Economie·Formation et professionnalisation·Société

Chomage en Bourgogne-Franche Comté : nette amélioration avant la crise.

Au quatrième trimestre 2019, le taux de chômage en Bourgogne-Franche-Comté s’établissait à 7,2 %, en baisse de 0,3 point sur le trimestre et sur un an. Il s’est atténué dans tous les départements, surtout dans la Haute-Saône, la Côte-d’Or et l’Yonne. 

Frédéric Biancucci (Insee) 

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Avertissement Ce flash présente l’évolution du chômage en Bourgogne- Franche-Comté au quatrième trimestre 2019. Suite à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid19, la situation économique s’est ensuite fortement détériorée. Cette publication dresse la situation juste avant et contribuera à mesurer l’impact de la crise sanitaire. 

I. Un taux de chômage plus bas qu’au niveau national 

Au quatrième trimestre 2019, 7,2 % de la population active est au chômage en Bourgogne-Franche-Comté, c’est 0,9 point de moins qu’au niveau national (figure 1). La Bourgogne-Franche-Comté se situe au cinquième rang des régions françaises les moins touchées, derrière la Bretagne, les Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de- France. Dans l’Hexagone, c’est dans les Hauts-de-France que le taux de chômage est le plus élevé, 10 %.

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Le Jura reste le département de la région le moins touché avec un taux de chômage de 5,9 %, devant la Côte-d’Or à 6,5 %. À l’inverse, le taux de chômage est le plus élevé dans le Territoire de Belfort, 8,8 % soit davantage que la moyenne nationale, 8,1 %, seul département de la région dans ce cas. Il avoisine la moyenne régionale dans les autres, allant de 7 % dans la Nièvre à 7,6 % dans l’Yonne. La zone d’emploi de Beaune est, avec 4,7 %, la plus épargnée de la région, et la huitième au niveau national. Les zones de Lons-le-Saunier avec 5,5 % et celles de Morteau et Pontarlier dans le Doubs avec 5,8 % ont également un taux de chômage contenu (figure 2). En revanche, celle du Creusot-Montceau est la plus touchée avec 9,1 %. 

 

II. Baisse du chômage dans toute la région 

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage baisse de 0,3 point entre le troisième et le quatrième trimestre 2019, de manière moins marquée qu’au niveau national, – 0,4 point.

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Cette amélioration significative du chômage a lieu dans tous les  départements de la région surtout en Haute-Saône, – 0,5 point, en Côte-d’Or et dans l’Yonne, – 0,4. Les évolutions les moins nettes, – 0,2 point, se retrouvent dans le Doubs et la Nièvre. Le taux de chômage s’atténue aussi dans toutes les zones d’emploi. C’est celle de Dôle qui enregistre l’évolution la plus favorable : – 0,8 point. Celles de Chatillon et du Charolais connaissent également une baisse notable, de – 0,6 et – 0,5 point. Dans les zones d’emploi de Mâcon et de Saint-Claude, la diminution est moins marquée avec – 0,1 point. 

 

III. Sur un an, une baisse du taux de chômage moins marquée qu’au niveau national

Sur une année, le taux de chômage baisse de 0,3 point dans la région, une amélioration moins marquée qu’au niveau national, -0,7 point. Il diminue dans les huit départements de la région, plus fortement en Côte-d’Or et en Haute-Saône, et le plus faiblement dans le Doubs. 

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Sur un an, il reflue également dans toutes les zones d’emploi sauf celle de Morteau où il augmente de 0,2 point (figure 3). La baisse est particulièrement marquée dans la zone de Chatillon, – 0,8 point, mais également dans les zones d’emploi de Montbard, Avallon, Autun et Dôle, de – 0,6 à – 0,5 point. 

Sur un an, le chômage recule dans 24 des 25 zones d’emploi de la région 

Davantage de personnes aux frontières du chômage que de chômeurs en 2018. 

En Bourgogne-Franche-Comté, on estime que 8,2 % des 15-64 ans sont, en moyenne en 2018, dans une des situations que l’on qualifie de frontières du chômage, soit parce qu’ils sont en sous-emploi, soit parce qu’ils appartiennent au halo du chômage. C’est davantage que la proportion des 15-64 ans au chômage. La région se situe dans la moyenne de la France de province.

D’une part, 4,1 % des personnes de 15-64 ans en Bourgogne- Franche-Comté sont en sous-emploi. Leur situation sur le marché du travail ne les satisfait pas. Elles ont un emploi à temps partiel, souhaitent travailler plus d’heures et sont disponibles. Elles peuvent en particulier être au chômage technique ou partiel. 

