘ardeur du jeu, dans les premières années, nous fait aimer l’espèce. Ajoutez le langage commun, et le ton chantant de chaque ville, dont aucune nuance n’est perdue…

Quand les liens sont plus serrés, les amitiés en naissent plus fortes et plus durables, comme entre deux prisonniers, entre deux écoliers, entre deux soldats. Mais pourquoi ? Parce que la contrainte nous fait accepter ce qui ne manquerait pas de nous rebuter d’abord, si nous étions libres. Et la bienveillance réciproque, même forcée, en appelle par des signes bien clairs une autre ; le riche ignore ces trésors-là. Presque tous les hommes conservent avec bonheur ces premiers fruits de leur sagesse, et souvent sans savoir pourquoi; car il est également ignoré que tous les hommes deviennent meilleurs par la bienveillance, mais que le jeu des passions doit rompre inévitablement presque tous les attachements libres. Les effets visibles dans l’expérience ont pourtant mis en honneur la fidélité, qui consiste à vouloir aimer malgré tout. Il faut se garder ici de renverser l’ordre. Ce n’est point par sa force qu’un attachement est fidèle, au contraire c’est par sa fidélité qu’il est fort. Aussi ne faut-il pas se plaindre trop de cette contrainte du fait, qui nous rend fidèles par nécessité. Il faut dire seulement que la fidélité forcée est moins clairvoyante, qu’elle fait moins naître ce qu’elle voudrait, qu’elle se contente enfin plus aisément. De toute façon il faut gagner l’amour qu’on a.

Ces victoires ne feraient point une société. L’amitié ne naît pas inévitablement de la contrainte, il s’en faut bien. La haine peut aussi peut naître du voisinage, car toute passion s’échauffe par la réplique, et imite sa propre image. Tout est bon pour se haïr, même un mur branlant si on s’injurie par-dessus, même un chien battu. Le plus ordinaire est l’indifférence, surtout, ce qui est commun, si les mêmes métiers ne voisinent point. Mais cela même trompe comme une porte bien fermée. Car toutes ces paroles et tous ce visages, nous façonnent autant que le vent, la pluie et le soleil font les noeuds du chêne. Je n’ai jamais pu parler à un homme sans prendre son accent; ce n’est que par les remarques des autres que je m’en suis aperçu. Ainsi chacun imite les sourires et les grimaces, les gestes et les petites actions. Voici comment chacun est de son village, et souvent ne retrouve une certaine aisance que là. Comme un lit que l’on fait à sa forme. Et c’est bien autre chose que de l’aimer.

Je n’oublie point ces mouvements de panique ou de folle espérance, cette puissance de la rumeur et de la mer humaine que l’on subit partout où il y a des  hommes, et encore  mieux dans son propre pays, encore mieux à la porte de sa propre maison.  Ce n ‘est qu’un fait d’animal, et le jugement n’y est pour rien. Mais par cette disposition prophétique des passions, qui croient toujours que les émotions annoncent quelque chose, il arrive que le jugement suit. La honte n’est qu’entre ce jugement forcé et un autre. Et quand je ne céderais pas à ces mouvements de foule, me voilà porté à une grande colère ; il faut toujours qu’ils me donnent leur folie, ou la folie qui les brave. J’étais pris, me voilà emporté. Il n’y aurait donc de sociétés que de convulsionnaires et dans le fait toutes y arrivent, comme la guerre le fait voir. Voilà des passions redoublées et un autre corps. Comment vivre en Léviathan ?

Éléments de Philosophie – Alain – 10 Mars 1940.

N.B. : Léviathan :  Monstre symbolisant la force et le pouvoir du mal. Ils ont peur et obéissent au léviathan de l’or, à la capitale des banques (MicheletJournal,).Y a-t-il donc en chacun de nous un léviathan invisible qui n’apparaît que lorsqu’il est chassé hors de sa noire tanière par la peur, la fureur (Morand).

https://bourgognecollaborativenetwork.com/2019/01/31/propos-sur-le-bonheur-jeremiades/

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Printemps.

Optimisme·Pour un meilleur emploi·Recrutement & RH

Vous avez dit « profil atypique »?

Bonjour les amis, je profite de cet article pour tenter de répondre à une question :

Revendiquer son « profil atypique » nuit-il à votre recherche d’emploi?

