Actualités & News·Pour un meilleur emploi·Recrutement & RH

Tout de suite, un emploi !

Maintenant !

Emplois en Bourgogne. BCN reçoit de ses amis et partenaires des offres. En voici un échantillon : nous proposons un accompagnement personnalisé vers les recruteurs qui nous font confiance. Pour ces offres, contactez directement l’Asso au 03 80 53 37 02, en laissant un message. Ne tardez pas !

I. Poste Commercial.

https://careers.werecruit.io/fr/virage-conseil/offres/chef-de-secteur-gms-4ec4a9

Chef de secteur GMS F/H

Je postule

  • Type de contrat : CDI
  • Temps de travail : Temps plein
  • LieuDijon

L’entreprise

Virage Conseil, prestataire incontournable de la Grande Distribution, recrute en CDI pour le compte de Matines et d’Upfield (ex pôle végétal d’Unilever) un Chef de secteur GMS (F/H).

Nos clients détiennent de grandes marques à forte notoriété dans l’univers des produits frais avec une ambition clairement affichée d’être les leaders incontournables de leur catégorie dans les prochaines années.

Ils s’appuient sur des valeurs fortes telles que l’engagement, la performance, l’agilité, le leadership et le partage.

Description du poste

Rattaché(e) au Chef des Ventes Régional, vous êtes l’ambassadeur(rice) des marques sur votre secteur géographique. 

Dans ce cadre, vous êtes amené(e) à : 

 –  Assurer le développement d’un portefeuille de marques auprès des hypermarchés et supermarchés de votre secteur ;

 – Garantir la politique commerciale autour des 4P  ;

 – Optimiser la gestion des linéaires ;

 – Négocier et mettre en œuvre des actions promotionnelles ;

 – Piloter votre secteur afin d’atteindre vos objectifs : 4P, PDM et CA;

Profil recherché

Vous avez le sens du commerce, le goût des chiffres et êtes orienté(e) résultats. Doté(e) d’un excellent relationnel, la négociation est innée chez vous. Vous souhaitez relever de nouveaux défis. 

Votre esprit entrepreneur, votre organisation et votre sens du résultat vous permettront de vous épanouir pleinement dans ce nouveau challenge.

Issu(e) d’une formation Bac +2/5, vous avez au moins 1 an d’expérience dans la vente acquise en GMS.

Package stimulant (fixe + primes+ véhicule de fonction etc.)

Vous couvrez les départements 21-70-25-39-58.

II. Emplois de management / Gestion / Secrétariat.

Binome21 publie sur LinkedIn 2 annonces de recrutement

 – 1 CDI plein temps pour le poste de coordination à Binome21 

– 1 CDD 15 h/ semaine pour 3 mois ( ou +) en secrétariat administratif. 

Par ailleurs,  nous recherchons des bénévoles pour faire le suivi de Binôme jeune / senior ( annonces sur France bénévolat).

Bourgogne Collaborative Network.
Actualités & News·Culture - Loisirs - Histoire·Environnement - Climat·L'éditorial·Société

Huile de Minuit.

Il arrive que vos idées cheminent « seules » durant la nuit… et vous cueillent à froid au réveil, hagard et/ou mal dégrossi … Nous ne sommes déjà plus le matin depuis longtemps, mais je vous propose de réfléchir à la trace du « sillon neuronal » laissé dans nos consciences par le relais Twitter de Laurent Grandguillaume, à propos des incendies en Grèce.

Tout près d’Olympie.

Un feu a pris près du village de l’ancienne Olympie dans l’ouest de la péninsule du Péloponnèse. Le feu se rapprochait du célèbre site archéologique mercredi soir. Après avoir brûlé une vingtaine de maisons, « le front du feu se dirige désormais vers la zone de Lala », une surface forestière montagneuse située au nord-est du site antique, a déclaré jeudi matin le préfet Nektarios Farmakis, interrogé par l’agence ANA. La réaction de M. Grandguillaume trouve des échos comme celle-ci :  » Pendant que les jeux se tiennent sans public à Tokyo, Olympie est menacée par les flammes. L’univers essaierait-il de nous envoyer un message ?

