Economie·Société

C’est où Karlsruhe ?

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Tremblement de terre : la Cour Constitutionnelle allemande rend aujourd’hui un arrêt dans lequel elle donne 3 mois à la Banque Centrale Européenne pour prouver qu’elle n’a pas outrepassé son mandat en procédant à des rachats de dette d’Etat (le Quantitative Easing) depuis 2015. A défaut d’une preuve « compréhensible et substantielle » (sic), la Banque Centrale allemande (Bundesbank) se verra interdire de participer à ces opérations de création monétaire…

Oui, le verdict des juges allemands (ci-dessus) est un tremblement de terre car il remet radicalement en cause la construction européenne et qu’il peut véritablement la faire exploser. En deux points.

1) La décision rendue par les juges allemands aujourd’hui est en contradiction complète avec celle rendue par la Cour de Justice Européenne en 2018 et qui validait la légalité des opérations de Quantitative Easing menées par la BCE. En ne reconnaissant pas la supériorité du droit européen sur le droit national, les juges allemands font s’effondrer tout l’ordre juridique sur lequel est fondée la construction européenne.

2) Si la décision du jour ne concerne pas directement le programme (beaucoup plus ambitieux que le Quantitative Easing) dans lequel la BCE s’est engagée pour faire repartir l’économie européenne post-Covid, le raisonnement des juges allemands pourrait totalement être repris pour attaquer cette nouvelle intervention. Dans ce cas, l’Allemagne ne participerait pas à l’effort commun, se retirant de fait de la Zone Euro… où ne subsisteraient plus que les pays du Sud (et/dont la France)… endettés et ne pouvant plus se financer de manière soutenable. Fin de l’Euro, fin de l’UE… et Deutschland Über Alles. Littéralement.

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Commentaire : Nos éminents juristes pourraient-ils expliquer en plénière la fameuse « hiérarchie des normes » ? Il semblerait qu’ici la Cour de Karlsruhe juge l’interprétation de la BCE, comme « dérogeant à l’esprit » d’un Traité Européen… qui lui-même a reçu validation légale de la part de la Cour de Justice européenne ; nous dirions « porté sur les fonts baptismaux », donc.  Régulièrement, les milieux financiers nous parlent d’émissions d’obligations communautaires pour faire « tourner la planche à billets » ; cette fois, après les junk bonds voici les Corona Bonds. Nos amis allemands sont rigoureux en matière d’orthodoxie budgétaire, ils ont flairé le piège et y ont opposé un garde-fou. A suivre.

      L’Ours.

Généricours

Culture - Loisirs - Histoire

Lu pour vous : Le Bûcher des Vanités.

N’ayant pas de film à vous proposer durant cette période de confinement, (les salles obscures survivront-elles au-delà ?), j’ai pensé à cette lecture hivernale, qui nous a tous touchés de près.

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Vivre à New-York, une vanité ?

I.  D’où vient le titre initial ?

Le Bûcher des Vanités est un autodafé qui a lieu le 7 février 14971 quand les disciples du Frère Dominicain Jérôme Savonarole rassemblent des milliers d’objets pour les brûler, à Florence, le jour du Mardi Gras. Savonarole fut, pour un temps, le maître de Florence et l’ami de Charles VIII qui prétendait conquérir l’Italie. Excommunié par le pape Alexandre VI, il fut soumis à la torture et finalement pendu et brûlé le 23 mai 1498.

Les objets visés par cette destruction sont ceux qui poussent au péché, spécialement ceux qui touchent à la vanité, comme les miroirs, les cosmétiques, les robes richement travaillées, les bijoux, les instruments de musique. D’autres objets aboutissent sur le bûcher : livres immoraux, chansons non religieuses, images licencieuses. Quelques chefs-d’œuvre de la peinture florentine, des nus d’inspiration mythologique de Botticelli sont portés par le peintre lui-même au bûcher2.

Le fascinant destin de Jérôme Savonarole se situe dans la longue lignée des réformistes de la pensée chrétienne, d’Origène, Arius, Pelage ou Jean Hus, en attendant Luther qui en a confirmé l’expression. Roland Barraux, écrivain et diplomate français propose un  spectacle théâtral pour illustrer la pensée et l’action de ce personnage qui continue à inspirer jusqu’au Vatican des voix pour sa réhabilitation, voire sa canonisation.

