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Le retour du tragique : Pascal Perrineau.

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LE MONDE D’APRÈS. Replongerons-nous dans l’ancien monde ou sommes-nous en train d’ouvrir un nouveau monde ? C’est « à l’ampleur finale du désastre humain, mais aussi économique, social et politique », à « la manière dont les dirigeants de l’État et la puissance publique seront parvenus (ou non) à gérer la crise et sauront (ou non) en tirer les conséquences pour déjà se préparer à la suivante », à, « la façon dont chaque individu reconfigurera (ou non) son double rapport au temps et à l’espace », que Pascal Perrineau conditionne l’envergure civilisationnelle de cette épreuve de vérité. Mais aussi à une irrépressible leçon de l’Histoire : l’omniprésence du « tragique ». Leçon qui ramène l’Homme, enivré d’arrogance, de vanité et de pouvoir, prisonnier de son anthropocentrisme, à ce qu’il est réellement : infiniment petit et infiniment vulnérable, infiniment barbare lorsqu’il siphonne le progrès de son sens. « La violence de la pandémie rappelle que le tragique est propre à toute époque, passée et future ; elle rappelle que la maitrise définitive de notre environnement n’existe pas et à tout moment peut être défiée ; elle rappelle que les hommes sont l’agent premier de leur perte. Si ces rappels sur la fragilité sont intégrés par les gouvernants et les citoyens, les leçons de cette pandémie ne seront pas vaines », espère le politologue.

LA TRIBUNE – Question : Ce moment si particulier de début de confinement, comment l’éprouvez-vous intimement, comment l’interprétez-vous intellectuellement ? Je et nous vivons une expérience unique, nommez-vous, de « recentrage »…

Pascal Perrineau – Absolument. Recentrage d’abord sur le vital : nous essayons de prendre soin de nous et de veiller au soin de nos proches. Recentrage aussi sur l’essentiel : grâce à cette pause subite, grâce à cet arrêt du temps inédit, chacun d’entre nous est invité – dans la douleur pour ceux qui sont exposés à la solitude ou à la précarité – à se recentrer sur lui afin non plus de cultiver son individualité (et son individualisme) mais de préserver le collectif. Dans cette distinction fondamentale de destination, réside sans doute le caractère le plus neuf et le plus intéressant de ce confinement. Vivre soi avec soi pour mieux prendre soin de l’Autre.

Question : Cette réclusion et ce « recentrage » bouleversent notre double rapport au temps et à l’espace. Voilà « seulement » une dizaine de jours que nous l’éprouvons, en repérez-vous déjà des manifestations, des enseignements… et des bienfaits ? Qui n’a jamais éprouvé douloureusement que l’extraordinaire compression du temps, provoquée par les nouvelles technologies de communication, téléphone portable en tête, était devenue irrespirable ? Que la dictature des écrans et des réseaux sociaux embastillait nos consciences ? Que l’hyper-connectivité, tentaculaire et immédiate bloquait nos dispositions à penser, à flâner, à rêver, à imaginer, à « bien » décider ?

Ce rapport au temps et à l’espace ainsi ébranlé modifie la manière dont nous nous insérons dans notre espace de vie, et donc devrait modifier à terme notre propre rapport à l’existence. Voilà bien une dizaine d’années que nous nous questionnons sur ce temps qu’en effet téléphones portables, ordinateurs, et même désormais montres connectées( !), rendent si rapide, parfois même instantané. Le temps s’est affolé, il a façonné cette société du « bougisme » modélisée par le philosophe Pierre-André Taguieff, il entraine ce que le romancier Sylvain Tesson baptise « l’épilepsie du temps », et finalement le confinement nous donne l’opportunité de marquer un temps d’arrêt, de goûter les minutes et de mettre en place un éloge de la lenteur. Jusqu’à, en ce qui me concerne, perdre la notion des dates, l’ordre des jours et même des heures !

Quant à l’espace, il était il y a peu illimité. Nous « flottions » dans un espace qui avait pour horizon le monde, l’Europe, les pays visités ou traversés, et cela à partir d’un simple message électronique, d’une visioconférence, d’un voyage à toute allure en TGV ou encore d’un vol transatlantique. Sous le coup d’un arrêt immédiat des mobilités, notre espace de vie s’est soudainement réduit aux murs de l’appartement ou de la maison… Le voyage devient un « voyage autour de ma chambre » comme pouvait le décrire à la fin du XVIIIe siècle l’écrivain savoyard Xavier de Maistre, un des seuls voyages, écrivait-il « à l’abri de la jalousie inquiète des hommes« ..

Question : Or l’espace de vivre conditionne l’espace de penser. Des réclusions subies naissent parfois de lumineuses créations ; plus surement elles provoquent la contraction des horizons et donc ensommeillent l’imagination…

Je pense qu’il n’existe pas de règle universelle. Et peut-être d’ailleurs le paradoxe de ce confinement nous éveille à un nouvel horizon ; songez en effet qu’on nous demande et même nous impose de nous isoler aux fins de protéger autrui et de sauver la communauté. Ce grand écart concentre de formidables leçons sur et pour nous-mêmes, à la fois sur ce que nous sommes intrinsèquement et sur la manière dont nous construisions notre lien aux autres – les autres étant les humains bien sûr, mais aussi « tout » ce qui compose notre environnement, en premier lieu cette nature que nous consommons sans limite et pillons sans vergogne. Cette prise de conscience sera-t-elle éphémère, s’évanouira-t-elle aussi vite qu’elle a surgi une fois le confinement et la crise passés ? Ou au contraire sera-t-elle durable ? Replongerons-nous dans l’ancien monde ou sommes-nous en train d’ouvrir un nouveau monde ?

Pour marqueur de notre espace, reprendrons-nous l’infiniment grand ou au contraire nous tournerons-nous vers la proximité ? Et par exemple, lors d’une semaine de repos, continuerons-nous de nous envoler vers des iles lointaines ou préférerons-nous (re)découvrir la proximité familière : la campagne de son enfance, la mer des vacances d’été en famille… ? Seuls les faits, bien sûr, et le… temps le diront.

Question : Quel moment de la démocratie française traversons-nous ? Il y a quelques mois, vous publiiez Le grand écart (Plon), mettant en lumière l’état de santé dégradé de la démocratie française au crépuscule d’une année 2019 symptomatique. Fragmentée, écartelée entre des mécanismes (direct, avec les gilets jaunes ; participatif, avec le Grand débat national ; représentatif, avec le scrutin européen) qui peinent à dialoguer et à s’articuler harmonieusement, déstabilisée par la prise de pouvoir des réseaux sociaux et l’effacement, pour certains temporaires pour d’autres définitifs, de principes cardinaux sur lesquels elle fonde son efficacité – temps long, vitalité des corps intermédiaires, etc. -, cette démocratie est malade. Peut-on dès maintenant repérer les manifestations de l’épreuve, du défi auxquels l’expose la crise du Covid-19 ?

