Evènements·L'édito hebdo

Notre prochaine Assemblée Générale.

Une année qui se termine, c’est toujours un moment d’émotion… chacun repense aux moments de joie, aux cérémonies, aux fêtes, au succès. Et parce que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, aux deuils, aux déceptions, aux échecs.

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C’est de tout cela qu’il sera question à notre Assemblée Générale 2019, annoncée depuis déjà quelque temps, mais dont nous entrons maintenant dans la phase active ! Nos adhérents ont tous (?) reçus une invitation incluant un pouvoir (une procuration) pour se faire représenter lors des débats. Les consignes adéquates sont fournies, pour assurer une participation de bon aloi à cette AG. C’est pour nous la marque de l’esprit d’écoute, de coopération et de bienveillance de BCN, de ses fondateurs, de ses bénévoles, de ses amis. Alors, tous sur le pont !

Nous vous attendons tous jeudi 12 décembre 2019 à 18 heures, Salle 501 de la Maison des Associations, pour le lancement de l’année 2020, pour le plaisir d’échanger avec ceux qui sont loin, et quoiqu’il en soit donner le coup d’envoi de nos nouveaux projets autour du verre de l’amitié !

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Economie·Evènements·Pour un meilleur emploi·Société

ESS : est-elle soluble dans le capitalisme d’intérêt général ?

Ouf ! Vous pouvez répéter la question ? La Table ronde de ce vendredi 29 Novembre était l’un des jalons de ce mois consacré à l’Économie Sociale et Solidaire. Pour introduire les débats, quelques sous-questions étaient proposées en hors d’oeuvre :

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Être client d’une entreprise du CAC 40 ou sociétaire d’une entreprise d’une mutuelle de l’ESS, est-ce la même chose ? L’essor de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, l’entrée de représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou le nouveau statut des entreprises à mission introduit par la Loi Pacte semblent banaliser l’ESS. Et pourtant , les principes qui la fondent et les valeurs qu’elle défend, quand elle est exemplaire, l’opposent radicalement aux grandes sociétés de capitaux. Cela suffit-il à transformer l’ensemble de l’économie ?

I. COMMENT DÉFINIR CES CONCEPTS ?

En commençant par opposer : coté Entreprises :

– la financiarisation à outrance de l’entreprise,

– la consommation « non soutenable » des ressources naturelles.

Côté ESS :

– la consommation de biens/services collectifs  individuels.

– la démocratie de toute gouvernance.

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Jérôme SADDIER, président de la Chambre française de l’ESS, s’efforce le premier de « jouer avec les mots » du débat inversé  : Capital d’Intérêt Général et Économie Sociale et Solidaire sont tout autant des oxymores que des pléonasmes.  Les deux dépendent de la légitimité, seule à définir l’intérêt général, qui appartient au seul régulateur. Une fois celle-ci définie, c’est la sincérité des engagements qui clarifie la place de chacun.

Il y a en effet des entreprises qui depuis fort longtemps ont mobilisé des capitaux à des fins paternalistes, ou philanthropiques, et surtout oeuvré pour le bien commun en mobilisant les ressources capitalistiques que nécessitaient par exemple les grands réseaux. C’est un clin d’oeil à Jean-Marc Borello (Photo) : « Pour un capitalisme d’intérêt général », qui démontre qu’une entreprise porte en elle la capacité de résoudre les maux de notre société, tout en étant parfaitement performante économiquement. De même aujourd’hui, la RSE (responsabilité sociale et environnementale) est assumée par des entreprises clairement capitalistes.

Quant à l’ESS, a-t-elle les moyens financiers de ses ambitions ? Le financement des l’utilité sociale, de la cohésion sociale, était d’abord l’affaire du nombre des adhérents : les 16 millions de bénévoles ont permis de financer le bien-vivre. L’utilité sociale passait avant l’intérêt général.

La loi de Juillet 2014 a donné un statut à l’ESS fondé sur les critères d’utilité sociale, de  démocratie de la prise de décision, et du caractère non lucratif.  De nouveaux éléments sont apparus avec la Loi Pacte sur les entreprises à Mission. Une définition de l’agrément ESUS Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale est un pas qui permet d’être ouvert à l’égard des entreprises  qui veulent avancer.

