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Éditorial : sidérant.

Je lisais aux aurores que finalement, Néandertal, cette espèce « brouillon » de l’humanité avait vraiment MIEUX réussi que Cro-Magnon, le modèle achevé d’homo-sapiens; « le Cro-Magnon est si indécrottablement abruti qu’il a ravagé son environnement virtuel, détruit ses forêts et pollué ses océans, s’est reproduit jusqu’à l’absurde, a brûlé toute l’énergie fossile, et la quasi-totalité de l’espèce va mourir de chaud et de stupidité, dans à peine cinquante ans simulés » (Hervé Le Tellier – L’Anomalie). Gallimard.

Que faut-il vraiment en penser ?

Voici un autre extrait de l’accélération de notre histoire, tiré de notre Newsletter financière : TTSO – Meilleur placement.com

LA BATAILLE DE L’ÉPARGNE

Selon la banque de France, la manne d’épargne supplémentaire accumulée par les Français pourrait atteindre 130 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, soit plus que le plan de relance du gouvernement (100 milliards). Et selon le gouvernement : « La mobilisation de l’épargne des Français est la clé de la reprise ».

LE SONDAGE DONT TOUT LE MONDE PARLE

Notre étude réalisée avec OpinionWay est reprise par tous les journaux.
78% des Français interrogés disent avoir davantage économisé l’an dernier, du fait de la baisse de leurs dépenses (sortie, voyage, etc.) alors qu’ils ont continué à toucher leur salaire.
En moyenne, les Français ont épargné 276 euros par mois en 2020, un record.
Il y a bien sûr des Français très affectés par la crise, des hôteliers restaurateurs aux intermittents du spectacle en passant par les salariés qui ont perdu leur emploi.
Et il y a de fortes disparités : 20 % des ménages les plus aisés ont accumulé 70 % de cette épargne.

COMMENT PROFITER DE CE BUTIN ?

Selon les Échos, le surplus d’épargne des Français est au cœur d’une bataille politique.
Plusieurs élus évoquent la question d’une hausse de la fiscalité.
Dans le but d’aiguiller cette épargne vers des placements plus utiles à l’économie réelle. Mais aussi, tout simplement, pour remplir les caisses de l’État.
On rappelle cependant que la majorité de cette épargne est placée dans des livrets… défiscalisés.
Pour l’instant, le gouvernement a balayé toute hausse de la fiscalité pour répondre à la crise. Il cherche d’autres moyens d’orienter cette épargne vers la dépense et les investissements, et notamment… des incitations fiscales. La carotte plutôt que le bâton.

POUR L’INSTANT……l’État n’a pas besoin d’argent.
Parce que les taux sont négatifs : l’État est payé pour emprunter…
Et parce qu’il n’y a pas d’inflation : la BCE peut faire tourner la planche à billets.
Difficile donc d’imaginer le gouvernement prendre des mesures impopulaires comme une hausse d’impôt.
Mais attention, en cas de retour d’inflation, et de hausse des taux, l’État pourrait être sous pression du fait du déficit et de la dette. Il aura donc deux choix : arrêter de faire des cadeaux et faire des réformes structurelles. Ou augmenter les impôts, sur les classes aisées. On vous laisse imaginer ce qu’il choisira.

Que conclure de tout cela ?
L’Ours.
Tout le monde voit bien que le navire a pris – et continue à prendre – l’eau , et chacun espère un sauveur (JFK – Mahatma Gandhi – Nelson Mandela) pour monter à la passerelle et donner le cap. C’est oublier que lorsqu’un début d’unanimité apparaît, la logique du « chacun pour soi » émerge à nouveau. Deux exemples : le vaccin du Covid, bien mondial ? Ben voyons… L’océan arctique, sanctuaire de l’humanité, à l’image de l’Antarctique ? Vous rêvez : il y a du pétrole et d’autres ressources rares sous la banquise, et une voie maritime commerciale pour transporter les céréales de la Sibérie, « enfin réchauffée ».
Difficile d’y voir clair, n’est-ce-pas ?
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Éditorial : un grand homme de l’industrie.

Paru dans l’Entretien du Dimanche le 31 Janvier, voici le témoignage de Louis Gallois, qui à 77 ans vient de quitter ses fonctions de président de directoire de PSA. Retour sur le parcours du « plus beau CV de l’industrie française », qui a également multiplié les engagements au profit des moins favorisés.

Louis Gallois

Le Bien Public : Dans votre carrière, vous avez affronté les chocs pétroliers (1973 et 1979), la crise financière (2008) et maintenant la crise du Covid…

Louis Gallois :  » Nous n’avons jamais traversé une telle crise ! C’est une crise mondiale qui ne vient pas de l’intérieur du système économique, d’un impact jamais vu en dehors des guerres… Et surtout, elle génère énormément d’incertitude, elle paralyse les investissements. »

Le Bien Public : « Une crise mondiale, dont la Chine semble tirer avantage…

Louis Gallois :  » Elle est la seule grande économie qui aura connu la croissance en 2020. Il y a maintenant 3 grands blocs dans le monde. Et l’Europe doit jouer son rôle, sinon elle deviendra le terrain de jeu de l’affrontement entre les États-Unis et la Chine. »

Le Bien Public : « Un rôle autonome, ou avec les États-Unis ?

Louis Gallois : « Autonome. Les États-Unis sont évidemment nos alliés, mais après Obama, qui avait commencé à prendre ses distances, et après Trump, l’Europe doit apprendre à compter sur ses propres forces, fixer des règles du jeu qui la mettent à parité avec les autres. Nous assistons à une régionalisation des chaînes de valeur en Chine et aux États-Unis, l’Europe doit s’y engager aussi… »

Le Bien Public : Vous parlez de régionalisation, d’autres de « relocalisation ».