Quel système politique est le mieux adapté à la gestion d’un tel événement ? Cette question est au cœur des débats d’ordre politique. Et elle n’est pas close, car lorsqu’on fait un tour du monde des régimes politiques confrontés à la pandémie, il est difficile d’avoir une opinion tranchée et universelle. De la Chine aux États-Unis, du Brésil à la Russie, de l’Inde à l’Europe… la comparaison est délicate. Reste que le succès – pour l’heure – des méthodes chinoises peut laisser penser qu’au plus fort d’une telle épidémie, un régime centralisé, autoritaire, décrétant des mesures radicales qui prennent appui sur des dispositifs liberticides, peut sembler plus efficace qu’une démocratie « à la française ou à l’italienne ». Mais à y regarder de plus près, il faut constater que des démocraties comme celles de Corée du sud ou de Taïwan, affichent elles aussi des résultats tout à fait convaincants sans avoir tenté de travestir l’ampleur du mal épidémique au départ. Preuve que les démocraties, tout en maintenant une transparence, ne sont pas condamnées à être inefficaces. Donc les explications se trouvent davantage dans la stratégie des mesures mises en oeuvre que dans la nature du régime qui les déploie. Et plus encore peut-être, dans la singularité « culturelle ». En effet, qu’est-ce qui distingue, tendanciellement, les Chinois des Italiens, les Coréens des Français, les Japonais des Espagnols ? Leur disposition, naturelle ou héritée de leur histoire, de reléguer les droits des individus derrière les droits de la collectivité. Pour exemple, c’est officiellement au nom de « l’intérêt de tous » que Pékin ou Séoul tracent les téléphones portables et compriment « l’intérêt de chacun ». Personne ne s’en émeut. Imagine-t-on une telle acceptation en France ? Le degré de discipline sociale et politique d’une nation ainsi que sa sensibilité à l’intérêt de la collectivité sont décisifs pour distinguer les niveaux d’efficacité des différentes stratégies retenues.

Question : L’historien René Rémond avait daté la fin du XXe siècle au 11 septembre 2001. Parce que cette crise sanitaire est mondiale et durable, parce qu’elle est holistique et affecte tous les systèmes domestiques (politiques, économiques, sociaux, industriels), parce qu’elle nous plonge dans un inconnu ténébreux, parce qu’elle questionne le fonctionnement et donc l’avenir même – aussi bien politique qu’économique, aussi bien des échanges commerciaux que des déplacements humains, aussi bien de la gouvernance internationale que des modèles de consommation – de la mondialisation, ce qui s’est passé un jour, de si anodin, de si innocent, sur un obscur marché d’une mégapole chinoise pourrait-il marquer notre entrée dans une nouvelle ère ? Cette crise peut-elle même être civilisationnelle ?

Souvenons-nous de la crise financière de 2008 – 2009 ; combien de débats, de réflexions, de promesses ! « Plus rien ne sera jamais comme avant », avait prédit la communauté des experts et espéré une grande partie de la communauté humaine. La réalité est que le naturel avait repris son cours très vite, et que les acteurs de la finance avaient tout aussi aisément repris la main. Et rien, depuis, n’a profondément changé. Il existe, toutefois, une différence notable : cette pandémie menace l’essence même de ce que nous sommes. Notre vie. La vie de ceux que nous aimons. La vie de ceux qui composent notre cercle social, notre environnement professionnel, la vie de ceux, sans visage, que nous ne connaissons pas mais qui chaque jour participent, indirectement, à notre existence. Cette crise ne relève pas du matériel mais du vital. Cela modifie en profondeur le paradigme.

De l’ampleur finale du désastre humain, mais aussi économique, social et politique, de la manière dont les dirigeants de l’État et plus largement la puissance publique seront parvenus à gérer la crise et sauront en tirer les conséquences pour déjà se préparer à la suivante – depuis 1996 et la maladie de la vache folle, se sont succédé à un rythme de plus en plus élevé les épidémies SRAS, H1N1, Ebola, Zika -, de la façon, enfin, dont nous reconfigurerons (ou non) notre double rapport au temps et à l’espace, dépendra l’envergure civilisationnelle de cette épreuve de vérité.

« Les singularités culturelles selon les pays expliquent mieux que la nature des régimes, démocratiques ou autoritaires, les différences d’efficacité des stratégies de parade au Covid-19. »

Question : C’est criant aux États-Unis – au contraire de l’Allemagne, morcelée en länder – : le système fédéral, qui autorise la variété des mesures déployées pour faire face à la propagation du virus, montre ses limites à l’épreuve d’une telle crise. Variété synonyme d’hétérogénéité, d’anarchie, de hiatus délétères comme aux USA. La France, quant à elle, demeure écartelée par l’éternel déséquilibre entre la volonté de décentralisation et le dogme immuable de la centralisation…

En Allemagne, où le système de santé est mieux préparé qu’en France, pour l’heure l’efficacité de la parade n’est pas entravée – tout au contraire- par l’organisation fédérale.

Et celle-ci, parce qu’elle assure effectivement l’autonomie des territoires, permet même d’adapter les mesures aux réalités locales de la pandémie. Lorsque le système fédéral bénéficie d’une bonne coordination, il est performant.

Et cette réalité questionne les limites du schéma administratif français ; pour seul exemple, s’il avait été possible très tôt de décréter par les conseils départementaux des zones de confinement, peut-être aurions-nous mieux canalisé la propagation. Les écarts de fonctionnement d’une région à l’autre sont également éclairants. Ainsi le président de la Région Grand Est Jean Rottner – il est vrai médecin-urgentiste de profession – fait preuve d’un activisme, d’un sens de l’anticipation (il avait dès début mars alerté sur la dimension « terrible » de l’épidémie) et de l’initiative remarquables. Simplement, les pouvoirs des régions restent bien modestes…

Question : Au sein de l’Union européenne, l’examen des stratégies de riposte à la pandémie fait surgir une gestion erratique, décousue, désunie. Quoi de commun entre les mesures « de propagation immunitaire » en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas et celles de « confinement » en France et en Italie ? Même dans le domaine sanitaire, l’Europe est fracturée, avec le risque que la stratégie d’un pays soit plus tard jugée coupable d’un drame humanitaire chez son voisin. La faute en premier lieu aux pressions domestiques ? Un symptôme supplémentaire de l’extraordinaire difficulté de faire fonctionner un ensemble aussi disparate ? Comment l’expliquer alors qu’en 2008 cette même Europe avait su faire front commun à la crise financière ?

La différence fondamentale entre la gestion des deux crises à douze ans d’intervalle et le caractère effectivement décousu au sein de l’Union européenne quant à la réponse au Covid- 19 tiennent à la spécificité des compétences : celles de l’économie et des finances sont une réalité européenne, celles de la santé demeurent presque totalement domestiques. D’ailleurs, dans quel domaine du traitement de la crise du Covid-19 l’Europe peut-elle légitimement intervenir ? L’économie et la finance, avec les mesures immédiates de la Banque centrale, qui dès le 19 mars débloquait 750 milliards d’euros dédiés au rachat de dettes publiques et privées. En revanche, dans le domaine strictement sanitaire, elle est démunie.

Il semble évident que cette disharmonie devra être analysée une fois la crise passée, afin que demain une toute autre coordination des stratégies nationales sanitaires (stocks, équipements, approvisionnement des médicaments, recherche) s’instaure. Pourquoi ce qui fonctionne dans les domaines agricole, économique (marché unique, monnaie) ou encore de la pêche ne pourrait s’appliquer à la santé.

