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Plénière N°129 de BCN : une semaine de folie !

Commençons par le début : depuis ce début Novembre, l’association accueille 11 nouveaux adhérents, ce qui la porte à un effectif jamais atteint de 37 ! Certes, le contexte de l’emploi est difficile et préoccupant, et nous sommes au quotidien à l’écoute de vos difficultés et témoignages, assez prudents pour ne pas prendre au premier degré ce nouveau record : mais il comporte une excellente nouvelle, Saïd, Anastasia et Olga nous rejoignent de leur plein gré pour nous renforcer : en emploi tous les trois, ils nous arrivent avec leurs compétences de formateur, de marketeuses… et leurs outils professionnels.

Une tradition d’ateliers déjà ancrée.

Mais ce n’est pas tout : au sein du « Groupe Découverte 2021 », bien d’autres talents sont à l’oeuvre. La pertinence et la pondération des échanges, des propositions d’entraide, de contact, de lien (Patricia, Juliette, Maud), votre positionnement nous convient parfaitement ! Avec Saïd et Xavier, nous avons tiré des enseignements encourageants et prometteurs de ces deux premières réunions, du 13 et du 20 Novembre. Et conclusion logique, on remet ça jeudi prochain, le 26 Novembre ! Et l’agenda se complète dès à présent grâce à la proposition de Nathalie, qui avait réalisé l’an dernier un outil méthodologique de recherche d’emploi : rendez-vous le 11 décembre, à 18 heures, exceptionnellement.

I. Les décisions du bureau.

a) Assemblée Générale et Confinement : Le CRDVA nous a régulièrement alertés sur les dispositifs à maîtriser en cas d’Assemblée Générale, ce qui sera très certainement le cas le  15 décembre 2020. C’est possible avec l’outil Zoom ; pour autant, nous avons encore des soucis  de son selon les versions de matériel, et il faudrait acquérir des outils permettant le vote à distance.

Dernier argument : une ½ douzaine de nouveaux arrivants viennent d’entrer dans l’Association, et n’ont encore rencontré leurs camarades qu’en visio ; ce n’est pas l’idéal pour créer une ambiance constructive dans un groupe, et mener ensemble des projets. Par ailleurs, Marion Munier (CRDVA) considère que nous sommes une petite Association et qu’un report de 2 à 3 mois de l’Assemblée Générale ne serait pas pénalisant, compte tenu de notre fonctionnement, et du délai de 6 mois laissé par nos financeurs pour présenter par nos comptes définitifs, et donner quitus au Trésorier.

Rejoignant l’avis de Danièle et Fabienne, recueilli par écrit, Alexandre, Antoine et Christine votent en ce sens : la résolution du report à février ou mars en présentiel est donc adoptée à l’unanimité. Elle est présentée en visio lors de la plénière N°129 du 19 Novembre.(ci-dessous).

b) Locaux proposés par la Ville de Dijon : Danièle et Antoine avaient visité au Mois d’Octobre, les locaux du 12 Rue Gustave Eiffel à Dijon (Cure de l’église sainte Chantal) : cette proposition fait suite à nos 3 courriers successifs visant à proposer un accueil et des capacités de réunion et d’entretiens individuels ou sous forme d’ateliers à nos adhérents.

Le bureau décide de différer cette décision : en effet, comme indiqué ci-dessus,  les réunions et ateliers sont pour le moment indisponibles (hors ZOOM – distanciel) pour cause de confinement. Par ailleurs, ainsi que cela avait été suggéré par Danièle, l’avis des adhérents serait une indication intéressante de notre mode de gouvernance. Donc l’idée de solliciter l’avis en AG aurait pu être opportune. D’où le report.

c) Un nouvel organigramme ? Compte tenu du report de l’Assemblée Générale, il est proposé de faire appel à des volontaires pour rejoindre le bureau : l’idée ne serait pas forcément de remplacer à l’identique le poste devenu vacant d’Hélène, mais plutôt de tester une recomposition des postes. Le but serait d’obtenir une répartition plus harmonieuse : et cela, à l’essai  jusqu’à l’AG, où les conclusions seraient soumises par l’équipe d’animation au vote des adhérents.

Parmi ces postes à répartir, les « adjoints » et le Webmaster : ainsi, les tâches suivantes pourraient être mieux réparties.

  • Recrutement de nouveaux adhérents. (Animation).
  • Recherche de financement (dossiers de subvention).
  • Projets à conduire (exemples : Rapprochement avec la Franche-Comté, Partenariat avec l’Afpa, autres partenaires, communication digitale, ateliers bénévoles en tant que de besoin par spécialité, pilotage-management de VSC, Volontaires en Service Civique).
  • Contribution aux ateliers individuels dont BCN détient les droits : exemples, Carrédas, LinkedIn, Evolve.

Une dernière remarque à ce sujet : l’Association BCN ne voit aucun inconvénient à ce que ces postes apparaissent sur les CV des titulaires, et même l’encourage, et cela d’autant plus qu’ils augmentent leurs chances.

II. Partenariats avec Pôle Emploi et Maison Familiale Rurale de Beaune.

Depuis notre visite à la Maison de l’Emploi de Quétigny, en Septembre, trois nouveaux adhérents nous ont rejoints : nous sommes heureux de ce résultat, et avons tout juste commencé à travailler et échanger avec chacun d’entre eux. Tout deviendra plus facile une fois que nous sortirons du confinement, mais nous sommes confiants. Et cela d’autant que la journée « Emploi Cadres » de Valmy nous a rapprochés de Sébastien, lui-même du même métier que Thierry : des échanges enrichissants et prometteurs sont en vue. Enfin, nous avons pu constater que la perception de BCN à Pôle-Emploi Valmy avait fait des progrès considérables depuis « Un emploi nommé désir ». Il est clair que Mme Sahaimi défend notre cause et qu’elle a parfaitement assimilé notre utilité.

