Actualités & News·Nos projets·Optimisme

Frédéric Lenoir : « Soyons bienveillants ».

Convaincu que rien ne sera plus comme avant la crise et qu’il nous faut apprendre à faire face à un avenir incertain, le philosophe Frédéric Lenoir publie « Vivre ! Dans un monde imprévisible » (Fayard). Un manuel de survie optimiste.

Frédéric Lenoir

Le Grand Entretien : Votre livre appelle à « Vivre ! » Pourquoi un tel cri du coeur ?

Vivre est essentiel : il ne s’agit pas simplement de survivre, mais de vivre pleinement, de ne pas se laisser abattre par la crise et par les difficultés de la vie. c’est ainsi que l’on pourra entrer en résilience, que l’on pourra se reconstruire pour ensuite essayer non pas de retrouver l’équilibre antérieur, mais d’aller plus loin.

Le Grand Entretien : Comment être résilient ?

La résilience, c’est-à-dire la reconstruction, est possible à condition d’avoir déjà connu une fois dans sa vie l’amour inconditionnel, avoir été aimé pour ce que l’on est. la plupart d’entre nous ont heureusement connu cet amour inconditionnel sur lequel s’appuyer pour traverser une épreuve et un profond désarroi. Il faut aussi, pour être résilient, vouloir rebondir : certains ont cette énergie de vie en eux, d’autres non.

Le Grand Entretien : Comment s’aider les uns les autres, pour trouver ensemble un chemin de consolation commun ?

Pour aider ceux qui sont pris dans une dépression, il faut susciter un nouveau désir, parce que l’on ne va pas s’en sortir par la seule force de la volonté et de la raison. Comme dit le philosophe Spinoza, on ne peut se sortir d’une tristesse profonde que par un désir supérieur à l’affect négatif ans lequel on est. Il faut une motivation : c’est cela qu’il faut chercher.

Le Grand Entretien : Est-ce-que de cette crise, on peut faire une chance ?

Elle offre l’opportunité d’évoluer, de sortir de la logique de l’ultralibéralisme consumériste sans avenir. Allons vers plus d’écologie et de justice sociale, parce que l’on voit bien qu’une crise de cette ampleur ne fait qu’accentuer les inégalités. Et soyons bienveillants dans les rapports sociaux.

Le Grand Entretien : Doit-on croire à un monde d’après ?

Il sera impossible de reconstruire le monde sans tenir compte de ce qui s’est passé. Il faut tirer les leçns de cette crise et essayer de grandir après cette épreuve, pour trouver un équilibre plus satisfaisant, c’est-à-dire une meilleure relation à la planète. Il faut aussi rester vigilant, pour ne pas rentrer dans une société autoritaire et de contrôle des individus, qui menacerait nos libertés.

Le Grand Entretien : ce monde sera-t-il forcément meilleur ?

Nous espérons tous aller vers quelque chose de meilleur, parce que notre monde avant n’était pas idéal. Mais il faudra faire des choix, parfois douloureux. Si l’on décide par exemple de diminuer demain le trafic aérien, il faudra accepter qu’il y ait du chômage dans le trasnport aérien, qu’on cherchera à compenser par la création d’emplois dans d’autres domaines, comme les énergies renouvelables ou les transports propres. L’État, qui injecte des milliards dans l’industrie classique, pourrait les redistribuer pour soutenir tout ce qui va dans le sens du durable, du renouvelable et du respect de l’environnement.

Un avenir écologique ?

Le Grand Entretien : vous pensez que l’avenir sera écologique ?

Tout est imprévisible, mais on est sûr d’une chose : nous allons au-devant de catastrophes écologiques majeures et cela fait consensus parmi les scientifiques. Si nous continuons à vivre de la même façon, nous connaîtrons un réchauffement climatique dramatique, avec une montée des eaux qui va faire se déplacer des millions de personnes. Puisque c’est prévisible, mettons tout en oeuvre pour faire face à ce défi et rentrons dans la véritable transition écologique. Il faut en convaincre chaque citoyen.

Le Grand Entretien : Gouverner est un art difficile en temps de crise. Faut-il changer de cap pour en sortir ?

On gouverne à vue, sans perspectives. Il faudrait une vision à moyen et à long terme : cela demande du courage, car cela suppose une transition difficile. Aucun homme politique actuel n’a montré cette capacité à dessiner un vrai cap, même si je ne méconnais pas la difficulté à mener des réformes en profondeur, car les Français sont un peuple râleur qui n’aime pas les réformes, même quand elles sont nécessaires.

Le Grand Entretien : l’épidémie nous a confrontés à une grande incertitude. Comment faire face à cette insécurité ?

Plutôt que de vouloir à tout prix rétablir une fiction de stabilité, il faut s’habituer à vivre dans un monde en mouvement, accepter l’imprévisibilité. C’est ce que nous enseignent les sages taoïstes : la joie vient de la flexibilité, de la souplesse, de la capacité à s’adapter aux mouvements permanents de la vie. Si on ne développe pas en nous cette capacité, nous serons de plus en plus déstabilisés et donc nous serons malheureux. Il faut vraiment changer son regard pour voir la vie comme un flux permanent dans lequel on se fond, comme le nageur qui accompagne le courant dans l’eau.

Le Grand Entretien : Nous ne savons pas si l’épidémie est terminée. Si le cauchemar reviendra. Comment ne pas avoir peur ?

L’épidémie n’est pas la seule peur. On vit dans un monde de pljus en plus sujet aux catastrophes écologiques, aux crises sanitaires, économiques, sociales, toutes liées à la globalisation du monde qui nous fragilise énormément, tout comme nous menace notre arrachement à la nature et la destruction des écosystèmes. Il faudrait une attitude beaucoup plus respectueuse de la planète, la relocalisation économique de domaines stratégiques, dans lesquels chaque pays doit avoir une autonomie minimale.