Guy Babolat, vice-président de la CGScop : Ce qui est interrogé, c’est l’État libéral. Quelles régulations veut-il -doit-il-  mettre en place ? Quel équilibre entre travail et capital ? Pour la Fonction Publique : quelle place accordée aux usagers ? Répartition des résultats : comment trouver une clé de répartition qui a du sens ?

Dominique Mahé, président de la MAIF défend la stratégie de l’assureur militant, créée il y a  90 ans par des « hussards noirs de la république » en Vendée le 17 Mai 1934. Plutôt que de subir la loi des compagnies d’assurance, ces instituteurs ont décidé de s’assurer eux-mêmes.

Qui peut agir pour le « mieux commun » ? En respectant le sens de l’éthique, tout en délivrant de la performance ? La Loi PACTE crée les sociétés à mission, dont elle définit l’objet social. Celles-ci pourront prendre publiquement des engagements connus et opposables.

L’Économie collaborative, les startups, les SAS, les SCOPs : quel sens veulent-elles donner à leur mission ? Les choses sont claires lorsque l’on parle de missions régaliennes : éducation, santé, assurance.

Les entreprises industrielles peuvent aussi exercer une mission d’utilité sociale (exemple : fabriquer des radiateurs), tout en proposant une distribution de revenus inégalitaire.

Nadine Richez-Battesti, universitaire conclut à une situation paradoxale, directement issue de la crise actionnariale de 2008, et de la recherche de sens qui en a résulté.

1°) L’État-providence a failli dans sa définition de l’Intérêt Général : cela a entraîné des  inégalités accrues dans la répartition des droits des actionnaires. Dès 1974, des  entreprises comme Danone avaient réfléchi à des modes avancés de distribution d’actions.

2°) L’État, les Entreprises et qui ?

Quid du bénévolat ?

Le capitalisme produit de l’exclusion.

Faut-il une régulation produite ou déléguée ?

La mise en concurrence génère des coûts cachés : à l’évidence, dans les EHPAD. D’autre part, comment s’assurer qu’elle ne détourne pas des objectifs initiaux, si la régulation est négociation, voire déléguée ?

L’État doit encourager une société qui produise de la solidarité, qui prenne conscience d’une communauté de destins.

3°) L’ESS : tout le monde n’a pas envie de transformer la société !

Elle est là pour produire des biens communs, et pas à réparer du social. Pour cela, son action doit être guidée par les gains en termes de qualité de vie.

Jonathan Jeremiasz : co-fondateur de l’agence Voix Publique et de Handiamol. Il observe que la question de l’indépendance capitalistique est toujours prégnante au sein de l’ESS, que l’essentiel de son histoire est ancré dans la résistance au capitalisme. Il s’interroge sur l’émergence d’un nouveau modèle de collectif (les ZAD) et sur la kleptocratie de la Fonction Publique. (Une kleptocratie est un terme péjoratif désignant un système politique où une ou des personnes à la tête d’un pays pratiquent à une très grande échelle la corruption.).

Généralement, ces personnes pratiquent le blanchiment d’argent, de manière à dissimuler l’origine de leur richesse.

II. QUELLE SOCIÉTÉ VOULONS-NOUS ?

Dominique Mahé, défend l’alignement entre le client, le sociétaire et le coopérateur au sein de la MAIF. 700 militants entretiennent au jour le jour la flamme mutualistes des conseillers.

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C’est très différent de sociétés qui habillent leur quotidien de « green-washing » soit en créant des fondations à caractère philanthropique, soit en préconisant l’éducation à de nouveaux modes de consommation.

 

Guy Babolat, évoque la création de la SCOP Alternatives Économiques. La revue a d’abord progressé grâce au militantisme de ses rédacteurs, avant qu’ils ne deviennent ses coopérateurs.

Quelques références d’auteurs : André Glücksman qui s’interrogeait sur la nature de l’État et ses modes de régulation. L’exemple de la Taxe Carbone votée quasiment à l’unanimité a été balayée par 200.000 bonnets rouges.

Amazon a été « défendu » par les CRS à l’occasion du Black Friday ; mais Amazon a de plus en plus de clients…

Pierre Rosanvallon avait coutume de dire que la démocratie est un processus toujours en devenir.

