Formation et professionnalisation

Quelques astuces pour celles et ceux qui s’ennuient.

Confinement

Pour ceux qui ont jeté un coup d’oeil sur LinkedIn aujourd’hui, difficile de manquer la recommandation de Tracey, recommandant la visite virtuelle de musées. Excellent choix, en effet ! Pas de geste-barrière, pas d’attestation minutée, pas de billet coupe-file, etc. D’autres préfèreront sans nul doute l’Hymne à la Joie de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, ou la quotidienne de Francis Cabrel… qui nous emmènera, paraît-il, au-delà du 15 Avril.

Mon propos se veut plus raisonnable : comment trouver à se former ou se documenter « utilement » … ? Aïe, aïe, aïe. Heureusement je ne suis pas le seul à y avoir pensé. Hélène m’a adressé cette excellente recommandation :

France Université Numérique : Le  Mooc ouvre ses archives et des cours commencent bientôt. certains peuvent être très intéressants, notamment un sur « les usages du web » qui commence mardi.

 

Le module démarrait le 24 Mars… Mais nous avons été un peu confinés depuis !

 

Cinfinement2

De mon coté, j’ai repéré quelques tuyaux qui pourraient vous intéresser : la sélection d’ouvrages numériques (e-books) gratuits, parmi lesquels chacun devrait pouvoir trouver son bonheur. Tout y passe  : action publique, sécurité, justice, éducation, environnement, économie, communication. Voici le lien :

Vie publique

Pour ceux qui recherchent à mettre en oeuvre leur projet professionnel, voici l’offre de Tom – Stepstone pour choisir un complément de formation  :

Les journées sont longues et vous subissez la situation actuelle ? C’est sûrement le moment de concrétiser vos projets professionnels :

Apprendre une langue, développer vos connaissances en bureautique ou encore monter en compétences parmi un large choix de domaines.

Langues

Bureautique

Communication

Santé Social

Cette formation à distance peut être financée jusqu’à 100% grâce à votre Compte personnel de formation (CPF) dont vous avez le contrôle depuis l’application mobile et le site Mon Compte Formation.

Bonnes lectures et découvertes à tous.

L’ours.

Généricours

 

 

Actualités & News·Formation et professionnalisation

Pour essayer « Zoom » le 26 Mars.

Cette fois, les choses sont claires : Skype fonctionne pour les ateliers en face à face, ou tout au plus avec une ou deux personnes supplémentaires, et il convient par conséquent au format de nos ateliers. Pour remplacer durablement les réunions plénières, nous allons essayer Zoom, un outil de visioconférence semble-t-il simple et convivial.

videoconferencing

Installation du logiciel ZOOM (pour Ordinateur) :

  1. Trouvez le logiciel :

Pour cela il vous suffit de taper “ZOOM vidéo Conferencing“ dans la barre de recherche. Une fois la recherche effectuée, cliquez sur le lien portant l’adresse “https:/zoom.us“.

  1. Inscrivez-vous :

Lorsque vous serez sur le site, vous verrez une case bleue portant l’inscription “INSCRIVEZ-VOUS, C’EST GRATUIT“, cliquez dessus. Saisissez votre adresse mail puis rendez-vous dans votre boîte mail. Attendez de recevoir l’e-mail de confirmation, cela peut prendre quelques minutes. Si le mail n’arrive pas, n’hésitez pas à rafraîchir votre boîte de réception ou à cliquer sur “Renvoyer un autre e-mail“. (Une fenêtre s’ouvrira, cochez la case pour confirmer que vous n’êtes pas un robot). Lorsque le mail est arrivé, cliquez sur “Activation du compte“.

  1. Créez votre compte :

Après cela,  une nouvelle fenêtre va s’ouvrir. Vous pouvez désormais créer votre compte. Suivez les instructions attentivement et surtout prenez votre temps pour ne rien oublier.

vidoconferencing3

  1. Télécharger l’application :

Une fois la création de votre compte terminée, vous pouvez passer au téléchargement de l’application. Pour cela, utilisez l’ascenseur et descendez jusqu’à apercevoir le bas de page noir avec des inscriptions blanches. Cliquez sur “Télécharger“. Une nouvelle page s’ouvre, cliquez sur “Télécharger“ en-dessous de la première proposition “Client Zoom pour les réunions“. Le téléchargement ne devrait prendre que quelques secondes/minutes selon votre connexion Internet. Une fois le téléchargement terminé, cliquez sur l’icône de Windows. L’application devrait se trouver dans la colonne “Récemment ajoutées“ et portant le nom “Start Zoom“. Ouvrez l’application et identifiez-vous pour avoir accès à votre compte.