Le Grand Entretien : La crise sanitaire a mis aujour une médecine en plein doute et traversée de contradictions. Pensez-vous que l’épidémie a remis en question la science ?

Ce que nous avons observé n’est pas une claque pour la science, mais pour la croyance que l’on avait investie dans la science et les experts. On a vu non seulement que la science n’a pas la réponse à tout, mais que les scientifiques sont parfois en désaccord entre eux et qu’ils ne sont pas toujours neutres : ils peuvent aussi avoir des croyances et des intérêts financiers qui polluent la recherche.

Le Grand Entretien :Nous avons vécu ces derniers mois avec la maladie et la mort. Ce traumatisme collectif va-t-il nous marquer durablement ?

La mort fait partie de la vie ,mais on a créé du traumatisme sur du traumatisme en interdiant à des proches d’aller visiter dans les hôpitaux ou les maisons de retraite ceux qui étaient en train de mourir. On a laissé des gens mourir seuls et c’est extrêmement violent. Mourir dignement, c’est être entouré de ses proches et c’est une des choses les plus importantes de la vie: aucune raison sanitaire ne peut interdire cela.

Propos recueillis par Nathalie Chifflet – Paru dans Le Bien Public du Dimanche 21 Juin 2020.

BIO EXPRESS :

Naissance le 3 Juin 1962 à Madagascar.

1986 – 1990 : Directeur de collection aux Éditions Fayard.

1991 : consacre sa thèse de doctorat à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) au bouddhisme en occident.

1992 : devient chercheur associé à l’EHESS.

2004 – 2013 : dirige la rédaction du magazine Le Monde des Religions.

2008 – 2016 : anime Les Racines du Ciel sur France Culture, émission hebdomadaire consacrée à la spiritualité, qu’il a créée.

Entre 1987 et 2019 : Frédéric Lenoir a publié une quarantaine d’ouvrages, encyclopédies, livres d’entretiens, essais et romans, vendus à plus de 7 millions d’exemplaires et traduits dans une vingtaine de langues. Il a cofondé la fondation Seve (Savoir-être et Vivre ensemble) sous l’égide de la Fondation de France dont la mission principale est de former les animateurs d’ateliers de philosophie et de méditation dans les écoles. Il a également créé l’Association Ensemble pour les animaux.

L'éditorial·Nos projets

Plénière BCN N°124 : « Confinés, pas laminés » !

 

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Dur, dur d’être confiné !

Décidément, la visioconférence pour finir la semaine (et le mois), c’est top ! Avec 22 participants, ce sera peut-être la « killer application » de cette année twenty-twenty… Tout d’abord un mot pour saluer nos excusés : Nadine, Claude et Marie-Claire. Et aussi le courriel d’Anne-Marie, notre « webmaster » en 2016 – 2017 qui avait mis au point et défendu le projet « WordPress », tel que vous le voyez aujourd’hui : Anne-Marie nous indique qu’elle sera des nôtres lors de la prochaine plénière (prévue le 28 Mai, et sans doute en visio).

  1. Professionnalisation des Jurys Afpa : Didier Defert – Dorothée Drieux –

Sur une proposition originale de Tracey, présente ce soir, nous accueillons Didier et Dorothée, pour nous présenter en quoi consiste cette professionnalisation. Il s’agit d’une session de formation (éventuellement à distance) qui consiste à faire connaître les conditions et modalités des titres professionnels (tous organismes confondus). Cette formation s’adresse aux personnes ayant exercé le métier concerné au moins 3 ans, et l’ayant quitté depuis moins de 5 ans : la DIRECTTE qui oriente cette mission de juré recherche « la culture du métier ».

Nous sommes une poignée à BCN, à exercer ou avoir exercé cette fonction de juré : connaissance du métier (Responsable de Petite & Moyenne Structure, Négociateur commercial, Comptable…) et notre témoignage est concordant : une fois acquise la posture de juré, les jurys sont un lieu de rencontre et d’échanges riche, de structures différents, de regards et d’appréciations divers. Quels critères chacun veut-il faire peser en premier ? La connaissance théorique parfaite, ou les softskills, la débrouillardise ?

Didier : « certains sont venus comme CDD suite à des jurys, puis CDI, puis formateurs ».  D’autres sont devenus amis et partenaires, c’est le cas de BCN et de l’Afpa de Quétigny –Chevigny qui ont monté l’opération « Un emploi nommé désir » ensemble.

Concrètement : comment fait-on ?

On adresse un mail à Didier.defert@afpa.fr ou Dorothee.drieux@afpa.fr

Tracey récupère un document de l’Afpa, que nous ferons suivre sur demande. D’ores et déjà, aller voir le site Jury Titre Professionnel, où l’essentiel des informations est déjà disponible.

Portail Jury

Conclusion :

  • Évaluer, c’est transmettre.
  • Être dans un jury, c’est échanger, Être dans un réseau.
  • Nul ne sait quand se produira le contact décisif qui le mènera à l’embauche.

II. Les projets d’Hélène V. pour BCN. (présentés par Hélène et Nathalie).

Les ateliers « Carrédas » se terminent : les volontaires qui ont participé à la réaction de leurs fiches Marketing en sont maintenant à la réalisation des pitches 4 minutes et/ou 1 minute 30. Comme nous l’avons dit, ces entraînements sont réalisables à la demande.

Autre possibilité : nous allons publier les fiches des personnes qui le souhaitent sur l’Onglet Compétences du WordPress. Cela peut aider à l’amélioration des profils LinkedIn, le second chantier évoqué ci-dessous.