Louis Gallois : « Je préfère parler de réindustrialisation. Certaines relocalisations peuvent être nécessaires dans l’alimentaire ou la santé, mais il ne s’agit pas de relocaliser l’industrie d’il y a vingt ans : nous voulons l’industrie des vingt prochaines années, plus technologique, plus haut de gamme, plus verte, tournée vers des marchés émergents. »

Le Bien Public : « Avec quel espoir pour nos vieilles régions industrielles ? A Sochaux, l’usine Peugeot emploie moins de 8.000 salariés, contre plus de 40.000 il y a trente ans…

Louis Gallois : « L’automobile fait partie des industries de l’avenir, mais il est clair que l’on construit plus de voitures avec moins de personnes, et on ne refera pas des usines de 40.000 personnes… Ces régions ont beaucoup souffert, elles se sont épuisées dans ces drames industriels. Je me souviens d’être allé faire du ski à La Bresse (Vosges) et je voyais le long de la route ces usines fermées, « à vendre »… Personne ne rachète ces usines, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’espoir, dès qu’on rassemble les énergies. Voyez le bassin d’Oyonnax la vallée de l’Arve ou le Creusot : je me souviens avoir eu à gérer la faillite de Creusot-Loire (en tant que Directeur Général de l’Industrie, en 1983), m’être rendu sur place protégé par des CRS… Aujourd’hui, le territoire du Creusot a retrouvé son dynamisme industriel, il lui reste à le faire savoir. La chance de ces territoires est que l’industrie n’aime pas les métropoles, où le terrain est rare et cher. »

Le Bien Public : « A condition d’être compétitif…

Louis Gallois : « La compétitivité est indispensable, mais je préfère parler plus globalement d’attractivité : il faut que l’industrie se sente bien sur son territoire, avec des services publics, des médecins, évidemment Internet et demain la 5G, car il n’y aura pas d’industrie technologique sans 5 G ! C’est en partant des territoires qu’on pourra refaire le tissu industriel français. L’autre levier, c’est la reconquête française des technologies clés, comme le numérique ou l’intelligence artificielle.

Le Bien Public : « Vous avez dirigé des entreprises très différentes… Quelles sont les qualités d’un patron ? ».

Louis Gallois : « Je n’en sais rien… Il faut avoir une bonne santé, bien dormir la nuit… Je citerai Carlos Tavarès (DG de Stellantis), dans un récent entretien : « J’ai besoin d’un équilibre entre ma vie familiale, ma vie sportive, ma vie professionnelle… » Il a raison : j’ai toujours cloisonné, pour ne pas me laisser envahir par le métier ».

Le Bien Public : « Aujourd’hui, un PDG du CAC 40 perçoit 78 fois la rémunération moyenne des salariés de son entreprise. C’est justifié ?

Louis Gallois : « C’est à la fois assez incompréhensible pour les gens, et en même temps « lié à un marché » des patrons, qui est une réalité. Quand je suis passé de la SNCF à EADS, mon salaire a été multiplié par dix, ça m’a fait un choc… »

Le Bien Public : « Vous aviez alors demandé une diminution de ce salaire …

Louis Gallois : « Et on m’a expliqué que je risquais de dévaloriser l’entreprise, que cela allait peser sur toute la hiérarchie… A chacun de se faire son opinion. Mais je ne crois pas que l’on puisse légiférer sur le sujet. »

Le Bien Public : « Vous avez donné votre nom à un rapport – le rapport Gallois – qui plaide en novembre 2012 pour un « choc de compétitivité ».

Louis Gallois : « Ce rapport est tombé au bon moment, l’opinion publique prenait conscience que la désindustrialisation devenait un drame national… Cela a permis de faire émerger la notion de « compétitivité », qui était jusque-là un mot tabou, au moins à gauche. C’était l’offre qui était malade, pas la demande. D’où le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (C.I.C.E.) et le pacte de responsabilité… Le Plan de relance actuel prévoit 30 milliards pour l’industrie ; cette politique de l’offre doit être poursuivie avec persévérance, car il faudra vingt ans pour reconquérir l’industrie.3

Le Bien Public : « Un volet du rapport Gallois est resté sans suite, votre plaidoyer pour « un nouveau pacte social »…

Louis Gallois : « Oui, cela manque pour qu’un pays aussi éruptif que la France ne perde pas une partie de son énergie dans des batailles internes. Ce nouveau pacte social, sans abandonner les acquis de 1945 comme la Sécurité sociale, doit prendre en compte l’aspiration des gens à participer aux décisions qui les concernent. Dans les entreprises, cela veut dire, en particulier, une présence plus importante dans les conseil d’administration des salariés, qui expriment la voix des entreprises et en connaissent la réalité intime. »

Le Bien Public : « Vous présidez le fonds d’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée ». C’est un objectif atteignable ?

Louis Gallois : « Sur les dix territoires retenus, deux l’ont déjà atteint : tout nouveau chômeur de longue durée qui le veut, peut être embauché. Ce n’est pas facile, mais c’est possible si tout le monde s’engage. Le chômage de longue durée est la gangrène du corps social : des fils n’ont jamais vu leur père travailler… Et cette expérimentation démontre l’utilité de l’économie sociale et solidaire, trop sous-estimée ».

Propos recueillis par Francis Brochet. – Le Bien Public du Dimanche 31 Janvier 2021.

Au Cercle des Investisseurs.

BIO EXPRESS

Né le 26 Janvier 1944 à Montauban. HEC, ENA en 1972. Adhésion à la CFDT et au Parti Socialiste.

  • 1981 : directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Recherche, puis Directeur Général de l’Industrie, retour en 1988 au côté de Jean-Pierre Chevènement à la Défense.
  • PDG de la SNECMA (1989), d’Aérospatiale (1992), de la SNCF (1996), d’EADS-Airbus (2006 – 2012).
  • 2012 : Commissaire général à l’investissement, auteur d’un rapport sur la compétitivité.
  • 2014 : Président du conseil de surveillance de PSA.
  • Président de la Fédération Nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS, devenue FAS), président du fonds « Territoire zéro chômeur de longue durée », co-président de La Fabrique de l’Industrie.
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Assemblée Générale 2020 : ça vient !

