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« C’est le bon moment pour changer de boulot ».

Le Grand Entretien du Dimanche 7 Juin revient à l’économie, avec le témoignage de Guillaume Cairou, patron de Didaxis, leader dans le portage salarial, et également chroniqueur pour Europe 1 . Celui-ci encourage dans son nouveau livre les salariés à « changer de job et changer de vie ». Sans ignorer les difficultés que la crise sanitaire et économique engendrées, Guillaume Cairou estime que la période que nous traversons est une chance pour tous ceux et toutes celles qui hésitent à sauter le pas.

Dans votre dernier livre « Changez de job ; changez de vie, et libérez enfin votre talent », (1) vous estimez que la période est propice à renaître professionnellement. N’est-ce-pas un peu optimiste ?

Guillaume Cairou.

« La crise que traversent le pays et le monde bouleverse beaucoup de choses. Elle crée beaucoup d’incertitudes, c’est vrai, mais elle rebat aussi toutes les cartes. Dans une période comme celle-ci tout devient possible. C’est à la fois un cataclysme qui va mettre à mal une concurrence établie de longue date mais c’est surtout une opportunité pour créer les métiers de demain. 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore. C’est le moment de se lancer ».

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Economie·Société

C’est où Karlsruhe ?

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Tremblement de terre : la Cour Constitutionnelle allemande rend aujourd’hui un arrêt dans lequel elle donne 3 mois à la Banque Centrale Européenne pour prouver qu’elle n’a pas outrepassé son mandat en procédant à des rachats de dette d’Etat (le Quantitative Easing) depuis 2015. A défaut d’une preuve « compréhensible et substantielle » (sic), la Banque Centrale allemande (Bundesbank) se verra interdire de participer à ces opérations de création monétaire…

Oui, le verdict des juges allemands (ci-dessus) est un tremblement de terre car il remet radicalement en cause la construction européenne et qu’il peut véritablement la faire exploser. En deux points.

1) La décision rendue par les juges allemands aujourd’hui est en contradiction complète avec celle rendue par la Cour de Justice Européenne en 2018 et qui validait la légalité des opérations de Quantitative Easing menées par la BCE. En ne reconnaissant pas la supériorité du droit européen sur le droit national, les juges allemands font s’effondrer tout l’ordre juridique sur lequel est fondée la construction européenne.

2) Si la décision du jour ne concerne pas directement le programme (beaucoup plus ambitieux que le Quantitative Easing) dans lequel la BCE s’est engagée pour faire repartir l’économie européenne post-Covid, le raisonnement des juges allemands pourrait totalement être repris pour attaquer cette nouvelle intervention. Dans ce cas, l’Allemagne ne participerait pas à l’effort commun, se retirant de fait de la Zone Euro… où ne subsisteraient plus que les pays du Sud (et/dont la France)… endettés et ne pouvant plus se financer de manière soutenable. Fin de l’Euro, fin de l’UE… et Deutschland Über Alles. Littéralement.

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Commentaire : Nos éminents juristes pourraient-ils expliquer en plénière la fameuse « hiérarchie des normes » ? Il semblerait qu’ici la Cour de Karlsruhe juge l’interprétation de la BCE, comme « dérogeant à l’esprit » d’un Traité Européen… qui lui-même a reçu validation légale de la part de la Cour de Justice européenne ; nous dirions « porté sur les fonts baptismaux », donc.  Régulièrement, les milieux financiers nous parlent d’émissions d’obligations communautaires pour faire « tourner la planche à billets » ; cette fois, après les junk bonds voici les Corona Bonds. Nos amis allemands sont rigoureux en matière d’orthodoxie budgétaire, ils ont flairé le piège et y ont opposé un garde-fou. A suivre.

      L’Ours.

Généricours

Economie·Prospective

La France adopte enfin son plan carbone pour 2023.

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…Mais ses émissions sont trop élevées.