II. Le vrai roman, celui de Tom Wolfe.

Le Bûcher des vanités est un roman de Tom Wolfe publié en 1987. Premier roman de son auteur, il est rapidement devenu un best-seller mondial. Rapportés à ma chronologie personnelle, les événements qui me ramènent à New-York, alias The big Apple, alias « La ville-monde » de Fernand Braudel sont multiples.

Les informations, les marchandises, les capitaux, les crédits, les hommes, les ordres, les lettres marchandes y affluent et en repartent2. La puissance d’une « ville-monde » ou « superville » s’exerce sur une partie de l’espace terrestre appelée « économie-monde ». La mondialisation, c’est-à-dire la formation d’une seule économie-monde à l’échelle du monde, confère à la « ville-monde » une puissance planétaire.

  • J’ai décroché New-York comme sujet au bac ; je connaissais mon sujet par cœur. J’ai même fait le plan de la ville à mon examinateur, qui croyait que je bluffais ! Il fallait donc que j’aille ensuite vérifier sur place.
  • En 1983, en fin d’études pour Orange (qui ne s’appelait pas encore ainsi), nous y passons 8 jours, et visitons les principaux lieux décrits dans le livre : il nous arrive comme à Sherman, une évasion peu glorieuse, mais de Harlem, voisin du Bronx, et déjà à l’époque aussi mal famé que celui du Bûcher…
  • Le 11 Septembre 2001, nous voyons tomber les Tours jumelles du World Trade Center : retournerons-nous un jour à Manhattan, et à « Ground Zero » ?
  • L’histoire s’est arrêtée un moment ; ces 10 ans, c’était pour mieux reprendre souffle. Le Bûcher comptait de façon prémonitoire sur Dominique Strauss-Kahn, notre brillant Président du FMI, dont la trajectoire allait croiser Nafissatou dans l’Hôtel Sofitel de Tribeca (Triangle Beyond Canal). Celle-ci affirme qu’il a commis ces actes de tentative d’agression sexuelle, de viol et de séquestration le 14 mai 2011, dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel de New York, où elle est employée comme femme de chambre depuis 2008.

Le pitch : Sherman McCoy est un golden boy de Wall Street, marié à une décoratrice d’intérieur mondaine, Judy, et père d’une fille de six ans, Campbell. Tout près de là, vit la charmante Maria Ruskin, sa maîtresse, dans un petit « nid d’amour » à loyer bloqué, (à Paris, on dirait un immeuble « reconstruction loi de 1948 »).

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Revenant de l’aéroport où il était allé chercher Maria, Sherman se trompe de sortie d’autoroute et se retrouve en plein milieu du Bronx, un quartier pauvre et majoritairement peuplé de Noirs et de Latinos. Incapables de retrouver leur chemin et effrayés par la population des quartiers qu’ils traversent, Maria et lui commencent à paniquer, la tension atteignant son paroxysme lorsqu’ils heurtent un pneu gisant au milieu de la chaussée sur une rampe d’accès d’autoroute. Sherman sort de voiture pour dégager la voie et deux jeunes Noirs surgissent alors, et lui proposent de l’aider. Sherman, craignant une embuscade, les attaque par surprise. Il lance le pneu sur l’un des jeunes, renverse le second d’un coup d’épaule et parvient à remonter dans la voiture, côté passager. Maria, passée au volant, redémarre en trombe, et dans sa fuite la voiture touche l’un des jeunes, Henry Lamb, âgé de 19 ans.

Après avoir été soigné aux urgences pour une simple blessure au poignet, ce dernier tombe dans le coma, en ayant eu le temps d’indiquer à sa mère la marque et une partie de la plaque d’immatriculation de la voiture qui l’a renversé. Une enquête est menée et conduit rapidement à Sherman, qui devient alors la proie des journalistes et des politiciens profitant de l’affaire pour favoriser leur réélection. Henry Lamb devient vite le symbole du combat contre une justice pour les Blancs.

Toute l’ambiguïté du personnage de Sherman réside dans le fait que, s’il n’est pas coupable du crime dont on l’accuse, il a bel et bien commis un acte raciste en présumant que les deux jeunes Noirs s’apprêtaient à l’agresser et en les attaquant le premier, et ce avant qu’ils ne se soient montrés menaçants à son égard.