Depuis le début 2020, nous sommes partenaires de la Maison Familiale Rurale de Beaune, pour laquelle nous assurons chaque mois, une journée d’entretiens professionnels : tous les bénévoles de BCN qui se sont prêtés à l’exercice ont pu apprécier sa valeur pratique. Ces jeunes sont très dispersés en matière de maturité, de lucidité, de réalisme et d’esprit de synthèse. Nous n’avons pu que nous féliciter d’avoir rassuré certains d’entre eux, trop émotifs, en échec…Désormais, ces jeunes nous attendent en confiance, reçoivent en tant que tels nos conseils bienveillants : notre ambition est d’élargir cette pratique au plus grand nombre d’entre vous, ce que l’on pourrait appeler « changer de perspective ».

III. Alors, cette plénière ?

A nouveau, 14 adhérents réunis autour de ZOOM, sans problèmes techniques : le seul pas très confortable à la lumière de la lampe-torche dans sa voiture, c’était Jean-Louis. Qui nous a suivis jusqu’au bout ! Cette visio avait un petit côté « Mission Impossible ». Aussi, deux propositions d’améliorations ont déjà surgi pour faciliter les échanges directs entre membres, tout en préservant la confidentialité vis-à-vis de l’extérieur : dans l’immédiat, le tableau des adresses mail des participants va être adressé ce week-end à l’ensemble des présents.

Autre piste proposée par Nathalie : faire circuler ce document à l’intérieur de notre communauté LinkedIn privée, ainsi que les infos susceptibles d’être partagées de façon informelle entre les membres. Nathalie propose par ailleurs de soulever quelques questions d’approfondissement à Caroline Dauvergne. S’agissant de son embauche toute récente au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, Nathalie nous indique qu’elle pourrait perdre le bénéfice d’une formation FRANCE ACTIVE, à laquelle elle était inscrite. BCN peut-elle intervenir en faisant valoir l’entretien de son employabilité que représente une formation ? Auprès de qui ? Quelques mots sur son parcours : arrivée en Bourgogne en août 2019, franc-comtoise d’origine, elle recherchait un poste de Maîtrise d’Oeuvre de Système d’information. Au cours de ses stages APEC, elle a participé aux actions de co-searching, tout en regrettant que la connaissance du CV des co-searchers ne se traduisait pas assez par de l’assimilation et de l’argumentation « en lieu et place de ».

Excellentes nouvelles de Maud, qui nous fait part de son bilan de compétences avec CiBc, qui a débouché sur un projet professionnel conforme à ses attentes manuelles et artistiques : celui de sellier-maroquinier. Maud nous explique qu’elle va conduire une série d’entretiens, appelés « enquêtes-métiers », destinées à appréhender sa future réalité, ainsi qu’à la conforter dans les choix. Juliette se propose de la mettre en relation avec une connaissance qui travaille chez Hermès, acceptée avec reconnaissance et mise en oeuvre (ASAP – as soon as possible – at once)…

Jérôme, l’ingénieur agronôme, nous parle ensuite de l’avancement du projet « Conférences sur les risques climatiques » : deux d’entre elles ont déjà eu lien, l’une en confinement physique à 10 personnes à la MDA, une prestation solide et convaincante, qui n’a souffert que du contexte. La seconde s’est tenue dans un studio professionnel de visio-conférence, 18 personnes y ont participé, et si le contenu a confirmé les promesses de la première session, nous manquions un peu de pratique des fonctionnalités de l’outil pour tirer le meilleur parti des choix éditoriaux bien affirmés de Jérôme. Il reste une troisième séance, soit le 9 soit le 10 décembre : selon le cas, BCN adressera à nouveau le lien à chacun de ses membres, et si vous êtes intéressés par le sujet, faites suivre autour de vous ! L’actualité de cette semaine a consisté en l’avis du Conseil d’État, rendant contraignants les engagements climatiques pris par le Gouvernement français lors de la Cop21. (Accords de Paris). A titre personnel, Jérôme nous présente son activité de « conférencier-saltimbanque » comme une activité militante, en lien avec son parcours d’enseignant du second degré ; BCN est à ses côtés dans ce projet depuis le début, et considère que cela répond à une valorisation normale de tous ses candidats.

Les formateurs : Deux expertes en ingénierie de formation : Danièle, ancienne directrice financière d’Agrosup, devenue depuis lors Manager de Transition et Directrice d’EHPAD, et qui occupe haut la main depuis 3 ans le rôle de Trésorière de BCN. Son expérience et sa rigueur nous ont valu considération et respect de la part de nos financeurs et nos élus. Danièle s’est de plus taillé une réputation non usurpée en ingénierie des compétences : pourquoi des différences d’appellation, de codes, de domaine de rattachement, pour des métiers très proches, composés des mêmes tâches ? A travers la double identité des EHPAD, on perçoit mieux : un EHPAD est à la fois un établissement de soins (médicalisé) et un « hôtel », c’est-à-dire un hébergement à entretenir et à rentabiliser. Selon la logique « Cadre de santé » ou la logique « hôtelière », les objectifs assignés aux cadres ne « parleront pas le même langage »… Patricia, psychologue et ingénieur de formation et connaissant également les structures d’insertion, (Union Régionale d’Organismes Privés de santé) nous a rejoints récemment, à la recherche d’un poste privilégiant la conduite de projet. Elle est actuellement candidate à un poste au CIBC, avec qui BCN est en bons termes. A suivre.