La France a définitivement adopté sa feuille de route climat en publiant au Journal officiel la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale-bas-carbone (SNBC). Ces deux documents, présentés en début d’année, sont restés inchangés malgré la crise du coronavirus et les nombreux appels à construire un monde plus durable. Le pays ne relève pas ses ambitions climatiques pour être en ligne avec l’Accord de Paris.

Le gouvernement est pris en étau. D’un côté, le Medef lui demande de reculer sur la transition écologique pour faire face à la crise du coronavirus. De l’autre, des citoyens, des ONG, des entreprises et des climatologues lui demandent d’aller plus loin et de se saisir de l’occasion pour une remise à plat. Finalement, il est resté au milieu du gué. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028 et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui fixe comme objectif la neutralité carbone de la France à l’horizon 2050, ont été publiées jeudi 23 avril au Journal officiel sans aucun changement majeur. Le pays continue de revoir à la hausse ses émissions de CO2 autorisés jusqu’en 2023 au lieu de les réduire.

« Tout en prônant qu’il veut bâtir un après coronavirus reposant sur le temps long, la sobriété, la prévention et la résilience, le gouvernement publie une feuille de route pour le climat et la transition énergétique reposant sur des objectifs insuffisants et qui ne comprend même pas les mesures nécessaires pour les atteindre. Comme d’habitude avec Emmanuel Macron et le gouvernement, il y a les paroles et les actes », dénonce Cécile Marchand, des Amis de la Terre. Ce sont « des textes écologiques structurants, qui impliquent la décarbonation de tous les secteurs d’activités et qui incarnent notre volonté intacte de poursuivre la transition écologique de notre pays », a au contraire tenu à souligner Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire.

I. Tout l’effort est concentré sur 2024-2028

Concrètement, l’Exécutif a choisi de relever le deuxième budget carbone de la France pour la période 2019-2023. En clair, cela va permettre à la France d’émettre plus de CO2 que prévu, alors que la tendance devrait être à la baisse. Dans le détail, ce budget carbone passe à 422 millions de tonnes de CO2 équivalent en moyenne par an, contre 398 millions prévus initialement en 2015. Il s’agit pour le gouvernement d’éviter un dépassement qui aurait pu atteindre les 6 % alors que le premier budget carbone avait déjà été dépassé de 3,7 %.

Cet ajustement est prévu pour être compensé au cours du troisième budget carbone, qui couvre la période 2024-2028. Celui-ci reste quasi inchangé par rapport à la première SNBC de 2015 à 359 millions de tonnes de CO2 équivalent en moyenne annuelle. Cela signifie qu’entre 2024 et 2028, il faudra baisser nos émissions de 63 millions de tonnes de CO2 équivalent, contre 41 millions prévus initialement, soit une baisse de 50 % supplémentaire. Un effort qui semble peu réaliste. À titre de comparaison, entre 2015 et 2018, nous avons réduit nos émissions de seulement 13 millions de tonnes.

La crise du coronavirus apporte des incertitudes supplémentaires. Si elle aura pour effet immédiat une baisse des émissions, estimées à 45 millions de tonnes de CO2 d’ici la fin de l’année en France, selon le Haut conseil pour le climat, un effet rebond est à craindre. « Ces réductions ne proviennent pas de changements énergétiques ou structurels, et donc seront vraisemblablement de courte durée, en fonction des mesures mises en place pour la sortie de crise et sa suite » expliquent les experts dans un rapport publié le 21 avril. Ils appellent dès lors à relancer rapidement certains secteurs comme la rénovation des bâtiments et les infrastructures de transport alternatif et ferroviaire.

II. 14 réacteurs fermés et construction de six nouveaux EPR.

De son côté, la Programmation pluriannuelle de l’énergie acte la baisse de la part du nucléaire à 50 % dans le mix électrique d’ici 2035 et la fermeture de 14 réacteurs. Le premier a déjà été arrêté en février, le second doit l’être le 30 juin. « Le principe général sera l’arrêt des 12 réacteurs (hors Fessenheim) au plus tard à l’échéance de leur cinquième visite décennale », précise le document, et « sauf exceptions, la décroissance du parc nucléaire ne devra conduire à l’arrêt complet d’aucun site nucléaire. » La PPE ouvre par ailleurs la voie à la construction de six nouveaux EPR.