 

Après consultation de  3 organismes de formation, l’offre d’Evolve Formation, qui se situait en position médiane dans l’éventail, a finalement été retenue : une première session s’est tenue ce mardi après-midi, qui portait sur les fondamentaux de la bureautique et de l’environnement numérique. Sur le portail extranet mis à disposition pour accéder à la visio, devraient être mis en ligne les documents, supports et quizz qui permettront de mesurer les acquis et les points à reprendre.

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Les prochaines sessions auront lieu les 5 et 12 Mai, et une dernière session sera sans doute programmée début juin, soit en présentiel, soit en visio.

Nathalie, qui s’est portée volontaire pour nous aider à dispenser cette formation, indique les résultats obtenus lors du « Questionnaire de contribution ». De par son métier et ses connaissances, elle est la personne la plus légitime pour prendre la suite, et donner un coup de main à Hélène :   (Diapositive ci-dessous).

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D’ores et déjà, plusieurs personnes se sont portées candidates pour l’épisode N°2 : citons notamment Nadine et Sylvie, qui n’étaient pas dans les conditions de préparation et/ou de disponibilité pour participer à cette session. Quelle réponse leur apporter ?

A. Il est très probable qu’il y aura une suite, selon le volant de budgétaire de nous disposerons.

B. A la question d’Hélène N., il va de soi que les personnes qui ont participé aideront les autres à « booster » leur profil LinkedIn. C’est déjà ainsi qu’ont fonctionné les ateliers Carrédas et AEC.

C. La programmation du 2nd semestre est stratégique : pourrons-nous lancer une « promotion » 2020 à la rentrée ? Ce que l’on sait du calendrier va être tendu : entre mi-septembre et le 2 octobre nous devrions avoir 3 occasions de recruter des candidats. Est-ce-que cela sera suffisant ? Après discussion, nous avons validé le principe de tirer ensemble le bilan de cette 1ere opération.

D. En parallèle, Antoine et Alexandre remontent à la source, pour récupérer « les bonnes pratiques » dans les associations amies.

III. Tour de table – Les succès, les idées, les propositions.

L’association félicite Estelle pour sa brillante réussite à l’ESEO ; depuis son arrivée à BCN en fin 2019, Estelle a été assidue, participative et s’est intégrée très naturellement. D’ailleurs, elle nous indique que l’ESEO (superbes locaux -) recherche des formateurs, des vacataires, susceptible de donner des cours (économie, marketing ?) à des élèves de prépa, ou 1eres années d’ingénieurs.

Quant à Sylvie, elle vient d’être accréditée comme coach, et si elle s’oriente partiellement vers le commercial, elle souhaite s’adosser sur le secteur de la santé, dont elle vient. Félicitations à Sylvie, que nous aiderons à travailler son profil LinkedIn. Hélène V. indique les noms d’Olivier Champion, coach du réseau EMCC, qui anime un groupe de coaches, auquel participe également Jef (Jean-François) resté très proche de l’Association BCN, dont il était membre l’an dernier.

Hélène N. nous parle de l’Association « 60.000 Rebonds » dont elle est membre : il s’agit d’anciens entrepreneurs, qui ont rencontré des difficultés, et se trouvent face à une interrogation : retour au salariat, ou à l’entreprenariat ?

Dans une logique de réseau, cette rencontre sera fructueuse : si l’objet aujourd’hui était d’évoquer le principe, nous aborderons avec Hélène l’opportunité de les inviter lors d’une prochaine plénière en physique.

Autre contact demeuré pour le moment en stand-by, celui de Philippe Antoine, rencontré avec Xavier en février, qui anime l’équipe régionale du  CRA, association nationale des Cédants & Repreneurs d’Affaires. Dans le contexte de confinement, la rencontre serait délicate, mais la rentrée devrait permettre de donner suite.

La période est également propice aux initiatives « face-à-face » : c’est ainsi que nous avons obtenu par l’intermédiaire d’Aude Moulin (Dijon Mag) l’accord de principe ci-dessous du cabinet du Maire  pour être exposant à la Journée des  Nouveaux Arrivants à Dijon. (1ère réponse). Les Associations doivent  être sponsorisées, et nous avons le soutien officiel d’Élodie FIEVET, Directrice de la MDA, et Membre du Jury. (2ème réponse).

Je suis Madame CHOUGRANI, en charge de la «Journée des Nouveaux Habitants» qui EN PRINCIPE devrait se tenir samedi 26 septembre 2020, dans les salons de l’hôtel de ville. Nous sollicitons en effet, à cette occasion, des associations dijonnaises (les plus actives sur les différents quartiers de la ville) que nous regroupons dans un espace bien défini. « Espace associatif »

Concernant cette version 2020, il était question de revoir cette disposition (sur la présence des associations) lors d’une réunion qui n’a pu se tenir. C’est pourquoi je garde votre demande, et je ne manquerai pas de vous tenir  informé de la possibilité de participer à cet évènement.

Je reste à votre disposition pour plus de précisions,

Bien cordialement.

 Yamina CHOUGRANI

J’accuse réception de votre mail et je vous en remercie. Ces informations me donnent la mesure et la teneur des actions que vous menez et je vous adresse mes encouragements.

Je ne manquerai pas de mettre en avant l’association BCN lors de la délibération du choix des associations retenues pour la journée des nouveaux habitants. Je vais également envoyer mes recommandations à mes collègues des Affaires Générales, en charge de l’organisation, dès à présent.

Je ne peux vous garantir une participation cette année mais je m’engage à vous aider pour votre candidature.

 Espérant avoir répondu à votre attente et restant à votre disposition,

Très belle journée…malgré le confinement !

 Elodie FIEVET

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Avec Maud, Gilles et Hélène T., nous nous apprêtons à travailler sur  un atelier « créatif », dès lorsque l’agenda s’allègera ; la formule fonctionne très bien en visio, à condition que le contour de l’attente du pilote soit suffisamment délimité.