Malgré tout ce que l’on voit paraître dans les médias, vous appuyer d’un parcours non linéaire n’est pas toujours une bonne stratégie face à des recruteurs qui souhaitent être rassurés.

En effet, le terme « atypique » plaît de plus en plus aux candidats pour se décrire en entretien d’embauche. Dans l’absolu, ce n’est pas un problème car avoir une trajectoire particulière correspond à une réalité pour beaucoup, et il ne faut pas réellement vous en cacher. Néanmoins, il ne faut pas s’en contenter comme d’une qualité à ne pas justifier.

A l’heure actuelle, tous le monde peut comprendre si l’on explique, qu’il peut ne pas y avoir de cohérence entre notre formation et nos expériences professionnelles, ou la décision d’une reconversion dans un domaine complètement différent. Simplement, vous devez savoir parler de votre histoire sans vous sentir coupable de vos choix.

Votre objectif sera de ne pas « perdre » le recruteur dans des explications farfelues, mais plutôt expliquer « sans gêne » les raisons qui ont motivé cette transition. Car toutes les explications sont recevables.

A vrai dire, quand même préparer les éventuelles objections du recruteurs qui sont tout à fait légitimes. Comme exemple, un changement de cap après un échec montre votre résilience et votre volonté. Une (ou des) expérience(s) à l’étranger (ou un long voyage) peut présenter une volonté passée de découvrir le monde et d’autres cultures, sans oublier votre travail des langues étrangères.

Transformez ce que vous pensez être un handicap en une qualité ou un point fort. Un parcours atypique peut se vendre comme le développement d’une adaptabilité (plutôt qu’une instabilité), et il démontre votre polyvalence ainsi que votre flexibilité.

Moralité, il faut assumer votre parcours et en parler librement en essayant de devancer les possibles interrogations.

Aussi, privilégiez les PME aux grands groupes qui préfèrent les parcours linéaires sans failles, en mettant en avant votre personnalité et votre autonomie.

Enfin, ne jamais avoir honte de son parcours qui correspond à ses choix de vie et ses passions.

 

Je suis un candidat atypique, est-ce une chance? (Alphea Conseil – 2019)

Se définir « atypique » nuit-il à votre emploi? (cadremploi.fr)

Pourquoi les entreprises peinent à les recruter? (Forbes – 2019)

Comment trouver un emploi avec un profil atypique? (Quimper emploi – 2017)

 

Optimisme·Revue de Presse

Spécial Halloween : les irlandais ont-ils retrouvé l’Atlantide ?

Hy-Brasil est référencé dans les journaux des explorateurs et dans la mythologie celtique.

Halloween

L’imagination se confond avec la réalité où l’île de Hy-Brasil est rappelée dans les registres des voyageurs et des anciennes légendes irlandaises. L’Irlande pourrait bien avoir sa propre version d’Atlantis.

Lire Plus: Les mythes et légendes irlandais les plus fantasmagoriques qui entourent Halloween

Les informations rassemblées par l’historienne Fiona Broome , ainsi que par les passionnés de mythologie celtique, montrent l’intersection du mythe et de la réalité en ce qui concerne l’île de Hy-Brasil, également connue sous les variantes Hy-Breasal, Hy-Brésil, Hy-Breasil, Brazir, entre autres.

Dans le folklore celtique, ce pays insulaire tire son nom de Breasal, le haut roi du monde. Cependant, alors que l’Atlantique commençait à être explorée de manière plus approfondie, le nom de Hy Brazil aurait pu être rattaché à un lieu réel, fournissant ainsi des preuves qui se rattachent au mythe irlandais.

Hy-Brasil a été noté sur les cartes dès 1325 lorsque le cartographe génois Dalorto a placé l’île à l’ouest de l’Irlande. Sur les cartes de navigation successives, il apparaît au sud-ouest de la baie de Galway.

Saint-Barrind et Saint-Brendan ont tous deux trouvé l’île au cours de leurs voyages respectifs et sont rentrés chez eux avec des descriptions presque identiques d’Hy-Brasil, qu’ils ont surnommées la «Terre promise».

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Une carte catalane d’environ 1480 indique qu’une île est «Illa de brasil» au sud-ouest de l’Irlande, où ce lieu mythique était censé se trouver.