Le texte prévoit également une baisse de la consommation finale d’énergie de 16,5 % en 2028 par rapport à 2012 contre 14 % dans les versions précédentes, ce qui va dans le bon sens. Reste que l’objectif est d’atteindre -20 % en 2030 et que le fossé va être également difficile à combler en seulement deux ans. Enfin, le gel de la taxe carbone, qui a donné naissance au mouvement des Gilets jaunes, est confirmé.  Il est précisé que « certaines [mesures] doivent être prises pour encourager les économies d’énergies et atteindre les objectifs climatiques, afin notamment de compenser le gel de la trajectoire de la taxe carbone initialement prévue ».

Concepcion Alvarez, @conce1

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Economie·Environnement - Climat·Société

Le coronavirus va freiner la transition énergétique.

Éolien, solaire, batteries électriques… La filière des énergies renouvelables va subir de plein fouet les conséquences du Coronavirus, à l’instar de l’industrie dans son ensemble. Mais le risque est fort que les gouvernements se détournent des renouvelables à la faveur des fossiles, dont les prix sont en chute. D’ores et déjà, les prévisions ont toutes été revues à la baisse.

Planète_coronaLes nouvelles installations solaires et éoliennes devraient reculer pour la première fois cette année.
iStock

Pour la première fois depuis 1980, les nouvelles installations de production solaire vont baisser cette année en raison de la pandémie de Covid-19. Un rapport de BloombergNEF (BNEF) revoit en effet à la baisse ses prévisions pour 2020, avec une demande mondiale en matière d’énergie solaire passant de 121-152 gigawatts (GW) initialement prévus à 108-143 GW. Pour l’éolien, BNEF anticipe également un « risque considérable ».

« Les usines chinoises redémarrent, la pression sur l’offre de composants et équipements clé devrait donc s’alléger », soulignent les auteurs. « Mais nous sommes plus préoccupés par la demande, les décideurs politiques pouvant détourner l’attention des énergies propres au profit de préoccupations plus pressantes », craignant-ils. Et ce d’autant plus que le prix des énergies fossiles, qu’il s’agisse du pétrole, du gaz ou du charbon, est en forte baisse.

Des effets encore plus forts en 2021

Le cabinet spécialisé Rystad (1) estime que les effets du virus se feront encore plus sentir à partir de 2021 avec un ralentissement des projets de 10 %, « alors que le dollar américain augmente et que les devises chutent à travers le monde ». « Nous prévoyons que ces mouvements sur le marché des changes amèneront les entreprises à suspendre la sous-traitance des principaux composants, qui sont généralement achetés en dollars américains » notent les experts.

Les pays les plus touchés seront l’Australie, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud, qui avaient tous d’ambitieux objectifs d’installation de panneaux solaires. « Les projets pourraient subir des augmentations de coûts en capital pouvant aller jusqu’à 36 % en raison de la dépréciation rapide des devises locales dans ces pays », précisent les experts. En Amérique latine, le Mexique et le Brésil ont la plus grande capacité de projets solaires photovoltaïques en cours de construction mais les deux pays connaissent une forte baisse des devises par rapport au dollar américain et les achats devraient s’arrêter complètement sur la plupart, sinon la totalité, des projets qui n’ont pas encore été engagés.

Les nouvelles installations éoliennes pourraient quant à elles décliner de près de 5 gigawatts, une baisse de 6,5 % au niveau mondial selon une étude du cabinet Wood Mackenzie (2), alors que 2020 aurait dû être une année record. « L’impact le plus significatif se situe en Chine et aux États-Unis où des livraisons record étaient attendues mais la France, l’Espagne et l’Italie pourraient être touchées encore plus fortement en pourcentage en raison des mesures drastiques de confinement », prédit Dan Shreve, directeur de la recherche sur l’énergie éolienne.