Autre atelier : la conférence de Jérôme. Les contenus sont « quasiment » prêts : en revanche, la MDA ne pourra accueillir après le 11 mai de réunions physiques de 10 personnes ; la question posée à Jérôme est donc de savoir si cette conférence est réalisable en visio, et du coup, si un tableau blanc électronique partagé via Zoom peut remplacer le tableau papier utilisé jusqu’à présent.

Christine notre Présidente conclut sur le témoignage d’Antoine à propos de la réunion visio FQP de la veille (MFC – FQP : Aude Latournerie / Corinne Strauss). BCN a apporté un témoignage totalement décalé sur cette période atypique, qui permet les Skype de brainstorming, chacun se ménageant le temps et le contexte pour développer ce type de réflexion. Que BCN soit porteur d’optimisme et de dynamisme  en contexte de vents contraires, voilà qui ne surprendra personne !

L’Ours.

Généricours

Formation et professionnalisation·Nos projets·Pour un meilleur emploi

L’art du storytelling : le pitch.

Merci à Claude, notre adhérente de Chalon, bien au fait de ces choses : nous en avions parlé il y a 3 mois, mais voici que nous entrons dans la phase « De l’écrit à l’oral » de la formation AEC. D’où vient le pitch, et pourquoi est-il aussi indispensable de le maîtriser ?

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À l’origine, le pitch était utilisé par les scénaristes dans le monde du cinéma afin de convaincre et de séduire les sociétés de production. Ce résumé du scénario avait un enjeu décisif puisque la décision des producteurs reposait sur ces quelques minutes (1 à 5 minutes), obligeant l’orateur à délivrer un pitch captivant…

Bien qu’à l’origine, il était délivré uniquement à l’oral et de manière directe (face-à-face), désormais nous pouvons le retrouver sous plusieurs formes. En effet, de nos jours, les individus utilisent également le pitch oral indirect (au téléphone par exemple), le pitch vidéo, ou même le pitch écrit (sous forme d’e-mail ou de courte présentation PowerPoint, Animation Powtoon ou autre).

Par ailleurs, la méthodologie du pitch est plus communément utilisée par les individus, quel que soit leur secteur d’activité, afin de délivrer un message de manière concise, efficace et impactante. En effet, nous devons tous pitcher d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse de faire accepter un changement à notre équipe, de faire valoir notre opinion lors d’une réunion, d’obtenir un rendez-vous, de faire voter un budget ou encore de prouver simplement que nous sommes le meilleur. Nous devons donc tous influencer un jour quelqu’un pour qu’il adopte nos idées et nous donne son accord.

Pour une agence par exemple, le pitch peut être déterminant pour son succès puisque dans le cas d’un mauvais pitch, bien que la proposition soit pertinente, celle-ci peut échouer à gagner de nouveaux clients. Cela prouve l’importance de savoir pitcher pour promouvoir une marque, un business ou une idée.

Cependant, pour beaucoup le pitch peut être effrayant, car son succès dépend autant de la manière dont il est communiqué que de ce qui est dit. Le fond et la forme doivent donc être complètement maîtrisés. Mais si l’on veut faire respecter ses idées, ses choix et se positionner en leader, sa maîtrise est capitale.

Voici 3 conseils, que nous souhaitons partager avec vous, pour délivrer un pitch impactant et captivant.

I. Raconter une histoire

Depuis des milliers d’années, les histoires sont utilisées par des individus de toutes origines pour communiquer et transmettre. Raconter des histoires transforme des idées abstraites en images concrètes que nous assimilons donc avec facilité, et qui peuvent  même aller jusqu’à nous transporter. Pour rendre le pitch captivant, quoi de mieux que de le présenter comme si vous racontiez une histoire à un proche. Cela pourrait être une histoire sur l’expérience d’un client ou sur votre expérience personnelle afin d’établir un contexte et une image qui resteront dans l’esprit de la personne que vous souhaitez convaincre.

II. S’informer sur son auditoire

Dans le but de faire bonne impression, nous commettons souvent l’erreur d’énumérer toutes nos connaissances durant ces quelques minutes de pitch. Mais quel que soit le sujet, notre objectif premier est d’établir une relation avec nos interlocuteurs et non de se vanter. De ce fait, il faut effectuer des recherches en amont afin de savoir quels sont leurs préoccupations, leurs envies, leurs désirs, leurs attentes, etc. C’est en donnant de l’importance à nos interlocuteurs que nous attisons le plus leur curiosité et leur attention.

III. Ne pas supplier

Il y a une mince distinction entre montrer que nous croyons en notre idée et le fait d’être angoissé et de ne pas y arriver. Bien que ressentir un peu d’anxiété soit tout à fait normal, la laisser s’emparer de nous se retournera contre nous-mêmes. Elle peut renvoyer une attitude de mendicité, qui sera loin d’être utile. Si nous croyons vraiment en notre idée, présentons-la avec assurance. Une personne convaincue par son projet, passionnée et engagée est toujours plus convaincante qu’une personne détachée.

Pour conclure, le pitch est indispensable pour transmettre et faire accepter nos idées.

A propos des auteurs

Diplômée de la grande école de Sciences Po d’Aix-en-Provence, Hélène Grossetie est responsable du marché français chez Udemy.

Diplômé à l’ESTACOM Bourges, Olivier Sinson a obtenu son Bachelor en Direct and Relational Marketing en 2001. Il est en charge de développer certains marchés en Asie et au Moyen-Orient chez Udemy qu’il a rejoint en 2016.

Loic Pichot est diplômé de l’école des ingénieurs de Paris en 2008. Il travaille chez Udemy depuis 2017 et s’occupe du marketing pour la France.