Enfin que penser de l’appel à l’Épargne Solidaire, qui permet d’orienter les capitaux vers des objectifs d’intérêt général ? Il reste des progrès à faire, mais si « Statut ne fait pas Vertu », absence de statut non plus !

Jonathan Jeremiasz : La Loi de 2014 a permis de développer la démocratie dans les SCOPs, de répartir les revenus au vu des résultats, de créer une activité, de développer des solidarités (mais pas forcément quand l’activité est encore naissante, et qu’il serait hasardeux de soumettre les premières décisions au vote).

Pour ce qui est de la MAIF, la possibilité de devenir une entreprise « à mission », ne modifie pas son objet mais constitue une vraie opportunité de communiquer.

Sur la réinsertion des entreprises-voyous, son opinion est de toujours tendre la main, même aux plus voyous ! Et ainsi de ne se priver d’aucune ressource y compris publique, (ce que l’on nommait autrefois les fonds de concours). Attention toutefois aux dérives fiscales, notamment sur l’ISF. Et enfin, pas d’objection de principe sur l’existence des Z.A.D. tant qu’elles demeurent non-violentes.

Nadine Richez-Battesti : elle renvoie aux auteurs Desroches et Castoriadis qui avaient mis en évidence le concept de « marches instituantes ». Et regrette l’attaque contre l’ESS portée par le MEDEF, « injustement aidée » : en cherchant à obtenir la transformation des plafonds de mécénat, l’impact sur les entreprises de l’ESS risque d’être non-négligeable.

Jérôme SADDIER : 

Il ne faut pas fantasmer l’ESS : ce sont d’abord des considérations pratiques qui ont prévalu, plus qu’idéologiques. Nous vivons dans une période d’injonctions paradoxales : l’État renonce à produire, et éprouve même de plus en plus de difficultés à réguler.

Il existe 3 versions des coopératives :

-une notion juridique (définie par la Loi du 31.07.2014).

-une notion technique, la coopération faisant appel à des capitaux fermés.

-une notion idéologique (opposition sur l’origine du capital) : la question de la propriété est alors fondamentale.

Au nom de quoi, agissons-nous ?

Les critères sont désormais définis : dérives, pas de leçons à recevoir, ni à donner sur la vertu. Sur l’organisation : les structures, le fonctionnement, la répartition des résultats. Enfin, sur la communication : performance, transparence.

Conclusion : Non, l’ESS n’est pas soluble dans le Capitalisme d’Intérêt Général. En revanche, l’inverse est peut-être vrai…

Actualités & News·Evènements·Prospective·Technétronique

Technétronique: Et si Idriss Abderkane était une bonne nouvelle ?

La conférence de clôture du Salon Co-Next de Chalon des 6 et 7 Novembre  s’annonçait comme particulièrement alléchante ! Le « gourou » de l’Intelligence Artificielle, M. Idriss Abderkane venait nous apprendre que nous n’avons pas d’inquiétude à avoir devant la nouvelle Galatée : automatisation, robotisation, et désormais « cobotisation » et Intelligence Artificielle ne seraient pas, selon notre conférencier, un accident de l’histoire, mais un phénomène d’évolution continue, en prise directe avec les progrès de la science.

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Que l’on en juge :

  • qu’est-ce-qu’un algorithme, et quelle est l’origine de ce mot ? Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes1.

    Le mot algorithme vient du nom d’un mathématicien perse du IXe siècle, Al-Khwârizmî. Une autre étymologie moins alambiquée dit simplement qu’un algorithme est un calcul (« arithmos » en grec), qui est tellement long et difficile à faire à la main qu’il en devient douloureux : « algos » signifie douleur en grec : un algorithme est un calcul pénible à faire à la main.

  • le mathématicien arabe étant créé, vient alors la tentation de reposer la main. Première application « grand public » : la présence d’algorithmes de reconnaissance faciale dans les aéroports, beaucoup plus productive que nos pauvres polices de l’air… En revanche, un algorithme ne reconnait pas un visage qui sourit, d’un visage figé : c’est pourquoi il est interdit de sourire sur les passeports.