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     5. URL de connexion.

A titre provisoire, je vous communique une URL pour ceux qui n’auront pas reçu d’autres indications d’ici jeudi : elle servira pour le cas où nous ne parviendrions pas à maîtriser complètement les règles d’agenda et d’animation d’ici là ! Un grand merci dès maintenant à Yannis pour son travail de défrichage !

L’Ours.

Généricours

 

Actualités & News·Culture - Loisirs - Histoire·Formation et professionnalisation

Pensons Design.

Rendez-vous était pris pour ce Jeudi 12 Avril à Nicéphore-Cité, pour une journée thématique sur le design, précisément sur le sujet « De l’architecture d’intérieur au design d’espace. L’objectif du design d’espace c’est de proposer des solutions innovantes, uniques et pensées pour les besoins actuels et futurs des usagers pour créer des lieux aussi bien extérieurs qu’intérieurs, publics ou privés, mais également des objets du quotidien et du design urbain tout en étant fonctionnel, innovant, créatif et esthétique.

Le design d’espace utilise des matériaux, des revêtements, du mobilier, des équipements et parfois de l’ambiance sonore pour créer une identité et aménager un endroit pour permettre aux personnes de s’en approprier et de prendre le contrôle des espaces qu’ils fréquentent. Pour le définir, retenons 4 composantes : la construction, le lieu de vie, l’intérieur et l’individu. Au fil du temps, les designers vont s’approprier des matériaux de plus en plus variés : au sortir du Moyen-Age, 2 composantes, étroitement liées au chauffage : l’âtre, et les tentures, indispensables pour résister au froid des murs de pierre.

9h15-10h00 : De l’architecture intérieure au design d’espace ?

Avec l’intervention de Bernard Moïse, designer, fondateur de l’agence Moise Studio, Directeur pédagogique de Camondo Méditerranée et Président de l’Agora du design.

C’est à un véritable cours d’histoire de l’art que s’est livré Bernard Moîse, qui plus est abondamment illustré, qui couvre une période de 250 ans, soit de 1671 à 1921. La première borne se situe à mi -chemin entre la fin de la Renaissance et le début des Lumières.

Entre-temps, la construction a hésité entre le civil et le militaire : Versailles et la poliorcétique : d’un côté, on étale le luxe et on sépare les classes sociales (balcons et parterres), de l’autre, on assiège des villes et on les prend, ensuite on les protège et on les défend à la manière  de Vauban.

En 1671, arrive Louis XV, coquet, soucieux de son apparence et de son élégance ; l’expression de la décoration royale porte alors sur le tissu.

    Louis_XV

A cette première période « textile du sol au plafond », où les tapissiers sont les architectes d’intérieur, succède celle des sculpteurs ornemanistes, dont la palette va s’étendre du dessin aux moulures, ornements, corniches, frontons, luminaires… Tous les projets sont intégralement dessinés, avant de connaître un début de mise en oeuvre.

En 1694, Charles d’Aviler définit l’architecte d’intérieur comme « Un homme de dessein, intelligent en architecture et en mécanique… Il est nécessaire à l’architecte, car l invente et dispose des ouvrages.

Les Encyclopédistes Diderot et d’Alembert définissent l’ornement comme « un détail, sans utilité pratique, si ce n’est d’embellir ». Les premières Écoles des Beaux-Arts se créent et reconnaissent 4 disciplines : architecture, sculpture, peinture et gravure.

En 1766, l’Enseignement des Arts-Déco se met au service des Industries Naissantes : les opportunités vont en effet être très nombreuses : le gaz, l’électricité, le paratonnerre, mais aussi les grands réseaux – comme les égoûts de Paris, prélude au gruyère que constituent les sous-sols des métropoles.

