Actualités & News·L'éditorial·Prospective

A quoi sert B.C.N. ?

En pleine préparation des dossiers budgétaires 2021, je me suis intéressé à nos (premiers) débats fondateurs ; beaucoup d’éléments-clés étaient déjà présents en 2015, beaucoup de péripéties intervenues depuis, s’expliquent par des débats non tranchés ou demeurés flous dès l’origine. A la lumière de ces échanges déjà virulents et passionnés, nous organiserons fin août une plénière (à 10 ?) et une visio pour se synchroniser à nouveau sur notre fil rouge.

Les fondations.

Atelier du 29 Janvier 2015 destiné à éclairer les choix de BCN sur l’intérêt de créer une Association.

Le paysage administratif et règlementaire.

La dernière réunion de BCN a mis en évidence les nombreux tâtonnements, regrets, retours des participants aux réunions sur le devenir du collectif. Selon Olivier Rouillard, beaucoup des orientations et/ou problématiques soulevées par le questionnaire avaient déjà été évoquées dans le passé, certaines testées, d’autres abandonnées.

Qu’il y ait débat dans un groupe n’est pas du tout malsain, si au bout du compte chacun adopte une attitude positive et constructive : attention au « On a déjà essayé, ça ne marchera jamais… »

Le débat sur les actions extérieures de BCN soulève le point d’une participation financière pour une présence aux réunions du MEDEF ou de la CGPME. D’où l’idée de préciser ce que seraient les conséquences d’une telle décision : si l’on décidait d’accepter le principe d’une participation payante, cela suppose collecte de recettes pour la financer : cotisations, subventions,…

L’organisme le plus simple pour répondre à ce besoin est l’Association Loi de 1901. Une association de personnes dont l’objet est licite, n’a quasiment qu’une seule obligation principale, celle de la transparence : obligation de publication au Journal Officiel, (comprenant l’objet, le siège, les statuts, l’identité des personnes chargées de sa gestion et de sa direction), tenue à jour de ses comptes, du registre des décisions prises,… et une séparation des fonctions minimale au sein du conseil d’administration.

En échange de ces obligations, somme toute assez simples, une association déclarée peut :

  1. Plaider devant les tribunaux.
  2. Posséder et administrer des biens.
  3. Agir en tant que personne morale, représenter un intérêt collectif.
  4. Percevoir des cotisations de ses membres.
  5. Recevoir des subventions.
  6. Recevoir des dons provenant d’établissements d’utilité publique.
  7. Recevoir des versements effectués par des entreprises, particuliers, autres contribuables.

Il est facile de chiffrer le budget minimum pour constituer une Association loi de 1901 : 44 €. C’est le tarif actuel pour une publication au Journal Officiel, suite à déclaration au Greffe des Associations de la Préfecture.

Les opportunités pour BCN.

Parmi ses membres, le groupe compte quelques personnes ayant une expérience du monde associatif, président, secrétaire, trésorier… Une base solide existe, l’objet social (la mission) sur lequel nous avons pas mal travaillé, la charte, de nature à fournir la trame des Statuts, et si besoin, du Règlement Intérieur. Le fonctionnement d’une Association Loi de 1901 distingue 3 organes :

  • L’Assemblée générale ; (ordinaire ou extraordinaire).
  • Le Conseil d’Administration, qui est la structure de décision permanente.
  • Le Bureau, qui en est l’émanation, chargée des affaires courantes.

On voit que cela pourrait correspondre assez facilement au mode de fonctionnement actuel de BCN : les personnes mandatées d’aujourd’hui seraient habilitées à agir au nom de l’Association demain, sous la seule condition de l’opposabilité aux tiers, c’est-à-dire, une décision en bonne et due forme figurant au registre des PV de délibération, et/ou une déclaration au greffe, pour une « personne chargée à un titre quelconque de la gestion ou de la direction ».

Pour faire quoi ?

Dans l’objet de l’Association, l’aspect interne nous semble maîtrisé :

  • Écoute, soutien.
  • Partage de compétences.
  • Partage d’expérience.
  • Rupture de l’isolement, convivialité.
  • Mise en relation vers les acteurs/interlocuteurs éventuels.
  • Connaissance des milieux économiques locaux.