Par ailleurs, également 4,1 % des 15-64 ans appartiennent au halo du chômage. Elles recherchent un emploi mais soit elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler, soit elles n’ont pas effectué de démarche active de recherche d’emploi dans le mois précédent. 

Source : Insee enquête emploi 2018 

Définitions 

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active. Cette dernière est composée des actifs occupés et des chômeurs. 

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts. Le découpage en zones d’emploi constitue une partition du territoire adaptée aux études locales sur le marché du travail. 

Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui : – est sans emploi (qui n’a pas travaillé au moins une heure au cours de la semaine de référence); – est disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours; – a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en en a trouvé un qui commence dans moins de trois mois. 

Sources 

Les données sont issues du dispositif des estimations d’emploi localisées (Estel) et des taux de chômages localisés. Ces derniers sont calés sur le nombre de chômeurs issu de l’enquête Emploi, pour l’échelon national, et s’appuient sur la structure des demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, pour la ventilation géographique. L’emploi est quant à lui mesuré en fin d’année et, plus précisément, la dernière semaine de décembre. 

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 25020 Besançon 

Directeur de la publication : Moïse Mayo 

Rédacteur en chef : Katy Lequin 

ISSN : 2497-451X © Insee 2020 

Pour en savoir plus 

  • Des données complémentaires sur la conjoncture en Bourgogne-Franche-Comté figurent sous : 

https://www.insee.fr/fr/statistiques?debut=0&collection=38 

  • « Au 4e trimestre 2019, l’emploi salarié connaît une belle embellie avant la crise sanitaire » 

Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 101, avril 2020.

Formation et professionnalisation

Quelques astuces pour celles et ceux qui s’ennuient.

Confinement

Pour ceux qui ont jeté un coup d’oeil sur LinkedIn aujourd’hui, difficile de manquer la recommandation de Tracey, recommandant la visite virtuelle de musées. Excellent choix, en effet ! Pas de geste-barrière, pas d’attestation minutée, pas de billet coupe-file, etc. D’autres préfèreront sans nul doute l’Hymne à la Joie de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, ou la quotidienne de Francis Cabrel… qui nous emmènera, paraît-il, au-delà du 15 Avril.

Mon propos se veut plus raisonnable : comment trouver à se former ou se documenter « utilement » … ? Aïe, aïe, aïe. Heureusement je ne suis pas le seul à y avoir pensé. Hélène m’a adressé cette excellente recommandation :

France Université Numérique : Le  Mooc ouvre ses archives et des cours commencent bientôt. certains peuvent être très intéressants, notamment un sur « les usages du web » qui commence mardi.

 

Le module démarrait le 24 Mars… Mais nous avons été un peu confinés depuis !

 

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De mon coté, j’ai repéré quelques tuyaux qui pourraient vous intéresser : la sélection d’ouvrages numériques (e-books) gratuits, parmi lesquels chacun devrait pouvoir trouver son bonheur. Tout y passe  : action publique, sécurité, justice, éducation, environnement, économie, communication. Voici le lien :

Vie publique

Pour ceux qui recherchent à mettre en oeuvre leur projet professionnel, voici l’offre de Tom – Stepstone pour choisir un complément de formation  :

Les journées sont longues et vous subissez la situation actuelle ? C’est sûrement le moment de concrétiser vos projets professionnels :

Apprendre une langue, développer vos connaissances en bureautique ou encore monter en compétences parmi un large choix de domaines.

Langues

Bureautique

Communication

Santé Social

Cette formation à distance peut être financée jusqu’à 100% grâce à votre Compte personnel de formation (CPF) dont vous avez le contrôle depuis l’application mobile et le site Mon Compte Formation.

Bonnes lectures et découvertes à tous.

L’ours.

Généricours

 

 

Actualités & News·Formation et professionnalisation

Pour essayer « Zoom » le 26 Mars.

Cette fois, les choses sont claires : Skype fonctionne pour les ateliers en face à face, ou tout au plus avec une ou deux personnes supplémentaires, et il convient par conséquent au format de nos ateliers. Pour remplacer durablement les réunions plénières, nous allons essayer Zoom, un outil de visioconférence semble-t-il simple et convivial.

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Installation du logiciel ZOOM (pour Ordinateur) :

  1. Trouvez le logiciel :

Pour cela il vous suffit de taper “ZOOM vidéo Conferencing“ dans la barre de recherche. Une fois la recherche effectuée, cliquez sur le lien portant l’adresse “https:/zoom.us“.