Le troisième coach-formateur du Pôle « Think Tank » nous est arrivé cet été, recommandé par Nadine, se dit « venu donner un coup de main » c’est Saïd à la manoeuvre : méthodique, attentif, il ne laisse rien échapper et nous a même réalisé un mindmapping, que nous allons tenter de reproduire ici. Avec Patricia à la relance, voilà formé un duo de skippers affûtés en période de Vendée Globe !

Le mindmapping réalisé par Saïd.

Les commerciaux et marketeurs : Juliette, 16 ans d’expérience dans le marketing et le community management, spécifiquement dans le secteur financier et bancaire, a suivi son conjoint en Franche-Comté ; elle assure actuellement des prestations pour son ancien employeur, et attend BCN pour opérer un rapprochement avec les cadres de Franche-Comté, auquel nous sommes très favorables. Nous avons d’ailleurs adressé un appel amical à Anne Rochebeuf, ancienne de BCN, désormais installée à Belfort. Comme on dit dans les réseaux sociaux, « nous sommes attentifs à toute opportunité ».

Julien, École de Commerce, marketing digital, a travaillé comme account manager et business developper, notamment pour des catalogues de prestations touristiques. Il rentre de 19 mois en Nouvelle-Zélande, période qu’il a visiblement adorée. Il travaille actuellement sur une offre d’une entreprise de bouchons des Vosges, en relation avec Christine. Quant à Angelo, c’est presque un cas d’école pour nous : ancien commercial dans la bureautique et le numérique, il passe à la M.D.A.(par hasard) appelle … et se retrouve dans la plénière « confinement qui suit. Sylvie G. la présidente de la FNATH, va nous aiguiller dans les formalités… et dès que le confinement sera fini, nous irons boire le café à son étage.

Françoise, c’est notre Chef de Projet ESS : depuis son arrivée de Pont-sur-Yonne, elle recherche un poste de chef de projet de développement, ou de management de structure, et ne ménage pas ses efforts. Volontaire, énergique, elle se prête à toutes les opérations de l’Association, aussi bien pour elle-même qu’au bénéfice du public, bien en cela dans l’esprit ESS. Les journées de l’ESS en digital seront certainement l’opportunité de tisser des liens et entrer en contact avec les décideurs locaux.

Xavier, l’expert des statistiques, l’homme de l’INSEE, qui nous alimente en données et en requêtes, se tient à disposition des demandeurs pour décortiquer les métiers, les bassins d’emploi. Sa pratique en matière de compétences transversales, de cellules de reclassement s’avère précieuse très régulièrement, et notamment auprès des jeunes de la Maison Familiale Rurale. Xavier a en outre l’oeil perçant, et la formule incisive, celle qui résume une situation en quelques mots.

J’ai eu l’occasion de dire que toute cette assemblée forme un réservoir de ressources et de compétences qu’il va falloir optimiser en l’amalgamant, une écurie de courses (j’étais en Normandie avant). La richesse que peut proposer BCN, c’est vous-mêmes ! En vous emparant des interrogations de votre collègue, en connaissant ses atouts et son expérience, et en lui apportant, contacts, connaissances, conseils bienveillants, vous démultipliez votre potentiel. Qu’on donne à cette pratique le nom de co-searching, de valorisation des candidatures, de story-telling, l’idée est de faire « levier » à plusieurs, pour se donner les meilleures chances.

L’Ours.

Actualités & News·L'éditorial

Les brèves de BCN.

Toute la semaine qui vient de s’écouler a été dense : et cela dans de nombreux domaines ! Que l’on en juge :

Mardi 3 Novembre : c’était la date retenue par Pôle Emploi pour la Journée Cadres. Autant le dire tout de suite : nous étions à nouveau en mode confiné, la formule proposée étant 3 sessions d’1 heure en face-à-face par petits groupes avec les personnes qui auraient exprimé le souhait de rencontrer BCN.

Eh bien, comme il y a un mois à Quétigny, nous avons fait de belles rencontres : et la semaine s’est poursuivie dans cette lignée : avec l’aide de Jean-François, notre ami coach, nous avons pu tracer le parcours « d’obstacles » que représente dans le contexte actuel la création d’activité indépendante dans le consulting et le coaching ; attention ! Dire que la partie est délicate ne veut pas dire qu’il faut renoncer, mais plutôt se donner tous les atouts : autant dire que BCN se distingue désormais dans le paysage. Pourquoi ? En premier lieu, grâce à son collectif, à la confrontation/émulation/bienveillance qui développe une multiplicité de regards contradictoires sur un même sujet. Tous alimentés par une expérience différente, mais alimentés par une même envie commune de voir le projet aboutir, réussir. Modestement, cela nous ramène à cette petite phrase de Daniel Barenboïm : »Connaissez-vous une autre exemple où autant d’israéliens sont autant concernés et impliqués à la réussite d’un Palestinien ? {que quand c’est le soliste de l’orchestre ?]. Nous sommes très fiers des succès déjà obtenus, et disposés à poursuivre, c’est ce que nous sommes en train de faire.