La transition entre l’interne et l’externe s’ébauche comme ceci :

«L’échange étant reconnu comme source de progrès et d’enrichissement mutuel, l’Association BCN se donne pour objectifs de saisir toute opportunité pour créer, encourager, susciter la mise en relation de tous ses membres avec les acteurs et intervenants pertinents du tissu économique, afin de porter les perspectives d’emploi ».

D’où un objet externe, que nous avons ébauché, et qui reste à enrichir :

  • Développer une posture d’offreur de services de proximité territoriale :
    • Études, prospectives.
    • Diagnostics locaux,
    • Missions, projets.
  • Valoriser la force du réseau et du vivier de compétences de BCN.
  • Favoriser la mise en relation entre les attentes des acteurs économiques, et les compétences des membres de BCN.
  • Force de proposition, organisateur d’événements.
  • Ex : Rencontres sous forme « collaborative dating »
    • Étude GPEC territoriale : mobilités maîtrisables, contrats de pays.
  • Développer un rôle de fédérateur et d’interface :
    • Entre les élus et les cadres,
    • En partenaire de l’ANPE et de l’APEC (à clarifier),
    • En tant que détenteur de l’expertise RH en matière de formation.

Conclusion : « What else ? »

L’ensemble a plutôt bien résisté, il y manque cependant les rituelles : Qui – Quoi – Où – Quand – Comment – Combien – Pourquoi ? Les premières démarches à mener auprès de la Métropole, du Conseil Départemental, du Conseil Régional sont structurantes : quel est en effet le périmètre que nous visons, par quelles techniques allons-nous l’aborder ? Qui pour animer un tel projet l’année prochaine ?

Prenez soin de vous en attendant, gare aux U.V.!

L’Ours.
Actualités & News·Evènements·L'éditorial

Pas encore en vacances !?

Encore quelques belles journées dans le Far-West de plus en plus confiné… et il sera temps de rentrer au bercail : pour donner une idée de la menace, qu’il me suffise de dire qu’ici les bars ferment à 1 heure du matin… Autrement dit, les braves gens vont se coucher à l’heure où la Covid-19 devient contagieuse… ou bien ?

Quelques bonnes nouvelles concernant BCN sont tombées hier : le rendez-vous à la Mission Locale de Beaune est confirmé pour le 29 Juillet, 6 entretiens sont prévus, et en l’absence de Danièle et Gilles, une place est disponible pour participer à l’expérience, covoiturage et déjeuner compris… Qui dit mieux ?

Nouvelle preuve de notre insertion au sein de la Métropole dijonnaise, notre invitation est confirmée le 24 septembre 2020 à la Vapeur, pour fêter l’anniversaire du PIMMS de Dijon: l’occasion pour Françoise de nous faire partager son intérêt pour l’ESS, et de découvrir les grandes entreprises qui oeuvrent par la médiation et la création d’emplois à l’acceptation des politiques publiques, et la tranquillité urbaine.

Nous sommes désormais attendus avec Christine le 6 Octobre prochain au Rotary-Club Le Téméraire de Dijon – Clémenceau pour un échange sur le thème : « Comment se prendre en main en période de recherche d’emploi, pour acquérir, développer et valoriser de nouvelles connaissances ». Est-ce que nos amis et adhérents marketeurs ou storytellers peuvent nous aider à concocter une argu-narration qui serve leur mise en valeur ? Pourrions-nous à cette occasion définir des propositions d’études ou d’enquêtes transverses à leur soumettre ?

Enfin, je ne résiste pas à reproduire ici l’échange concernant d’hier avec Carine Deriot de Pôle-Emploi, et co-organisateur du Forum des Cadres du 3 Novembre 2020 :

Merci pour votre retour rapide.

Nous sommes très heureux de vous compter parmi nous pour cette journée. Nous avons eu confirmation de la date il y a maintenant trois semaines. Le contexte étant quelque peu changeant en ce moment, nous avions préféré attendre un peu pour communiquer.

Il est prévu un emplacement, avec grilles pour affichage, des prises électriques et wifi vous permettront de diffuser sur votre matériel informatique. Nous reviendrons vers vous en septembre pour les détails pratiques en fonction des mesures sanitaires en rigueur à ce moment-là.