Les expéditions quittèrent Bristol en 1480 et 1481 pour la rechercher et une lettre écrite peu après le retour de John Cabot de son expédition en 1497 signalait que des terres découvertes par Cabot avaient été «découvertes dans le passé par les hommes de Bristol qui avaient trouvé Hy Brasil». « 

Certains historiens affirment que le navigateur Pedro Álvares Cabral pensait avoir atteint cette île en 1500, nommant ainsi le pays du Brésil. Cependant, Cabral n’a pas choisi le nom ‘Brésil’. Le pays s’appelait d’abord Ilha de Vera Cruz (île de la Vraie Croix), plus tard Terra de Santa Cruz (Terre de la Sainte-Croix) et plus tard encore «Brésil».

Lire la suite: Le cavalier sans tête et d’autres monstres de la pègre celtique

La théorie généralement admise stipule qu’elle a été renommée en brésilien, qui a une couleur rouge extrême (donc «brasil» dérivée de «brasa»: ember), une plante très précieuse dans le commerce portugais et abondante dans le pays nouvellement trouvé.

La caractéristique géographique la plus distinctive de Hy-Brasil est qu’elle apparaît sur les cartes comme un cercle parfait, avec un canal semi-circulaire au centre. L’image centrale sur le drapeau brésilien, un cercle avec un canal au centre, était le symbole d’Hy-Brasil sur les premières cartes.

A la fois, St-Barrind et St-Brendan ont confirmé le périmètre circulaire de l’île, qui ont parcouru séparément le rivage pour déterminer où se trouvait l’île, mais ne l’ont jamais trouvée. Très probablement, ils marchaient en rond.

L’une des visites les plus célèbres à Hy-Brasil a été organisée en 1674 par le capitaine John Nisbet de Killybegs, comté de Donegal, en Irlande. Son équipage et lui se trouvaient dans des eaux familières à l’ouest de l’Irlande lorsqu’un brouillard s’est formé.

Lorsque le brouillard s’est dissipé, le navire était dangereusement proche des rochers. Tout en se repérant, le bateau a ancré dans trois brasses d’eau et quatre membres de l’équipage ont ramé à terre pour rendre visite à Hy-Brasil. Ils ont passé une journée sur l’île et sont revenus avec de l’argent et de l’or qui leur avaient été donnés par un vieil homme qui y vivait.

Lire la suite: Briser le mythe de la populaire «île du château» en Irlande

La dernière observation supposée aurait été faite en 1872 par Roderick O’Flaherty. Dans ‘Une description chorographique de West ou H-Iar Connaught (1684)’, il nous parle du «vieil homme» rapporté en disant:

«Morogh O’Ley, qui vécut aujourd’hui à O’Brasil pendant deux jours, s’imagina reconnaître de là-bas les îles d’Aran, Golamhead, Irrosbeghill et d’autres endroits du continent occidental, endroits qu’il connaissait déjà. . « 

La dernière observation documentée de Hy-Brasil remonte à 1872, lorsque l’auteur TJ Westropp et plusieurs de ses compagnons ont vu l’île apparaître puis disparaître. C’était la troisième fois que M. Westropp voyait Hy-Brasil, mais lors de ce voyage, il avait amené sa mère et des amis pour vérifier l’existence de l’île.

Il est encore difficile de dire si l’île existe – ou a jamais existé -, mais il est difficile de nier les récits mythiques et réels de l’île.

Alors, mythe ou légende ? Nous avons tous lu l’Atlantide de Pierre Benoît.  Depuis, l’ouvrage a été (à mon avis) surpassé par le fabuleux Nuit des Temps de René Barjavel…  Pour faire le lien, rappelez-vous le Kon-Tiki de Thor Heyerdahl ; ce n’était pas un simple radeau, il avait pour but de prouver la faisabilité des migrations transpacifiques. Eh bien, le voyage de Saint-Brendan a connu la même destinée : son voyage a été reconstitué, et retracé :

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L’ouvrage de Tim Severin « The Brendan Voyage » retrace l’odyssée :

Alors, si tout était authentique et reconstituable dans le récit de St_Brendan, plus de 900 ans avant Christophe Colomb, comment ne pas croire à Hy-Brasil, l’équivalent irlandais de l’Atlantide ?

L’Ours.