 » Avant, la mondialisation était objet de doutes, maintenant elle est objet de peurs »

Question : De la manière dont, au final, l’UE aura géré la pandémie pourrait dépendre en partie son avenir. Mais aussi l’avenir, ou plus exactement la prospérité des formations politiques nationalistes, souverainistes, europhobes, et plus largement populistes, dont l’audience repose en partie sur l’exploitation des peurs individuelles, et des dysfonctionnements de l’Institution ?

 

La désorganisation de la puissance publique, la thématique des frontières, la gestion des vagues migratoires participent au « fonds de commerce » commun de ces formations politiques ; la catastrophe sanitaire, économique et sociale qui s’annonce viendra renchérir cette audience. Dans quelle proportion ? Nul ne le sait encore.

L’autre sujet au cœur des dénonciations populistes et qui aujourd’hui est ouvertement mis à l’index, est la mondialisation. Et plus précisément l’appel à la dé-mondialisation, l’un des « chevaux de bataille » populistes. La « mondialisation heureuse » n’est pas au rendez-vous, elle est très imparfaite, elle dysfonctionne gravement, et maintenant elle favorise le péril humain : voilà l’impression générale que révèle ce « moment » de notre époque. Avant, cette mondialisation était l’objet de doutes, maintenant elle est objet de peurs. De ce nouvel état des lieux pourrait surgir un profond clivage entre partisans de l’ouverture et disciples de l’enfermement, ces derniers pouvant tirer profit (électoral) d’une focalisation des débats politiques sur ce thème de la (dé)mondialisation.

Question : Vous connaissez avec précision la démocratie américaine – vous enseignez chaque année les sciences politiques au Middleburry College (Vermont). Le géo-politologue et directeur de l’IRIS Pascal Boniface estime que sa gestion de la crise sanitaire, surtout si elle produit une déflagration humaine, économique, industrielle, boursière et sociale, pourrait affaiblir de manière rédhibitoire le « candidat » Trump. On sait les comportements de vote, le mécanisme des élections, la cartographie électorale aux États-Unis extraordinairement singuliers vus de France, on sait l’électorat de Donald Trump lui-même très typé, on sait aussi les fragilités et les atouts de son très probable rival Joe Biden : quels faits saillants de cette crise pourraient précipiter ou au contraire enhardir la candidature de l’actuel Président ?

L’approximation et l’amateurisme dont on peut qualifier l’action des dirigeants populistes européens siéent de manière spectaculaire à Donald Trump. Sa popularité repose sur le retour de la croissance, l’économie prospère, le réveil de l’emploi. Nonobstant les dégâts collatéraux – inégalités criantes, déficit public et endettement abyssaux, destruction de l’environnement -, pour l’heure sa politique lui assure une audience certaine. Il est évident que les effets planétaires et domestiques de la crise vont substantiellement affecter ce bilan. Il est tout aussi évident qu’il en paiera alors un prix électoral – sans pour autant qu’on puisse pronostiquer avec certitude sa défaite en novembre, tant l’avenir est aujourd’hui illisible et instable.

N’oublions pas que Donald Trump a toujours été bien plus le « symptôme des » que la « réponse aux » colères et inquiétudes des Américains. Et sa popularité comme la surprise de sa victoire ont eu pour ferment cette confusion. La question est de savoir si dans ce contexte inédit et sans visibilité, il demeure, pour ses électeurs, le symptôme de leurs malaises. Quand je découvre les files d’attente au seuil des armureries, je me dis que politiquement il n’est pas mort…

« L’Occident est aujourd’hui focalisé sur « ses » démocraties. Il ferait bien de s’occuper des autres parties de monde. Car dans certains pays, la tentation d’une réponse autoritaire s’imposant à la démocratie est grande. »

 

Question : La photographie planétaire des démocraties offre un vaste nuancier. Qu’il s’agisse de leurs constitutions, de leur histoire, de leur interprétation de l’autorité, de leur capacité à dévoyer les libertés, de leur exposition à des vulnérabilités spécifiques et locales, et de l’identité de leurs hiérarques actuels, ces démocraties sortiront affaiblies ou renforcées par la crise. Déjà maintenant, du Brésil de Bolsonaro à l’Inde de Modi – pays « explosif » s’il en est, par l’extrême pauvreté, l’incandescence des divisions religieuses, son voisinage avec les « ennemis » chinois et pakistanais, et l’arme nucléaire -, la tentation d’instrumentaliser le chaos et le besoin viscéral de sécurité aux fins de durcir l’exercice du pouvoir se manifeste. Des démocraties « éclairées » pourraient même sombrer dans la démocrature ou l’illibéralisme. Peut-on dresser un panorama des situations les plus vulnérables ?

Les démocraties assises sur un (appareil d’) État défaillant, reposant sur une puissance publique faible, disposant d’infrastructures de protection sociale, en en premier lieu de santé, inadaptées, sont les plus exposées. La tentation de la réponse autoritaire pourrait être grande, notamment en Amérique latine et centrale ; depuis plusieurs mois, de la Bolivie au Chili, des régimes démocratiques sont malmenés et fragilisés, d’autres étaient en dictature il n’y a pas si longtemps (Argentine), d’autres encore ont à leur tête des dirigeants qui potentiellement pourraient se saisir du cataclysme pour museler le pouvoir – effectivement, Jair Bolsonaro est de ceux-là. Il faudra être très attentif à l’évolution de la situation en Inde, plus largement en Asie du sud-est (Bangladesh, Philippines…) où la densité démographique et la pauvreté offrent un taux de pénétration potentiel du virus important. Et bien sûr en Afrique, ce continent si vulnérable et dont on parle si peu. L’Occident est aujourd’hui focalisé sur « ses » démocraties, il ferait bien de se préoccuper des autres parties du monde.

Pascal Perrineau est professeur des Universités à l’IEP Paris, et a dirigé son centre de recherches, le CEVIPOF, jusqu’en 2014. Il est l’auteur, notamment, de Le grand écart. Chroniques d’une démocratie fragmentée (Plon, 2019).

N°1/2 paru le 30 Mars 2020 dans La Tribune. Propos recueillis par Denis Lafay.

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Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (anciennement Centre d’études de la vie politique française, l’acronyme CEVIPOF étant toujours employé malgré le changement de dénomination en 20031) est une unité mixte de recherche sous la tutelle de l’IEP de Paris (Sciences Po) et du CNRS2,3,4.

Créé en 19602 par Jean Touchard1, et associé au Centre national de la recherche scientifique depuis 19685, le Centre de recherches politiques de Sciences Po a pour but l’analyse de la sociologie politique et électorale, de la sociologie de l’action publique1.

En 2007, le CEVIPOF avait un effectif de 158 personnes, dont des chercheursenseignants-chercheurs, ingénieurs techniciens et doctorants1. Son directeur est Martial Foucault depuis le 4 février 20146, et son secrétaire général, Madani Cheurfa[réf. souhaitée]. Les années précédentes, il a été dirigé par Pascal Perrineau de 1991 à 20132, et par Annick Percheron de 1987 à 19917.

En janvier 2013, l’universitaire Alain Garrigou estime sur son blog du Monde diplomatique que le laboratoire serait idéologiquement « très à droite »8.