Voilà ! Nous y sommes ; cette répétition sans espoir ranime notre colère et notre sentiment d’impuissance… La multiplication des méga-feux, risque identifié comme majeur par Jérôme, car leurs effets sont irréversibles, mais dont la solution est « connue » : de l’eau, des Canadairs, des pompiers, des tranchées coupe-feu dans les bois. Comment se peut-il que la Californie, l’un des plus riches états des U.S.A., le plus technologique, le plus avancé n’arrive pas à s’en défaire ? Comment s’étonner dès lors que les pays « méditerranéens », l’Espagne, la Grèce, la Turquie, déjà en proie à la crise économique et sanitaire, se battent à mains nues ? Et que dire de la Sibérie ?

Ces images terribles renvoient aussi à un son, celui des Midnight Oil, groupe de rock australien, dont le frontman, Peter Garrett avait réveillé nos consciences avec ces phrases tombées dans l’oubli :

Comment pouvons-nous vivre, pendant que notre terre « change »,

Comment pouvons-nous dormir, tandis que nos lits brûlent ?

A l’origine, (le groupe a été créé en 1970), Midnight Oil passe le mois de juillet 1986 à jouer dans le bush australien auprès des populations aborigènes à l’invitation du groupe aborigène The Warumpi Band, devenant le premier groupe blanc à se produire dans ces régions reculées4. L’aventure est retracée dans une VHS Sony Music Video Black Fella White Fella. Profondément marqué par l’expérience, le groupe enregistre la chanson The Dead Heart qui défend la cause des Aborigènes. Sorti en single, le titre se classe à la 6e place en Australie8, au Hot 1009, et au Royaume-Uni10. Il préfigure l’album Diesel and Dust, dans lequel il est inclus. Sorti en août 1987, l’album connaît un grand succès un peu partout sur la planète, avec ses tubes Beds are BurningThe Dead Heart (réédité à l’international), Dreamworld, ou encore Put Down that Weapon, qui rentrent dans les charts internationaux entre 1987 et 1989Beds are Burning est le single du groupe qui a connu le plus de succès, et demeure son titre emblématique. 

Les Oils entament alors une tournée mondiale, et à cette époque, Midnight Oil partage avec INXS, le titre de groupe australien le plus populaire au niveau international. En 1990 sort l’album Blue Sky Mining, abordant cette fois des sujets environnementaux mondiaux comme la déforestation et les pluies acidesBlue Sky MineForgotten YearsBedlam BridgeKing of the Mountain et One Country sortent en singles, avec pour les premiers cités, un succès certain. Le 30 mai de cette même année à New York, le groupe organise, en pleine tournée, un concert improvisé devant le siège de la compagnie pétrolière Exxon au World Trade Center, accusée d’avoir déversé des tonnes de pétrole en Alaska avec l’échouement de l’Exxon Valdez. Et c’est là que mes vieux instincts liés aux marées noires (Torrey Canyon – Boehlen – Amoco Cadiz – Olympic Bravery – Tanio – Erika – Prestige), se réveillent l’appel des Midnight Oil : cela n’en finira-t’-il donc jamais ? Les « acquis de l’expérience bretonne » n’ont profité à personne ?

Vingt ans plus tard, les dramatiques incendies de 2020 en Australie dévastent le territoire des aborigènes et la biodiversité, (1 milliard d’animaux tués, la moitié de la population des koalas disparue), d’où le rappel de ces images reproduites à profusion, que l’on trouve sur tous les media :

Triste Skippy

Un rôle-clé du groupe Midnight Oil devient alors celui de porte-parole de l’environnement de Peter Garrett ; devenu en 1976 la voix du groupe de rock australien, celui-ci répondait à une annonce, en partie du fait de ses motivations environnementales. Le groupe connaît alors un certain succès en Australie, puis, à partir du milieu des années 1980, dans le reste du monde, avec des albums engagés et militants, faisant notamment référence à la défense des minorités et à l’écologie.