Au début du XXe siècle, les bouleversements liés aux guerres, aux reconstructions, à l’avènement de l’aviation,  vont susciter une génération de « makers », c’est-à-dire de bricoleurs, d’aventuriers. Des mouvements architecturaux comme le Bauhaus, (La Staatliches Bauhaus est une école d’architecture et d’arts appliqués, fondée en 1919 à Weimar par Walter Gropius. Par extension, Bauhaus désigne un courant artistique concernant, notamment, l’architecture et le design, la modernité mais également la photographie, le costume et la danse. De leur côté, les créations de Le Corbusier, les apports du surréalisme conduisent à une nouvelle fonction que l’on appellera « ensemblier » : ainsi en est-il des créations de Philippe Starck.

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Pour mettre une touche finale à l’apport de l’innovation, « depuis la création au Marché », Bernard Moïse présente la réalisation du Showroom VIP de Microsoft, où la technologie s’efface le storytelling des usages du client.

 

10h00-10h45 : Présentation du cursus design d’espace, de la prépa au mastère, et des projets étudiants de l’Ecole Supérieure des Métiers d’Architecture de Montpellier.

Avec l’intervention Marie-Caroline Foulquier Gazagnes, Architecte DLPG et Enseignante à l’ESMA de Montpellier et Anthony Gallien, ancien étudiant de l’ESMA diplômé depuis 3 ans et embauché dans le cabinet d’architecte de Marie-Caroline Foulquier Gazagnes.

4 parties à cette présentation : quelques références iconographiques, dont l’incontournable Antigone de Montpellier.  Puis ce que l’on apprend au cours de la formation, ensuite la confrontation avec la réalité, et enfin quelques exemples de notre métier.

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 La London school of economics.

En premier lieu la recherche est multi-contextuelle : l’histoire, l’environnement, l’usage, l’appropriation qui en est faite, tout doit être intégré dans l’étude pour bâtir un projet « vraisemblable », intégrant l’aménagement urbain, les luminaires, les bancs… Tout projet est recevable, mais c’est d’abord une affaire d’argumentation, d’observation.

Antigone

Ainsi, pour aménager ce vaste « plan-masse » laissé par Ricardo Bofill, connu sous le nom d’Antigone, les options sont multiples, tout est une question d’étude, d’originalité et d’argumentation. Il s’agit de s’approprier un vaste espace de 40 hectares, dans une cité proche de la mer, comportant un centre classique, la Place de la Comédie, et une vaste pinède, celle de la Gaude. Pour occuper les « toits classés Architecte des Bâtiments de France », il faut s’ouvrir l’esprit, confronter les idées, rechercher d’autres idées… Au final, la formule est la suivante :

      Besoin du client  + Exigence Fonctionnelle = DESIGN.

10h55-11h40 : Présentation de la démarche « design d’espace et bien-être au travail » de la société Espace & Fonction
Avec l’intervention de Nathalie Rigaut, Consultante – Espaces de travail chez Steelcase.

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La philosophie de Steelcase résume un espace de travail à un écosystème : divers, adaptable et sain. Il doit améliorer mes performances en matière d’engagement de mes salariés.  37% du personnel est actuellement très désengagé. De plus, avec les nouveaux modes de travail et de coopération, 30 à 40 % des bureaux individuels sont inoccupés (réunions, déplacements, télétravail).

Steelcase fait face à certains paradoxes : le besoin de partager, face à celui de se concentrer ; le fait que 1/3 à 50 % des introvertis sont les créatifs des entreprises. or, l’espace façonne les comportements. Tout réaménagement doit donc commencer par définir le changement de comportement attendu. Enfin, comment établir une ambiance de collaboration, d’innovation, de confiance ?

Quelques chiffres à méditer : 89 % des Fortune 500 ont disparu entre 1955 et 2014.

75 % seront remplacées d’ici 2027.

65% des C.E.O. craignent d’être disruptés de leur activité par un nouvel entrant.

Il faut donc que l’innovation advienne, mais qu’elle soit dans un environnement plus agile. Comment imaginer des aménagements qui génèrent des postures physiques, émotives et cognitives propices ?  En distinguant :

1) le lounge « posture sofa », détendu, propice à l’échange informel.

2) Le travail soutenu : la posture standard.