Belle journée et bel été !

Tout cela me rappelle que pour beaucoup d’entre vous, l’été et le déconfinement sont à l’ordre du jour, et qu’il serait cruel de m’en désolidariser : belles vacances à tous, attention aux UV !

L’Ours.

Actualités & News·Développement personnel·Société

Dans notre boîte à livres.

S’il y a bien un livre qui doit entrer dans le patrimoine collectif de BCN, c’est celui-ci ! Il a tout d’un grand :

Docteur en psychologie cognitive, journaliste et ingénieur en I.A.

1°) il est social : sur les conseils de Tracey, je me suis rendu à la Librairie Autrement Dit, au 66 Rue des Godrans. Je les ai trouvés très sympa, j’ai acheté un « biopic » d’Aliénor d’Aquitaine, et me suis renseigné sur les possibilités de commander des livres… Moins d’une semaine après, Amazon Prime me proposait d’acheter pour 28 € ce bouquin : « Super-collectif d’Emile Servan-Schreiber, la nouvelle puissance de nos intelligences, chez Fayard ». J’appelle donc Autrement dit, qui me le propose sous une semaine au prix de… 18 €. Voilà ce qui s’appelle être récompensé d’une bonne action.

2°) il est féministe : en page de garde, il affirme « Les groupes ont leur propre intelligence ; on sait depuis peu mesurer leur Q.I. Mais pourquoi les groupes plus féminins sont-ils plus sagaces ? Pourquoi la diversité nous rend-elle plus intelligents ? Comment notre intelligence super-collective rend-elle nos entreprises plus performantes ?

3°) il fait suite à un ouvrage déjà cité 2 fois d’Olivier Sibony : « Vous allez commettre une terrible erreur » – Flammarion, sur la stratégie des dirigeants d’entreprise, pour éviter les différents biais cognitif, le conformisme, la pseudo-expertise qui rend borgne, les conflits d’intérêts…

Cathédrales collectives

4°) il est scientifique, mais pas rasoir : vous saurez tout sur les systèmes de Surowiecki, sur les axones et les dendrites et à la fin, vous vous sentirez comme le commissaire Bourrel et son fameux : « Mais c’est bien sûr ! ». Tous les exemples cités dans l’ouvrage sont des cas réels documentés, graphiques et statistiques à l’appui. Les entreprises Lumenogic et Hypermind illustrent les apports de l’intelligence collective à la qualité des prédictions, et cette dernière à la pertinence et la qualité des décisions prises par la suite.

5°) enfin, les raisons de faire appel à l’intelligence collective sont tellement convaincantes, évidentes et solides, qu’avant de le placer dans la boîte à livres de la M.D.A., je le proposerai à mon retour à notre prochaine réunion de bureau !

L’Ours.

Actualités & News·L'éditorial·Technétronique

Social Media.

C’est ainsi que les anglo-saxons appellent les Réseaux Sociaux. Devenus incontournables de nos jours, ils sont « comme la langue d’Ésope, la meilleure et la pire des choses » ; objet de notre attention, de notre intérêt, en théorie protégés par l’anonymat, ils méritent aussi notre méfiance. Mais, nous ne sommes pas non plus à l’abri d’une bonne surprise, telle que celle qui nous est arrivée ce 1er juillet, lors de notre revue mensuelle de Chiffres d’audience.

Tous nos articles WordPress se déversent sur Twitter depuis 2017.

La première bonne surprise est ce chiffre de 15.082 pages vues, pour un peu plus de 340 articles créés. Ce n’est pas rien! Entre 500 et 1000 fois la taille de BCN : concrètement, nous donnons des nouvelles à nos adhérents et sympathisants « une fois par semaine ». Si l’on se souvient que l’une des ambitions affichées de notre association est précisément de « rompre l’isolement », le débat initial qui était de savoir s’il fallait protéger le site par un mot de passe, il est aisé de comprendre que cette agitation soit largement retombée.