Avec pour mission d’améliorer les vies grâce à l’apprentissage, Udemy est la destination d’apprentissage en ligne qui aide les étudiants, les entreprises et les gouvernements à acquérir les compétences dont ils ont besoin pour être compétitifs dans l’économie actuelle. Plus de 40 millions d’étudiants maîtrisent de nouvelles compétences grâce à des formateurs experts enseignant plus de 130 000 cours en ligne sur des sujets variés allant de JavaScript et Python à Photoshop et au dessin. Udemy est une société privée dont le siège social se trouve à San Francisco avec des bureaux à Denver, au Brésil, en Inde, en Irlande et en Turquie.

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Plénière N°123 : une première en visio qui tient ses promesses !

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Confiné.(e).s que vous êtes, voici un compliment collectif sincère, qui ira même à celles et ceux qui ne sont ni médecins ni soignants, et à qui la vue d’une seringue fait tourner de l’oeil… Vous avez été très forts ! 17 participants pour notre première visioconférence, c’était plutôt inattendu, bravo à tous, et plus encore à ceux qui ont ramé. L’envie de réussir était au rendez-vous.

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Conclusion immédiate : l’atelier AEC initialement prévu aujourd’hui, passe en visio (même heure, même procédure, mais numéro de salle de réunion). Pour mémoire, sont attendus : les 2 Françoise, Estelle, Pascal et Chakir. Bénévoles BCN : Hélène, Gilles (si dispo) Alexandre et Antoine.

Présentons d’abord Chakir * : salarié de Kéolis, Chakir a entamé une reconversion vers le domaine commercial, BTS Action Commerciale, Licence Développement Commercial et actuellement Master spécialisé en Direction d’entreprise, Direction Commerciale. Nouveau venu lors de l’atelier AEC du 12 Mars, Chakir s’est déclaré surpris et disponible pour travailler sur des thématiques « marketing » élargi, développement commercial, création d’entreprise…

I. Les Freelances et les partenaires.

Sylvie, ancienne Cadre de Santé est évidemment intéressée, car c’est dans ce domaine qu’elle termine sa formation de coaching (elle en est à 1 QCM validé sur 3). Dès que la phase stratégique sera passée, Sylvie viendra se joindre à nos travaux en atelier AEC.

Jef (Jean-François) a quitté Valduc il y a quelques mois pour se former en coaching, et devrait terminer sa formation en fin d’année. Il s’intéresse également au thème marketing et action commerciale évoqué par Chakir.

A toutes les personnes qui s’orientent vers des métiers de Freelance, Antoine explique les conditions dans lesquelles BCN peut envisager de faire appel à des prestations de ses partenaires ou adhérents directs : depuis 2018, nous avons fait appel à « Éveil de coaching » pour développer estime de soi et confiance en soi chez nos candidats. BCN est subventionnée par des collectivités territoriales, et doit donc présenter des comptes validés et conformes. Un prochain appel à prestation va être lancé dans le domaine de la communication sur les réseaux sociaux, Hélène a préparé le cahier des charges ad hoc.

Hélène N. de Clés d’Avenir a laissé un joli message sur Facebook pour expliquer comment elle allait gérer la période de confinement avec ses clients. Elle y cite les outils qu’elle va utiliser : Skype, What’s App et NFon  vont lui permettre de couvrir l’ensemble de la palette.

Concernant la nature du partenariat avec BCN, Hélène mentionne la mise à disposition de locaux à la M.D.A. Un deuxième groupe combinant « Bilan de compétences » et accompagnement émotionnel et corporel y était prévu en avril, à nouveau sous la forme d’un partenariat. Il est malheureusement reporté.

L’échange avec Tracey, que de nombreuses personnes ici connaissent, est l’occasion de faire le point sur notre partenariat avec l’Afpa : les finalités sont l’insertion et/ou la reconversion professionnelle, la création d’activité et en tous les cas, le soutien et l’accompagnement. Le projet « Afpa Village » a été validé nationalement, il reste à résoudre la question des personnes hébergées à Chevigny. BCN partenaire de ce projet, en attend une implantation dans un lieu proche de ses « clients », et envisageait d’y recruter 2 volontaires en Service Civique.

II. Le réseau.

Nous rencontrons les mêmes problématiques : comment être présents auprès de tous nos adhérents ? Nathalie et Xavier ont réfléchi en commun à cette question, et remettront leurs recommandations aux membres du bureau : de quoi s’agit-il ? Les efforts de BCN en direction de LinkedIn ne passent pas inaperçus. Ne risque-t-on pas de brouiller le message ? La priorité de l’association est toujours de soutenir et d’accompagner ses adhérents du moment, ceux qui connaissent l’isolement, l’interrogation,  parfois le doute. Toutefois, il existe plusieurs échelles de temps : l’immédiat, le court terme,  et le temps long : susciter une communauté d’anciens, de témoins, entre dans cette deuxième catégorie. Comment allons-nous distinguer ?

Les posts individuels que vous déposez en tant que membres sont proches de ceux qui interviennent en tant que salariés, à leur initiative, ou en réaction à d’autres publications. Ils peuvent d’ailleurs avoir le même objectif de visibilité, de référencement en vue d’un éventuel « marché caché ». La page « Vitrine » de BCN doit se porter sur des sujets plus « durables » : le management, l’économie, l’événementiel régional.

Nathalie préconise que toutes les personnes affiliées à l’APEC et présentes sur Whaller accèdent aux Webinars « réseaux Sociaux » ; cela permettra d’effacer les écarts trop importants sur l’utilisation de Linkedin, et du même coup d’attaquer plus tôt les modules Web « façon BCN ».

Conclusion provisoire sur cette question : le bureau attend le document préparé par Nathalie et Xavier. Un nouveau calendrier des modules AEC est à l’étude, où les modules Web « façon BCN » remonteraient vers l’avant.