L’histoire de l’Intelligence Artificielle commence vraiment avec Énigma, et le craquage des codes nazis, grâce aux talents mathématiques d’Alan Turing. Il faut bien comprendre la distinction entre la cryptographie, science du chiffrement qui nécessite la production d’algorithmes et de théories, et la cryptanalyse, qui consiste à casser un code secret. Il n’y a pas de théorie du cassage. Il s’agit essentiellement d’avoir l’intelligence et l’astuce d’exploiter les faiblesses d’un système ou de son utilisation par les opérateurs humains. Quoi qu’il en soit, la façon dont Turing y est parvenu à l’époque, sans ordinateur, reste un immense tour de force et fait partie de la mythologie de la discipline.

Depuis, les épisodes du même ordre n’ont cessé de transformer cette science en art : il a fallu 60 ans à IBM Big Blue pour battre Gary Kasparov aux échecs. Bien que sextuple champion du monde,  ce dernier ne possède pas la mémoire phénoménale de son concurrent : l’ordinateur a absorbé des centaines de milliers de parties jouées par les plus grands maîtres de l’histoire… dont Kasparov lui-même ! Le nombre de Shannon, soit 10120, est une estimation de la complexité du jeu d’échecs, c’est-à-dire du nombre de parties différentes.

En mars 2016, un programme d’intelligence artificielle avait battu le troisième joueur mondial de go Lee Sedol. Après trois défaites, le champion sud-coréen avait toutefois remporté une quatrième partie contre AlphaGo. Cette fois-ci, « pour la première fois, AlphaGo jouait presque comme un humain », a déclaré Ke Jie après sa première défaite mardi. « Dans le passé, il avait quelques faiblesses. Mais, maintenant, j’ai l’impression que sa compréhension du go et sa façon d’appréhender le jeu dépassent nos aptitudes. »

Les victoires d’AlphaGo représentent une avancée historique de l’intelligence artificielle. Le jeu de go est traditionnellement vu comme un Graal en raison de son très grand nombre de combinaisons possibles, rendant le calcul très difficile. Ce nombre est encore très inférieur aux possibilités du jeu de go, qui malgré des règles plus simples, offre des possibilités de l’ordre (très approximatif) de 10600, bien supérieur au nombre d’atomes dans l’univers observable compris entre 4×1078 et 6×1079.

I. L’Intelligence Artificielle est régie par le Rapport A/I.

Plus le rapport entre « l’Artificiel » et « l’Inné » (ou l’Humain),  est élevé, plus la valeur de l’I.A. sera élevée : cela s’explique. Tout le monde est prêt à cambrioler un appartement, un coffre ou un mot de passe, si le butin est suffisamment alléchant ; les candidats diminuent si les efforts (ou les risques) ne laissent espérer que de maigres profits.

ArmataOr, cette valeur est en croissance rapide : les progrès continus de la loi de Moore (nombre de puces implantées sur un mm2 de processeur) l’expliquent en partie. Plus de capacités mémoire, plus d’actions à la seconde : les I.A. sont désormais capables de lancer d’elles-mêmes des projectiles de défense en direction d’un objet menaçant dirigé vers elles.

II. Les 3 étapes d’une innovation.

Selon Schopenhauer et Gandhi, tout au long de l’histoire du monde, les innovations ont connu un cycle immuable : elles ont tout d’abord semblé ridicules, puis dangereuses, et enfin évidentes. Quelques exemples :

1°) la place des femmes dans la société : Olympe de Gouges, puis Michèle Alliot-Marie, et enfin la situation d’aujourd’hui. Les pionnières ont ouvert la voie, même si de vastes zones de progrès demeurent à franchir.

2°) Les avions sont des jouets qui n’ont aucun intérêt militaire (maréchal FOCH).

3°) Internet est intrinsèquement inadapté au commerce. (Gérard Théry, ancien Directeur Général des Télécommunications).

D’où nous pouvons conclure que si l’IA est encore dans sa phase 2, son succès est inéluctable : la course au progrès est déjà en marche. L’homme s’est déjà inscrit depuis longtemps dans cette logique (la course aux rendements agricoles, les pesticides, la productivité capitaliste).  Or, une I.A. qui peut prendre jusqu’à 1000 milliards de décisions par seconde ne peut le laisser indifférent. Napoléon lui-même a forgé sa légende grâce au cumul de 3 facteurs : Masse x Vitesse X Surprise (ou plutôt ici, Rapidité de la prise de décision).