Au fur et à mesure du récit, Sherman, qui se prenait pour un Maître de l’Univers à l’abri des ennuis touchant le commun des mortels, commet boulette sur boulette, au point de voir son monde s’écrouler. Il perd sa femme, son travail, ses amis et subit de nombreuses humiliations, jusqu’à comprendre qu’il est temps de se changer en animal et de se battre. Acculé à la ruine par de nombreux procès injustes et menacé de prison, il renonce à son ancien monde, pour tenir le rôle que « tout le monde attend de lui » : qu’il morde !

III. Analyse

Le Bûcher des vanités décrit l’acharnement médiatique et judiciaire subi par un homme blanc et riche, érigé en coupable idéal d’un crime commis contre un jeune Noir sans histoire du Bronx. Sur fond d’enjeux d’argent et de pouvoir, politiciens, leaders communautaires et religieux, membres de l’administration judiciaire et journalistes tentent de se servir de cette affaire pour tirer un profit personnel des tensions ethniques et sociales agitant la société new-yorkaise.

Le New York des années 1980, véritable sujet de ce roman, est montré par Tom Wolfe comme une ville injuste, raciste et dysfonctionnelle, où se croisent et s’entrechoquent les appétits d’individus cyniques, cupides et corrompus, menant certains à leur perte.

IV. L’Auteur.

Né(e) à : Richmond, Virginie,  le 02/03/1931, Mort(e) à : New York, le 15/05/2018

Biographie : Tom Wolfe est un écrivain américain.

Il s’inscrit à la Washington and Lee University (dont il recevra dans les années 1970 un doctorat honoris causa). Il passe ensuite un doctorat en études américaines à l’Université Yale sur l’influence communiste sur les écrivains américains de 1928 à 1942.

À la sortie de Yale, en 1956, il a entamé à New York une carrière de journaliste et d’essayiste. Dans les années soixante, il devient (avec Norman Mailer, Truman Capote, Joan Didion, Hunter S. Thompson) un des créateurs de ce qu’on a appelé le « Nouveau Journalisme » aux États-Unis. Ses reportages et ses articles présentent une critique implicite de différents aspects de la société américaine.

Son premier roman, « Le Bûcher des vanités » (Bonfire of vanities, 1987) est devenu un best-seller mondial. Brian de Palma a réalisé une adaptation de ce roman en 1990. Tom Hanks, Melanie Griffith et Bruce Willis y tiennent les rôles principaux.

Son deuxième roman, Un homme, un vrai « A Man in Full », dépeint les tensions raciales sous-jacentes dans la ville d’Atlanta, au Sud des États-Unis.

Son troisième roman, « Moi, Charlotte Simmons » (I Am Charlotte Simmons), paru en 2004 (traduction française en 2006) offre une image réaliste de la vie sur le campus d’une grande université américaine.
Son quatrième roman « Bloody Miami » (« Back to Blood ») analyse les rapports entre les différentes communautés de Miami, déchirées entre les Cubains, les Blancs, les Haïtiens et les Afro-Américains.
Ses ouvrages, et notamment The Electric Kool-Aid Acid Test, issu de son enquête sur l’élaboration du LSD, ont ironiquement fait de lui un emblème des Sixties et du mouvement hippie, alors qu’il est conservateur à bien des égards.

L’écrivain et pionnier du « nouveau journalisme » décède, à l’âge de 88 ans, après avoir été hospitalisé plusieurs jours pour une infection.

L’Ours.

Généricours

L'éditorial·Nos projets

Plénière BCN N°124 : « Confinés, pas laminés » !

 

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Dur, dur d’être confiné !

Décidément, la visioconférence pour finir la semaine (et le mois), c’est top ! Avec 22 participants, ce sera peut-être la « killer application » de cette année twenty-twenty… Tout d’abord un mot pour saluer nos excusés : Nadine, Claude et Marie-Claire. Et aussi le courriel d’Anne-Marie, notre « webmaster » en 2016 – 2017 qui avait mis au point et défendu le projet « WordPress », tel que vous le voyez aujourd’hui : Anne-Marie nous indique qu’elle sera des nôtres lors de la prochaine plénière (prévue le 28 Mai, et sans doute en visio).

  1. Professionnalisation des Jurys Afpa : Didier Defert – Dorothée Drieux –

Sur une proposition originale de Tracey, présente ce soir, nous accueillons Didier et Dorothée, pour nous présenter en quoi consiste cette professionnalisation. Il s’agit d’une session de formation (éventuellement à distance) qui consiste à faire connaître les conditions et modalités des titres professionnels (tous organismes confondus). Cette formation s’adresse aux personnes ayant exercé le métier concerné au moins 3 ans, et l’ayant quitté depuis moins de 5 ans : la DIRECTTE qui oriente cette mission de juré recherche « la culture du métier ».