Les professions de foi et bulletins de vote des élections législatives de la Ve République conservés au CEVIPOF ont été numérisés en partenariat avec la bibliothèque de Sciences Po et sont disponibles en ligne sur Internet Archive9,10.

 

 

Actualités & News·L'éditorial·Nos projets

Plénière N°123 : une première en visio qui tient ses promesses !

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Confiné.(e).s que vous êtes, voici un compliment collectif sincère, qui ira même à celles et ceux qui ne sont ni médecins ni soignants, et à qui la vue d’une seringue fait tourner de l’oeil… Vous avez été très forts ! 17 participants pour notre première visioconférence, c’était plutôt inattendu, bravo à tous, et plus encore à ceux qui ont ramé. L’envie de réussir était au rendez-vous.

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Conclusion immédiate : l’atelier AEC initialement prévu aujourd’hui, passe en visio (même heure, même procédure, mais numéro de salle de réunion). Pour mémoire, sont attendus : les 2 Françoise, Estelle, Pascal et Chakir. Bénévoles BCN : Hélène, Gilles (si dispo) Alexandre et Antoine.

Présentons d’abord Chakir * : salarié de Kéolis, Chakir a entamé une reconversion vers le domaine commercial, BTS Action Commerciale, Licence Développement Commercial et actuellement Master spécialisé en Direction d’entreprise, Direction Commerciale. Nouveau venu lors de l’atelier AEC du 12 Mars, Chakir s’est déclaré surpris et disponible pour travailler sur des thématiques « marketing » élargi, développement commercial, création d’entreprise…

I. Les Freelances et les partenaires.

Sylvie, ancienne Cadre de Santé est évidemment intéressée, car c’est dans ce domaine qu’elle termine sa formation de coaching (elle en est à 1 QCM validé sur 3). Dès que la phase stratégique sera passée, Sylvie viendra se joindre à nos travaux en atelier AEC.

Jef (Jean-François) a quitté Valduc il y a quelques mois pour se former en coaching, et devrait terminer sa formation en fin d’année. Il s’intéresse également au thème marketing et action commerciale évoqué par Chakir.

A toutes les personnes qui s’orientent vers des métiers de Freelance, Antoine explique les conditions dans lesquelles BCN peut envisager de faire appel à des prestations de ses partenaires ou adhérents directs : depuis 2018, nous avons fait appel à « Éveil de coaching » pour développer estime de soi et confiance en soi chez nos candidats. BCN est subventionnée par des collectivités territoriales, et doit donc présenter des comptes validés et conformes. Un prochain appel à prestation va être lancé dans le domaine de la communication sur les réseaux sociaux, Hélène a préparé le cahier des charges ad hoc.

Hélène N. de Clés d’Avenir a laissé un joli message sur Facebook pour expliquer comment elle allait gérer la période de confinement avec ses clients. Elle y cite les outils qu’elle va utiliser : Skype, What’s App et NFon  vont lui permettre de couvrir l’ensemble de la palette.

Concernant la nature du partenariat avec BCN, Hélène mentionne la mise à disposition de locaux à la M.D.A. Un deuxième groupe combinant « Bilan de compétences » et accompagnement émotionnel et corporel y était prévu en avril, à nouveau sous la forme d’un partenariat. Il est malheureusement reporté.

L’échange avec Tracey, que de nombreuses personnes ici connaissent, est l’occasion de faire le point sur notre partenariat avec l’Afpa : les finalités sont l’insertion et/ou la reconversion professionnelle, la création d’activité et en tous les cas, le soutien et l’accompagnement. Le projet « Afpa Village » a été validé nationalement, il reste à résoudre la question des personnes hébergées à Chevigny. BCN partenaire de ce projet, en attend une implantation dans un lieu proche de ses « clients », et envisageait d’y recruter 2 volontaires en Service Civique.

II. Le réseau.

Nous rencontrons les mêmes problématiques : comment être présents auprès de tous nos adhérents ? Nathalie et Xavier ont réfléchi en commun à cette question, et remettront leurs recommandations aux membres du bureau : de quoi s’agit-il ? Les efforts de BCN en direction de LinkedIn ne passent pas inaperçus. Ne risque-t-on pas de brouiller le message ? La priorité de l’association est toujours de soutenir et d’accompagner ses adhérents du moment, ceux qui connaissent l’isolement, l’interrogation,  parfois le doute. Toutefois, il existe plusieurs échelles de temps : l’immédiat, le court terme,  et le temps long : susciter une communauté d’anciens, de témoins, entre dans cette deuxième catégorie. Comment allons-nous distinguer ?

Les posts individuels que vous déposez en tant que membres sont proches de ceux qui interviennent en tant que salariés, à leur initiative, ou en réaction à d’autres publications. Ils peuvent d’ailleurs avoir le même objectif de visibilité, de référencement en vue d’un éventuel « marché caché ». La page « Vitrine » de BCN doit se porter sur des sujets plus « durables » : le management, l’économie, l’événementiel régional.

Nathalie préconise que toutes les personnes affiliées à l’APEC et présentes sur Whaller accèdent aux Webinars « réseaux Sociaux » ; cela permettra d’effacer les écarts trop importants sur l’utilisation de Linkedin, et du même coup d’attaquer plus tôt les modules Web « façon BCN ».

Conclusion provisoire sur cette question : le bureau attend le document préparé par Nathalie et Xavier. Un nouveau calendrier des modules AEC est à l’étude, où les modules Web « façon BCN » remonteraient vers l’avant.

III. L’activité.

La proposition d’Hélène V. de rencontrer la Déléguée de l’APEC au sujet de Whaller pour lui expliquer notre démarche Linkedin sera examinée tranquillement : le coté assez brutal de ce basculement laisse penser qu’il s’agit d’un déploiement national. Plutôt que de semer un peu plus d’embarras sur une situation non maîtrisée localement, faisons jouer nos alliés dans la place… pourquoi pas en reproduisant des publications APEC dans nos propres publications ?

Au cours des deux dernières semaines, Hélène a sur ses deux projets annoncés le 20 février, les rendez-vous « Carrédas » et Profil LinkedIn se sont déroulés conformément aux inscriptions : cela concerne Danièle, Françoise M, Marie-Claire, Séraphin. Quelques séquences sont encore à finaliser, une fois que cela sera fait, qui donne le signal pour faire paraître ces fiches « Carrédas » sous l’onglet Compétences du WordPress ? peut-on imaginer un atelier AEC dédié  à la mise en ligne d’alertes sur les jobboards les mieux adaptés ?

Estelle, Maud et Antoine se sont rendus le 12 Mars dernier à la journée « Pensons Design » organisée par Nicéphore Cité : illustration de ce qui a été décrit plus haut, le compte-rendu complet a été diffusé ici, un extrait sur LinkedIn. La journée a été perçue comme intéressante et fructueuse par tous les 3.

Ce même jour, à l’atelier AEC du soir, Estelle nous apprenait qu’elle était retenue comme assistante-coordinatrice des études de l’ESEO, l’école privée d’Ingénieurs actuellement aux Grésilles, et qui prépare sa montée en puissance pour 2021 dans ses nouveaux locaux à 2021. Un grand bravo à elle ! Avec la fin du confinement, viendra le début du pétillement… nous avons déjà convenu d’un témoignage écrit de la part d’Estelle. Nul doute qu’elle y travaille déjà d’arrache-pied, un projet d’intégration dans son nouvel emploi lui a été adressé pour le 6 Avril. Enfin, Estelle nous laisse un catalogue d’idées et de propositions pour rendre BCN plus visible et plus sympathique, dont certaines ont déjà été suivies d’effet. Celle qui va suivre également.