  1. Inscrivez-vous :

Lorsque vous serez sur le site, vous verrez une case bleue portant l’inscription “INSCRIVEZ-VOUS, C’EST GRATUIT“, cliquez dessus. Saisissez votre adresse mail puis rendez-vous dans votre boîte mail. Attendez de recevoir l’e-mail de confirmation, cela peut prendre quelques minutes. Si le mail n’arrive pas, n’hésitez pas à rafraîchir votre boîte de réception ou à cliquer sur “Renvoyer un autre e-mail“. (Une fenêtre s’ouvrira, cochez la case pour confirmer que vous n’êtes pas un robot). Lorsque le mail est arrivé, cliquez sur “Activation du compte“.

  1. Créez votre compte :

Après cela,  une nouvelle fenêtre va s’ouvrir. Vous pouvez désormais créer votre compte. Suivez les instructions attentivement et surtout prenez votre temps pour ne rien oublier.

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  1. Télécharger l’application :

Une fois la création de votre compte terminée, vous pouvez passer au téléchargement de l’application. Pour cela, utilisez l’ascenseur et descendez jusqu’à apercevoir le bas de page noir avec des inscriptions blanches. Cliquez sur “Télécharger“. Une nouvelle page s’ouvre, cliquez sur “Télécharger“ en-dessous de la première proposition “Client Zoom pour les réunions“. Le téléchargement ne devrait prendre que quelques secondes/minutes selon votre connexion Internet. Une fois le téléchargement terminé, cliquez sur l’icône de Windows. L’application devrait se trouver dans la colonne “Récemment ajoutées“ et portant le nom “Start Zoom“. Ouvrez l’application et identifiez-vous pour avoir accès à votre compte.

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     5. URL de connexion.

A titre provisoire, je vous communique une URL pour ceux qui n’auront pas reçu d’autres indications d’ici jeudi : elle servira pour le cas où nous ne parviendrions pas à maîtriser complètement les règles d’agenda et d’animation d’ici là ! Un grand merci dès maintenant à Yannis pour son travail de défrichage !

L’Ours.

Généricours

 

Actualités & News·Culture - Loisirs - Histoire·Formation et professionnalisation

Pensons Design.

Rendez-vous était pris pour ce Jeudi 12 Avril à Nicéphore-Cité, pour une journée thématique sur le design, précisément sur le sujet « De l’architecture d’intérieur au design d’espace. L’objectif du design d’espace c’est de proposer des solutions innovantes, uniques et pensées pour les besoins actuels et futurs des usagers pour créer des lieux aussi bien extérieurs qu’intérieurs, publics ou privés, mais également des objets du quotidien et du design urbain tout en étant fonctionnel, innovant, créatif et esthétique.

Le design d’espace utilise des matériaux, des revêtements, du mobilier, des équipements et parfois de l’ambiance sonore pour créer une identité et aménager un endroit pour permettre aux personnes de s’en approprier et de prendre le contrôle des espaces qu’ils fréquentent. Pour le définir, retenons 4 composantes : la construction, le lieu de vie, l’intérieur et l’individu. Au fil du temps, les designers vont s’approprier des matériaux de plus en plus variés : au sortir du Moyen-Age, 2 composantes, étroitement liées au chauffage : l’âtre, et les tentures, indispensables pour résister au froid des murs de pierre.

9h15-10h00 : De l’architecture intérieure au design d’espace ?

Avec l’intervention de Bernard Moïse, designer, fondateur de l’agence Moise Studio, Directeur pédagogique de Camondo Méditerranée et Président de l’Agora du design.

C’est à un véritable cours d’histoire de l’art que s’est livré Bernard Moîse, qui plus est abondamment illustré, qui couvre une période de 250 ans, soit de 1671 à 1921. La première borne se situe à mi -chemin entre la fin de la Renaissance et le début des Lumières.

Entre-temps, la construction a hésité entre le civil et le militaire : Versailles et la poliorcétique : d’un côté, on étale le luxe et on sépare les classes sociales (balcons et parterres), de l’autre, on assiège des villes et on les prend, ensuite on les protège et on les défend à la manière  de Vauban.

En 1671, arrive Louis XV, coquet, soucieux de son apparence et de son élégance ; l’expression de la décoration royale porte alors sur le tissu.

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A cette première période « textile du sol au plafond », où les tapissiers sont les architectes d’intérieur, succède celle des sculpteurs ornemanistes, dont la palette va s’étendre du dessin aux moulures, ornements, corniches, frontons, luminaires… Tous les projets sont intégralement dessinés, avant de connaître un début de mise en oeuvre.

En 1694, Charles d’Aviler définit l’architecte d’intérieur comme « Un homme de dessein, intelligent en architecture et en mécanique… Il est nécessaire à l’architecte, car l invente et dispose des ouvrages.