Nous sommes une poignée à BCN, à exercer ou avoir exercé cette fonction de juré : connaissance du métier (Responsable de Petite & Moyenne Structure, Négociateur commercial, Comptable…) et notre témoignage est concordant : une fois acquise la posture de juré, les jurys sont un lieu de rencontre et d’échanges riche, de structures différents, de regards et d’appréciations divers. Quels critères chacun veut-il faire peser en premier ? La connaissance théorique parfaite, ou les softskills, la débrouillardise ?

Didier : « certains sont venus comme CDD suite à des jurys, puis CDI, puis formateurs ».  D’autres sont devenus amis et partenaires, c’est le cas de BCN et de l’Afpa de Quétigny –Chevigny qui ont monté l’opération « Un emploi nommé désir » ensemble.

Concrètement : comment fait-on ?

On adresse un mail à Didier.defert@afpa.fr ou Dorothee.drieux@afpa.fr

Tracey récupère un document de l’Afpa, que nous ferons suivre sur demande. D’ores et déjà, aller voir le site Jury Titre Professionnel, où l’essentiel des informations est déjà disponible.

Portail Jury

Conclusion :

  • Évaluer, c’est transmettre.
  • Être dans un jury, c’est échanger, Être dans un réseau.
  • Nul ne sait quand se produira le contact décisif qui le mènera à l’embauche.

II. Les projets d’Hélène V. pour BCN. (présentés par Hélène et Nathalie).

Les ateliers « Carrédas » se terminent : les volontaires qui ont participé à la réaction de leurs fiches Marketing en sont maintenant à la réalisation des pitches 4 minutes et/ou 1 minute 30. Comme nous l’avons dit, ces entraînements sont réalisables à la demande.

Autre possibilité : nous allons publier les fiches des personnes qui le souhaitent sur l’Onglet Compétences du WordPress. Cela peut aider à l’amélioration des profils LinkedIn, le second chantier évoqué ci-dessous.

 

Après consultation de  3 organismes de formation, l’offre d’Evolve Formation, qui se situait en position médiane dans l’éventail, a finalement été retenue : une première session s’est tenue ce mardi après-midi, qui portait sur les fondamentaux de la bureautique et de l’environnement numérique. Sur le portail extranet mis à disposition pour accéder à la visio, devraient être mis en ligne les documents, supports et quizz qui permettront de mesurer les acquis et les points à reprendre.

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Les prochaines sessions auront lieu les 5 et 12 Mai, et une dernière session sera sans doute programmée début juin, soit en présentiel, soit en visio.

Nathalie, qui s’est portée volontaire pour nous aider à dispenser cette formation, indique les résultats obtenus lors du « Questionnaire de contribution ». De par son métier et ses connaissances, elle est la personne la plus légitime pour prendre la suite, et donner un coup de main à Hélène :   (Diapositive ci-dessous).

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D’ores et déjà, plusieurs personnes se sont portées candidates pour l’épisode N°2 : citons notamment Nadine et Sylvie, qui n’étaient pas dans les conditions de préparation et/ou de disponibilité pour participer à cette session. Quelle réponse leur apporter ?

A. Il est très probable qu’il y aura une suite, selon le volant de budgétaire de nous disposerons.

B. A la question d’Hélène N., il va de soi que les personnes qui ont participé aideront les autres à « booster » leur profil LinkedIn. C’est déjà ainsi qu’ont fonctionné les ateliers Carrédas et AEC.

C. La programmation du 2nd semestre est stratégique : pourrons-nous lancer une « promotion » 2020 à la rentrée ? Ce que l’on sait du calendrier va être tendu : entre mi-septembre et le 2 octobre nous devrions avoir 3 occasions de recruter des candidats. Est-ce-que cela sera suffisant ? Après discussion, nous avons validé le principe de tirer ensemble le bilan de cette 1ere opération.

D. En parallèle, Antoine et Alexandre remontent à la source, pour récupérer « les bonnes pratiques » dans les associations amies.