En 1987, il devient le leader de la fondation écologiste Australian Conservation Foundation.

À partir de 1993, alors que la carrière de Midnight Oil commence à s’essouffler, Garrett accentue ses engagements politiques. Il devient membre du conseil international de Greenpeace (1993-1995) et s’insurge contre la décision du président français Jacques Chirac de relancer les essais nucléaires dans le Pacifique.

Depuis la séparation de Midnight Oil en 2002, le groupe s’est ponctuellement reformé pour des concerts de charité, en 2005 et en 2009. Peter Garrett sort son premier album en solo, A Version of Now, le 15 juillet 20161,2. En 2017, le groupe se reforme pour une tournée mondiale.

À la suite des élections législatives remportées par Kevin Rudd, Peter Garrett est nommé, le 29 novembre 2007, ministre de l’Environnement3.

Peter Garrett

Le gouvernement Rudd se trouve confronté à la Crise économique de 2008-2010  et y répond par un programme économique de soutien de la croissance de la demande4. En 2010, la mauvaise gestion des budgets injectés par le gouvernement dans l’isolation des toitures d’habitations amène à des feux dans des maisons et à une série d’accidents mortels parmi des ouvriers 5. Alors qu’il avait écrit quatre fois pour indiquer ses inquiétudes avant les sinistres6, Peter Garrett se voit reprocher cette gestion par le premier ministre Kevin Rudd, et ce projet est abandonné en avril 2010. Peter Garrett devient ministre de l’éducation le 14 septembre 2010 dans le second gouvernement de Julia Gillard.

Alors, merci monsieur Garrett, pour votre contribution à la conscience climatique de nos contemporains ; nous savons que l’environnement est un domaine difficile et sensible. Et enfin merci de nous rappeler que nous ne pourrons nous en sortir que collectivement, pas en regardant notre nombril.

Actualités & News·Economie·Revue de Presse

Crise sanitaire : des chocs de trésorerie très hétérogènes.

Crise sanitaire : des chocs de trésorerie (très) hétérogènes
Publié le 28 juillet 2021 sur le blog de l’Insee : https://blog.insee.fr/crise-sanitaire-des-chocs-detresorerie-tres-heterogenes/
Temps de lecture : 7 minutes
Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Mathias Lé et Frédéric Vinas (Banque de France), Julien Giorgi et Suzanne Scott (Insee)

Sans mesures de soutien, les chocs de trésorerie (à financement inchangé) subis par les entreprises françaises en 2020 auraient été plutôt négatifs mais surtout très hétérogènes, y compris au sein d’un même secteur d’activité. Les mesures de soutien ramènent la proportion des chocs négatifs (et positifs) à celle d’une année normale et en réduisent la dispersion, même si, aux deux extrémités, les chocs très importants sont moins rares qu’habituellement.

L’économie française a subi un choc d’une ampleur inédite au cours de l’année 2020. Avec une contraction du PIB de 7,9 %, la France a subi le recul le plus important jamais enregistré par les comptes nationaux (Insee, 2021). Ce choc a notamment engendré une hausse très marquée de la dette brute des sociétés non financières (SNF), de 12,2 % (+217 Md€), qui est toutefois couplée à une hausse tout aussi importante de leur trésorerie (+28,6 % ou +200 Md€). In fine, la hausse de la dette nette est donc relativement modeste : +0,8 % ou +17 Md€, contre +51,5 Md€ en 2019 (Banque de France, 2021). Dit autrement, d’un point de vue agrégé, à fin 2020, l’impact de la crise sur la dette nette des SNF est relativement limité. Ce constat ne porte que sur les dettes financières, c’est-à-dire hors prise en compte des reports de charge fiscales et sociales.

