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INSEE Analyses N°83.

En Bourgogne-Franche-Comté, le solde  naturel poursuit sa dégradation en 2019 

 

Au 1er janvier 2020, la population de Bourgogne-Franche-Comté est estimée à 2 794 500 habitants. Elle baisse de 0,3 % sur un an, en raison notamment d’un déficit naturel qui s’accentue. Le taux d’accroissement naturel  est le plus faible des régions métropolitaines. C’est la conséquence d’une forte baisse des naissances et d’une  relative stabilité des décès. Moins de femmes en âge d’avoir des enfants et vieillissement de la population expliquent  le décrochage du solde naturel par rapport à la France métropolitaine. L’indice de fécondité de la région est aussi  plus faible qu’en moyenne en métropole. Dans tous les départements de la région le solde naturel se dégrade, sauf  dans le Jura. Le Doubs est le seul département dont l’accroissement naturel est supérieur au niveau national. En Haute-Saône, en Saône-et-Loire, dans l’Yonne et le Territoire de Belfort, les naissances diminuent et les décès  augmentent. 

Caroline Logeais, Fabrice Loones (Insee)

Au 1er janvier 2020, 2 794 500 habitants résideraient en Bourgogne-Franche Comté, soit 4,3 % de la population de  France métropolitaine. En nombre d’habitants, la région se situe au 11e rang des 13  régions de métropole devant le Centre-Val  de Loire et la Corse. 

Le solde naturel (définitions) ne soutient  plus la croissance démographique de la  région qui pâtit de plus, d’un solde migratoire (définitions) tout juste stabilisé après  plusieurs années de déficit. 

Le déficit naturel s’accentue 

En Bourgogne-Franche-Comté, le solde  naturel est négatif depuis 2015 (figure 1) Ce déficit naturel, qui s’est creusé d’année  en année est dorénavant davantage porté  par le recul des naissances. Le nombre de  décès s’est quant à lui stabilisé sur les trois  dernières années. En 2014, le solde naturel  excédentaire apportait 2 500 habitants à la région. Cinq ans plus tard, en 2019, celui-ci lui  en fait perdre 4 100. 

Visuellement, le solde négatif.

Cette dégradation n’est pas spécifique à la  région. En effet, le solde naturel, moteur  de la croissance de la population, est  sur une tendance à la baisse dans toutes les régions, à l’exception des Hauts de  France. La croissance démographique de la  France métropolitaine ralentit : en 2019,  il y a 115 100 naissances de plus que de décès.

Ce solde naturel reste positif mais  ne cesse de diminuer, apportant deux  fois moins d’habitants qu’en 2014. La  dégradation du solde naturel, à l’échelle  nationale, est due à la fois aux mouvements de baisse des naissances et de  hausse des décès

 En 2019, le taux d’accroissement naturel négatif (définitions) de Bourgogne-Franche Comté (figure 2) s’établit à – 1,5‰ habitants.  En France métropolitaine, l’excédent naturel contribue encore à faire progresser la  population de + 1,8 ‰ portant l’écart avec  la région à 3,3 points. Attirant davantage de  jeunes actifs, les départements de la grande  région parisienne, des grandes métropoles  et de l’axe Genève-Lyon-Marseille pré sentent un accroissement naturel en hausse.  Au contraire, les départements ruraux de la  « diagonale du vide », ceux de la Corse et  de l’ouest de la Normandie et de la Bretagne  ont un taux d’accroissement naturel inférieur  à – 0,5 ‰. 

La Nièvre, isolée.

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux  d’accroissement naturel se dégrade dans  tous les départements excepté dans le Jura.  Il est négatif dans cinq départements sur huit,  en particulier dans la Nièvre (- 7,3 ‰), en  Saône-et-Loire (- 3,4 ‰) et dans l’Yonne  (- 3,3 ‰). Dans les trois départements les  plus jeunes de la région, le Doubs, le Territoire de Belfort et la Côte-d’Or, l’accroissement naturel reste positif. 

Un fort recul des naissances 

En 2019, 26 100 bébés sont nés en Bourgogne-Franche-Comté, soit 730 naissances  de moins qu’en 2018 (figure 3). Dans les  années 2000, le nombre de naissances était  supérieur à 30 000. Cette tendance à la  baisse se poursuit depuis 2006. Elle est plus  prononcée qu’au niveau France métropolitaine : – 2,7 % contre – 0,8 %. Elle est aussi plus forte que l’an passé (- 2,1 %). À part  en Nouvelle-Aquitaine, la baisse de la nata lité est sensible dans toutes les régions de  métropole mais c’est en Bourgogne-Franche Comté qu’elle est la plus forte, loin devant la Normandie et le Grand Est (- 1,3 %). La diminution des naissances résulte à la fois  de la baisse du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. Ces deux  phénomènes se conjuguent et contribuent  chacun pour moitié à cette dégradation. La  population féminine de 15 à 49 ans diminue depuis dix ans : – 5 600 personnes en  moyenne par an, soit (- 1 %).  

Site par site.

En France métropolitaine, la baisse n’est  que de 0,3 % par an. Globalement, la région peine à retenir ses habitantes de 20 à 40 ans et accuse un déficit plus important sur cette classe d’âge, où elles sont plus fécondes.

Le nombre d’enfants par femme diminue

 En Bourgogne-Franche-Comté, l’indice  conjoncturel de fécondité (définitions)  s’établit à 1,78 enfant par femme en 2019, niveau inférieur à la moyenne métropolitaine  de 1,84 (figure 4). Jusqu’en 2008, l’indice  régional était pourtant proche de la moyenne  nationale de 2 enfants par femme, mais il  s’est dégradé plus vite dans la région. Au  cours de l’année 2019, la seule baisse de la  fécondité a entraîné près de 360 naissances  en moins par rapport à 2018. 