IV. Le deuxième trimestre.

Le 15 Avril prochain, BCN 2.0 aura 5 ans… Réaliser un diaporama de nos meilleures photos sur nos différents réseaux serait un bon lancement pour la communauté #bourgognecollaborativenetwork dont nous parlions plus haut.

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Autre chapitre : l’appel à projet pour une formation Réseau et Communication autour des réseaux, orientée « Efficacité Numérique », sur la base d’un modèle existant proposée par Caroline Dauvergne (Evolve Formation). Sur le fond, le principe ne pose pas question. Reste la validation du budget disponible, et l’identification des autres organismes à consulter.

Les autres dates sont pour l’instant compromises : le 9 Avril à Pôle-Emploi Quétigny n’a pas encore été annulé, il faut donc le préparer. (Hélène V. et Antoine). Pour le Salon du Bien Vieillir, la Journée des Cadres de Pôle Emploi et les événements Nicéphore, tout est suspendu.

Nous pouvons en revanche tabler sur une plénière N° 124 en visio  le 23 Avril du même type que celle-ci, et la poursuite des ateliers AEC, à la nuance près que le calendrier pourrait être modifié.

La plénière de Mai pourrait voir le retour en physique dans sa forme traditionnelle à la Maison des Associations, le Jeudi 28 Mai ( à cause de l’ascension le 21).  Pour la plénière de Juin, l’idée retenue est une formule apéro au sommet de la Tour Philippe Le Bon (Duc de Bourgogne) dite aussi « Tour Lanterne » : nous allons prendre langue avec l’Office de Tourisme et les modalités exactes du Plan B (repli en cas de pluie).

Reste le groupe qui continue à se réunir sur le thème de l’interculturalité, (comment mettre à profit la période pour déboucher sur une production?) et le suivi de la conférence de Jérôme, que nous gardons « au chaud » avec son accord. Enfin, nous avions échangé avec Françoise sur un projet de conférence conception – design – marketing que nous pourrions démarrer via un groupe transverse, et qui comprendrait Sylvie, Chakir, Jef, Maud et Antoine, pour la  mise en commun.

Autres activités : présentation de BCN au Rotary Club de Clémenceau. Prévu : le 2 juin. Action : Christine et Antoine.

Comme promis, vous recevrez les coordonnées de Chakir par courriel séparé. Nous avons une Charte ! Rendez-vous jeudi prochain, pour l’atelier AEC d’Hélène, un grand merci à tous. Enfin, petit rappel : tous les comptes-rendus de réunion passent par le blog, il est donc nécessaire de vous y abonner, par mail ou directement !

L’Ours.

Généricours

 

 

 

Actualités & News·Formation et professionnalisation

Pour essayer « Zoom » le 26 Mars.

Cette fois, les choses sont claires : Skype fonctionne pour les ateliers en face à face, ou tout au plus avec une ou deux personnes supplémentaires, et il convient par conséquent au format de nos ateliers. Pour remplacer durablement les réunions plénières, nous allons essayer Zoom, un outil de visioconférence semble-t-il simple et convivial.

videoconferencing

Installation du logiciel ZOOM (pour Ordinateur) :

  1. Trouvez le logiciel :

Pour cela il vous suffit de taper “ZOOM vidéo Conferencing“ dans la barre de recherche. Une fois la recherche effectuée, cliquez sur le lien portant l’adresse “https:/zoom.us“.

  1. Inscrivez-vous :

Lorsque vous serez sur le site, vous verrez une case bleue portant l’inscription “INSCRIVEZ-VOUS, C’EST GRATUIT“, cliquez dessus. Saisissez votre adresse mail puis rendez-vous dans votre boîte mail. Attendez de recevoir l’e-mail de confirmation, cela peut prendre quelques minutes. Si le mail n’arrive pas, n’hésitez pas à rafraîchir votre boîte de réception ou à cliquer sur “Renvoyer un autre e-mail“. (Une fenêtre s’ouvrira, cochez la case pour confirmer que vous n’êtes pas un robot). Lorsque le mail est arrivé, cliquez sur “Activation du compte“.

  1. Créez votre compte :

Après cela,  une nouvelle fenêtre va s’ouvrir. Vous pouvez désormais créer votre compte. Suivez les instructions attentivement et surtout prenez votre temps pour ne rien oublier.

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  1. Télécharger l’application :

Une fois la création de votre compte terminée, vous pouvez passer au téléchargement de l’application. Pour cela, utilisez l’ascenseur et descendez jusqu’à apercevoir le bas de page noir avec des inscriptions blanches. Cliquez sur “Télécharger“. Une nouvelle page s’ouvre, cliquez sur “Télécharger“ en-dessous de la première proposition “Client Zoom pour les réunions“. Le téléchargement ne devrait prendre que quelques secondes/minutes selon votre connexion Internet. Une fois le téléchargement terminé, cliquez sur l’icône de Windows. L’application devrait se trouver dans la colonne “Récemment ajoutées“ et portant le nom “Start Zoom“. Ouvrez l’application et identifiez-vous pour avoir accès à votre compte.

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     5. URL de connexion.

A titre provisoire, je vous communique une URL pour ceux qui n’auront pas reçu d’autres indications d’ici jeudi : elle servira pour le cas où nous ne parviendrions pas à maîtriser complètement les règles d’agenda et d’animation d’ici là ! Un grand merci dès maintenant à Yannis pour son travail de défrichage !

L’Ours.

Généricours

 

Actualités & News·Culture - Loisirs - Histoire·Formation et professionnalisation

Pensons Design.

Rendez-vous était pris pour ce Jeudi 12 Avril à Nicéphore-Cité, pour une journée thématique sur le design, précisément sur le sujet « De l’architecture d’intérieur au design d’espace. L’objectif du design d’espace c’est de proposer des solutions innovantes, uniques et pensées pour les besoins actuels et futurs des usagers pour créer des lieux aussi bien extérieurs qu’intérieurs, publics ou privés, mais également des objets du quotidien et du design urbain tout en étant fonctionnel, innovant, créatif et esthétique.

Le design d’espace utilise des matériaux, des revêtements, du mobilier, des équipements et parfois de l’ambiance sonore pour créer une identité et aménager un endroit pour permettre aux personnes de s’en approprier et de prendre le contrôle des espaces qu’ils fréquentent. Pour le définir, retenons 4 composantes : la construction, le lieu de vie, l’intérieur et l’individu. Au fil du temps, les designers vont s’approprier des matériaux de plus en plus variés : au sortir du Moyen-Age, 2 composantes, étroitement liées au chauffage : l’âtre, et les tentures, indispensables pour résister au froid des murs de pierre.

9h15-10h00 : De l’architecture intérieure au design d’espace ?

Avec l’intervention de Bernard Moïse, designer, fondateur de l’agence Moise Studio, Directeur pédagogique de Camondo Méditerranée et Président de l’Agora du design.