L’intelligence est un dosage entre prévisibilité  et imprévisibilité : c’est ce qui préservera le rôle de l’humain.

Conclusion : Si l’Intelligence Artificielle n’en est aujourd’hui qu’à la phase 2, comment imaginer la phase 3 ? La réponse est simple : apprenons à nos machines à imiter la nature, c’est le biomimétisme : la plus vaste banque de données existe depuis 4 milliards d’années, et a donc accumulé une somme d’essais et erreurs absolument phénoménale.  Il faut s’inspirer de la bio-diversité, et mieux, la développer  ! Ainsi, en faisant venir la connaissance plutôt que le pétrole, les états d’aujourd’hui prépareront la richesse de demain : est-il besoin de rappeler que les 5.000 milliards de $ que pèsent aujourd’hui les GAFAM proviennent de la connaissance, et non de l’or noir.  Misons donc sur le savoir, qui de plus est une ressource illimitée !

Retranscrit par l’Ours. – Vidéo disponible sur You Tube.

 

 

 

 

 

Economie·Evènements

Un nouveau Prix Nobel d’économie décerné à une française, Esther Duflo.

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Le Prix de la Banque de Suède (= « Nobel d’Économie ») est attribué à Esther Duflo (France), Michael Kremer (US) et Abhijit Banerjee (Inde) pour avoir « introduit une nouvelle approche pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde« .

Un Nobel modeste

Le Nobel d’économie de cette année ne récompense pas une grande théorie englobante, mais une méthode. Modeste et concrète, « l’essai randomisé contrôlé » : l’étude d’une question limitée et précise, en comparant un groupe témoin et un groupe d’expérience (tirés au hasard). Une méthode classique dans l’évaluation d’un médicament, mais très rarement utilisée en économie. Ce qui explique sans doute pourquoi la mortalité recule plus vite que la pauvreté dans le monde (lire article suivant).

Depuis 2015, le nombre d’humains souffrant de la faim est reparti à la hausse et atteint à présent 820M de personnes, autant qu’il y a 10 ans (source ONU

 
Ci-dessous : 1 kilogramme de lentilles remise « en échange » d’une vaccination.
 Détails de l’intervention 

 

L’étude évalue l’efficacité et la rentabilité d’une amélioration des services et de l’offre d’infrastructures pour la vaccination, ainsi que celles de l’accroissement de la demande grâce à de modestes incitations non financières. Deux interventions ont été évaluées en Udaipur rural, et un troisième ensemble de villages a servi de groupe témoin.

  • Intervention A : Seva Mandir (une ONG locale) a engagé une équipe mobile de vaccination comprenant une accoucheuse auxiliaire et un assistant pour mener une campagne mensuelle de vaccination dans les villages. Le personnel était disponible de 11h à 14h, un jour fixe dans le mois. La présence de l’accoucheuse auxiliaire était contrôlée grâce à des photographies horodatées et une surveillance régulière. Les compte-rendus indiquent que 95 % des sessions prévues ont eu lieu et n’ont pas été perturbées par l’absence des professionnels. Un travailleur social de Seva Mandir vivant dans le village prévenait les mères de la tenue de la session et les informait des bénéfices de la vaccination. Les vaccins administrés étaient le WHO/UNICEF Extended Package of Immunization (EPI), fournis par le gouvernement indien. À la première injection, chaque enfant recevait une carte officielle de vaccination indiquant son prénom, le nom de ses parents, la date et le type de vaccin reçu. Quand un enfant arrivait au camp sans carte de vaccination et si on ne pouvait être sûr qu’il avait déjà été vacciné, on le traitait entièrement.
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  • Intervention B : En utilisant la même infrastructure que celle de l’intervention A, l’intervention B prévoyait que soient offerts aux parents 1 kg de lentilles par injection administrée ainsi qu’un ensemble de thalis (assiettes en métal) une fois que l’enfant avait achevé le programme entier de vaccinations. La valeur du kilo de lentilles était d’environ 40 roupies (moins d’un dollar), équivalent au trois-quarts d’une journée de travail. Les incitations étaient fournies pour compenser le coût d’opportunité engendré par le fait d’emmener l’enfant se faire vacciner. La carte de vaccination permettait de vérifier si l’enfant avait bien reçu l’ensemble du programme.