III. Tour de table – Les succès, les idées, les propositions.

L’association félicite Estelle pour sa brillante réussite à l’ESEO ; depuis son arrivée à BCN en fin 2019, Estelle a été assidue, participative et s’est intégrée très naturellement. D’ailleurs, elle nous indique que l’ESEO (superbes locaux -) recherche des formateurs, des vacataires, susceptible de donner des cours (économie, marketing ?) à des élèves de prépa, ou 1eres années d’ingénieurs.

Quant à Sylvie, elle vient d’être accréditée comme coach, et si elle s’oriente partiellement vers le commercial, elle souhaite s’adosser sur le secteur de la santé, dont elle vient. Félicitations à Sylvie, que nous aiderons à travailler son profil LinkedIn. Hélène V. indique les noms d’Olivier Champion, coach du réseau EMCC, qui anime un groupe de coaches, auquel participe également Jef (Jean-François) resté très proche de l’Association BCN, dont il était membre l’an dernier.

Hélène N. nous parle de l’Association « 60.000 Rebonds » dont elle est membre : il s’agit d’anciens entrepreneurs, qui ont rencontré des difficultés, et se trouvent face à une interrogation : retour au salariat, ou à l’entreprenariat ?

Dans une logique de réseau, cette rencontre sera fructueuse : si l’objet aujourd’hui était d’évoquer le principe, nous aborderons avec Hélène l’opportunité de les inviter lors d’une prochaine plénière en physique.

Autre contact demeuré pour le moment en stand-by, celui de Philippe Antoine, rencontré avec Xavier en février, qui anime l’équipe régionale du  CRA, association nationale des Cédants & Repreneurs d’Affaires. Dans le contexte de confinement, la rencontre serait délicate, mais la rentrée devrait permettre de donner suite.

La période est également propice aux initiatives « face-à-face » : c’est ainsi que nous avons obtenu par l’intermédiaire d’Aude Moulin (Dijon Mag) l’accord de principe ci-dessous du cabinet du Maire  pour être exposant à la Journée des  Nouveaux Arrivants à Dijon. (1ère réponse). Les Associations doivent  être sponsorisées, et nous avons le soutien officiel d’Élodie FIEVET, Directrice de la MDA, et Membre du Jury. (2ème réponse).

Je suis Madame CHOUGRANI, en charge de la «Journée des Nouveaux Habitants» qui EN PRINCIPE devrait se tenir samedi 26 septembre 2020, dans les salons de l’hôtel de ville. Nous sollicitons en effet, à cette occasion, des associations dijonnaises (les plus actives sur les différents quartiers de la ville) que nous regroupons dans un espace bien défini. « Espace associatif »

Concernant cette version 2020, il était question de revoir cette disposition (sur la présence des associations) lors d’une réunion qui n’a pu se tenir. C’est pourquoi je garde votre demande, et je ne manquerai pas de vous tenir  informé de la possibilité de participer à cet évènement.

Je reste à votre disposition pour plus de précisions,

Bien cordialement.

 Yamina CHOUGRANI

J’accuse réception de votre mail et je vous en remercie. Ces informations me donnent la mesure et la teneur des actions que vous menez et je vous adresse mes encouragements.

Je ne manquerai pas de mettre en avant l’association BCN lors de la délibération du choix des associations retenues pour la journée des nouveaux habitants. Je vais également envoyer mes recommandations à mes collègues des Affaires Générales, en charge de l’organisation, dès à présent.

Je ne peux vous garantir une participation cette année mais je m’engage à vous aider pour votre candidature.

 Espérant avoir répondu à votre attente et restant à votre disposition,

Très belle journée…malgré le confinement !

 Elodie FIEVET

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Avec Maud, Gilles et Hélène T., nous nous apprêtons à travailler sur  un atelier « créatif », dès lorsque l’agenda s’allègera ; la formule fonctionne très bien en visio, à condition que le contour de l’attente du pilote soit suffisamment délimité.

Autre atelier : la conférence de Jérôme. Les contenus sont « quasiment » prêts : en revanche, la MDA ne pourra accueillir après le 11 mai de réunions physiques de 10 personnes ; la question posée à Jérôme est donc de savoir si cette conférence est réalisable en visio, et du coup, si un tableau blanc électronique partagé via Zoom peut remplacer le tableau papier utilisé jusqu’à présent.

Christine notre Présidente conclut sur le témoignage d’Antoine à propos de la réunion visio FQP de la veille (MFC – FQP : Aude Latournerie / Corinne Strauss). BCN a apporté un témoignage totalement décalé sur cette période atypique, qui permet les Skype de brainstorming, chacun se ménageant le temps et le contexte pour développer ce type de réflexion. Que BCN soit porteur d’optimisme et de dynamisme  en contexte de vents contraires, voilà qui ne surprendra personne !