III. L’activité.

La proposition d’Hélène V. de rencontrer la Déléguée de l’APEC au sujet de Whaller pour lui expliquer notre démarche Linkedin sera examinée tranquillement : le coté assez brutal de ce basculement laisse penser qu’il s’agit d’un déploiement national. Plutôt que de semer un peu plus d’embarras sur une situation non maîtrisée localement, faisons jouer nos alliés dans la place… pourquoi pas en reproduisant des publications APEC dans nos propres publications ?

Au cours des deux dernières semaines, Hélène a sur ses deux projets annoncés le 20 février, les rendez-vous « Carrédas » et Profil LinkedIn se sont déroulés conformément aux inscriptions : cela concerne Danièle, Françoise M, Marie-Claire, Séraphin. Quelques séquences sont encore à finaliser, une fois que cela sera fait, qui donne le signal pour faire paraître ces fiches « Carrédas » sous l’onglet Compétences du WordPress ? peut-on imaginer un atelier AEC dédié  à la mise en ligne d’alertes sur les jobboards les mieux adaptés ?

Estelle, Maud et Antoine se sont rendus le 12 Mars dernier à la journée « Pensons Design » organisée par Nicéphore Cité : illustration de ce qui a été décrit plus haut, le compte-rendu complet a été diffusé ici, un extrait sur LinkedIn. La journée a été perçue comme intéressante et fructueuse par tous les 3.

Ce même jour, à l’atelier AEC du soir, Estelle nous apprenait qu’elle était retenue comme assistante-coordinatrice des études de l’ESEO, l’école privée d’Ingénieurs actuellement aux Grésilles, et qui prépare sa montée en puissance pour 2021 dans ses nouveaux locaux à 2021. Un grand bravo à elle ! Avec la fin du confinement, viendra le début du pétillement… nous avons déjà convenu d’un témoignage écrit de la part d’Estelle. Nul doute qu’elle y travaille déjà d’arrache-pied, un projet d’intégration dans son nouvel emploi lui a été adressé pour le 6 Avril. Enfin, Estelle nous laisse un catalogue d’idées et de propositions pour rendre BCN plus visible et plus sympathique, dont certaines ont déjà été suivies d’effet. Celle qui va suivre également.

IV. Le deuxième trimestre.

Le 15 Avril prochain, BCN 2.0 aura 5 ans… Réaliser un diaporama de nos meilleures photos sur nos différents réseaux serait un bon lancement pour la communauté #bourgognecollaborativenetwork dont nous parlions plus haut.

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Autre chapitre : l’appel à projet pour une formation Réseau et Communication autour des réseaux, orientée « Efficacité Numérique », sur la base d’un modèle existant proposée par Caroline Dauvergne (Evolve Formation). Sur le fond, le principe ne pose pas question. Reste la validation du budget disponible, et l’identification des autres organismes à consulter.

Les autres dates sont pour l’instant compromises : le 9 Avril à Pôle-Emploi Quétigny n’a pas encore été annulé, il faut donc le préparer. (Hélène V. et Antoine). Pour le Salon du Bien Vieillir, la Journée des Cadres de Pôle Emploi et les événements Nicéphore, tout est suspendu.

Nous pouvons en revanche tabler sur une plénière N° 124 en visio  le 23 Avril du même type que celle-ci, et la poursuite des ateliers AEC, à la nuance près que le calendrier pourrait être modifié.

La plénière de Mai pourrait voir le retour en physique dans sa forme traditionnelle à la Maison des Associations, le Jeudi 28 Mai ( à cause de l’ascension le 21).  Pour la plénière de Juin, l’idée retenue est une formule apéro au sommet de la Tour Philippe Le Bon (Duc de Bourgogne) dite aussi « Tour Lanterne » : nous allons prendre langue avec l’Office de Tourisme et les modalités exactes du Plan B (repli en cas de pluie).

Reste le groupe qui continue à se réunir sur le thème de l’interculturalité, (comment mettre à profit la période pour déboucher sur une production?) et le suivi de la conférence de Jérôme, que nous gardons « au chaud » avec son accord. Enfin, nous avions échangé avec Françoise sur un projet de conférence conception – design – marketing que nous pourrions démarrer via un groupe transverse, et qui comprendrait Sylvie, Chakir, Jef, Maud et Antoine, pour la  mise en commun.

Autres activités : présentation de BCN au Rotary Club de Clémenceau. Prévu : le 2 juin. Action : Christine et Antoine.

Comme promis, vous recevrez les coordonnées de Chakir par courriel séparé. Nous avons une Charte ! Rendez-vous jeudi prochain, pour l’atelier AEC d’Hélène, un grand merci à tous. Enfin, petit rappel : tous les comptes-rendus de réunion passent par le blog, il est donc nécessaire de vous y abonner, par mail ou directement !

L’Ours.

Généricours

 

 

 

L'éditorial·Nos projets·Recrutement & RH

Plénière BCN N°122 : chantiers tous azimuts.

Une fois n’est pas coutume, nous débutons par un clin d’oeil à nos excusés du jour :

  • Danièle, en déplacement à Sens, pour raisons familiales.
  • Tracey, que nous allons revoir très bientôt, et qui pour cette fois, nous adresse ses salutations bien cordiales.
  • Fabienne, qui prépare une proposition d’audit RSE.
  • Claude à Chalon, qui s’intéresse de près aux fiches marketing.
  • Sylvie Z . déjà inscrite à une formation.
  • Hélène T. prise « en otage » au dernier moment, alors que nous l’attendions,
  • Et enfin, Hélène N., de Clés d’Avenir, qui nous adresse ce petit mot :

« BCN Partenaire d’une expérimentation de bilan de compétences

Membre de BCN depuis quelques mois, la structure CLÉS D’AVENIR, spécialisée dans l’accompagnement des transitions professionnelles, a conçu une nouvelle approche du bilan de compétences, mêlant à la réflexion intellectuelle l’appropriation émotionnelle et physique. Le changement n’étant pas mental, l’idée est de proposer une reconnexion du bénéficiaire de bilan à ses 5 sens pour mieux découvrir ceux qui seront des alliés tout au long de la transition.