Résultats et conclusions politiques

Résultats pour la vaccination complète (enfants ayant reçu au moins les 5 vaccins de base) parmi les enfants de 1 à 3 ans :

  • 38,3 % ont été entièrement vaccinés dans les villages de l’intervention B,
  • 16,6 % dans les villages de l’intervention A,
  • 6,2 % dans les villages témoins.
Un enfant avait 6,19 fois plus de chance d’être totalement vacciné dans les villages de l’intervention B que dans les villages témoins, et 2,69 plus de chance dans les villages de l’intervention A que dans les villages témoins. Les enfants dans les zones voisines des villages de l’intervention B avaient également plus de chance d’être entièrement vaccinés en comparaison avec les zones voisines des villages de l’intervention A (20 % vs 10 %). Cela semble indiquer que des sessions régulières couplées à des incitations encouragent les parents venant de plus loin à emmener leurs enfants se faire vacciner.

Les résultats de l’étude indiquent que de petites incitations non financières à destination des familles ayant de faibles ressources, cumulées à des services et des informations fiables, sont plus efficaces que les services et les informations seuls. C’est aussi plus rentable – beaucoup d’enfants utilisent les mêmes installations de vaccination, ce qui fait baisser le coût par enfant vacciné, même en prenant en compte le montant des dépenses dues aux incitations. Le coût moyen par enfant entièrement vacciné était de 27,94 $ dans les villages de l’intervention B, et de 55,83 $ pour l’intervention A.
Conclusion : Comment ne pas penser aux « nudges », ces incitations gouvernementales destinées à modifier le comportement des citoyens ?
Y compris dans les pays occidentaux, nous avons combattu la ceinture de sécurité, les distributeurs automatiques, la grippe A, l’écotaxe,… Serions-nous prêts à nous laisser vacciner en échange d’un kilo de lentilles ? Mènerions-nous tous ces combats aujourd’hui ? Sans doute pas, grâce aux mécanismes d’incitation : ce nouveau Prix Nobel met enfin l’économie au service de la vie quotidienne. Et c’est une bonne nouvelle !
La théorie du Nudge (ou théorie du paternalisme libéral) est un concept des sciences du comportement, de la théorie politique et d’économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus, au moins de manière aussi efficace sinon plus efficacement que l’instruction directe, la législation ou l’exécution
L’Ours.
Evènements·L'édito hebdo·Pour un meilleur emploi

Plénière N°117 : une rentrée énergique.

Moins d’une semaine après le Grand Déj’, nous nous retrouvons à seize au dernier étage de la Maison des Associations,  pour décliner le programme des activités de l’Association BCN, ses principes, ses valeurs … Créée sous statut Loi de 1901 en Avril 2015, BCN s’est donné pour ambition d’intervenir bénévolement dans le domaine de l’insertion par l’Emploi. Pour ce premier rendez-vous, nous envisageons l’Association à la manière du Marketing Stratégique.

I. Quels sont nos atouts ?

Comme dans toute équipe, nôtre principale force se trouve résumée dans la phrase de Saint-Exupéry : « Il n’est de richesses que d’hommes » : ici, cet atout est doublé, car chacun  « donne autant qu’il reçoit » : et le premier cadeau, c’est la bienveillance dans la solidarité. On ne juge pas, le collectif connaît les a priori contre les demandeurs d’emploi de puis « Un emploi nommé désir », un grand moment de vie pour BCN.

Même si cela étonne toujours, nous offrons également la confidentialité : avant de devenir adhérent de BCN, il s’agit de prendre l’engagement de la discrétion. Tout ce qui se dit dans les réunions de BCN, doit rester à usage interne ; si cela peut paraître inutile ou exagéré, cela contribue à la confiance et l’amitié au sein d’une « communauté de destin ».