Des mesures de soutien

Du côté de la demande de batteries, BNEF entrevoit 3 GW à 9 GW de moins sur les 74 GW initialement prévus. Une forte contraction du marché de l’automobile, qui « aura des ramifications sur la demande de véhicules électriques et de batteries », est notamment à l’origine de ce phénomène. Pour ces experts, les difficultés des fournisseurs chinois ont en tout cas « mis en lumière la nécessité de diversifier les chaînes d’approvisionnement et renforcé l’argument en faveur d’une production localisée en Asie, en Europe et aux États-Unis, en particulier pour les batteries ».

En France, des mesures viennent d’être annoncées pour soutenir la filière : délais additionnels, maintien des tarifs d’achat pour trois mois, appels d’offres décalés. « La crise sanitaire que nous traversons ne doit en aucune façon nous faire renoncer aux objectifs ambitieux en termes de développement des énergies renouvelables », a déclaré dans un communiqué la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne.

Plusieurs associations de l’énergie regroupées dans la Électrification Alliance ont demandé aux gouvernements que les investissements de relance soient particulièrement dirigés vers l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la chaleur renouvelable ou encore la mobilité électrique.

Concepcion Alvarez, @conce1

(1) Voir l’étude du cabinet spécialisé Rystad

(2) Voir l’étude du cabinet Wood MacKenzie

 

Mon commentaire : il manque un élément à cet article. L’évolution du prix des énergies fossiles : le pétrole est aujourd’hui « quasi gratuit », pour quelqu’un qui à des tankers, un port pour les accueillir, et un endroit où le stocker. Parce que la demande est basse, et les marchés inondés de pétrole d’Arabie Saoudite, lors de la partie de poker menteur avec la Russie. Cela ne va pas durer ! Les pays de l’OPEP se sont mis d’accord pour une réduction de 10,5 millions de barils de pétrole brut par jour! Conclusion : dès que les SUV et les 4X4 vont sortir du déconfinement, les prix aussi : et nous nous retrouverons devant notre dilemme environnemental.

L’Ours. Généricours

Economie·Formation et professionnalisation·Société

Chomage en Bourgogne-Franche Comté : nette amélioration avant la crise.

Au quatrième trimestre 2019, le taux de chômage en Bourgogne-Franche-Comté s’établissait à 7,2 %, en baisse de 0,3 point sur le trimestre et sur un an. Il s’est atténué dans tous les départements, surtout dans la Haute-Saône, la Côte-d’Or et l’Yonne. 

Frédéric Biancucci (Insee) 

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Avertissement Ce flash présente l’évolution du chômage en Bourgogne- Franche-Comté au quatrième trimestre 2019. Suite à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid19, la situation économique s’est ensuite fortement détériorée. Cette publication dresse la situation juste avant et contribuera à mesurer l’impact de la crise sanitaire. 

I. Un taux de chômage plus bas qu’au niveau national 

Au quatrième trimestre 2019, 7,2 % de la population active est au chômage en Bourgogne-Franche-Comté, c’est 0,9 point de moins qu’au niveau national (figure 1). La Bourgogne-Franche-Comté se situe au cinquième rang des régions françaises les moins touchées, derrière la Bretagne, les Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de- France. Dans l’Hexagone, c’est dans les Hauts-de-France que le taux de chômage est le plus élevé, 10 %.

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Le Jura reste le département de la région le moins touché avec un taux de chômage de 5,9 %, devant la Côte-d’Or à 6,5 %. À l’inverse, le taux de chômage est le plus élevé dans le Territoire de Belfort, 8,8 % soit davantage que la moyenne nationale, 8,1 %, seul département de la région dans ce cas. Il avoisine la moyenne régionale dans les autres, allant de 7 % dans la Nièvre à 7,6 % dans l’Yonne. La zone d’emploi de Beaune est, avec 4,7 %, la plus épargnée de la région, et la huitième au niveau national. Les zones de Lons-le-Saunier avec 5,5 % et celles de Morteau et Pontarlier dans le Doubs avec 5,8 % ont également un taux de chômage contenu (figure 2). En revanche, celle du Creusot-Montceau est la plus touchée avec 9,1 %. 