Mais qui sont les lecteurs de BCN ?

Vous aviez déjà reçu le Rapport financier de Danièle, témoignant de son professionnalisme et de sa rigueur. Voici aujourd’hui le Rapport d’activités, qui couvre le secrétariat, l’animation et la formation. Il nous restera à proposer avant la fin février le Rapport Moral, encore appelé Rapport d’Orientations, réalisé par Christine. Ainsi, nous serons en mesure de disposer des 3 documents indispensables pour une délibération valide. Le document essentiel est le quitus délivré à la Trésorière, qui ouvrira la voie à une nouvelle gestion. Ensuite, nous vous présenterons l’équipe candidate à vos suffrages, selon notre composition habituelle en 3 binômes. Et ensuite, mise en place des élus et des Plans d’Action pour 2021.

RAPPORT D’ACTIVITE.

L’année 2020 démarre sur les chapeaux de roue avec les propositions d’Hélène , élue Secrétaire-Adjointe,  dans les domaines des fiches « Marketing » et de la stratégie de présence personnelle sur les réseaux sociaux, en particulier LinkedIn. Grâce à la Subvention accordée par la Ville, nous parvenons à recruter par l’intermédiaire de la ligue de l’Enseignement Yannis en tant que Volontaire de Service Civique.

Yannis participe à toutes les formations proposées par BCN, qu’il s’agisse des ateliers « Carrédas » animés par Hélène notre Secrétaire-adjointe, aux Modules Action Emplois Compétences, auxquels Hélène Thomas a apporté sa composante psychologique. (Sans le confinement, ce sont 40 semaines à raison d’1 h 30 par semaine, qui avaient été planifiées).

Durant  toute l’année, les formations AEC se sont succédé au rythme des plénières : une par mois, en atelier. En parallèle, simulations d’entretien d’embauche, formations « sur mesure » pour régir au plus vite aux insuffisances identifiées. Pour autant, si nous respectons la « pédagogie »  cela ne veut pas dire que nous « récitons » les contenus d’AEC. Toutes nos améliorations, tous nos apports portent désormais le double label. Ainsi les 2 associations se renvoient la balle, ce qui est une bonne manière de respecter l’esprit du partenariat.

Et puis est arrivé le confinement : les Journées APEC, le Salon du Bien Vieillir, les Journées Garanties Jeune de la Maison Familiale de Beaune ont eu à en souffrir suite… Avec Gilles, Xavier et Françoise, nous avons réalisé 6 sessions soit une quarantaine d’entretiens.

La formation Evolve était certainement l’opération de « trop » dans ce nouveau contexte, puisque  le confinement  les a transformées en session de visioconférence, avec un bilan final limité à 10 personnes à la MDA. Nathalie puis Yannis ont contribué à maintenir les sessions AEC jusqu’à début Juillet. Nous sommes toujours propriétaires des contenus et du copyright et ce point devra donc être examiné.

Les réunions plénières et les ateliers ont également fonctionné jusqu’à l’été. Hélène a proposé lors d’une réunion de bureau de réaliser un Plan de Communication issu de la Formation Evolve (modèle joint), dont personne n’a souhaité s’emparer compte tenu du contexte : charge de travail importante, eu égard aux 5 personnes ayant suivi la formation, et 4 acteurs experts déjà sollicités par ailleurs.

·       LA LIGNE EDITORIALE DE BCN SUR LINKEDIN ET SUPPORTS COMM- 2020 – 2è semestre

C’est la programmation arrêtée par le bureau des choix de publication durant l’année. Elle est liée à la feuille de route que l’on se donne.

  • Se donner un objectif : Assurer la visibilité de BCN / Mettre en avant une expertise / Conversationnel, créer de l’interactivité pour BCN et ses membres
  • Équilibrer dans le temps les contenus entre les différentes cibles : membres (de l’année, les anciens, les prospects) – les recruteurs – les partenaires
  • Proposer des types de contenu variés et adaptés :  
    • Relayer nos réactions aux Posts des membres (donner son point de vue par un texte court), remercier,  recommander,…
    • Relayer des articles de feedly  

Il s’avère que ce projet très ambitieux n’a pas rencontré de volontaires, et que la charge d’animation supplémentaire qu’elle représentait avait déjà  valu réticences et  corrections  du Règlement Intérieur. Pourquoi ?  La priorité des adhérents de BCN porte sur la recherche d’emploi. Dès lors, les autres bénévoles doivent consacrer leur action, à la préparation, l’encadrement  des chercheurs. Trop lourd, le plan proposé n’a pas trouvé de porteur bénévole. Ce n’est pas la première fois, puisque déjà l’an dernier nous avions buté sur la même difficulté, le cumul des charges de l’animateur-webmaster. La nouvelle solution « Commission d’Animation » n’a pas davantage permis de résoudre le problème du manque de bras.

Article 4 – Fonctionnement des instances de décision.

L’instance de décision de l’Association BCN est le Conseil d’Administration, qui se réunit 2 fois par mois. Au sein de celui-ci, une équipe permanente, composée de :

  • Un Président et un Vice-président,
  • Un Trésorier et un Trésorier adjoint,
  • Un Secrétaire et un Secrétaire- adjoint,

La composition en binômes du Conseil d’Administration  répond au souci de garantir la continuité des fonctions définies à l’article 12 des Statuts. Le rôle d’animateur référent du site et du blog, (Webmaster), est placé à titre permanent au sein du Secrétariat,  afin  de coordonner  toutes les formes de supports internes et externes, et de valoriser le potentiel des membres de BCN au sein de la commission de la communication.