Enfin, la polyvalence et l’ouverture caractérisent l’équipe de gestion, prévue dans les statuts avec une composition de 3 binômes-clés : Président/Vice-président, Secrétaire/ Secrétaire-adjoint, Trésorier/ Trésorier-adjoint. Du classique donc, mais pas que…  Pourquoi avoir doublé tous les postes ? Eh bien, si chacun ici recherche un poste, c’est bien dans l’espoir d’en trouver ! Et comme cela marche dans plus d’un cas sur deux, notre gestion s’en trouverait fragilisée ! Cela s’est d’ailleurs produit, et nous n’avons qu’à nous en féliciter. Que l’on en juge !

Depuis 2015, BCN a connu : 4 Président.(e)s, dont l’une Fabienne a accepté la transition, entre Hélène notre première «past» Président, et Christine, l’actuelle. Voici trois illustrations de parcours, deux DRH et un Juriste Sociale, qui ont exercé plusieurs métiers : Hélène a beaucoup œuvré dans l’humain et le collaboratif, à l‘exemple du projet « Mes atouts, mes projets » qui aura lieu à Beaune le 16 Octobre prochain. Il se trouve que Christine, depuis plusieurs mois au FDSEA est devenue partenaire du projet d’Hélène : aussi, BCN sera donc sur le pont à cette occasion ! Quant à Fabienne, elle aussi DRH dans l’industrie, elle a d’abord fait partie du Comité de Direction dans son entreprise, puis a vu augmenter les désaccords avec l’entreprise repreneuse, comme c’est souvent le cas. A BCN, Fabienne G. est passée « à la volée » de Vice-présidente à Présidente en exercice, la preuve que cela fonctionne.

Du côté des Secrétaires, le calme règne ! Du moins en apparence : depuis avril 2017, le blog WordPress et la Page Facebook ont trouvé leur audience, (9.200 pages vues pour le premier, 7.310 pour le réseau social, grâce à l’annonce de la nomination d’Olivier Le Roy, adhérent BCN comme Directeur de la cité de la Gastronomie et du vin). Là encore, Antoine, Responsable d’Intervention chez Orange,  a commencé en tant que Secrétaire-Adjoint, et réfléchit à constituer une Commission « Communication » de manière à faire de nos outils un « reflet » de notre diversité ! Avis aux amateurs, belles plumes dans tous les domaines, culture, économie, tous hobbies ou centres d’intérêt, si possible en rapport avec l’emploi…

Point commun entre le Secrétaire et la Trésorière, leurs binômes respectifs ne finiront pas l’année ! Rachida et Fabienne F., en qui nous fondions beaucoup d’espoirs en début d’année, ont trouvé leur voie ! D’où l’appel appuyé en Séance, pour de nouvelles candidatures, susceptibles d’apporter un ton neuf, et conformes à la volonté démocratique affichée par la Ville de Dijon.

Danièle, donc, notre Trésorière, en est à son 5e métier, Directrice d’EHPAD en portage salarial, après avoir exercé le métier de Directrice Administrative, de pédagogue, … elle est un authentique puits de Science en matière de Codes Rome, de compétences, de M.B.T.I. (Myers, Briggs Type Indicator)…

Et pour enrichir encore notre panel : voici Gilles, Manager de la commande SNCF, électricien de formation, pragmatique et sportif, secouriste et formateur, très utile lors de nos simulations d’entretiens d’embauche ! Puis Hélène, psychologue clinicienne libérale, au sein de la Coopérative l’Envol, spécialisée dans les traumas, les violences et les addictions… Avec Gilles, nous avons là un duo redoutable lors des entretiens d’embauche !

Et puis, voici nos experts : Xavier, notre champion de statistiques, capable de décortiquer un bassin d’emploi, de raisonner en compétences transversales ou transposables, et qui grâce à son parcours professionnel et associatif, a su conserver les bonnes relations qui nous donnent accès aux principales analyses et publications de l’INSEE en matière d’emploi.

Séraphin, enseignant, parlementaire et ancien ministre, auteur d’une thèse de doctorat de droit public et d’un ouvrage récent sur les relations stratégiques entre l’Union Européenne, le Continent Africain et la Chine, qui lève le voile sur les relations entre les changements de régime en Afrique, et l’opposition aide financière chinoise/droits de l’Homme. Conférencier et coach, Séraphin propose ses services aux entreprises et universités.