 

II. Baisse du chômage dans toute la région 

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage baisse de 0,3 point entre le troisième et le quatrième trimestre 2019, de manière moins marquée qu’au niveau national, – 0,4 point.

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Cette amélioration significative du chômage a lieu dans tous les  départements de la région surtout en Haute-Saône, – 0,5 point, en Côte-d’Or et dans l’Yonne, – 0,4. Les évolutions les moins nettes, – 0,2 point, se retrouvent dans le Doubs et la Nièvre. Le taux de chômage s’atténue aussi dans toutes les zones d’emploi. C’est celle de Dôle qui enregistre l’évolution la plus favorable : – 0,8 point. Celles de Chatillon et du Charolais connaissent également une baisse notable, de – 0,6 et – 0,5 point. Dans les zones d’emploi de Mâcon et de Saint-Claude, la diminution est moins marquée avec – 0,1 point. 

 

III. Sur un an, une baisse du taux de chômage moins marquée qu’au niveau national

Sur une année, le taux de chômage baisse de 0,3 point dans la région, une amélioration moins marquée qu’au niveau national, -0,7 point. Il diminue dans les huit départements de la région, plus fortement en Côte-d’Or et en Haute-Saône, et le plus faiblement dans le Doubs. 

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Sur un an, il reflue également dans toutes les zones d’emploi sauf celle de Morteau où il augmente de 0,2 point (figure 3). La baisse est particulièrement marquée dans la zone de Chatillon, – 0,8 point, mais également dans les zones d’emploi de Montbard, Avallon, Autun et Dôle, de – 0,6 à – 0,5 point. 

Sur un an, le chômage recule dans 24 des 25 zones d’emploi de la région 

Davantage de personnes aux frontières du chômage que de chômeurs en 2018. 

En Bourgogne-Franche-Comté, on estime que 8,2 % des 15-64 ans sont, en moyenne en 2018, dans une des situations que l’on qualifie de frontières du chômage, soit parce qu’ils sont en sous-emploi, soit parce qu’ils appartiennent au halo du chômage. C’est davantage que la proportion des 15-64 ans au chômage. La région se situe dans la moyenne de la France de province.

D’une part, 4,1 % des personnes de 15-64 ans en Bourgogne- Franche-Comté sont en sous-emploi. Leur situation sur le marché du travail ne les satisfait pas. Elles ont un emploi à temps partiel, souhaitent travailler plus d’heures et sont disponibles. Elles peuvent en particulier être au chômage technique ou partiel. 

Par ailleurs, également 4,1 % des 15-64 ans appartiennent au halo du chômage. Elles recherchent un emploi mais soit elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler, soit elles n’ont pas effectué de démarche active de recherche d’emploi dans le mois précédent. 

Source : Insee enquête emploi 2018 

Définitions 

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active. Cette dernière est composée des actifs occupés et des chômeurs. 

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts. Le découpage en zones d’emploi constitue une partition du territoire adaptée aux études locales sur le marché du travail. 

Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui : – est sans emploi (qui n’a pas travaillé au moins une heure au cours de la semaine de référence); – est disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours; – a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en en a trouvé un qui commence dans moins de trois mois. 

Sources 

Les données sont issues du dispositif des estimations d’emploi localisées (Estel) et des taux de chômages localisés. Ces derniers sont calés sur le nombre de chômeurs issu de l’enquête Emploi, pour l’échelon national, et s’appuient sur la structure des demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, pour la ventilation géographique. L’emploi est quant à lui mesuré en fin d’année et, plus précisément, la dernière semaine de décembre. 

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 25020 Besançon 

Directeur de la publication : Moïse Mayo 

Rédacteur en chef : Katy Lequin 

ISSN : 2497-451X © Insee 2020 

Pour en savoir plus 

  • Des données complémentaires sur la conjoncture en Bourgogne-Franche-Comté figurent sous : 

https://www.insee.fr/fr/statistiques?debut=0&collection=38 

  • « Au 4e trimestre 2019, l’emploi salarié connaît une belle embellie avant la crise sanitaire » 

Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 101, avril 2020.