Pourquoi ces modifications ? 1°) il apparaît clairement que le rôle d’animateur est devenu une charge prioritaire, et la fiction du rôle tournant tous les 4 mois ne fonctionne pas depuis 2014.

D’où la proposition de créer une commission « Communication », dont le rôle,  afin  de coordonner  toutes les formes de supports internes et externes, et de valoriser le potentiel des membres de BCN au sein de la commission de la communication.

Actions nouvelles 2020.

Hélène N. nous avait parlé de l’Association « 60.000 Rebonds » dont elle est membre : il s’agit d’anciens entrepreneurs, qui ont rencontré des difficultés, et se trouvent face à une interrogation : retour au salariat, ou à l’entreprenariat ? Dès que la MDA l’acceptera, nous aborderons avec Hélène l’opportunité de les inviter lors d’une prochaine plénière en physique.

De nouvelles actions externes ont marqué le dernier quadrimestre :

  • 18 Septembre de 09 h 30 à 12 h 30 : répétition de la conférence « Risques climatiques » par Jérôme. Une demande de subvention FCT sera réalisée à compter du 18/09.
  • Visio Groupe Marketing-Storytelling 18 septembre à 16 H.  Valoriser grâce à ces outils les compétences de nos candidats.
  • 22 septembre : Pôle Emploi Quétigny Mission Cadres – 22/09 18 heures : Plénière BCN, l’ordre du jour se précise, trois  intervenants ont été sollicités : Cédric Perrier, (CCI) – Lydie Neves, (Conduite de Projet Mairie de Chenôve), et Jef Canzano (ancien membre, coach).
  • 24 Septembre : pour information AT souligne qu’il est invité à titre d’ancien Président du PIMM’s de Dijon, à son 10e anniversaire, et qu’il a souhaité y être accompagné par Françoise.
  • 6 Octobre : Présentation de BCN au Rotary Club « le Téméraire » de Dijon Clémenceau.

Bilan d’Activité.

Au final, le suivi des cotisations 2020 fait état d’un total de 36 adhérents (2 cotisations seront reversées sur 2021). Une légère progression donc.  Mais en termes d’activité, 11 réunions  plénières,  des ateliers –découverte  hebdomadaires  depuis le mois de septembre, animés par Nathalie, Anastasia, Saïd ont révélé une année très active !

A cela, il convient d’ajouter les 3 conférences « Risques climatiques » animées par Jérôme, les Ateliers Garantie-Jeune  de la Mission Locale Rurale de Beaune, les interventions Maison de l’Emploi de Quétigny et Rotary-Club Le Téméraire et 20e anniversaire du PImm’s de DIJON.

Nous ne pouvons tous que regretter l’environnement sanitaire qui a provoqué l’annulation de toutes nos sorties.

La Communication.

Analyse des différentes audiences de nos réseaux :

  •   Page Facebook : 159 personnes « aiment la page ». En régression.
  •   Groupe « Amis de BCN » : 45 membres. En progression.
  •   Wordpress : 91 abonnés. Donne également accès à Twitter.

–  Linkedin : L’effort demandé lors de la formation Evolve ne donne que peu de résultats : les pages de Personal Branding (stratégie Individuelle) sont rarissimes, la Page « membres de Collaborative Network » ne fonctionne qu’à sens unique. Sur  la page Facebook, seuls les articles « professionnels » génèrent  des interactions  fortes. ce qui  tend à montrer  que quand on s’écarte  du thème, on perd du temps.

Stratégie éditoriale  – Impact

WordPress : l’audience  est  de  3 fois  environ le nombre des  adhérents, (91 abonnés)  auxquels s’ajoutent les 25 abonnés Twitter. Autre approche : les 8379 pages vues de 2020 correspondent aux 108 articles publiés dans l’année : ces articles sont consacrés aux événements BCN : plénières – rencontres – activités – événements. Ils soulignent également les succès des membres, ainsi que toutes leurs initiatives en rapport avec l’emploi. Si nous n’avions qu’un seul support et que tous nos abonnés lisent « tout », cela donnerait une audience captive de 10.500 pages vues : donc, tous nos thèmes n’intéressent pas tout le monde, et les congés existent ! En revanche, les adhésions nouvelles éclairent davantage sur notre communication : 5 venant directement des Maisons de l’Emploi (Cadres) 3 de l’APEC, 4 via le WordPress.

BCN s’adresse donc à ses membres  en moyenne 9 fois par mois,  2 fois par semaine, dont un compte-rendu de plénière. En revanche, après un bon départ, nous avons totalement réduit la voilure sur Facebook, (3243 pages vues versus 8686 en 2019). Cela en raison du constat du manque croissant d’intérêt de cette cible pour un contenu professionnel, et  reportant nos efforts sur le groupe privé « Les amis de Bourgogne Collaborative network » plus pratique, direct et réactif. Ce groupe privé compte 45 abonnés, et une audience moyenne de 20 personnes.

Linkedin : stabilisée à 49 abonnés pendant plusieurs mois,  la page Linkedin de BCN est passée à 76, puis 95. En revanche, le lien vers BCN  « salarié » et entreprise se fait mal : pourquoi n’affichons-nous que 5 salariés, alors que cela pourrait un outil intéressant de diffusion ?  D’autre part le groupe LinkedIn proposé en atelier Découverte est en place bégaie, et ne propose pas d’outil d’audience.

Conclusion : En l’absence de Webmaster pour 2021, il ne sera pas possible d’entretenir tous ces supports. A titre indicatif, j’ai accepté cette mission en Mars 2014. La plupart de mes articles pour BCN sont encore sur Twitter. (Il y en a près de 500…) De plus, tant que nous serons contraints à n’effectuer que des réunions visio, la meilleure solution semble clairement d’avoir recours à la pratique du Drive, qui permet de diffuser des comptes-rendus complets en format mp4 (archive Image et son).  

Tout est en boîte !
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INSEE Analyses N°83.