L’Ours.

Généricours

Economie·Prospective

La France adopte enfin son plan carbone pour 2023.

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…Mais ses émissions sont trop élevées.

La France a définitivement adopté sa feuille de route climat en publiant au Journal officiel la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale-bas-carbone (SNBC). Ces deux documents, présentés en début d’année, sont restés inchangés malgré la crise du coronavirus et les nombreux appels à construire un monde plus durable. Le pays ne relève pas ses ambitions climatiques pour être en ligne avec l’Accord de Paris.

Le gouvernement est pris en étau. D’un côté, le Medef lui demande de reculer sur la transition écologique pour faire face à la crise du coronavirus. De l’autre, des citoyens, des ONG, des entreprises et des climatologues lui demandent d’aller plus loin et de se saisir de l’occasion pour une remise à plat. Finalement, il est resté au milieu du gué. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028 et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui fixe comme objectif la neutralité carbone de la France à l’horizon 2050, ont été publiées jeudi 23 avril au Journal officiel sans aucun changement majeur. Le pays continue de revoir à la hausse ses émissions de CO2 autorisés jusqu’en 2023 au lieu de les réduire.

« Tout en prônant qu’il veut bâtir un après coronavirus reposant sur le temps long, la sobriété, la prévention et la résilience, le gouvernement publie une feuille de route pour le climat et la transition énergétique reposant sur des objectifs insuffisants et qui ne comprend même pas les mesures nécessaires pour les atteindre. Comme d’habitude avec Emmanuel Macron et le gouvernement, il y a les paroles et les actes », dénonce Cécile Marchand, des Amis de la Terre. Ce sont « des textes écologiques structurants, qui impliquent la décarbonation de tous les secteurs d’activités et qui incarnent notre volonté intacte de poursuivre la transition écologique de notre pays », a au contraire tenu à souligner Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire.

I. Tout l’effort est concentré sur 2024-2028

Concrètement, l’Exécutif a choisi de relever le deuxième budget carbone de la France pour la période 2019-2023. En clair, cela va permettre à la France d’émettre plus de CO2 que prévu, alors que la tendance devrait être à la baisse. Dans le détail, ce budget carbone passe à 422 millions de tonnes de CO2 équivalent en moyenne par an, contre 398 millions prévus initialement en 2015. Il s’agit pour le gouvernement d’éviter un dépassement qui aurait pu atteindre les 6 % alors que le premier budget carbone avait déjà été dépassé de 3,7 %.

Cet ajustement est prévu pour être compensé au cours du troisième budget carbone, qui couvre la période 2024-2028. Celui-ci reste quasi inchangé par rapport à la première SNBC de 2015 à 359 millions de tonnes de CO2 équivalent en moyenne annuelle. Cela signifie qu’entre 2024 et 2028, il faudra baisser nos émissions de 63 millions de tonnes de CO2 équivalent, contre 41 millions prévus initialement, soit une baisse de 50 % supplémentaire. Un effort qui semble peu réaliste. À titre de comparaison, entre 2015 et 2018, nous avons réduit nos émissions de seulement 13 millions de tonnes.

La crise du coronavirus apporte des incertitudes supplémentaires. Si elle aura pour effet immédiat une baisse des émissions, estimées à 45 millions de tonnes de CO2 d’ici la fin de l’année en France, selon le Haut conseil pour le climat, un effet rebond est à craindre. « Ces réductions ne proviennent pas de changements énergétiques ou structurels, et donc seront vraisemblablement de courte durée, en fonction des mesures mises en place pour la sortie de crise et sa suite » expliquent les experts dans un rapport publié le 21 avril. Ils appellent dès lors à relancer rapidement certains secteurs comme la rénovation des bâtiments et les infrastructures de transport alternatif et ferroviaire.

II. 14 réacteurs fermés et construction de six nouveaux EPR.

De son côté, la Programmation pluriannuelle de l’énergie acte la baisse de la part du nucléaire à 50 % dans le mix électrique d’ici 2035 et la fermeture de 14 réacteurs. Le premier a déjà été arrêté en février, le second doit l’être le 30 juin. « Le principe général sera l’arrêt des 12 réacteurs (hors Fessenheim) au plus tard à l’échéance de leur cinquième visite décennale », précise le document, et « sauf exceptions, la décroissance du parc nucléaire ne devra conduire à l’arrêt complet d’aucun site nucléaire. » La PPE ouvre par ailleurs la voie à la construction de six nouveaux EPR.