C’est à un véritable cours d’histoire de l’art que s’est livré Bernard Moîse, qui plus est abondamment illustré, qui couvre une période de 250 ans, soit de 1671 à 1921. La première borne se situe à mi -chemin entre la fin de la Renaissance et le début des Lumières.

Entre-temps, la construction a hésité entre le civil et le militaire : Versailles et la poliorcétique : d’un côté, on étale le luxe et on sépare les classes sociales (balcons et parterres), de l’autre, on assiège des villes et on les prend, ensuite on les protège et on les défend à la manière  de Vauban.

En 1671, arrive Louis XV, coquet, soucieux de son apparence et de son élégance ; l’expression de la décoration royale porte alors sur le tissu.

    Louis_XV

A cette première période « textile du sol au plafond », où les tapissiers sont les architectes d’intérieur, succède celle des sculpteurs ornemanistes, dont la palette va s’étendre du dessin aux moulures, ornements, corniches, frontons, luminaires… Tous les projets sont intégralement dessinés, avant de connaître un début de mise en oeuvre.

En 1694, Charles d’Aviler définit l’architecte d’intérieur comme « Un homme de dessein, intelligent en architecture et en mécanique… Il est nécessaire à l’architecte, car l invente et dispose des ouvrages.

Les Encyclopédistes Diderot et d’Alembert définissent l’ornement comme « un détail, sans utilité pratique, si ce n’est d’embellir ». Les premières Écoles des Beaux-Arts se créent et reconnaissent 4 disciplines : architecture, sculpture, peinture et gravure.

En 1766, l’Enseignement des Arts-Déco se met au service des Industries Naissantes : les opportunités vont en effet être très nombreuses : le gaz, l’électricité, le paratonnerre, mais aussi les grands réseaux – comme les égoûts de Paris, prélude au gruyère que constituent les sous-sols des métropoles.

Au début du XXe siècle, les bouleversements liés aux guerres, aux reconstructions, à l’avènement de l’aviation,  vont susciter une génération de « makers », c’est-à-dire de bricoleurs, d’aventuriers. Des mouvements architecturaux comme le Bauhaus, (La Staatliches Bauhaus est une école d’architecture et d’arts appliqués, fondée en 1919 à Weimar par Walter Gropius. Par extension, Bauhaus désigne un courant artistique concernant, notamment, l’architecture et le design, la modernité mais également la photographie, le costume et la danse. De leur côté, les créations de Le Corbusier, les apports du surréalisme conduisent à une nouvelle fonction que l’on appellera « ensemblier » : ainsi en est-il des créations de Philippe Starck.

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Pour mettre une touche finale à l’apport de l’innovation, « depuis la création au Marché », Bernard Moïse présente la réalisation du Showroom VIP de Microsoft, où la technologie s’efface le storytelling des usages du client.

 

10h00-10h45 : Présentation du cursus design d’espace, de la prépa au mastère, et des projets étudiants de l’Ecole Supérieure des Métiers d’Architecture de Montpellier.

Avec l’intervention Marie-Caroline Foulquier Gazagnes, Architecte DLPG et Enseignante à l’ESMA de Montpellier et Anthony Gallien, ancien étudiant de l’ESMA diplômé depuis 3 ans et embauché dans le cabinet d’architecte de Marie-Caroline Foulquier Gazagnes.

4 parties à cette présentation : quelques références iconographiques, dont l’incontournable Antigone de Montpellier.  Puis ce que l’on apprend au cours de la formation, ensuite la confrontation avec la réalité, et enfin quelques exemples de notre métier.

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 La London school of economics.

En premier lieu la recherche est multi-contextuelle : l’histoire, l’environnement, l’usage, l’appropriation qui en est faite, tout doit être intégré dans l’étude pour bâtir un projet « vraisemblable », intégrant l’aménagement urbain, les luminaires, les bancs… Tout projet est recevable, mais c’est d’abord une affaire d’argumentation, d’observation.

Antigone

Ainsi, pour aménager ce vaste « plan-masse » laissé par Ricardo Bofill, connu sous le nom d’Antigone, les options sont multiples, tout est une question d’étude, d’originalité et d’argumentation. Il s’agit de s’approprier un vaste espace de 40 hectares, dans une cité proche de la mer, comportant un centre classique, la Place de la Comédie, et une vaste pinède, celle de la Gaude. Pour occuper les « toits classés Architecte des Bâtiments de France », il faut s’ouvrir l’esprit, confronter les idées, rechercher d’autres idées… Au final, la formule est la suivante :

      Besoin du client  + Exigence Fonctionnelle = DESIGN.

10h55-11h40 : Présentation de la démarche « design d’espace et bien-être au travail » de la société Espace & Fonction
Avec l’intervention de Nathalie Rigaut, Consultante – Espaces de travail chez Steelcase.

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La philosophie de Steelcase résume un espace de travail à un écosystème : divers, adaptable et sain. Il doit améliorer mes performances en matière d’engagement de mes salariés.  37% du personnel est actuellement très désengagé. De plus, avec les nouveaux modes de travail et de coopération, 30 à 40 % des bureaux individuels sont inoccupés (réunions, déplacements, télétravail).

Steelcase fait face à certains paradoxes : le besoin de partager, face à celui de se concentrer ; le fait que 1/3 à 50 % des introvertis sont les créatifs des entreprises. or, l’espace façonne les comportements. Tout réaménagement doit donc commencer par définir le changement de comportement attendu. Enfin, comment établir une ambiance de collaboration, d’innovation, de confiance ?

Quelques chiffres à méditer : 89 % des Fortune 500 ont disparu entre 1955 et 2014.

75 % seront remplacées d’ici 2027.

65% des C.E.O. craignent d’être disruptés de leur activité par un nouvel entrant.

Il faut donc que l’innovation advienne, mais qu’elle soit dans un environnement plus agile. Comment imaginer des aménagements qui génèrent des postures physiques, émotives et cognitives propices ?  En distinguant :

1) le lounge « posture sofa », détendu, propice à l’échange informel.

2) Le travail soutenu : la posture standard.

3) le travail « quand on bouge », adapté aux moins de 30 ans, perché engagé.

Enfin, le maître-mot est la sérendipité, l’art de fonctionner à plusieurs, (et du même coup, de s’offrir collectivement « la possibilité d’une île… au trésor »). Comme chantait un certina Hugues Aufray :

 « Et quand tout sera terminé,

il faudra bien se séparer,   

Mais nous on n’oubliera jamais,

ce qu’on a fait ensemble ».

Pour favoriser cela, il faut procéder à du « job-shadowing », pour repérer les phases de :

  • concentration.
  • Collaboration
  • Acquisition de connaissances.
  • Socialisation
  • Régénération.

De cette manière, nous proposons une appropriation dynamique : de l’usage, de la rythmique, de la vivacité corps-esprit. L’idéal est selon, Bernard Moïse d’associer les architectes d’intérieur très en amont des chantiers, pour anticiper les critères d’efficacité, les indicateurs d’engagement; ainsi, il est possible de privilégier le type de compétences que l’on recherche, softskill, lutte contre la vulnérabilité et l’échec, et intégration du bien-être.

L’Ours.