En Bourgogne-Franche-Comté, le solde  naturel poursuit sa dégradation en 2019 

 

Au 1er janvier 2020, la population de Bourgogne-Franche-Comté est estimée à 2 794 500 habitants. Elle baisse de 0,3 % sur un an, en raison notamment d’un déficit naturel qui s’accentue. Le taux d’accroissement naturel  est le plus faible des régions métropolitaines. C’est la conséquence d’une forte baisse des naissances et d’une  relative stabilité des décès. Moins de femmes en âge d’avoir des enfants et vieillissement de la population expliquent  le décrochage du solde naturel par rapport à la France métropolitaine. L’indice de fécondité de la région est aussi  plus faible qu’en moyenne en métropole. Dans tous les départements de la région le solde naturel se dégrade, sauf  dans le Jura. Le Doubs est le seul département dont l’accroissement naturel est supérieur au niveau national. En Haute-Saône, en Saône-et-Loire, dans l’Yonne et le Territoire de Belfort, les naissances diminuent et les décès  augmentent. 

Caroline Logeais, Fabrice Loones (Insee)

Au 1er janvier 2020, 2 794 500 habitants résideraient en Bourgogne-Franche Comté, soit 4,3 % de la population de  France métropolitaine. En nombre d’habitants, la région se situe au 11e rang des 13  régions de métropole devant le Centre-Val  de Loire et la Corse. 

Le solde naturel (définitions) ne soutient  plus la croissance démographique de la  région qui pâtit de plus, d’un solde migratoire (définitions) tout juste stabilisé après  plusieurs années de déficit. 

Le déficit naturel s’accentue 

En Bourgogne-Franche-Comté, le solde  naturel est négatif depuis 2015 (figure 1) Ce déficit naturel, qui s’est creusé d’année  en année est dorénavant davantage porté  par le recul des naissances. Le nombre de  décès s’est quant à lui stabilisé sur les trois  dernières années. En 2014, le solde naturel  excédentaire apportait 2 500 habitants à la région. Cinq ans plus tard, en 2019, celui-ci lui  en fait perdre 4 100. 

Visuellement, le solde négatif.

Cette dégradation n’est pas spécifique à la  région. En effet, le solde naturel, moteur  de la croissance de la population, est  sur une tendance à la baisse dans toutes les régions, à l’exception des Hauts de  France. La croissance démographique de la  France métropolitaine ralentit : en 2019,  il y a 115 100 naissances de plus que de décès.

Ce solde naturel reste positif mais  ne cesse de diminuer, apportant deux  fois moins d’habitants qu’en 2014. La  dégradation du solde naturel, à l’échelle  nationale, est due à la fois aux mouvements de baisse des naissances et de  hausse des décès

 En 2019, le taux d’accroissement naturel négatif (définitions) de Bourgogne-Franche Comté (figure 2) s’établit à – 1,5‰ habitants.  En France métropolitaine, l’excédent naturel contribue encore à faire progresser la  population de + 1,8 ‰ portant l’écart avec  la région à 3,3 points. Attirant davantage de  jeunes actifs, les départements de la grande  région parisienne, des grandes métropoles  et de l’axe Genève-Lyon-Marseille pré sentent un accroissement naturel en hausse.  Au contraire, les départements ruraux de la  « diagonale du vide », ceux de la Corse et  de l’ouest de la Normandie et de la Bretagne  ont un taux d’accroissement naturel inférieur  à – 0,5 ‰. 

La Nièvre, isolée.

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux  d’accroissement naturel se dégrade dans  tous les départements excepté dans le Jura.  Il est négatif dans cinq départements sur huit,  en particulier dans la Nièvre (- 7,3 ‰), en  Saône-et-Loire (- 3,4 ‰) et dans l’Yonne  (- 3,3 ‰). Dans les trois départements les  plus jeunes de la région, le Doubs, le Territoire de Belfort et la Côte-d’Or, l’accroissement naturel reste positif. 

Un fort recul des naissances 

En 2019, 26 100 bébés sont nés en Bourgogne-Franche-Comté, soit 730 naissances  de moins qu’en 2018 (figure 3). Dans les  années 2000, le nombre de naissances était  supérieur à 30 000. Cette tendance à la  baisse se poursuit depuis 2006. Elle est plus  prononcée qu’au niveau France métropolitaine : – 2,7 % contre – 0,8 %. Elle est aussi plus forte que l’an passé (- 2,1 %). À part  en Nouvelle-Aquitaine, la baisse de la nata lité est sensible dans toutes les régions de  métropole mais c’est en Bourgogne-Franche Comté qu’elle est la plus forte, loin devant la Normandie et le Grand Est (- 1,3 %). La diminution des naissances résulte à la fois  de la baisse du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. Ces deux  phénomènes se conjuguent et contribuent  chacun pour moitié à cette dégradation. La  population féminine de 15 à 49 ans diminue depuis dix ans : – 5 600 personnes en  moyenne par an, soit (- 1 %).  

Site par site.

En France métropolitaine, la baisse n’est  que de 0,3 % par an. Globalement, la région peine à retenir ses habitantes de 20 à 40 ans et accuse un déficit plus important sur cette classe d’âge, où elles sont plus fécondes.

Le nombre d’enfants par femme diminue

 En Bourgogne-Franche-Comté, l’indice  conjoncturel de fécondité (définitions)  s’établit à 1,78 enfant par femme en 2019, niveau inférieur à la moyenne métropolitaine  de 1,84 (figure 4). Jusqu’en 2008, l’indice  régional était pourtant proche de la moyenne  nationale de 2 enfants par femme, mais il  s’est dégradé plus vite dans la région. Au  cours de l’année 2019, la seule baisse de la  fécondité a entraîné près de 360 naissances  en moins par rapport à 2018. 

L’ICF en baisse régulière.