Le texte prévoit également une baisse de la consommation finale d’énergie de 16,5 % en 2028 par rapport à 2012 contre 14 % dans les versions précédentes, ce qui va dans le bon sens. Reste que l’objectif est d’atteindre -20 % en 2030 et que le fossé va être également difficile à combler en seulement deux ans. Enfin, le gel de la taxe carbone, qui a donné naissance au mouvement des Gilets jaunes, est confirmé.  Il est précisé que « certaines [mesures] doivent être prises pour encourager les économies d’énergies et atteindre les objectifs climatiques, afin notamment de compenser le gel de la trajectoire de la taxe carbone initialement prévue ».

Concepcion Alvarez, @conce1

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Développement personnel·Optimisme

Dire merci, ça fait du bien !

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Ce petit mot du quotidien, comme nos applaudissements pour les soignants, peut nous faire plus de bien que nous le pensons. La psychologue Rebecca Shankland, enseignante en psychologie à l’Université de Grenoble, explique…

Au-delà du merci de politesse, ce témoignage de gratitude est riche en bénéfices. Les chercheurs en psychologie ont évalué par de nombreuses études ses effets dans les relations sociales, mais aussi sur notre santé morale, et même physique ! A condition de dépasser l’automatisme, justement, pour redonner tout ce sens à ce « mot magique ».

C’est bon pour la santé.

Gratitude_Shankland2Notre corps en profiterait directement : « Les observations par imageries médicales de la fréquence cardiaque, de la tension et de la sudation ont montré une réduction des manifestations liées au stress et du taux de cortisol notamment (-23%) sous l’effet d’émotions positives comme celle que génère le sentiment de reconnaissance », rapporte Rebecca Shankland, l’enseignante grenobloise, auteure de « Les pouvoirs de la gratitude », (éditions Odile Jacob).

 

 

Le rythme cardiaque ralentit, la tension baisse, c’est donc bon pour le coeur, pour l’organisme moins exposé aux phénomènes d’oxydation, mais aussi pour les fonctions cérébrales. La gratitude décuple ainsi étonnamment la créativité et l’agilité intellectuelle.

C’est bon pour le moral.

« Éprouver de la gratitude réduit le sentiment de solitude car cela permet de nous sentir reliés aux autres », précise encore Rebecca Shankland. Et cela nous fait énormément de bien. Il n’en fallait pas davantage pour souligner, grâce à plusieurs études, l’effet protecteur de la gratitude contre la dépression. « Plus nous savons dire merci aux autres, à la vie qui nous gâte, moins nous nous sentons déprimés », confirme la psychologue, recherches à l’appui.

Ça se cultive.

Les experts en psychologie positive proposent des techniques, comme la tenue régulière d’un journal de gratitude pour y inscrire les bienfaits reçus. « C’est tellement efficace que la méthode a été intégrée à des protocoles de soins de patients dépressifs, », ajoute Rebecca Shankland. Autre exercice:  s’efforcer d’être simplement plus réceptifs à ce que nous ressentons, à ce que nos sens perçoivent, par la méditation en pleine conscience ou des exercices d’attention. Cela aide à mieux mesurer les dons reçus, petits ou grands.

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Ça s’apprend.

Nous n’avons donc jamais fini d’apprendre à dire merci. Même si cela commence très tôt, avec nos enfants. Comment leur faire comprendre à quel point c’est important ? « En donnant l’exemple, en se disant souvent merci entre adultes, aux enfants … », conseille avant tout la psychologue grenobloise. Certes, les enfants qui l’entendent vont l’intégrer, mais le sentiment de gratitude, si protecteur pour eux, ne sera pas forcément au rendez-vous. Une fois de plus, des études l’ont mis en évidence : plus l’attente de l’adulte est importante, moins l’enfant éprouve sincèrement de reconnaissance.

À nous de les féliciter aussi quand ils remercient pour qu’ils se rendent compte que cela compte pour nous. Finalement, rien n’est dû, tout se donne pour être reçu avec plaisir.

Sophie VIGUIER-PINSON.

Le Bien Public du Dimanche 26 Avril – Bien-être en partenariat avec Tempo- Santé.