Les Encyclopédistes Diderot et d’Alembert définissent l’ornement comme « un détail, sans utilité pratique, si ce n’est d’embellir ». Les premières Écoles des Beaux-Arts se créent et reconnaissent 4 disciplines : architecture, sculpture, peinture et gravure.

En 1766, l’Enseignement des Arts-Déco se met au service des Industries Naissantes : les opportunités vont en effet être très nombreuses : le gaz, l’électricité, le paratonnerre, mais aussi les grands réseaux – comme les égoûts de Paris, prélude au gruyère que constituent les sous-sols des métropoles.

Au début du XXe siècle, les bouleversements liés aux guerres, aux reconstructions, à l’avènement de l’aviation,  vont susciter une génération de « makers », c’est-à-dire de bricoleurs, d’aventuriers. Des mouvements architecturaux comme le Bauhaus, (La Staatliches Bauhaus est une école d’architecture et d’arts appliqués, fondée en 1919 à Weimar par Walter Gropius. Par extension, Bauhaus désigne un courant artistique concernant, notamment, l’architecture et le design, la modernité mais également la photographie, le costume et la danse. De leur côté, les créations de Le Corbusier, les apports du surréalisme conduisent à une nouvelle fonction que l’on appellera « ensemblier » : ainsi en est-il des créations de Philippe Starck.

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Pour mettre une touche finale à l’apport de l’innovation, « depuis la création au Marché », Bernard Moïse présente la réalisation du Showroom VIP de Microsoft, où la technologie s’efface le storytelling des usages du client.

 

10h00-10h45 : Présentation du cursus design d’espace, de la prépa au mastère, et des projets étudiants de l’Ecole Supérieure des Métiers d’Architecture de Montpellier.

Avec l’intervention Marie-Caroline Foulquier Gazagnes, Architecte DLPG et Enseignante à l’ESMA de Montpellier et Anthony Gallien, ancien étudiant de l’ESMA diplômé depuis 3 ans et embauché dans le cabinet d’architecte de Marie-Caroline Foulquier Gazagnes.

4 parties à cette présentation : quelques références iconographiques, dont l’incontournable Antigone de Montpellier.  Puis ce que l’on apprend au cours de la formation, ensuite la confrontation avec la réalité, et enfin quelques exemples de notre métier.

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 La London school of economics.

En premier lieu la recherche est multi-contextuelle : l’histoire, l’environnement, l’usage, l’appropriation qui en est faite, tout doit être intégré dans l’étude pour bâtir un projet « vraisemblable », intégrant l’aménagement urbain, les luminaires, les bancs… Tout projet est recevable, mais c’est d’abord une affaire d’argumentation, d’observation.

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Ainsi, pour aménager ce vaste « plan-masse » laissé par Ricardo Bofill, connu sous le nom d’Antigone, les options sont multiples, tout est une question d’étude, d’originalité et d’argumentation. Il s’agit de s’approprier un vaste espace de 40 hectares, dans une cité proche de la mer, comportant un centre classique, la Place de la Comédie, et une vaste pinède, celle de la Gaude. Pour occuper les « toits classés Architecte des Bâtiments de France », il faut s’ouvrir l’esprit, confronter les idées, rechercher d’autres idées… Au final, la formule est la suivante :

      Besoin du client  + Exigence Fonctionnelle = DESIGN.

10h55-11h40 : Présentation de la démarche « design d’espace et bien-être au travail » de la société Espace & Fonction
Avec l’intervention de Nathalie Rigaut, Consultante – Espaces de travail chez Steelcase.

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La philosophie de Steelcase résume un espace de travail à un écosystème : divers, adaptable et sain. Il doit améliorer mes performances en matière d’engagement de mes salariés.  37% du personnel est actuellement très désengagé. De plus, avec les nouveaux modes de travail et de coopération, 30 à 40 % des bureaux individuels sont inoccupés (réunions, déplacements, télétravail).

Steelcase fait face à certains paradoxes : le besoin de partager, face à celui de se concentrer ; le fait que 1/3 à 50 % des introvertis sont les créatifs des entreprises. or, l’espace façonne les comportements. Tout réaménagement doit donc commencer par définir le changement de comportement attendu. Enfin, comment établir une ambiance de collaboration, d’innovation, de confiance ?

Quelques chiffres à méditer : 89 % des Fortune 500 ont disparu entre 1955 et 2014.

75 % seront remplacées d’ici 2027.

65% des C.E.O. craignent d’être disruptés de leur activité par un nouvel entrant.