Grizzly

 

Actualités & News·Société

8 Mars : Journée Internationale des femmes.

Partenaire

A travers l’étude INSEE Partenaires, l’occasion nous est offerte d’évoquer l’inégalité devant l’emploi que représente la charge mentale des femmes, et notamment lorsqu’il s’agit d’assumer la garde des enfants. Bien que limitée à la situation de l’île de la Réunion, cette étude évoquera pour tous des situations bien connues ou encore actuelles.

Femmes1

I. Le renfort indispensable pour les parents en emploi

En 2010, près de la moitié des familles réunionnaises utilisent un mode de garde pour leur plus jeune enfant de moins de 11 ans. En priorité, elles sollicitent leur entourage proche, les grands-parents en particulier. Mais les parents en emploi doivent aussi s’adresser à des professionnels de l’enfance pour pallier leurs longues absences. À la scolarisation du petit dernier, le recours à un mode de garde reste paradoxalement stable. La scolarisation favorise en effet le retour des mères sur le marché du travail, qui crée ainsi un besoin supplémentaire de modes de garde. 

Déléguer la garde de son enfant n’est pas une tâche facile. Les parents apportent en effet une attention particulière à l’épanouissement physique, intellectuel et affectif de l’enfant. Ils exigent de surcroît un cadre d’accueil sécurisé.

Tableau1

En 2010, 46 % des familles réunionnaises qui ont un enfant de moins de 11 ans déclarent confier leur plus jeune enfant à une tierce personne ou à une structure d’accueil autre que l’école. Pour cela, les parents font d’abord confiance à leurs proches. Ainsi, les grands-parents sont particulièrement mis à contribution (tableau 1) : ils sont sollicités par 28 % des familles. En effet dans la culture réunionnaise, l’entourage familial est un repère important. En outre, les membres de la famille ne sont jamais très éloignés sur l’île. Seules 16 % des familles réunionnaises s’adressent à des professionnels de l’enfance. Dans ce cas, les centres d’accueil collectif sont privilégiés : crèche, garderie, centre de loisirs. Ils sont préférés aux « nénennes », qui assurent une garde individualisée de l’enfant. Cette garde individualisée est aussi la plus onéreuse. Cependant, la majorité des familles réunionnaises déclarent se passer de tout mode de garde. Les parents affirment alors s’occuper seuls de leur marmaille de moins de 11 ans.  

Le recours à un mode de garde dépend de la situation des parents ou du parent sur le marché du travail. Les parents sans emploi ou inactifs sont évidemment plus disponibles que les parents qui occupent un emploi. Ainsi, deux tiers des couples d’un seul parent en emploi affirment assumer seuls la garde de leur plus jeune enfant. Un tiers de ces couples ont recours à leurs proches. Plus disponibles encore, les trois quarts des familles de parent(s) inoccupé(s) se débrouillent seuls. Les couples d’un seul parent en emploi et les familles de parent(s) inoccupé(s) sont ensemble majoritaires. Ils rassemblent 62 % des familles réunionnaises avec un enfant de moins de 11 ans. 

A. Les professionnels de l’enfance au soutien des parents en emploi.

Les familles de parents en emploi ont quant à elles un net besoin d’aide pour garder leur dernier-né :  72 % recourent à un mode de garde. Ces familles sont constituées des couples de deux parents en emploi et du parent en emploi d’une famille monoparentale. Pendant leur temps de travail, ces parents n’ont guère d’autre choix que de faire garder leur plus jeune progéniture. 

Les familles de parents en emploi privilégient alors leur entourage et notamment les grands-parents. Le tiers de ces familles d’actifs occupés font garder leur plus jeune enfant par papi-mamie. Mais les absences de ces parents sont longues et régulières ; les proches ne peuvent pas toutes les pallier. Les familles de parents en emploi se tournent alors vers les systèmes de garde rémunérés. Le quart d’entre elles adopte des modes de garde collective. Quant aux gardes individualisées, une famille d’actifs en emploi sur dix recourt à une assistante maternelle. Ces familles de parents en emploi sont les seules à recourir à des services payants, bénéficiant en général de ressources financières plus favorables. Le quart des familles de parents en emploi parviennent tout de même à gérer leur quotidien sans mode garde. Les parents doivent pour cela ajuster leurs emplois du temps. Mais cet ajustement est plus fréquent si le petit dernier est scolarisé. 

B.Le recours à un mode de garde maintenu à la scolarisation

Vers trois ans, les enfants prennent le chemin de  l’école. L’école primaire  les occupe  dorénavant  quatre journées par semaine en dehors des vacances scolaires. La question du mode de garde pourrait se faire moins pressante. Les familles de parents qui étaient déjà en emploi et de parent(s) inoccupé(s) font d’ailleurs moins appel à un mode garde à la première rentrée de leur benjamin. 

Néanmoins, la scolarisation du dernier enfant est aussi l’occasion d’un retour sur le marché du travail pour certains parents. De ce fait, le recours à un mode de garde est quasiment équivalent, que l’enfant soit scolarisé ou non (respectivement 45 % et 48 %).

Au final, 46 % des familles ayant le plus jeune enfant à l’école ont des parents en emploi. Par contre, quand le plus jeune enfant n’est pas encore scolarisé, seulement 26 % des familles ont des parents en emploi. Dans les couples d’un seul parent en emploi, les parents inactifs s’occupent bien souvent de la garde des jeunes enfants. Ce sont aux trois quarts des mères au foyer. 

Parfois, elles ont mis leur carrière entre parenthèses pour se consacrer à leurs enfants. Leur scolarisation les incite alors à la reprise d’une activité professionnelle. Ces familles,redevenues « de parents en emploi », ont alors souvent  besoin d’un mode de garde extra-scolaire pour leurs enfants. 

C. Les parents en emploi toujours sur leurs gardes

École ou pas  les familles de parents en emploi sont toujours, les plus à la peine pour concilier activité professionnelle et garde d’enfant (graphique 3). Avec un enfant en très bas âge, une écrasante majorité (87 %) des familles de parents en emploi requièrent au moins un mode de garde. Elles sont encore les deux tiers à y requérir quand l’enfant s’assoit sur les bancs de l’école.  Avec la scolarisation, la période d’absence à combler des parents en emploi se réduit : avant et après l’école et le mercredi. Ces parents actifs s’adressent moins à des services de garde rémunérés. Les aides financières pour ces gardes diminuent aussi de moitié aux trois ans de l’enfant. Plus coûteuse, la garde individualisée est alors complètement délaissée tandis qu’un tiers des familles y recourent pour un nourrisson. Par contre, la garde collective se maintient : plus de 20 % des familles de parents en emploi lui font toujours confiance. Mais les structures d’accueil ne sont plus les mêmes : l’étude et le centre de loisirs ont supplanté la crèche et la garderie. À la première rentrée des classes, les proches des parents en emploi sont plus sollicités que les professionnels. Les grands-parents assurent toujours volontiers des permanences pour offrir un cadre familial sécurisé à leurs petits-enfants.

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D . Les parents en emploi en difficulté pour organiser la garde de leur enfant. 