Autre indicateur : un nouveau record d’audience a été franchi le 4 juin : intéressant ! mais qu’avons-nous publié le 4 Juin 2020 ? Réponse : rien ! En revanche, la plénière N°125 avait abordé le thème de la stratégie de BCN pour le second semestre. Pas de scoop, donc : nous effectuons le même constat au sujet de Facebook : tant que l’on reste sur les sujets de la recherche d’emploi, de la RSE, de l’ESS, des enjeux de société, nous sommes « légitimes », non seulement auprès de nos adhérents, mais aussi de notre « réseau d’influence ».

Enfin, nous avons opté pour une stratégie media « professionnelle », s’appuyant avant tout sur le réseau LinkedIn, au service de nos chercheurs d’emploi : cette orientation est en marche, et elle progresse. En conséquence, nous avons progressivement « laissé filer  » les pages organiques de Facebook, dont la régression est amorcée. Mais il faut bien que notre bon « vieux » WordPress remplisse son objectif initial de « couteau suisse ». Nous partons du principe que les compte-rendus de plénière arrivent dans tous les foyers équipés de l’électricité… et a minima d’une connexion 4 g. Avec le temps, nous lui avons aussi assigné un second objectif, celui d’être le vecteur du storytelling de nos membres qui avaient retrouvé un poste. Attention ! Nous comprenons très bien qu’il ne s’agit pas de laisser d’appréciation critique ou compromettante envers quiconque : notre public est professionnel, même si l’aventure est humaine… Et c’est bien de cet aspect dont nous voulons parler ! Voir le § 2, C.Q.F.D.

Et ma conclusion sera utilitaire : pourquoi parle-t-on de la langue d’Ésope ? le célèbre fabuliste grec était esclave chez un « patricien » athénien, qui se trouva un jour en grande difficulté après boire, car il s’était engagé dans un pari stupide. Il s’était affirmé capable de « boire toute l’eau de la mer et ses petits poissons »… Attirés par le gain, ses amis et témoins n’avaient pas manqué de lui rappeler dans quel noir guêpier il s’était fourré. Il alla donc demander conseil à Ésope, son fûté esclave : la réponse fut instantanée : »Maître, vous vous êtes engagé à boire toute la mer, et tous les êtres qui y vivent… Certes, vous n’auriez pas dû ! Mais, vous ne vous êtes absolument pas engagé à boire l’eau douce qui s’y déverse, du plus grand des fleuves au plus infime ruisselet qui s’y jette. Vous ne pourrez donc réaliser votre promesse, que lorsque tous ces cours d’eau auront été barrés ».

Comme c’était évidemment impossible, l’affaire en resta là , l’habileté d’Ésope a traversé les millénaires, et sa langue « la meilleure et la pire des choses »… comme Internet.

l’Ours.
Actualités & News·L'éditorial

Happy birthday to you, BCN !

Ce qui se fait de mieux, le ban et l’arrière-ban avaient été conviés à la grand-messe : je veux bien sûr parler des 5 ans de Bourgogne Collaborative Network, « Version 2.0 » comme disent les initiés. Nous étions 18, bien décidés à « festoyer », selon la jolie formule de l’une de nos convives ! Malheureusement, quatre désistements de dernière heure nous ont privés d’éminents animateurs, (trices), et de l’annonce d’une piste sérieuse de travail en direction de Besançon… De quoi réfléchir et peaufiner les Plans d’Action de l’été ! Et si nous avons bien pensé aux absents, les nouveaux visages présents hier soir étaient une beau dérivatif pour nous donner l’occasion de lever nos verres et nos fourchettes !

Tout le monde se connaît ?

Malgré ces inconvénients, le restaurateur nous a fait compliment de la qualité de notre organisation et de notre logistique, qui nous a valu de déguster un succulent repas, sans les habituels « je ne me souviens plus de ce que j’avais commandé… » du célèbre sketch de Muriel Robin. En retour, tous ont apprécié la qualité et la sobriété de bon aloi, du service et des mets présentés. Décision subséquent immédiate : on passe à deux prestations par an, avec effet immédiat …

L’animation en plein brief.

Et maintenant, bonnes vacances à tous, et rendez-vous pour le « Petit Déj’  » de la Ville de Dijon. Certes ce n’est pas le Grand Déj’ mais on s’adaptera !

L’ours rentrant à potron minet…