3) le travail « quand on bouge », adapté aux moins de 30 ans, perché engagé.

Enfin, le maître-mot est la sérendipité, l’art de fonctionner à plusieurs, (et du même coup, de s’offrir collectivement « la possibilité d’une île… au trésor »). Comme chantait un certina Hugues Aufray :

 « Et quand tout sera terminé,

il faudra bien se séparer,   

Mais nous on n’oubliera jamais,

ce qu’on a fait ensemble ».

Pour favoriser cela, il faut procéder à du « job-shadowing », pour repérer les phases de :

  • concentration.
  • Collaboration
  • Acquisition de connaissances.
  • Socialisation
  • Régénération.

De cette manière, nous proposons une appropriation dynamique : de l’usage, de la rythmique, de la vivacité corps-esprit. L’idéal est selon, Bernard Moïse d’associer les architectes d’intérieur très en amont des chantiers, pour anticiper les critères d’efficacité, les indicateurs d’engagement; ainsi, il est possible de privilégier le type de compétences que l’on recherche, softskill, lutte contre la vulnérabilité et l’échec, et intégration du bien-être.

L’Ours.

Grizzly

 

Economie·Formation et professionnalisation·Société

Société : « Le service civique n’atteint pas ceux qui en ont le plus besoin.

Le service civique, proposé à tous les jeunes de 16 à 25 ans, constitue-t-il , au-delà d’une expérience citoyenne, un tremplin vers l’emploi ? C’est la question posée à Sophie Morlaix, chercheuse à l’université de Bourgogne.

Sophie_Morlaix

Si, globalement, le service civique a « un effet bénéfique sur l’insertion professionnelle » des jeunes, « cela se vérifie surtout auprès des plus diplômés ». C’est ce que constate Sophie Morlaix, enseignante-chercheuse à l’université de Bourgogne, dont le travail de recherche, conduit en Bourgogne Franche-Comté auprès de 783 jeunes, a nourri le rapport qu’elle a remis en 2019 à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep).

Un dispositif qui loupe sa cible.

Avant leur service civique, 7% des jeunes interrogés disposaient d’un emploi.  A l’issue du service civique, ils sont 29% à avoir trouvé un emploi dans la foulée, selon la chercheuse. Le service civique a donc sans conteste « un effet positif entre la situation initiale et finale ». constate Sophie Morlaix. Qui met cependant deux bémols à cette conclusion.

Premier bémol : « Le dispositif n’atteint pas en priorité ceux qui en ont le plus besoin et qui sont d’abord visés ; à savoir les moins diplômés, les inactifs et ceux qui n’ont aucun projet professionnel ». De fait 58% des jeunes qui ont fait un service civique dans l’échantillon étudié, sont diplômés de l’enseignement supérieur.

Deuxième bémol : les moins diplômés (qui n’ont pas le Bac) sont 61% à être demandeurs d’emploi avant le service civique.  « ils restent encore 57% dans ce cas, juste après le service civique et encore actuellement », au moment de l’étude. « L’effet bénéfique sur l’insertion professionnelle n’existe pas, en réalité, pour les jeunes non diplômés », conclut Sophie Morlaix. La situation est toute autre pour les diplômés du supérieur : 44% d’entre eux disposent d’un emploi à l’issue d’un service civique, qui « leur sert à se faire une première expérience professionnelle ».

« Tous semblent y trouver leur compte ».

Malgré ces réserves, la chercheuse constate que les jeunes portent, sur le service civique, « un regard massivement positif ». Tous semblent y trouver leur compte, du moins en partie, et vantent les mérites de cette expérience généralement décrite comme enrichissante, formatrice, voire révélatrice pour certains.

Alexandra CACCIVIO – Le Bien Public du Dimanche 16 Février 2020.

En chiffres : 581€, c’est le montant net, de l’indemnité mensuelle versée aux jeunes en service civique. Peuvent s’y ajouter 119€ pour les boursiers au 5e, 6e, ou 7e échelon.

79000 : c’est le nombre de jeunes qui ont commencé une mission de service civique, en 2017, selon les données de l’Injep. cela représente 10% d’une classe d’âge.