Un modèle de microsimulation pour évaluer l’impact de la crise sanitaire Mais les tendances décrites par les approches macroéconomiques peuvent masquer des situations individuelles très diverses : parfois plus dégradées, ou au contraire meilleures que ne le laisserait penser la photo d’ensemble. C’est pourquoi l’Insee et la Banque de France ont développé un modèle de microsimulation pour évaluer, entreprise par entreprise, l’impact de la crise sanitaire sur la situation financière de plus de 645 000 entreprises en France en 2020 ( Bureau et al. , 2021a).
L’objectif de ces travaux est d’aller au-delà du diagnostic macroéconomique agrégé et d’analyser la dispersion de cet impact entre entreprises, en mettant notamment l’accent sur les effets des mesures de soutien gouvernementales. Nous mobilisons pour cela un jeu particulièrement riche de données individuelles d’entreprises (déclarations mensuelles de TVA 2020, recours à l’activité partielle en 2020, reports de cotisations sociales en 2020, comptes des entreprises en 2018, cotation Banque de France à la veille de la crise).
L’indicateur principal utilisé dans l’analyse est le « choc de trésorerie » (avant ou après mesures de soutien). Il correspond au flux de liquidités généré par l’exploitation, après prise en compte des investissements, des dividendes et après paiement des charges d’intérêts, mais avant toute augmentation de l’endettement. À fonds propres constants et hors cession d’actifs, ce choc de trésorerie « avant financement » correspond donc à une variation de la dette financière nette. Il ne doit pas être confondu avec la variation effective de trésorerie : un choc négatif de trésorerie ne se traduira pas par une baisse effective de la trésorerie s’il s’accompagne d’une hausse au moins équivalente de la dette financière brute. De fait, une première analyse d’un peu plus de 200 000 bilans déjà reçus par la Banque de France montre que seulement le quart des entreprises ont connu une diminution de leur encours de trésorerie en 2020 ( Doucenet et al., 2021 ; Lemaire et al. 2021).

ENCADRÉ – Les entreprises qui présentent une variation négative de trésorerie à la fin de l’année 2020 peuvent mobiliser trois principaux leviers pour combler ce déficit : (i) puiser dans leur trésorerie disponible en début d’exercice (disponibilités monétaires et valeurs mobilières de placement), (ii) mobiliser des sources de financement externes (crédit bancaire, dette obligataire, ou émission de nouveaux fonds propres,…), voire (iii) céder certains actifs. Si l’on ignore les éventuelles émissions de fonds propres et les cessions d’actif, la variation de trésorerie (avant financement) donne une mesure précise de l’évolution de la dette nette des entreprises à la fin de l’exercice 2020. En effet, que ce choc de trésorerie conduise à une variation de la trésorerie disponible à l’actif ou à une variation de l’encours de dettes financières brutes (ou, le plus probablement, à une combinaison des deux), l’effet est le même sur l’évolution de la dette financière nette de chaque entreprise.

Les chocs de trésorerie subis par les sociétés non financières sont très hétérogènes

La quasi-stabilité de la dette nette enregistrée au niveau agrégé recouvre de fortes disparités au niveau individuel. Dans nos simulations, les entreprises subissant un choc négatif de trésorerie voient leur dette nette augmenter au total d’environ 200 Md€, alors que celles avec un choc positif voient leur dette nette totale diminuer à peu près du même montant.

L’hétérogénéité des chocs de trésorerie est particulièrement marquée entre secteurs (avant et après mesures de soutien public) mais également au sein de chaque secteur. Par exemple, même au sein de l’Hébergement-restauration, qui est le secteur le plus affecté par la crise, près de 20 % des SNF enregistrent une augmentation de leur trésorerie en 2020 après soutien (graphique 1).

Graphique 1 – Part des entreprises de chaque secteur avec un choc de trésorerie positif ou négatif à fin 2020.

Notes : voir graphique 2. Pour chaque secteur, la barre supérieure (resp. inférieure) correspond aux résultats avant (resp. après) mesures de soutien. Source : Bureau et al. (2021a)

La taille de l’entreprise apparaît en revanche être un déterminant secondaire de l’occurrence d’un choc de trésorerie négatif. Cependant, si l’on raisonne en termes de montants, les entreprises de taille intermédiaires (ETI) et les grandes entreprises – qui représentent 1,5 % des entreprises de notre échantillon mais près de 60 % des effectifs salariés – supportent (après soutien) la majorité de la hausse totale de dette nette des SNF à fin 2020.