L’Académie Barenboim-Said (Barenboim-Said Akademie) a été fondée à Berlin en 2012. Basée sur les mêmes idées que celles qui ont prévalues à la création de l’Orchestre Divan occidental-oriental, l’Académie se rassemble sur l’idée d’une communication interculturelle. Son objectif est de former de jeunes musiciens12.

L’autre argument en faveur de BCN, dans ce contexte difficile, ce sont les talents qui viennent proposer leurs talents, leurs connaissances en tant que bénévoles : bienvenue aux bénévoles, formateurs, marketeurs, informaticiens, gestionnaires, commerciaux capables de venir enrichir notre panoplie, et du même coup, de remplir le carquois de nos candidats.

Et enfin, un mot pour annoncer la semaine à venir : voici le second Rendez-vous avec les risques climatiques que nous propose Jérôme ! Et comme la chance sourit aux audacieux (je ne parle pas de l’élection américaine) cette visioconférence sera diffusée depuis un équipement professionnel qui devrait en bluffer plus d’un. Rendez-vous mardi 10 Novembre, à partir de 18 heures, mais tout cela, vous le savez déjà !… Bonne semaine à tous.

L’Ours.

Actualités & News·Environnement - Climat·Evènements·Prospective

Énergie, Climat, Biodiversité : les enjeux écologiques de notre temps

Bourgogne Collaborative Network présente :

« Énergie, Climat, Biodiversité : les enjeux écologiques de notre temps »

Par Jérôme Chabot, ingénieur agronome.

Le mardi 10 Novembre 2020 de 18h 00 à 20h30, en visioconférence Zoom accueil à 17h45.

Visioconférence Zoom : ID de réunion : 734 1532 6787                                                Code réunion : 5U11fz    

Il reste quelques places sur site, merci de nous contacter au :                                            Tél. 03 80 53 37 02
https://us04web.zoom.us/j/73415326787?pwd=RTdlWnFFY01KKzRleElzVVFsb0xoUT09

Les nouvelles alarmantes s’accumulent quant à l’évolution du climat et de la biodiversité, avec en toile de fond nos consommations en énergies et matériaux, et notre emprise croissance sur le vivant. La situation est à ce point critique, que seule une réaction radicale et d’envergure, serait à même de préserver l’avenir.

Mais consentir à un tel aggiornamento, qui s’attacherait tant à la relation de l’homme avec la nature qu’avec lui même, ne peut se faire que si chacun accède à une compréhension suffisante des mécanismes à l’œuvre, et aux données incontournables à prendre en compte pour envisager l’avenir.

BCN vous propose au moyen de cette conférence de vous doter des outils pour comprendre, et possiblement agir.

Une première partie sera consacrée à un état des lieux des enjeux relatifs à l’énergie et aux matériaux, au climat et à la biodiversité. Ce constat lucide s’attachera à mettre au jour les mécanismes en œuvre, et tentera de dépasser le catastrophisme qui en découle.

La seconde partie exposera des éléments de cadrage (techniques, socioéconomiques, écologiques, éthiques) qu’impose cette problématique d’une humanité écrasant le vivant. En découleront un schéma prospectif et un panorama des orientations à l’œuvre actuellement, panorama où il appartiendra à chacun de se situer.

Cette visioconférence est offerte grâce aux moyens techniques du GIP-FTLV de Bourgogne – Rectorat de l’académie de Dijon – que nous remercions de leur gracieuse mise à disposition.

Actualités & News·L'éditorial·Pour un meilleur emploi·Recrutement & RH

Les belles journées de BCN.

Les jours de lassitude, il arrive à chacun de se dire : « A quoi bon ? », mais même si l’année 2020 a pu parfois parfois sembler compliquée, il existe des moments où ces états d’âme se trouvent balayés par le sentiment d’être pertinent et utile socialement. La semaine dernière fait partie de ces jalons, où le sentiment d’avancer devient dominant, et l’amertume des pisse-vinaigre un mauvais souvenir.

Pour illustrer notre propos, l’une des représentations de Jérôme sur le climat faisait état d’un conférencier solide, sûr de lui, « droit dans ses bottes ». Dit autrement, ce que nous avions pressenti dans les ateliers AEC s’est confirmé : l’homme et son sujet se sont renforcés mutuellement, et la mayonnaise « a pris ». Qu’on en juge : » Suite à tes appréciations suite à la conférence, j’ai pris du plaisir à faire cet exercice pédagogique ambitieux et j’ai expérimenté une forme de mise à distance vis à vis des sources de stress possible, donc le bilan est positif pour moi. Je mesurerai mieux les retombées pour le public après coup, en reprenant contact avec certaines personnes. Cette semaine en vacances avec mes enfants dans le Gard, je rentre en fin de semaine et m’attacherais à mon retour à progresser comme tu me le proposes : en rédigeant mon portrait. Mais sans attendre je songe qu’il est temps de lancer la communication pour la 2ème séance. Dont acte !

Autre action qui nous récompense de notre persévérance, et de notre souci d’utilité sociale ; j’associe volontiers à ce retour mes trois acolytes Françoise, Gilles et Xavier avec qui nous avons reçu, interviewé, rassuré, conseillé de notre mieux une trentaine de jeunes, et certains sont allés solliciter les tréfonds de nos expériences passées. C’est pourquoi le retour collectif que nous adresse Amel P. la responsable illustre bien un des mantras de BCN : « Je donne, je reçois ».