A suivre : Heureux hasard, cette étude est parue à quelques jours de l’analyse N°67 de l’INSEE : ainsi chacun pourra se faire une opinion documentée sur l’emploi des jeunes dans notre région.

 

 

Formation et professionnalisation·Revue de Presse

11 astuces pour s’exprimer facilement en public.

Même si certains sont plus à l’aise que d’autres, prendre la parole devant un auditoire, cela se travaille.

Parler_en_public

1. Préparer des notes.

Pas question de lire son discours d’un ton monotone et monocorde, sous peine de voir tous les présents plonger le nez dans leurs téléphones portables. On n’écrit pas comme on parle, on n’utilise pas les mêmes vocables. Alors, oubliez les interventions écrites de A à Z, imprimées sur des feuilles 21 X 29,7 cm, difficiles en plus à manipuler, au profit de fiches cartonnées de format A5. Préparez votre intervention sous forme de plan en différenciant clairement les parties. jouez avec les couleurs, surlignez les passages importants ou à accentuer avec la voix, notez les citations, les mots-clés. Cela vous aidera à être plus naturel, plus convaincant, plus passionnant. pourquoi écrire les verbes ou expressions comme « il faut, je pense » ? Trop écrire, c’est, le trac aidant, prendre le risque de se noyer dans une montagne de caractères illisibles, et donc de perdre le fil de sa pensée. Si vous maîtrisez votre sujet, vous saurez construire les phrases le moment venu. faîtes-vous confiance. toutefois, il est toujours compliqué de lancer et de finir une intervention, rédigez vos introductions et conclusions en quelques lignes.

2. Cerner le message.

Pensez à vos interlocuteurs, ils vont devoir faire preuve de concentration pour vous écouter, alors évitez de les submerger d’informations inutiles et évitez les digressions sous peine de les voir « décrocher ». Selon une enquête IFOP-Wisembly, pendant les réunions 81 % des cadres s’occupent en faisant autre chose. La moitié (51%) lisent ou envoient des emails, travaillent sur d’autres dossiers (49%), lisent ou envoient des SMS (48%) . Certains font aussi des dessins (37%), jouent sur leur téléphone (10%), vont sur les réseaux sociaux (8%) organisent leurs week-ends ou leurs vacances (7%)…. Alors, pour retenir leur attention, transmettez un seul message et n’hésitez pas, selon la longueur de votre intervention, à en rappeler régulièrement la problématique. Soyez visuel dans vos propositions, évitez les énumérations de chiffres impossibles à assimiler. Si vous souhaitez que l’on vous entende, limitez aussi les textes reproduits sur Powerpoint, sinon le public se contentera de lire les slides (page d’un diaporama électronique  ou dossier défilant affiché sur l’ordinateur, ou projeté sur écran externe). Si vous souhaitez convaincre, vous devez porter votre message avec conviction et enthousiasme.

3. Choisir les bons mots.

C’est votre intervention, alors privilégiez le « je » ou citez le nom de l’entreprise, mais quel que soit le sujet évitez le « on« . Ce pronom indéfini désengage la personne qui prend la parole. Utilisez des mots simples, mais bannissez les formulations minimalistes comme « un peu » ou une « petite réunion ». Très dévalorisant pour la personne qui expose et pour son auditoire. Utilisez le langage direct et soyez factuel, dites « mon équipe a réalisé 70 % de ses objectifs » et non « je pense que nous…. » qui donne l’impression que vous ne maîtrisez pas le sujet. Employez le temps du présent, plus vivant. En fin d’intervention, on termine par une phrase nette de conclusion comme « Je vous remercie de votre écoute » et on évite le traditionnel « voilà…. » qui laisse votre présentation et l’auditoire en suspens.

4. S’adapter au public.

Parler_en_public1Renseignez-vous sur les participants. Qui sont-ils ? Quels sont les éléments à mettre en avant ? Sont-ils nombreux ? Comment se déroulera votre intervention : salle de réunion en « U », en théâtre ,avec ou sans micro ?  Tous  ces détails permettent d’adapter ses propos, de mieux cibler son public. Dire pour convaincre demande de personnaliser son discours pour se sentir plus à l’aise ou même mieux entendu.

5.Répéter son texte.