La part non négligeable des entreprises subissant un choc positif de trésorerie dans chaque secteur renvoie notamment à la capacité qu’ont eue certaines entreprises à s’adapter, par exemple en ayant recours à la vente à distance et en développant leur présence en ligne. Ainsi, à secteur donné, le profil (plus ou moins déprimé) de l’activité des entreprises en 2020 est fortement corrélé à l’adaptation organisationnelle ( Bureau et al. , 2021b). Ces constats peuvent éclairer la conduite des politiques publi -ques : le secteur ne peut être le seul critère pour la définition des politiques de sortie de crise.

L’occurrence et l’intensité des chocs de trésorerie négatifs à fin 2020 sont par ailleurs corrélées au risque de crédit de l’entreprise avant crise (mesuré par la cotation Banque de France) : les moins bonnes cotes subissent non seulement plus de chocs négatifs de trésorerie, mais également davantage de chocs de « forte » ampleur (supérieurs à 1 mois de chiffre d’affaires).

Les mesures de soutien réduisent les chocs de trésorerie négatifs… mais sans retour à la normale.


En 2018, la répartition des entreprises entre chocs négatifs et chocs positifs est parfaitement équilibrée (50 % vs 50 %), ce qui reflète la vie « normale » des entreprises : la dette financière nette augmente ou diminue, au gré du développement de l’activité, des acquisitions ou des cessions d’actifs, sans que cela ne préjuge nécessairement de leur situation financière. La crise déforme cette distribution (graphique 2).

Graphique 2 – Part des entreprises avec choc de trésorerie positif ou négatif en 2020.

On obtient ainsi 60 % de chocs négatifs et 40 % de chocs positifs avant soutien et avant ajustement des dépenses d’investissement et du versement des dividendes. Cet ajustement du comportement des entreprises n’est toutefois pas suffisant pour absorber le choc à lui seul. Après recours à de nécessaires mesures de soutien, la proportion d’entreprises ayant un choc positif de trésorerie n’est cette fois plus très différente d’une année normale (53 % en 2020 vs 50 % en 2018).

La dispersion de ces chocs est cependant plus importante : tandis qu’en 2018 13 % d’entreprises connaissent une « forte » augmentation de leur dette nette (supérieure à 1 mois de chiffre d’affaires), ce chiffre atteint 21 % en 2020. À l’opposé, alors que seulement 10 % des entreprises voient leur dette nette se réduire de façon relativement « forte » en 2018, près d’une entreprise sur quatre se trouve dans cette situation à fin 2020.


La déformation des extrémités de la distribution est encore plus marquée si l’on se concentre sur les entreprises les plus fragiles à la veille de la crise (notation de crédit Banque de France 4 à P) : la part de ces entreprises connaissant une hausse de dette nette atteint ainsi 28 % à fin 2020 contre 15 % en 2018, ce qui suggère une fragilisation accrue d’entreprises déjà vulnérables. Toutefois, les entreprises les plus solides (cotations Banque de France 3++ à 4+), qui ne représentent que 10 % des firmes de l’échantillon d’étude, supportent près de 50 % du total des chocs de trésorerie négatifs à fin 2020. Ce dernier point provient du fait que les entreprises les mieux cotées sont en moyenne de plus grande taille que les autres.

Notons enfin que, s’il apparaît que les entreprises particulièrement fragiles avant la crise ont bénéficié du soutien public durant l’année 2020, on ne peut pas dire au regard de nos résultats que celles-ci ont davantage bénéficié des mesures de soutien que les autres entreprises.