À La Réunion, la garde d’un enfant  ne paraît pas poser de difficultés  particulières pour une majorité de familles : près de neuf familles sur dix la jugent même facile pour un enfant de moins de sept ans. Mais les familles de parent(s) en emploi ne partagent pas ce jugement : le quart d’entre elles estiment au contraire que l’organisation de la garde est plutôt difficile. Les journées de travail de ces parents actifs imposent en effet des absences longues et répétées. La garde de leur jeune enfant est alors parfois délicate à organiser. Plus disponibles, les couples d’un seul parent en emploi et les familles de parent(s) inoccupé(s) ayant le même souci sont rares. 

II. Plus de difficultés dès qu’il y a des enfants.

Après une journée de travail, près de la moitié des personnes affirment être fréquemment en difficulté pour effectuer les tâches domestiques. Les mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) sont les plus à la peine. Les couples de deux personnes en emploi avec enfant(s) éprouvent aussi fréquemment des difficultés. À l’inverse, peu de personnes qui travaillent considèrent que leur vie familiale agit sur leur capacité à « bien travailler ». Les employeurs font néanmoins souvent preuve de « souplesse » pour gérer les imprévus.

Les deux tiers des personnes qui travaillent affirment n’avoir pas pu récemment s’occuper de toutes les tâches domestiques après leur journée de travail. Près de la moitié des travailleurs-ses déclarent être dans cette situation au moins une fois par mois, voire plusieurs fois par semaine (graphique 4). L’impact de la fatigue de la journée de travail sur la vie personnelle est donc indéniable. Mais selon que l’on vive en couple ou non, avec ou sans enfant, selon les responsabilités que l’on exerce au travail, les répercussions sont nuancées. Par ailleurs, les femmes sont plus fréquemment confrontées à la difficulté d’exécuter les tâches domestiques que les hommes. 

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A. Les mères de familles mono – parentales les plus à la peine 

L’articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale n’est donc pas toujours aisée. Les adultes, essentiellement des femmes, qui travaillent et élèvent seuls leur(s) enfant(s) ont le plus de difficultés à accomplir l’ensemble des tâches domestiques après leur journée de travail. Ensuite, les couples d’une seule et de deux personnes en emploi avec enfant(s) éprouvent le plus de difficultés. Les couples sans enfant ont moins de mal à concilier le travail et la famille. Les familles monoparentales sont donc plus souvent confrontées à des difficultés, un seul adulte ayant à faire face à la fois aux responsabilités professionnelles et domestiques. Dans 80 % des cas, l’adulte est une femme en emploi (20 % d’hommes en emploi). La difficulté de conciliation semble augmenter avec la jeunesse de l’enfant : plus l’enfant est jeune, plus la difficulté est grande. Une grande diversité de situation prime parmi les couples de deux personnes en emploi. Ainsi, les foyers qui rencontrent des difficultés sont aussi nombreux que ceux qui n’en ont pas. 

La situation des couples d’une seule personne en emploi est assez proche de celle des couples biactifs occupés : l’impact du travail sur la vie familiale est presque du même ordre, avec plus de la moitié des personnes déclarant n’être que rarement voire jamais confrontées à des difficultés pour les tâches domestiques. Néanmoins, c’est l’homme qui est en emploi dans les trois quarts des cas. C’est donc à la femme sans emploi qu’incombent les tâches ménagères

Le temps de travail et les fonctions occupées, en lien avec le diplôme, influent également sur les difficultés de prise en charge des tâches domestiques, particulièrement dans les familles monoparentales ou chez les couples de deux actifs en emploi. 

Généralement, lorsque le niveau de diplôme s’accroît, le temps » de travail également, ce qui laisse moins de temps pour le reste. Ainsi, 60 % des diplômé-es du supérieur déclarent être. fréquemment dans l’impossibilité de s’occuper de toutes les tâches domestiques, contre 45 % chez les détenteurs d’un baccalauréat ou moins.. 

B. La vie personnelle influe peu sur la vie professionnelle 

S’il apparaît clairement que l’exercice professionnel influence plus  souvent la réalisation des tâches domestiques, dont le soin aux enfants, l’inverse est beaucoup plus rare. Ainsi, 93 % des personnes en emploi considèrent que leur vie personnelle ne se répercute pas sur leur capacité à « bien travailler ». Cependant, lorsque il y a des enfants, les parents qui travaillent éprouvent un peu plus souvent de difficulté à « bien travailler. Ceci d’autant plus que les enfants sont jeunes. Ainsi, les familles ayant un ou des enfants de moins de sept ans sont trois fois plus nombreuses à avoir fréquemment des difficultés à « bien travailler » que les autres. Toutefois, les employeurs de notre île font régulièrement preuve de « souplesse » en cas d’imprévu familial ou de besoin de garder un enfant : 80 % des travailleur-ses déclarent en bénéficier en cas d’imprévu et 75 % pour une garde d’enfant. 

C. Les enfants pièce maîtresse de la conciliation des temps de vie. 

Face et les aux hommes inégalités notamment persistantes en entre les femmes matière d’accès à l’emploi et de développement de carrière, la question de la répartition des responsabilités domestiques se pose de plus en plus. Elle devient encore plus préoccupante avec la naissance des enfants qui ont un effet flagrant et inégal sur la carrière professionnelle. En effet, les naissances n’affectent pas la situation face à l’emploi pour plus de 90 % des pères. Pour les mères au contraire, la naissance du premier enfant a un impact fort sur la situation professionnelle : 40 % d’entre elles changent de situation (passage au temps partiel, changement de poste, prise de congé parental, démission). À l’arrivée du deuxième enfant, 16 % des femmes prennent un congé parental à temps plein et 31 % passent à temps partiel. 

(Cf. Génération 98, 7 ans après, Céreq 2007). 

D. Un « plan crèche » pour répondre à des besoins croissants et très divers.

Les enfants sont souvent au cœur de la  problématique  de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.L’enjeu est donc important pour La Réunion de satisfaire aux besoins des familles en terme d’accueil des jeunes enfants.

La Réunion est faiblement dotée en places pour la  garde des enfants d’âge pré-scolaire. En 2008, le taux d’équipement en crèches collectives ou parentales et  haltes garderies s’élève à 50 pour 1 000 enfants, contre plus du double en France métropolitaine. L’État et ses partenaires ont lancé fin 2007 un plan de rattrapage. 

Ce plan est cofinancé et accompagné par l’État, la Caisse d’Allocations Familiales, le Conseil général, en lien avec  l’Association des Maires du Département de La Réunion. 

Dans un premier temps, il permet le dépassement des plafonds de financement des institutions pour la création de crèches d’une quarantaine de places. Le plafond de financement est ainsi porté à 80 % pour les investissements (construction) et à 75 % pour le fonctionnement. 

Dans un second temps, la création de micro crèches est accompagnée et encouragée, notamment par la formation des personnels et la mise à disposition par les communes de lieux d’accueil adaptés. Enfin une attention particulière est portée sur les horaires d’ouverture, favorisant les horaires dits atypiques.

Fin 2010, 418 places en micro crèches et 421 places en Établissements d’Accueil du Jeune Enfant ont été créées à travers le plan de rattrapage, qui court jusque en 2014.

Pour en savoir plus 

  • « Génération 98, sept ans après », enquête Événements familiaux et carrière, Cereq, 2007. 
  • « Promotion de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes à La Réunion : le travail des femmes », les documents de l’ODR, Mai 2008. 

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