Grâce au soutien de BCN, la 1ère expérimentation a eu lieu les 14 et 15 février derniers auprès de 3 participants. Les impacts de cette nouvelle formule seront connus à la fin des bilans de compétences engagés à savoir fin Mars. Merci à BCN pour sa collaboration active dans le projet !

Autre retour qui méritait d’être mentionné, celui de Jean-Louis : « Bonne initiative que d’avoir recommandé  d’éviter le Répondre à tous. » Cela génère beaucoup moins de courriels inutiles, et au final, le nombre de participants reste toujours très proche de l’attendu… Ce soir 20 février, 16 présents, pour 14 attendus.

I. Bienvenue à Yannis.

Nous avons souhaité accueillir Yannis aujourd’hui même, jour de signature de son contrat, afin qu’il puisse faire connaissance de son futur environnement de travail, composé d’apprenants, de bénévoles formateurs… Ce 20 février, des candidatures continuaient à parvenir à la Ligue de l’Enseignement, concernant notre mission : l’intérêt général a été bien compris, et cette semaine encore le Secrétaire d’État a cité le chiffre de 13 millions, pour désigner le nombre de personnes qui « à des degrés divers »  auraient besoin de soutien ou de formation sur les NTIC.

A fortiori, quand ce soutien porte sur  la recherche d’emploi  en mode digital, sa priorité est accrue, et nul doute que Yannis fera œuvre utile avec nous du 2 Mars au 31 Octobre, début et fin de sa mission : Hélène T., Gilles, Danièle et Antoine l’accompagneront durant son séjour parmi nous.

II. Le Recrutement, par Valérie B. d’Orange.

Croisée l’an dernier lors de Journées « Portes Ouvertes » de l’Afpa,  Valérie avait donné un aperçu de la vision d’Orange en matière de recrutement,  vision très spécifique en raison de l’échelle (le nombre de recrutements annuels), de la diversité des niveaux, des  grades et fonctions,  et de l’influence croissante des technologies au cœur des profils métier recherchés. Les volumes de recrutement se répartissent pour moitié en alternance, pour moitié en CDD – CDI.

Recrutement

En tant que consultante en recrutement, Valérie reçoit tout d’abord une demande de « sourcing », préalable à une annonce qui servira d’appel à candidatures.  La discussion s’établit entre le donneur d’ordres qui va créer le poste, et le service qui va réaliser effectivement l’ensemble du processus. Point essentiel : lors de l’appel à candidatures, le postulant est invité à renseigner un questionnaire psychologique de 170 à 175 questions, qui serviront de guide aux questions posées lors de l’entretien, en raison des points à mettre en évidence.

Il s’agit donc d’un questionnaire de personnalité, essentiellement orienté sur les « soft skills », le savoir-être et la capacité à travailler et vivre en bonne intelligence en équipe. Du coup, à la question : « Les recruteurs sont-ils méchants ? », Valérie nous indique que cela a pu exister, mais que c’est devenu « has been », et que les candidats terrorisés, qui ne « s’ouvrent pas », répondent par oui ou par non, ne révèlent rien de leur potentiel. A l’inverse, un vrai échange s’établit souvent en « off » dans l’ascenseur, au moment où le candidat ne se sent pas encore sur la sellette. C’est à ce moment-là que l’on cerne le mieux la personne réelle.

Sur l’attitude à adopter, Valérie recommande d’être sincère et transparent, citant Oscar Wilde : « Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris ». Cela renvoie à la notion d’imposteur dans le monde du management de transition, ou de l’intérim de haut niveau. Ne pas se survendre, ni annoncer des qualités ronflantes, mais que l’on ne possède pas ! (rappel : sur 175 questions, on va sûrement se « couper » quelque part).

Les équilibres : quelques qualités bien réelles, mais si le recruteur demande quelques défauts, citez-en 2 ou 3 maximum, ne vous sabordez pas !

Pour illustrer la réalité du changement dans le monde du recrutement chez Orange, Valérie cite le métier des « chargés d’affaires FTTH », autrement dit des spécialistes de réseau Fibre Optique chargés de négocier les infrastructures auprès des collectivités et des promoteurs. Les meilleurs techniciens n’étaient pas toujours les mieux à même de défendre les intérêts de l’opérateur lors des phases de négociation ; la nouvelle tendance est plutôt à recruter des profils de commerciaux, ou de négociateurs, puis de les former ensuite aux impératifs de la fibre optique.

Et enfin :

Toujours se souvenir qu’un entretien reste une relation « de personne à personne »,  et que l’on n’a encore rien inventé de mieux que « Parce que c’était lui, parce que c’était moi »…

Étapes :

  • consulter le site officiel de publication des entreprises
  • Job boards : Linkedin, pôle emploi, Indeed…
  • postuler en ligne sur l’offre de votre choix en déposant votre lettre de motivation et CV
  • Répondre à un questionnaire de personnalité
  • 1°sélection téléphonique, vidéo ou physique avec recruteur
  • 2°entretien individuel ou collectif avec manager

Le recruteur : vise à trouver le candidat qui correspond aux besoins du manager sur les plans :

  • Dimension professionnelle (compétences techniques) hard skills.
  • Dimension de croissance (motivation, capacité d’apprentissage, potentiel…)
  • Dimension personnelle (stabilité émotionnelle, personnalité, savoir-être) soft skills.

Cette énumération fait penser à la typologie de Schumpeter sur les différentes catégories d’investissement ; ainsi, on fait le lien entre le « Capital » technique et la « Ressource Humaine, » le sens noble du « Capital Humain ».