Après 35 ans, les mères de Bourgogne Franche-Comté font moins d’enfants qu’en  moyenne métropolitaine. En effet, si, entre  15 et 34 ans, l’indice conjoncturel de fécondité régional est légèrement supérieur  à la moyenne métropolitaine, de 35 à 49 ans,  il y est inférieur : 0,35 contre 0,45. 

De façon générale, la fécondité est plus élevée chez les employées et ouvrières que chez  les cadres. Globalement, les femmes ont en  moyenne des enfants plus tard. Cependant,  l’âge moyen des mères à la naissance est  légèrement inférieur en Bourgogne-Franche Comté, 30,4 ans contre 31 pour la France  métropolitaine. Le taux de natalité (définitions) y est aussi  plus faible : 9,3 ‰ habitants contre 11 ‰ pour la France métropolitaine. Il perd 0,3  point entre 2018 et 2019. Cette tendance à la  baisse est nationale mais la région a l’un des  taux les plus faibles avec la Corse (8,3 ‰)  et la Nouvelle-Aquitaine (9 ‰). 

Relative stabilité des décès en 2019 

En 2019, 30 200 habitants de Bourgogne Franche-Comté sont décédés soit une  centaine de plus qu’en 2018. Ce nombre de  décès est stable dans la région (+ 0,3 %) et  se situe dans la moyenne nationale (+ 0,5 %).  L’évolution du nombre de décès résulte de  deux phénomènes qui, en 2019 comme en  2018 s’annihilent. En effet, le vieillissement  de la population régionale accroît le nombre  de décès de 700 personnes par rapport à  2018. Mais, en contrepartie, les conditions  de mortalité (définitions) se sont légèrement  améliorées en 2019 et compensent cette  hausse. 

Les habitants sont plus âgés en Bourgogne Franche-Comté qu’en France métropolitaine  et le vieillissement se poursuit. En 2019, la  région compte 102 personnes de 65 ans et  plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans (85  en moyenne en métropole pour 100 jeunes  de moins de 20 ans). 

L’écart avec la France métropolitaine se  creuse et résulte à la fois de l’avancée en âge  de la génération nombreuse des baby-boomers dans la région et d’un déficit de jeunes. La moitié des décès intervient avant l’âge  de 84 ans et 89 ans est l’âge où il y en a le plus (figure 5). Le taux de mortalité (définitions) est plus  élevé dans la région. Il s’établit à 10,8 ‰  habitants contre 9,2 ‰ en France métropolitaine. La Bourgogne-Franche-Comté détient  le plus fort taux de mortalité des régions  métropolitaines avec la Nouvelle-Aquitaine.  Ce taux s’accroît depuis une dizaine d’années dans la région.

Le taux de mortalité (définitions) est plus  élevé dans la région. Il s’établit à 10,8 ‰ habitants contre 9,2 ‰ en France métropolitaine. La Bourgogne-Franche-Comté détient  le plus fort taux de mortalité des régions  métropolitaines avec la Nouvelle-Aquitaine.  Ce taux s’accroît depuis une dizaine d’années dans la région. 

Espérance de vie moins élevée  dans la région 

Le taux de mortalité, moins favorable dans  la région qu’au niveau national, se traduit  par une espérance de vie (définitions) moins  élevée. De manière générale, les catégories sont plus exposées au risque de décès prématuré (conditions de travail, comportements  individuels, accès aux soins). 

Dans la région, l’espérance de vie à la naissance se stabilise depuis 5 ans. 

L’écart entre les genres se resserre. Les  modes de vie féminins sont de plus en  plus semblables à ceux des hommes, qu’il  s’agisse de durée de travail ou des types  d’activités professionnelles, de consommation de tabac ou d’alcool notamment.  En Bourgogne-Franche-Comté, selon les  conditions de mortalité de l’année 2019, une  personne âgée de 75 ans peut espérer vivre  jusqu’à l’âge de 87 ans si c’est un homme,  et de 89,6 si c’est une femme. 

Pour autant, ces espérances de vie à 75 ans  sont inférieures à la moyenne nationale de  six mois pour les hommes et de sept mois  pour les femmes. 

Le Doubs, seul département ayant  un taux d’accroissement naturel  supérieur au niveau national 

Avec + 1,9 ‰ habitants, le Doubs est le seul  département dont le taux d’accroissement  naturel reste largement positif et supérieur  au niveau national. Il est toutefois en retrait  par rapport à 2018 en raison uniquement de  la baisse des naissances. De plus, le taux de  mortalité, en 2019, y est le plus faible de  la région. Sa forte propension à attirer des  populations jeunes, en lien avec la proximité  de la Suisse, en fait un département parmi les  plus dynamiques en termes de démographie. En Côte-d’Or, la baisse des décès compense  tout juste la baisse des naissances, ainsi le solde naturel est stable. Avec un indice  de fécondité de 1,61 enfant par femme, la  Côte-d’Or est le cinquième département de  France métropolitaine où la fécondité est  la plus basse et l’âge moyen des mères à la  naissance y est plus élevé qu’ailleurs. 

Le Jura est le seul département de la région  à cumuler hausse des naissances et baisse  des décès, mais le solde naturel y demeure  négatif. La fécondité est en hausse par rapport à 2018. 

Dans la Nièvre, le solde naturel reste très  négatif. Ce département cumule la plus  importante accélération du vieillissement  de sa population et la plus forte diminution  du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants. Ainsi le taux de mortalité est le  plus élevé de la région et le taux de natalité  le plus faible. 

Le solde naturel en Saône-et-Loire est le plus  bas de la région et c’est dans ce département  qu’il décroît le plus. Comme dans l’Yonne et  dans une moindre mesure en Haute-Saône,  le fléchissement de la croissance naturelle  est partagé entre la hausse des décès, consécutive au vieillissement de la population, et  la baisse des naissances, due au recul de la  fécondité (sauf dans l’Yonne) et au moindre  nombre de femmes en âge de procréer. 