Il faut donc que l’innovation advienne, mais qu’elle soit dans un environnement plus agile. Comment imaginer des aménagements qui génèrent des postures physiques, émotives et cognitives propices ?  En distinguant :

1) le lounge « posture sofa », détendu, propice à l’échange informel.

2) Le travail soutenu : la posture standard.

3) le travail « quand on bouge », adapté aux moins de 30 ans, perché engagé.

Enfin, le maître-mot est la sérendipité, l’art de fonctionner à plusieurs, (et du même coup, de s’offrir collectivement « la possibilité d’une île… au trésor »). Comme chantait un certina Hugues Aufray :

 « Et quand tout sera terminé,

il faudra bien se séparer,   

Mais nous on n’oubliera jamais,

ce qu’on a fait ensemble ».

Pour favoriser cela, il faut procéder à du « job-shadowing », pour repérer les phases de :

  • concentration.
  • Collaboration
  • Acquisition de connaissances.
  • Socialisation
  • Régénération.

De cette manière, nous proposons une appropriation dynamique : de l’usage, de la rythmique, de la vivacité corps-esprit. L’idéal est selon, Bernard Moïse d’associer les architectes d’intérieur très en amont des chantiers, pour anticiper les critères d’efficacité, les indicateurs d’engagement; ainsi, il est possible de privilégier le type de compétences que l’on recherche, softskill, lutte contre la vulnérabilité et l’échec, et intégration du bien-être.

L’Ours.

Grizzly

 

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Société : « Le service civique n’atteint pas ceux qui en ont le plus besoin.

Le service civique, proposé à tous les jeunes de 16 à 25 ans, constitue-t-il , au-delà d’une expérience citoyenne, un tremplin vers l’emploi ? C’est la question posée à Sophie Morlaix, chercheuse à l’université de Bourgogne.

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Si, globalement, le service civique a « un effet bénéfique sur l’insertion professionnelle » des jeunes, « cela se vérifie surtout auprès des plus diplômés ». C’est ce que constate Sophie Morlaix, enseignante-chercheuse à l’université de Bourgogne, dont le travail de recherche, conduit en Bourgogne Franche-Comté auprès de 783 jeunes, a nourri le rapport qu’elle a remis en 2019 à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep).

Un dispositif qui loupe sa cible.

Avant leur service civique, 7% des jeunes interrogés disposaient d’un emploi.  A l’issue du service civique, ils sont 29% à avoir trouvé un emploi dans la foulée, selon la chercheuse. Le service civique a donc sans conteste « un effet positif entre la situation initiale et finale ». constate Sophie Morlaix. Qui met cependant deux bémols à cette conclusion.

Premier bémol : « Le dispositif n’atteint pas en priorité ceux qui en ont le plus besoin et qui sont d’abord visés ; à savoir les moins diplômés, les inactifs et ceux qui n’ont aucun projet professionnel ». De fait 58% des jeunes qui ont fait un service civique dans l’échantillon étudié, sont diplômés de l’enseignement supérieur.

Deuxième bémol : les moins diplômés (qui n’ont pas le Bac) sont 61% à être demandeurs d’emploi avant le service civique.  « ils restent encore 57% dans ce cas, juste après le service civique et encore actuellement », au moment de l’étude. « L’effet bénéfique sur l’insertion professionnelle n’existe pas, en réalité, pour les jeunes non diplômés », conclut Sophie Morlaix. La situation est toute autre pour les diplômés du supérieur : 44% d’entre eux disposent d’un emploi à l’issue d’un service civique, qui « leur sert à se faire une première expérience professionnelle ».

« Tous semblent y trouver leur compte ».

Malgré ces réserves, la chercheuse constate que les jeunes portent, sur le service civique, « un regard massivement positif ». Tous semblent y trouver leur compte, du moins en partie, et vantent les mérites de cette expérience généralement décrite comme enrichissante, formatrice, voire révélatrice pour certains.

Alexandra CACCIVIO – Le Bien Public du Dimanche 16 Février 2020.

En chiffres : 581€, c’est le montant net, de l’indemnité mensuelle versée aux jeunes en service civique. Peuvent s’y ajouter 119€ pour les boursiers au 5e, 6e, ou 7e échelon.

79000 : c’est le nombre de jeunes qui ont commencé une mission de service civique, en 2017, selon les données de l’Injep. cela représente 10% d’une classe d’âge.

A suivre : Heureux hasard, cette étude est parue à quelques jours de l’analyse N°67 de l’INSEE : ainsi chacun pourra se faire une opinion documentée sur l’emploi des jeunes dans notre région.