Trois ingénieurs : Jérôme, Jean-François et Alexandre. Jérôme, ingénieur agronome, a souhaité se reconvertir, mais ne s’est pas retrouvé dans l’enseignement, et tente le retour à la matière dans la construction Bois. Jérôme nous a proposé une synthèse remarquable sur « Où va la planète ? ». Nous cherchons à organiser une Table Ronde de nos talents, où cet exposé ferait partie de nos Produits d’appel.

Jean-François, actuellement Chef de Projet Grands Bâtiments au CEA Valduc, s’est engagé dans une formation en direction du coaching d’entreprise. Il apprécie les partenaires de BCN et leur manière originale d’enseigner, tels que Talent-Campus, ou Nicéphore Cité.

Enfin Alexandre, Inspecteur des Finances Publiques, qui a trouvé son épanouissement dans le Service Public, se tient à notre disposition pour témoigner de l’épreuve que peut être une recherche chaotique : expert en services financiers, ainsi qu’en économie, il connaît bien le dessous des cartes de ces métiers.

GaudelNous avons aussi une bonne nouvelle qui concerne Sylvie G., notre bloggeuse  du très lu WordPress « Beaune-et-ailleurs », qui vient de trouver un emploi temporaire de Secrétaire Médicale. Un peu de répit pour notre Présidente de la FNATH, qui œuvre pour les travailleurs handicapés. Clin d’oeil : BCN pourrait faire partie des invités de son AG au mois de Novembre.

Le temps de résoudre les problèmes techniques de son site, et vous y trouverez les photos et vidéos du Grand Déj’. Nous sommes impatients de découvrir toutes les belles rencontres de la tente N°2.

2. Les nouveaux arrivants.

Afterwork_RHSolutionsÉlisabeth, qui pour bénéficier d’une retraite à 60 ans, doit valider 5 trimestres d’activité, résume ses expériences et compétences dans le secteur pharmaceutique : elle a exercé des missions de R.S.R Responsable Scientifique régionale.

(Cette appellation est liée à la taille du secteur de développement confiée).  Suite à un litige avec Pôle Emploi, elle a connu une radiation temporaire, ce qui rajoute à ses difficultés ; d’un avis unanime, nous souhaitons la présenter à l’APEC, en mesure de lui présenter des offres correspondant à ses acquis, et œuvrer pendant ce temps à la rédaction d’un panorama sur les offres « alternatives » d’Emploi. Un rendez-vous est d’ailleurs annoncé avec RH Solutions prochainement, le 16 octobre à 17 H 30.

 

Nathalie vient également du secteur pharmaceutique, mais cette fois du côté S.I. Métier – Formation. Elle vient de mener un Bilan de Compétences, qui présentera un intérêt très fort lors de nos futurs entretiens. Une première rencontre avec les membres du Digital Society Forum annulée, nous amène à réfléchir aux filières « Objets connectés de Santé », dont le président était jusqu’à il y a peu, M. François- André Allaert et à travers lui Bourgogne Développement.

Enfin, Sylvie T. nouvelle arrivante à Dijon, est invitée à faire connaissance avec le dispositif « Easy-Dijon »,  plus connu sous le nom « la mallette du nouvel arrivant », et qui consiste en une série d’adresses et de conseils à tous les mutés et promus.  Nous allons reprendre contact avec elle à cette fin, afin de l’adresser aux bons services de la Métropole

3. Conclusion.

Afin de ne pas alourdir les comptes-rendus en ligne, en raison des dates et agendas particulièrement denses du 4e trimestre,  il a été convenu d’adresser par courriel la présentation des activités déjà annoncées, qui sera bien sûr rafraîchie au fur et à mesure des événements. Comme on dit dans la Pub : « Surveillez bien vôtre boîte aux lettres ». La pauvre, elle ne va pas se sauver…

Message personnel : nous recherchons des candidats pour le lancement du premier atelier AEC « Actions Emploi Compétences » de cette rentrée. Jérôme attend des nouvelles de Sylvie, Aude, Véronique, Maud, Nathalie et les autres !

Bonne rentrée à tous !

L’Ours.