Le Territoire de Belfort subit également ce  double-effet, dégradant ainsi son solde naturel. Néanmoins, un taux de natalité élevé et un  taux de mortalité faible lui permettent d’avoir  un accroissement naturel toujours positif. ■ 

 Sources

Tous les ans, l’Insee effectue des estimations de population. Cette opération a pour objectif d’estimer au 1er janvier de chaque année la population  nationale par sexe, âge et état matrimonial et les populations régionales et départementales par sexe et groupe d’âges. Ces estimations de population  sont notamment utilisées pour le calcul des différents indicateurs démographiques : taux de natalité, taux de mortalité, indicateur conjoncturel de  fécondité, quotients de mortalité, espérance de vie. 

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence pour les années où il  est disponible. Pour les années 2019 et suivantes, les estimations de population sont provisoires. Elles sont réalisées en actualisant la population  du dernier recensement grâce à des estimations, d’une part, du solde naturel et, d’autre part, du solde migratoire et d’un ajustement, introduit pour  tenir compte de la rénovation du questionnaire du recensement en 2018 et rendre comparables les niveaux de population annuels successifs. Le  nouveau questionnaire permet de mieux appréhender les liens familiaux qui unissent les personnes habitant un même logement et d’améliorer la  connaissance des lieux d’habitation des personnes ayant plusieurs résidences, notamment des enfants de parents séparés. Une explication détaillée  est disponible dans la documentation relative au recensement de la population (note technique : Rénovation du questionnaire du recensement de  la population 2018. Méthode d’estimation de l’effet questionnaire (ajustement) à partir des enquêtes annuelles de recensement). Les statistiques d’état civil sur les naissances et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee

Définitions, méthodes 

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties  au cours d’une période. 

Le taux d’accroissement naturel correspond à la différence entre les naissances et les décès enregistrés au cours de l’année, rapportée à la  population totale moyenne de l’année. Il est exprimé pour mille habitants. 

Le taux de natalité correspond au nombre de naissances enregistrées au cours de l’année, rapporté à la population totale moyenne de l’année. Il  est exprimé pour mille habitants. 

Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année,  rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge. 

L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur peut être  interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux  de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité  par âge de l’année considérée. 

Le taux de mortalité (brut) correspond au nombre de décès enregistrés au cours de l’année rapporté à la population totale moyenne de l’année.  Il est exprimé pour mille habitants. 

Les conditions de mortalité sont approchées par les taux de mortalité par sexe et âge. Ils correspondent au nombre de décès enregistrés pour  un sexe et un âge (ou tranche d’âges) donnés, rapporté à la population totale du même sexe et du même âge. L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les  conditions de mortalité par âge de l’année considérée. C’est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l’année considérée.

 

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 

CS 11997 25020 BESANÇON CEDEX Directeur de la publication : Bertrand Kauffmann 

Rédactrice en chef : Marie Léger  Mise en page : STDI Crédits photos : CRT, L. Cheviet Dépôt légal : janvier 2021 © Insee 2021 ISSN : 2497-4455 

Pour en savoir plus 

•  Chassard M., « Bourgogne-Franche-Comté : la baisse de la population s’accentue  en 2017 et 2018, conséquence d’un solde naturel de plus en plus négatif », Insee  Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 99, janvier 2020. 

•  Papon S., « Depuis plus d’un siècle, les décès sont les plus nombreux en hiver »,  Insee Focus n° 209, octobre 2020. 

•  Papon S., « En un siècle, le pic des naissances s’est décalé de l’hiver à l’été et  s’est atténué », Insee Focus n° 204, septembre 2020. 

 

Actualités & News·L'éditorial·Société

Éditorial : « Nous avons besoin de douceur » par Patrick Pelloux, président de l’Association des Médecins urgentistes de France.

Pour le médiatique urgentiste et ancien chroniqueur de « Charlie Hebdo », qui sort un nouveau livre ce mois-ci, il faut tout faire pour sauver le vivre ensemble à la française, lutter pour réhabiliter le système de soin et mettre de l’ordre sans attendre sur les réseaux sociaux.

« Urgences de vivre », son nouvel ouvrage.

L’entretien du Dimanche : Vous sortez un nouveau livre « Urgences de Vivre », quel est le sens de ce titre ?

C’est un livre prêt depuis 3 ans qui correspondait à un best off des chroniques que j’ai écrites dans Charlie Hebdo de 2004 à 2016. Elles sont plutôt optimistes et bienveillantes, ce dont notre pays a besoin dans cette phase de son histoire. La France est en très très grande souffrance, confrontée aux urgences sanitaires, économiques, sociales, de bien-être, de convivialité, et de vivre ensemble… tout simplement.

L’entretien du Dimanche :Depuis 2004, votre regard sur la société a-t-il changé ?

J’avais commencé à écrire dans Charlie Hebdo après le drame de la canicule de 2003. Il m’était alors apparu que la société vivait une fracture avec le monde des personnes âgées. Sous le sceau du progrès, nous engendrions des fractures que nous n’imaginions même pas ou alors que l’on ne veut pas voir. La société s’est dégradée sur le vivre ensemble, elle a creusé ses inégalités auxquelles s’est greffé le retour en force du communautarisme. Nous n’avons pas à l’heure actuelle, à gauche comme à droite, de grandeur politique qui propose des solutions pour se sortir de tous nos maux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes aussi très remonté contre les réseaux sociaux…

Moi, je les appelle les réseaux a-sociaux. Ils font des dégâts considérables et leurs propres créateurs se demandent s’ils n’ont pas engendré un monstre vecteur de désinformation. Le rôle du journalistes est de démonter tout cela, de dire la vérité. Et au législateur de mieux réguler ces réseaux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes l’auteur d’un livre-référence sur la mort des gens célèbres. Le regard des français sur la mort a-t-il évolué avec cette crise sanitaire ?