Maîtriser son sujet, c’est une chose, réussir à le partager avec d’autres en est une autre. Alors, entraînez-vous face à vote miroir, votre conjoint, ou à des amis. Utilisez vos fiches, modifiez-les au fil des remarques, de vos hésitations, mais surtout n’essayez jamais de reproduire le même discours. Vos propos évoluent au fil des répétitions, c’est normal, c’est signe que vous vous l’appropriez, qu’il prend vie et forme.  Le jour « J », vous parviendrez à le restituer sans mal. Il sera vôtre ; perceptif, l’auditoire sera d’autant plus attentif qu’il vous sentira à l’aise.

6. Soigner l’articulation.

Bafouiller, c’est la plus grande crainte de tous les orateurs. Alors, pour éviter d’entremêler les sons et de s’y reprendre à plusieurs fois, pratiquez des étirements de la bouche, des mâchoires, des joues. Pincez les lèvres, souriez jusqu’aux oreilles, rentrez les joues, gonflez-les… Ensuite, entraînez-vous à répéter de plus en plus rapidement de petites phrases du type « les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, » ou bien « sachez soigner ces six chatons si soyeux ».

Le Net regorge d’exemples (www.articuler.com, http://www.momes.net). Une intervention en public, c’est comme une compétition, pour la réussir, il faut s’échauffer.

7. Jouer avec la voix.

Pour capter l’attention, il faut à la manière des comédiens, être expressif, apprendre à moduler sa voix, à varier les intonations, lui donner du rythme. pour y parvenir, rien de plus efficace que de lire plusieurs fois des textes à haute voix en variant les intonations… C’est d’ailleurs la méthode qu’utilisait le président américain, Abraham Lincoln. « En lisant à haute voix, j’entends ce que je lis tout en le voyant, de sorte que les deux sens le comprennent et je m’en souviens mieux », disait-il.

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Les histoires pour enfants se prêtent particulièrement à ce type d’exercices.

8. Surveiller sa gestuelle.

Pour réussir votre intervention, soyez vous-même. S’assumer et cultiver les points forts de sa personnalité – y compris sa timidité – est la meilleure méthode pour convaincre. Prêtez attention à votre langage corporel. Vous avez l’habitude de parler avec les mains ? Veillez juste à ce qu’elles ne vous cachent pas le visage. Soyez vigilant sur ces gestes qui révèlent des pans entiers de personnalité tout en trahissant les pensées de celui qui les fait. Pensez qu’à travers eux, vous exprimez 55% d’un message contre 7% avec les paroles et 38% avec les intonations.#

9. Regarder l’auditoire.

Pas question d’adopter un regard fuyant ou de garder le nez sur vos notes, que vous vous exprimiez devant trois ou cent personnes, vous devez regarder votre auditoire. La salle est immense ? Choisissez de regarder deux, trois personnes installées en différents endroits (à gauche, à droite, au fond). La réunion est composée de six personnes ? Faites tourner votre regard au fil de votre intervention pour les impliquer, pour maintenir leur attention.

10. Méditer quelques minutes.

Comme un comédien qui s’apprête à entrer en scène, isolez-vous quelques minutes  avant de débuter votre intervention. Le temps de méditer quelques minutes à travers un exercice de méditation. Pour se concentrer et gérer son stress, c’est idéal. Restez debout et fermez les yeux. Inspirez profondément par le nez en comptant jusqu’à 4. Bloquez votre respiration sur 2 temps, puis expirez par la bouche en comptant jusqu’à 8. Recommencez 4 à 5 fois. Concentrez-vous sur les vagues qui se forment sur le ventre. Pour mieux les sentir, posez une main dessus. La détente vous gagne ? Ouvrez tranquillement les yeux.

11. Maîtriser son temps.

Le temps, c’est la clef d’une intervention réussie. Selon une enquête de l’IFOP _ Wisembly, (Les Échos 24/03/2015)  la plupart des cadres indiquent que leur attention commence à diminuer au bout de 52 minutes de réunion. 23% affirment même perdre le fil après moins de 30 minutes ! Une bonne présentation doit donc être concise.

# N° 128 CGA Contact Septembre – Octobre 2018.

Article publié dans le N°134 de CGA Contact de Contact Septembre – Octobre 2019 – Le Journal de la Petite Entreprise.