Je souhaitais vous faire un retour de la dernière promotion rencontrée mercredi 14 octobre. 
Ils sont tous d’accord pour dire qu’ils ont trouvé ces échanges enrichissants. Ils ont permis une prise de conscience pour la suite et ont aimé les conseils donnés. 
Et pour reprendre leurs mots, ils ont trouvé l’exercice  »trop cool ». 
Je vous remercie encore pour votre investissement auprès de nos jeunes. J’espère continuer ce partenariat en 2021, nouvelle année qui approche à grand pas!

Et pour conclure, je n’oublie pas mes victimes récentes de « La Planche à secousses » : je pense à Céline, qui vient de battre le record de durée : 2 heures 15, et trois cafés ! Nous attendons le résultat de son entretien cette semaine, mais comme pour Jérôme, l’épreuve est un but en soi !

Nous attendons également les résultats de Françoise, et de nos candidats du Rotary Club… pour qui, nous croisons les doigts et prononçons le mot de Cambronne. Chers adhérents de BCN, nous avons bien pensé à vous en 2020, et vous nous l’avez bien rendu !

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Confinement : des conséquences économiques inégales selon les ménages

Le confinement de la population mis en place entre le 17 Mars et le 11 Mai 2020 s’est traduit par une contraction sans précédent de l’activité économique en France. En mai 2020, un  quart des personnes déclarent que leur situation financière s’est dégradée, et cette proportion  est d’autant plus élevée que le niveau de vie du ménage était initialement bas. Les ménages avec enfants sont aussi plus touchés que les ménages sans enfant. Les dispositifs de  maintien d’activité ont amorti les effets de la chute de l’activité économique sur les ménages de  manière inégale selon leur profil. La moitié des ouvriers, et un quart des cadres, déclarent être  passés, au moins en partie, par le chômage technique ou partiel entre le début du confinement et le mois de mai. Les cadres ont plus souvent travaillé à distance : 80 % des cadres en activité en  mai ont eu recours au moins partiellement au télétravail, contre 35 % des employés et seulement  6 % des ouvriers. Un quart des personnes ayant télétravaillé ont le sentiment que leur temps de  travail a augmenté. Si ces dispositifs ont permis de maintenir les relations d’emploi, au moins à  court terme, pour la majorité des salariés, les jeunes ont été bien plus exposés aux conséquences  de la chute de l’activité économique. 

Pauline Givord, Julien Silhol (Insee).

Avec la contribution de François Beck, Laura Castell, Cyril Favre-Martinoz, Stéphane Legleye, Nicolas Paliod, Patrick Sillard (Insee), Muriel Barlet, Aude Leduc, Philippe Raynaud (Drees)

L’accélération de la pandémie de Covid-19  en France au cours du mois de mars a  abouti au confinement de la population, du  17 mars au 11 mai 2020, avec une restriction des déplacements au strict nécessaire.  La levée de ces restrictions à partir du  11 mai s’est faite progressivement. Si la progression de l’épidémie de  Covid-19 a été contenue, le confinement  a frappé de plein fouet l’économie française. L’activité économique a reculé de  19 % au deuxième trimestre 2020 par  rapport au deuxième trimestre 2019  [Insee, 2020].

Les mesures exceptionnelles de soutien à l’activité, notamment  le recours au chômage partiel, ont  permis d’amortir les conséquences pour  les ménages : la baisse du revenu disponible brut des ménages n’a été que de  2,6 % au deuxième trimestre 2020.Néanmoins, les disparités entre les  ménages sont marquées. L’enquête  EpiCov (sources), dont la première vague a eu lieu en mai 2020, permet  d’analyser les conséquences pour les  ménages du confinement, notamment  sur leur situation financière. 

En mai, un quart des ménages déclare  que leur situation financière s’est  dégradée à la suite du confinement. 

En mai 2020, 23 % des ménages déclarent  que leur situation financière s’est dégradée  depuis le début du confinement. À l’inverse, seulement 2% déclarent que leur  situation financière s’est améliorée, tandis  que pour les deux tiers, elle est restée stable. Cette dégradation est d’autant plus forte  que les revenus des ménages étaient initialement faibles. Parmi les 10 % de ménages  les plus pauvres (ceux dont le niveau de  vie se situait en dessous du premier  décile), 35 % perçoivent une dégradation  de leur situation financière. Cette  proportion est deux fois plus faible pour les  10 % de ménages les plus aisés (figure 1).  Cette dégradation de la situation financière a pu se traduire par des difficultés  concrètes pour de nombreux foyers.  Parmi les ménages qui ont perçu une  détérioration de leur situation financière  au moment du confinement, 42 %  déclarent en mai que « leur situation  financière est juste et qu’il faut faire  attention » (contre 34% pour l’ensemble de la population) , 27 % que leur situation financière est « difficile » (contre  11 % pour l’ensemble de la population)  et 7 % qu’ ils « ne peuvent pas s’en sortir  sans s’endetter » (2 % pour l’ensemble  de la population). 

Cette situation s’explique essentielle ment par la chute de l’activité économique. Ainsi, les retraités paraissent préservés de cette situation, tandis qu’un  tiers des actifs déclarent une perte de  revenu. De nombreux autres facteurs sont également corrélés avec le fait d’avoir  perçu une dégradation des revenus. Alors que  la plupart des commerces (hors alimentaire),  des services personnels et des hôtels-cafés-restaurants ont été fermés pendant le  confinement, les artisans et les commerçants  ont été les plus directement touchés par la  chute de l’activité. Plus de la moitié des indépendants déclarent une dégradation de leur  situation financière. Les ouvriers sont ensuite  les plus affectés, avec 37 % de ménages  déclarant une perte de revenu. Pour les autres  catégories socioprofessionnelles, ces proportions se situent entre 25 % (pour les cadres et  professions intellectuelles supérieures, qui  incluent les professions libérales) et 30 %  (pour les agriculteurs). 