L’application et la diffusion des innovations dépendent en amont de la propension de l’entrepreneur à prendre des risques, de la recherche dans l’émergence d’inventions susceptibles d’être exploitées, et du crédit. Elles dépendent en aval de la propension des individus à recevoir l’innovation (pour les produits nouveaux), donc de leurs goûts et habitudes. Ces conditions rendent compte de la réalisation, de la vitesse et de l’étendue de la diffusion. C’est donc le jeu innovation-monopole temporaire-imitation qui assure la croissance économique et le bouleversement perpétuel des positions établies.

L’activité cyclique se déroule de la façon suivante : la phase d’expansion s’explique par les profits qui engendrent une hausse des investissements et de la demande, sous l’effet des grappes d’innovation. Dans un premier temps, les crédits accordés vont provoquer une inflation des biens de production puis de consommation. Ensuite, la quantité additionnelle de biens engendre la déflation, accentuée par le remboursement des crédits annonçant la dépression. Les possibilités de profit se raréfient, les faillites apparaissent. Le phénomène d’imitation entraîne une saturation des marchés et une baisse de la rente monopolistique, donc une réduction de l’investissement suivie d’une baisse de l’activité. La crise ne pourra être dépassée que par d’autres vagues d’innovations. C’est le mécanisme décisif de l’activité cyclique qui implique un processus de destruction créatrice. (D’où notre attention accrue aux effets de l’Intelligence Artificielle).

L’expansion dépend de la diffusion et de l’assimilation des nouvelles conditions d’activité. La dépression correspond à une période de disparition des structures productives en excès et des dettes, et à la gestation de nouvelles innovations. Pour Schumpeter, la durée de chaque cycle correspond à l’importance des innovations et leurs effets d’entraînement.

Le progrès technique n’est pas un flux continu et les cycles obéissent à des mécanismes autorégulateurs. Il se diffuse de manière périodique par vagues à partir de certains secteurs et certains lieux.

Comment faire pour se « préparer », (le recruteur préfèrerait que vous n’en fissiez rien… mais, vous n’êtes pas non plus obligé d’être naïf !).

  • Bien préparer CV + lettre de motivation personnalisée et entretien.
  • Travailler son profil LinkedIn.
  • Préparer ses 3 premières minutes (une présentation générale avec son parcours de manière synthétique, ses compétences fortes).
  • Une réelle motivation.
  • Une posture positive et gagnante.
  • Réfléchir à vos points forts et vos axes de progrès, (cf. exercice AEC M1 doc 1).
  • Réfléchir à des situations pros en fonction de vos réponses.
  • Bien se renseigner sur le groupe.
  • Beaucoup de sincérité et de transparence lors de l’entretien.

Pour conclure, Valérie nous remercie pour la qualité des échanges, l’intérêt des questions posées, et accepte le principe d’une réception de sa stagiaire en césure : l’accueil de stagiaires sur des thèmes en rapport à l’évolution professionnelle/réinsertion est devenu un point fort de BCN. On se souvient de l’intervention de Ghislaine Le B., l’an dernier.

  • Les ateliers proposés par Hélène.

Conformément à sa présentation de l’assemblée Générale, Hélène a avancé rapidement sur ses 2 ateliers : elle met actuellement la touche finale à sa formation LinkedIn avec le cabinet Evolve Formation.

En parallèle, Hélène se propose d’animer les fiches « carré d’As », alias Fiches marketing, alias Volet « Nos compétences » du blog.

1er défi : Faire émerger son projet professionnel – bien le concevoir.

 

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2è défi : En donner, avec ses mots et en quelques minutes, une idée claire et percutante

  • BCN a mis en place des Ateliers Emplois Compétences – A.E.C. pour travailler le 1er
  • Le 2ème est proposé depuis 2014 –  Groupe de parole BCN  &   Appui de l’APEC 
    • Un outil apprenant ! Du besoin est né le support, la fiche marketing
    • Travailler ses mots-clés.
    • Se préparer à la prise de parole « minute » et à l’exercice percutant du pitch
    • S’entraîner dans la perspective des entretiens
    • Mieux se connaître et s’entraider : faciliter les mises en contact, faire découvrir un aspect de son métier, d’une expérience, se donner entre nous un retour de compréhension sur sa présentation, …

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Bien entendu, l’implication et l’engagement d’Hélène dans cette action appellent de la part de nos adhérents l’effort équivalent en termes d’assiduité et d’implication ! Nous cultivons ici l’adage : « Aide-toi, le ciel t’aidera ! ».

Le printemps qui s’annonce va nous poser quelques soucis de coordination entre les différents ateliers : il faut d’abord le considérer comme un luxe de riche ! Ne pas pouvoir  « tout faire à la fois », revient à dire qu’il faut prioriser, parce que le catalogue est trop copieux. Un coup d’œil à l’agenda :

IV. L’Agenda.

– prochaines échéances : 25/02 Atelier Hélène V. Fiche marketing, 1ere session.

27/02 : Atelier Hélène T. / Antoine : AEC classique

4 Mars, soirée Fava / 4 et 5 Mars formation Tuteur Service Civique

10 Mars : 2e session Hélène V., fiches Marketing.

12 Mars : Marketing « Pensons Design » à Nicéphore Cité.

13 Mars  : Agriculture connectée à Nicéphore Cité.

19 Mars : Plénière BCN.

25 Mars : Conférence Jérôme sur le réchauffement. Campagne blog et print à lancer.

-30 Mars : Journée Garantie Jeunes à la Mission Locale de Beaune.

9 & 10 Avril : Salon du Bien Vieillir, contact Antoine pour prise RDV.

16 Avril : Forum des Cadres Pôle Emploi, Salle Devosge.

17 Avril : Masterclass Start-up Le C.I.R. à Nicéphore Cité.

L’ours.

Grizzly