Notes : % d’entreprises, pondéré par l’emploi, avec une baisse (resp. une hausse) de trésorerie forte (> à 30 jours de CA) ou modérée (< 30 j CA) en 2020. Chocs à financement constant par rapport à l’année précédente. « Sans ajustement » : on écarte ponctuellement l’hypothèse d’ajustement à la baisse des investissements et dividendes. « AP » : activité partielle, « FS » : fonds de solidarité. Source : Bureau et al. (2021a)

L’ESSENTIEL • Le choc subi par l’économie française en 2020 a engendré une hausse très marquée de la dette brute des sociétés non financières (SNF) : +217 Md€. En contrepartie, leur trésorerie a gagné 200 Md€. Fin 2020, l’impact de la crise sur la dette nette des SNF est ainsi relativement limité en moyenne.

• Cette vision macroéconomique ne reflète pas les fortes dispersions individuelles. Nous les retraçons grâce à un jeu de données particulièrement riche. • Les chocs de trésorerie sont très hétérogènes entre secteurs mais aussi au sein de chaque secteur. Par exemple, dans l’hébergement-restauration, près de 20 % des SNF ont connu un choc de trésorerie positif en 2020, après soutien.

• La taille de l’entreprise détermine moins que le secteur l’occurrence d’un choc de trésorerie négatif. • Les mesures de soutien ont permis que la proportion d’entreprises ayant un choc positif de trésorerie soit proche de la normale (53 % vs. 50 %). Mais les « fortes » augmentations ou diminutions de trésorerie sont plus fréquentes que lors d’une année sans crise.

Source Blog de l’Insee, Insee : https://blog.insee.fr/crise-sanitaire-des-chocs-de-tresorerie-tresheterogenes/

Actualités & News·L'éditorial

Émile Violet, vigneron érudit.

Jusqu’à cette Covid, je ne m’étais jamais soucié de ce bon Émile Violet… Et voici que Françoise, notre secrétaire de BCN rapporte de l’une de ses missions, les « consignes pour l’animation du Grand Déj’ 2021 » : en 3 mots, innovant, ludique et festif. Pas de flyers, (qui finissent dans les papiers gras), pas de Power Point, (puisque nous n’aurons sans doute pas d’électricité), etc. Une sorte de festival des Vieilles Charrues, quoi…

Comment rendre vivante une animation sur l’insertion et la recherche d’emploi, sans aucun des attributs du conférencier-sergent recruteur ci-dessus ? C’est ici qu’Émile Violet entre en jeu : dans le Numéro de Juin de la Revue Archives de France, paraît un article de fond sur les actions pédagogiques proposées par lesdites Archives. Bingo ! J’avais trouvé mon sujet : en effet, nous discutons régulièrement avec Sophie d’oenotourisme, d’animation culturelle, de marketing, de métiers du vin, et tout ceci sous l’angle unique du storytelling, l’histoire de la culture et des traditions d’une personne exprimées via son métier.

Émile Violet.

Dans une autre région, M. Violet aurait été sabotier, forgeron ou maréchal-ferrant, marin-pêcheur, tous métiers qui ont contri- bué massivement au langage technique du crû. En Bourgogne, et dans le mâconnais-tournugeois, il ne surprendra personne en étant vigneron érudit. Collecteur de patois local, de coutumes authentiques et de traditions de son village, dont celle-ci :

Après avoir tué le cochon, “le sacrifice du mossieu”, on invite les amis, les proches pour un repas qui, commencé à midi se
terminera tard dans la nuit. Repas bien arrosé pour faire passer la soupe aux côtelettes, les grillades, le boudin, le foie, le rôti
aux châtaignes, les boulettes de viande hachée… Une fricassée de boudin est offerte aux voisins.

M. Violet aurait ainsi pu s’appeler Hersart de la Villemarqué ou Per-Jakez Hélias, et porter le chapeau rond aux rubans. Autre élément qui nous rapproche, cet endroit :

Tous les travaux d’intérieur dans la grange, puis les veillées auprès de l’âtre.

Où trouvons-nous toute cette authenticité ? Pas seulement dans l’accent, aussi dans la justesse des mots : « le sacrifice du môssieu ». L’expression est reprise presque intégralement dans « La traversée de Paris » par Jean Gabin, 7 ans avant les tontons flingueurs. Une sacrée marque de qualité. un demi-siècle plus tard.