Par le passé, la culture de la mort était mieux acceptée. Nôtre société la fuit de plus en plus. On ne voit plus les images des cercueils nus à la télé par exemple.

Je vois dans le rapport aux patients, combien les gens sont tristes. L’augmentation non chiffrée de la souffrance, que l’on voit dans la hausse de consommation d’alcool ou antidépresseurs, nous rappelle que nous avons tous besoin de douceur.

Nous sommes un peuple vaillant, courageux et plutôt plus obéissant que ce que tout le monde prédisait, mais qui hélas vit dans la peur. Il est inutile d’ajouter de l’anxiété sans cela nous risquons une explosion sociale. Nos dirigeants doivent l’entendre. Notre pays ne compte plus de mouvement qui appelle à la non-violence. La violence est de part et d’autre.

L’entretien du Dimanche : Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

J’ai été très sensible au discours du président de la République quand il a dit « Il faut faire Nation ». Donc, j’ai fait Nation. J’ai rarement critiqué ou seulement dans les angles, l’action du gouvernement car je ne sais pas qui aurait fait autrement, à vrai dire. Ils ont fait ce qu’ils ont pu avec nos incohérences et nos imprécisions sur l’achat des masques ou la fabrication de respirateurs. La réindustrialisation de la France, notre souveraineté sur ces sujets, restent centrales mais je ne vois pas bien où le gouvernement en est exactement là-dessus.

On est un pays merveilleux qui est complètement retenu par des freins incroyables, c’est peut-être là l’échec de Macron qui incarnait l’espérance et le renouveau.

L’entretien du Dimanche : Comprenez-vous les personnes qui se disent opposées au vaccin ?

Non, je ne suis pas d’accord avec les anti-vaccins. Regardez les gravures du XVIIIe siècle et vous y verrez des tas de gens tordus. Si aujourd’hui nous sommes tous de beaux gosses, bien droits, c’est parce qu’on a éradiqué la poliomyélite, grâce au vaccin !

L’entretien du Dimanche : Beaucoup de Français, sans y être formellement opposés, restent prudents à l’égard de la vaccination anti-Covid…

Ceux-là, je les comprends mais il ne faut pas avoir peur. Depuis longtemps des recherches étaient menées par les vétérinaires sur le coronavir qui décimait les cheptels, nous ne sommes pas partis de zéro. On est en effet allé très vite et il faut un peut de temps pour que la confiance s’installe.

L’entretien du Dimanche : Vous en voulez aux médias d’avoir relayé chaque jour le nombre de morts du Covid, pourquoi ?

C’est une connerie délirante, anxiogène au possible. C’est incompréhensible. Pourquoi alors ne dirait-on pas le nombre de morts sur la route ou du cancer chaque soir ? C’est complètement dépressogène et absurde. Ce que veulent les gens, c’est que la météo annonce du soleil !

L’entretien du Dimanche : Vous êtes un soutien du Professeur Raoult ? Vous comprenez la place qui lui a été accordée ?

C’est la place de la liberté d’expression et d’un débat scientifique. Il a dit des choses tantôt justes tantôt moins justes. On est tous dans ce cas. Est-ce-pour cela qu’une nomenklatura veut le bousiller ? Cela démontre une immaturité du dialogue. Didier Raoult n’a pas appelé à tuer les français ni à faire n’importe quoi. C’est un homme qui a apporté des idées, à sa manière… Parfois certes très curieuse. Il a eu une utilité dans ce débat : il a été le premier à dire qu’il fallait tester, isoler et traiter.

L’entretien du Dimanche : Des procès en justice ont eu lieu ou des sanctions ont été prises ont été prises conte un certain nombre de médecins. Qu’en penser ?

C’est assez bizarre ce monde qui se veut intellectuel et universitaire et qui a besoin de régler ses comptes au tribunal. Ce que disent ces professeurs n’est pas du charlatanisme, c’est du débat.

L’entretien du Dimanche :Peut-on dire que l’hôpital recule encore en France malgré tous les moyens annoncés durant cette crise du Covid ?

Vous avez une technostructure de gens très puissants en France qui distillent des idées néolibérales qui visent encore à appliquer un programme de casse de l’hôpital public décrété il y a 30 ans. Ils ont un peu augmenté les personnels infirmiers, c’était nécessaire, mais là pire que tout, ils ont inventé un nouveau métier à cheval entre infirmier et médecin. On veut nous imposer des médecins low-cost. C’est l’ubérisation de la médecine. On retoque des étudiants français qui n’ont pas 15 de moyenne et d’un coup on va chercher des médecins à l’étranger en pillant le système de santé de leur pays.

Gare à l’ubérisation de la médecine.

L’entretien du Dimanche : Conflans, Nice, comment avez-vous vécu les derniers attentats terroristes ?

Ils ont touché deux symboles. Nous sommes réellement en guerre contre l’islamofascisme. Les dessins de presse sont un pur prétexte pour justifier l’attaque de l’Occident. La France ne peut pas baisser la garde et doit conserver sa présence militaire au Mali notamment.

L’entretien du Dimanche : Dans ce contexte sanitaire et social, craignez-vous un recul de nos libertés individuelles ?

Oui, il faut rester vigilant parce que je suspecte un certain nombre de politiques de bien aimer l’état d’urgence. C’est plus facile pour eux (Sourires).

BIO-EXPRESS :

1963 : Naissance à Villeneuve-Saint-Georges près de Paris.

1995 : Docteur en médecine.

2007 : Soutient François Bayrou (modem) à la Présidentielle.

2015 : Participe au secours des blessés de l’attentat de Charlie Hebdo.

2018 : Co-signataire d’une tribune « Dignité des personnes âgées ».

2019 : Soutient le parti Communiste français aux Européennes.

  • Urgences de Vivre, 447 pages, 18 €. Éditions du Cherche-Midi.
  • Propos recueillis par Fabrice Veysseyre-Redon. L’entretien du Dimanche, dimanche 27/12/2020.