Les ménages avec enfants déclarent plus  souvent que les ménages sans enfant,  que leur situation financière de leur foyer  s’est dégradée depuis le confinement .

Ces écarts observés entre catégories socio professionnelles s’expliquent en partie par  le fait que les mesures visant à maintenir  l’emploi et les revenus ne sont pas accessibles à tous de la même façon. Le recours  au travail à distance facilite la continuité de  l’activité, ce qui explique que les salariés  qui ont télétravaillé (encadré) sont moins  nombreux à déclarer une perte financière  liée au confinement, même une fois tenu  compte de leur situation financière initiale  et de leur catégorie socioprofessionnelle. En  revanche, si le chômage partiel permet de  maintenir la relation d’emploi, la rémunération peut baisser pour les salariés : si la  rémunération en activité partielle ne pouvait  être inférieure au Smic, le minimum garanti  pendant le confinement correspondait à  84 % du salaire net. 

Les ménages avec enfants sont plus  nombreux à déclarer une dégradation de leur  situation financière. C’est le cas de 33 %  d’entre eux, contre 18 % des ménages sans  enfant. Même en tenant compte de l’âge, de  la catégorie socioprofessionnelle, du niveau  de vie et du fait d’être passé par le chômage  partiel ou d’avoir télétravaillé, cette surreprésentation des ménages avec enfants parmi ceux dont la situation financière s’est dégradée demeure. Au moins deux éléments  peuvent l’expliquer. La fermeture des  établissements scolaires, contraignant les  parents à assurer la garde et le suivi scolaire  de leurs enfants, a pu les obliger à restreindre  leur temps de travail. Les droits aux arrêts de  travail pour garde d’enfants ont notamment  été généralisés à la suite de la fermeture des  établissements scolaires. Ces derniers sont  rémunérés par l’assurance maladie, et à  partir du 1er mai, selon les modalités de l’activité partielle, ce qui peut se traduire par une  perte de revenu. De plus, la fermeture des  cantines scolaires a pu entraîner des frais, les  familles ayant dû prendre en charge ces  repas, sans bénéficier des subventions que  constituent les tarifs sociaux. 

En mai, un tiers des personnes en emploi  sont passées par le chômage technique  ou partiel depuis le début du confinement 

Parmi les personnes en emploi avant le  début du confinement, 16 % déclarent en  mai être passées totalement, et 20 % en  partie, par le chômage technique ou partiel (figure 2). Depuis le début du confinement,  le recours par les entreprises aux dispositifs  d’activité partielle ont été facilités. La  réduction d’activité était le plus souvent liée  à des pertes de débouchés [Dares, 2020].  Outre la baisse drastique de la demande, il a pu être difficile pour certaines entreprises de  maintenir des conditions de travail garantissant la sécurité sanitaire, selon les modes de  production et les secteurs d’activité. De  même, à l’intérieur des entreprises, certaines  catégories d’emploi ont été plus directement touchées que d’autres. De fait, alors que  24 % des ouvriers sont passés totalement au  chômage partiel ou technique entre mi-mars  et mai, cette proportion est de seulement  8 % pour les cadres. Cet écart s’explique en  partie par les possibilités différenciées de  recours au travail à distance. 

Alors que 80 % des cadres en activité  déclarent télétravailler la semaine avant  l’enquête (57 % travaillant exclusivement  depuis leur domicile), c’est le cas de 6 % des ouvriers (figure 3). Cependant,  si avant le confinement le recours au télétravail était surtout le fait des cadres [Hallépée,  Mauroux, 2019], ce dispositif s’est élargi à  d’autres salariés avec le confinement. Ainsi,  parmi les salariés qui ont travaillé au moins  une heure la semaine précédant l’enquête en  mai, 28 % des professions intermédiaires et  21 % des employés ont travaillé exclusivement depuis leur domicile. Au total, 28 % des personnes en emploi qui ont travaillé la  semaine précédant l’enquête l’ont fait  exclusivement depuis leur domicile, et 16 %  partiellement. À l’inverse, 56 % ont travaillé  uniquement en dehors de leur domicile. 

Répartition du télétravail par C.S.P.

Parmi les personnes qui ont exclusivement  télétravaillé la semaine précédant l’enquête,  25 % déclarent que leur temps de travail a augmenté pendant le confinement, contre 16 %  parmi celles qui n’ont pas télétravaillé. Même  en tenant compte du nombre d’enfants, du fait  de télétravailler ou pas, ainsi que du genre,  relativement aux autres catégories socioprofessionnelles, les cadres, et dans une moindre  mesure les professions intermédiaires, sont  plus nombreux à déclarer une augmentation de  leur temps de travail depuis le début du confinement. Les salariés passés au télétravail  exclusif sont aussi plus nombreux à déclarer  travailler plus. Néanmoins, sans surprise, la  présence de jeunes enfants dans le ménage  réduit nettement la probabilité de déclarer une  augmentation de son temps de travail. 

Les femmes sont plus nombreuses à déclarer  que leur temps de travail a augmenté : c’est  le cas de 23 % d’entre elles, contre 15 % des  hommes. Cela peut s’expliquer en partie par  la surreprésentation des femmes parmi les  professions qui ont été particulièrement  mobilisées pendant le confinement, comme  les professions de santé, les caissiers ou  encore les enseignants, qui, pour assurer une  continuité pédagogique à distance, ont dû  renouveler profondément leurs modes de  travail. À l’inverse, plus d’un tiers des actifs,  hommes ou femmes, déclaraient que leur  temps de travail avait diminué pendant le  confinement, qu’ils aient travaillé depuis leur  domicile ou non. 