Plan de l’exposition.

Serons-nous capables de parler aussi bien de nos métiers, de nos centres d’intérêt, de nos cultures, mais aussi de notre empathie, de notre capacité de bienveillance et d’entraide, c’est là tout le challenge que nous propose le Grand Déj’ 2021 : à tous ceux qui auraient préféré que celui de l’an dernier ait bien lieu, voici une invitation à contribuer, à se retrousser les manches, et mieux encore ! A passer un grand moment festif ensemble.

Et pour finir, un petit clin d’oeil croisé de l’histoire et des statistiques : nous devrions fêter dans quelques jours, notre 25.000e page vue ! Le bon rédacteur en chef doit savoir changer sa formule afin de renouveler son impact ; voici le bon moment !

Actualités & News·L'éditorial·Nos projets

Une belle soirée !

« Les BCN » étaient visiblement heureux de se retrouver, avec armes et bagages, pour vérifier les usages oubliés d’une salle de conférence, d’un vidéoprojecteur, puis de se retrouver autour d’un repas et d’un verre : il faut dire que ce n’était pas arrivé depuis les conférences de Jérôme sur les risques climatiques… Une éternité, comme dit Joe Dassin.

Plus que de plus long discours, voici ce que nous avons décidé et validé : et bien d’autres choses encore… mais l’urgence est bien d’aller à la rencontre de notre public, et pour cela de trouver une présentation plus conforme à ce que nous sommes vraiment, c’est-à-dire une équipe bienveillante de préparation à l’insertion, au retour à l’emploi.

Toute « la promotion Découverte 2021 » a retrouvé ou est en passe de retrouver la voie de l’emploi, en tout cas, nous ne relâchons pas notre effort ; néanmoins, il faut être lucide, une partie de l’énergie de la formation provient du groupe, et il est donc nécessaire de penser notre recrutement 2022. Et bon vent à : Françoise, Jérôme, Zélina, Murielle, Hugo, Marie-Claire, Moïse, Patricia, Sébastien et Sophie ! A noter, et c’est très sain, que n’ayant plus le souci de la précarité et de la recherche, les anciens « apprenants » deviennent les nouveaux bénévoles.

Revenons à notre calendrier : nous avons donc rendez-vous le dimanche 12 Septembre 2021 au Parc de la Toison d’or à Dijon : la volonté de l’organisateur (La Ligue de l’enseignement) est de faire de cet événement un rendez-vous festif et ludique. Notre but sera ce jour-là de convaincre et d’embarquer les nouveaux arrivants sur le marché de l’Emploi dijonnais, et cela quasiment sans flyer, mais des « billets d’entrée » : des invitations, si l’on préfère, car le jeudi 16 septembre, nous lancerons un cycle issu du projet de Jef, modifié à la marge pour s’adapter aux contributions d’Hélène et de Juliette.

Bien entendu, nos autres actions sont cohérentes avec ce souci de développement, et notamment, le travail de « Relations Publiques », auprès des nouveaux élus sortis des urnes départementales et régionales. Il se trouve que nous y avons déjà des amis, à entretenir donc, et d’autres à cultiver.

Enfin, le calendrier budgétaire a été bousculé cette année en raison des contraintes sanitaires et desdites élections, ce qui laisse un peu de temps et de sérénité pour mettre en forme notre projet 2022. (Les autres années, cela devrait déjà être bouclé). Du coup, une suggestion intéressante a été faite par Jef, et que nous allons mettre en oeuvre : demander au Pôle Économie Sociale et Solidaire un D.L.A. (Dispositif Local d’Accompagnement). Bonne idée !

En résumé, retroussons-nous les manches, innovons, soyons à l’écoute de notre public, de notre territoire ! Une illustration ? Nos amis et partenaires de l’AFPA de Chevigny nous proposent d’aller ensemble à la rentrée déjeuner dans le parc pour visiter les installations de leur « école hôtelière ». Grand merci à Isabelle et Tracey de leur soutien constant, avec plaisir ! D’ici là, bonnes vacances à tous !