Parmi les jeunes en emploi avant le confinement, plus d’un tiers ne  travaillent pas en mai 

Tous les salariés n’ont pas bénéficié des  dispositifs de maintien dans l’emploi. Parmi  les personnes en emploi au début du confinement interrogées en mai, 3 % ont perdu leur  emploi du fait d’une fin de contrat ou d’un  licenciement, et la très grande majorité  d’entre eux (80 %) n’avait pas retrouvé d’emploi au moment de l’enquête. Plus généralement, 27 % des personnes en emploi avant le  confinement déclarent ne pas avoir travaillé  la semaine avant l’enquête, ce qui s’explique  aussi par la pose de congés ou le recours au  chômage technique ou partiel. 

Les disparités sont marquées selon les  profils de salariés, notamment en fonction  de l’âge (figure 4). Ainsi, 9 % des personnes  en emploi avant le confinement âgées de 15  à 24 ans ont perdu leur emploi contre moins  de 2 % des actifs de 40 ans à 65 ans. Parmi  les jeunes de moins de 25 ans qui étaient en  emploi avant le confinement, 37 % déclarent  ne pas avoir travaillé la semaine précédant  l’enquête en mai. 

Étant les plus à risque d’occuper des  emplois temporaires, les jeunes récemment  entrés sur le marché du travail ont été les  premières victimes de la chute brutale de  l’activité économique. En effet, face à la  baisse de l’activité et à l’incertitude sur  leurs débouchés, les entreprises ont pu  préférer ne pas pérenniser leur main  d’œuvre temporaire (CDD ou intérim) ou  réduire leurs embauches. D’après les  premières enquêtes conjoncturelles menées  par la Dares, fin mars, 11 % des entreprises  déclaraient une baisse de leurs effectifs. En  outre, l’emploi intérimaire s’est contracté de  54 % entre fin décembre 2019 et fin avril  2020 [Maillard, 2020], et les embauches en  CDD pour les dix derniers jours de mars se  situent environ 60 % en deçà de leur niveau  de fin mars 2019 [Milin, 2020]. ■ 

Sources

L’enquête Épidémiologie et conditions de  vie (EpiCov) a été mise en place par la Drees,  l’Inserm, Santé Publique France et l’Insee dans  le contexte de la pandémie de Covid-19. Son  objectif est double : estimer la dynamique de  l’épidémie à un niveau national et départemental et étudier l’effet du confinement et de l’épidémie sur les conditions de vie. 

La première vague de l’enquête s’est déroulée  entre le 2 mai et le 2 juin 2020, à cheval entre  le confinement de la population et le début du  déconfinement. 135 000 personnes âgées de 15 ans ou plus au 1er janvier 2020, résidant hors  Ehpad, maisons de retraite et prisons, en  France métropolitaine, en Martinique, en Guadeloupe et à la Réunion, ont été sélectionnées  dans la base Fidéli 2018 de l’Insee et interrogées. L’enquête s’est déroulée principalement  sur Internet mais aussi par téléphone : le recours  à ce second mode permettant d’augmenter le  taux de participation et d’interroger des per sonnes sans accès Internet ou en ayant un  usage limité, et d’assurer ainsi la représentativité des réponses recueillies. Les niveaux de vie  sont connus grâce à la base Fidéli. 

L’enquête comprend des questions détaillées  sur la situation vis-à-vis de l’emploi (notam ment sur l’activité partielle), les conditions de  travail, en particulier le recours au télétravail  (encadré) et le temps de travail. Afin de  réduire le temps de passation de l’enquête,  certaines questions, comme celles portant sur  l’évolution ressentie du temps de travail, n’ont  été posées qu’à environ 10 % des enquêtés.  Ce sous-échantillon reste représentatif de la  population cible, mais la précision de la  mesure sur ces questions peut être plus faible. 

ENCADRE : Mesure du télétravail

Dans l’enquête EpiCov, il était demandé aux personnes qui avaient travaillé au moins une heure  la semaine précédente si elles télétravaillaient avant le confinement, et pour celles qui n’avaient  jamais télétravaillé, si elles avaient commencé à télétravailler depuis le confinement. Parmi celles  qui étaient dans l’un ou l’autre cas, il était ensuite demandé de préciser si les 7 jours précédents,  elles avaient « travaillé exclusivement depuis leur domicile » (désigné ici comme du télétravail  exclusif), ou si « il leur était arrivé de se rendre sur leur lieu de travail » (télétravail partiel). 

Dans l’enquête EpiCov, en mai 2020, 17 % des personnes en emploi déclarent qu’elles  télétravaillaient avant le confinement. Cette proportion est beaucoup plus élevée que celles  des dernières enquêtes Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques  professionnels (Sumer) et Relations professionnelles et Négociations d’entreprise (Réponse).  Selon ces enquêtes, en 2017, seuls 3 % des salariés pratiquaient régulièrement le télétravail  et 7 % au moins occasionnellement [Hallépée, Mauroux, 2019]. 

Plusieurs raisons expliquent ces différences. Dans l’enquête EpiCov, les questions concernant le télétravail n’étaient posées qu’aux personnes ayant déclaré avoir travaillé au moins une  heure la semaine précédant l’enquête. Or, parmi les personnes s’étant déclaré en emploi,  seulement 73 % ont travaillé la semaine précédant l’enquête. Cette situation peut s’expliquer,  au moins en partie, par le fait que certaines étaient au chômage partiel ou en congés au moment  de l’enquête. Il est cependant probable que les salariés pour lesquels le télétravail n’était pas  possible sont plus à risque de connaître une réduction d’activité, entraînant une surreprésentation des télétravailleurs parmi les personnes qui travaillaient juste avant l’enquête. Néanmoins,  même en faisant l’hypothèse extrême que l’ensemble des actifs qui avaient un emploi mais  n’ont pas travaillé au moins une heure la semaine précédant l’enquête n’ont jamais télétravaillé,  la proportion de télétravailleurs avant le confinement serait estimée à 12 %. Cet écart résiduel  peut provenir aussi d’une différence de mesure : dans l’enquête EpiCov, le télétravail est mesuré  uniquement sur un mode déclaratif. Il peut simplement désigner du travail à la maison, ce qui  ne répond pas à la définition stricte du télétravail dans le Code du travail. Selon celui-ci, le  télétravail correspond au fait de recourir à des technologies de l’information et de la communication pour effectuer, hors des locaux de l’employeur, le travail qui aurait pu être réalisé sur  le poste du travail habituel, ce qui était la définition retenue dans les enquêtes Reponse et  Sumer 2017. À titre de comparaison, dans l’enquête Emploi, 47 % des personnes en emploi  au sens du BIT déclarent avoir travaillé à domicile dans les quatre semaines précédant l’en quête, contre seulement 23 % sur la période équivalente en 2019 [Jauneau, Vidalenc, 2020].  Enfin, les ordonnances sur le travail du 22 septembre 2017 ont assoupli les conditions de  recours au télétravail jusque-là limité à une pratique régulière et conditionné à une mention  dans le contrat de travail ou en avenant à celui-ci (article L1222-9). Si des enquêtes spécifiques seront nécessaires pour le vérifier, il est possible que ces ordonnances en aient favorisé la  pratique, au moins occasionnelle, d’autant plus que la fin de l’année 2019 a été marquée par  des grèves longues des transports qui ont pu accélérer le recours au travail à distance.

Définitions

Le niveau de vie est égal au revenu disponible  du ménage divisé par le nombre d’unités de  consommation (UC). Le niveau de vie est donc  le même pour tous les individus d’un même  ménage. Les unités de consommation sont  généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue  1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC  aux autres personnes de 14 ans ou plus et  0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. 

Si on ordonne la distribution des niveaux de vie, les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales.  

Ainsi, le premier décile est le niveau de vie  au-dessous duquel se situent 10 % des  niveaux de vie ; le neuvième décile est le  niveau de vie au-dessous duquel se situent  90 % des niveaux de vie. L’activité partielle est un dispositif qui permet  à l’employeur en difficulté de faire prendre en  charge tout ou partie du coût de la rémunération  des salariés. Pour réduire les conséquences  économiques liées à la crise sanitaire, le décret  n°2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité  partielle a largement étendu la possibilité de recours à ce dispositif, réduit le délai d’acceptation et augmenté l’allocation compensatrice  versée aux entreprises. Pendant la période de  confinement, un salarié en activité partielle percevait au minimum 70 % de sa rémunération  brute (environ 84 % du salaire net), sans que  ce montant puisse être inférieur au Smic. 

 Pour en savoir plus  :  Insee Première figure dès sa parution sur le site internet de l’Insee. https://www.insee.fr/fr/statistiques?collection=116 :

Des données complémentaires sont disponibles en téléchargement avec cette  publication

• Jauneau Y., Vidalenc J., « Durée travaillée et travail à domicile pendant le confine ment : des différences marquées selon les professions », Insee Focus n° 207,  octobre 2020. 

• Bajos N. et al., « Les inégalités sociales  au temps du Covid-19 », Questions de  santé publique n° 40, IReSP, octobre 2020.  

• Warszawski J. et al., « En mai 2020, 4,5 %  de la population vivant en France métropolitaine a développé des anticorps contre le  SARS-CoV-2. Premiers résultats de l’enquête nationale EpiCov », Drees, Études  et Résultats n° 1167, octobre 2020. 

• Albouy V., Legleye S., « Conditions de vie  pendant le confinement : des écarts selon  le niveau de vie et la catégorie socioprofessionnelle », Insee Focus n° 197, juin 2020. 

• Dares, « Activité et conditions d’emploi de  la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire  Covid-19, Synthèse des résultats de l’enquête flash – juin 2020 », 2020. 

• Maillard S., « L’emploi intérimaire recule de  40,4 % au 1er trimestre 2020 », Dares Indi cateurs n° 018, juin 2020. 

• Milin K., « Forte contraction des embauches  et des fins de contrat au premier trimestre  2020 », Dares Indicateurs n° 023, juillet 2020. • Insee, « Au deuxième trimestre 2020, le  revenu brut disponible des ménages recule  mais le taux d’épargne bondit », Informations Rapides n° 216, août 2020.  

• Hallépée S., Mauroux A., « Quels sont les  salariés concernés par le télétravail ? »,  Dares Analyses n° 051, novembre 2019. 

• Pisarik J., Rochereau T., Célant N., « État  de santé des Français et facteurs de  risque. Premiers résultats de l’Enquête  santé européenne-Enquête santé et protection sociale 2014 », Études et Résultats  n° 998, Drees, mars 2017.

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