L’ICF en baisse régulière.

Après 35 ans, les mères de Bourgogne Franche-Comté font moins d’enfants qu’en  moyenne métropolitaine. En effet, si, entre  15 et 34 ans, l’indice conjoncturel de fécondité régional est légèrement supérieur  à la moyenne métropolitaine, de 35 à 49 ans,  il y est inférieur : 0,35 contre 0,45. 

De façon générale, la fécondité est plus élevée chez les employées et ouvrières que chez  les cadres. Globalement, les femmes ont en  moyenne des enfants plus tard. Cependant,  l’âge moyen des mères à la naissance est  légèrement inférieur en Bourgogne-Franche Comté, 30,4 ans contre 31 pour la France  métropolitaine. Le taux de natalité (définitions) y est aussi  plus faible : 9,3 ‰ habitants contre 11 ‰ pour la France métropolitaine. Il perd 0,3  point entre 2018 et 2019. Cette tendance à la  baisse est nationale mais la région a l’un des  taux les plus faibles avec la Corse (8,3 ‰)  et la Nouvelle-Aquitaine (9 ‰). 

Relative stabilité des décès en 2019 

En 2019, 30 200 habitants de Bourgogne Franche-Comté sont décédés soit une  centaine de plus qu’en 2018. Ce nombre de  décès est stable dans la région (+ 0,3 %) et  se situe dans la moyenne nationale (+ 0,5 %).  L’évolution du nombre de décès résulte de  deux phénomènes qui, en 2019 comme en  2018 s’annihilent. En effet, le vieillissement  de la population régionale accroît le nombre  de décès de 700 personnes par rapport à  2018. Mais, en contrepartie, les conditions  de mortalité (définitions) se sont légèrement  améliorées en 2019 et compensent cette  hausse. 

Les habitants sont plus âgés en Bourgogne Franche-Comté qu’en France métropolitaine  et le vieillissement se poursuit. En 2019, la  région compte 102 personnes de 65 ans et  plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans (85  en moyenne en métropole pour 100 jeunes  de moins de 20 ans). 

L’écart avec la France métropolitaine se  creuse et résulte à la fois de l’avancée en âge  de la génération nombreuse des baby-boomers dans la région et d’un déficit de jeunes. La moitié des décès intervient avant l’âge  de 84 ans et 89 ans est l’âge où il y en a le plus (figure 5). Le taux de mortalité (définitions) est plus  élevé dans la région. Il s’établit à 10,8 ‰  habitants contre 9,2 ‰ en France métropolitaine. La Bourgogne-Franche-Comté détient  le plus fort taux de mortalité des régions  métropolitaines avec la Nouvelle-Aquitaine.  Ce taux s’accroît depuis une dizaine d’années dans la région.

Le taux de mortalité (définitions) est plus  élevé dans la région. Il s’établit à 10,8 ‰ habitants contre 9,2 ‰ en France métropolitaine. La Bourgogne-Franche-Comté détient  le plus fort taux de mortalité des régions  métropolitaines avec la Nouvelle-Aquitaine.  Ce taux s’accroît depuis une dizaine d’années dans la région. 

Espérance de vie moins élevée  dans la région 

Le taux de mortalité, moins favorable dans  la région qu’au niveau national, se traduit  par une espérance de vie (définitions) moins  élevée. De manière générale, les catégories sont plus exposées au risque de décès prématuré (conditions de travail, comportements  individuels, accès aux soins). 

Dans la région, l’espérance de vie à la naissance se stabilise depuis 5 ans. 

L’écart entre les genres se resserre. Les  modes de vie féminins sont de plus en  plus semblables à ceux des hommes, qu’il  s’agisse de durée de travail ou des types  d’activités professionnelles, de consommation de tabac ou d’alcool notamment.  En Bourgogne-Franche-Comté, selon les  conditions de mortalité de l’année 2019, une  personne âgée de 75 ans peut espérer vivre  jusqu’à l’âge de 87 ans si c’est un homme,  et de 89,6 si c’est une femme. 

Pour autant, ces espérances de vie à 75 ans  sont inférieures à la moyenne nationale de  six mois pour les hommes et de sept mois  pour les femmes. 

Le Doubs, seul département ayant  un taux d’accroissement naturel  supérieur au niveau national 

Avec + 1,9 ‰ habitants, le Doubs est le seul  département dont le taux d’accroissement  naturel reste largement positif et supérieur  au niveau national. Il est toutefois en retrait  par rapport à 2018 en raison uniquement de  la baisse des naissances. De plus, le taux de  mortalité, en 2019, y est le plus faible de  la région. Sa forte propension à attirer des  populations jeunes, en lien avec la proximité  de la Suisse, en fait un département parmi les  plus dynamiques en termes de démographie. En Côte-d’Or, la baisse des décès compense  tout juste la baisse des naissances, ainsi le solde naturel est stable. Avec un indice  de fécondité de 1,61 enfant par femme, la  Côte-d’Or est le cinquième département de  France métropolitaine où la fécondité est  la plus basse et l’âge moyen des mères à la  naissance y est plus élevé qu’ailleurs. 

Le Jura est le seul département de la région  à cumuler hausse des naissances et baisse  des décès, mais le solde naturel y demeure  négatif. La fécondité est en hausse par rapport à 2018. 

Dans la Nièvre, le solde naturel reste très  négatif. Ce département cumule la plus  importante accélération du vieillissement  de sa population et la plus forte diminution  du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants. Ainsi le taux de mortalité est le  plus élevé de la région et le taux de natalité  le plus faible. 

Le solde naturel en Saône-et-Loire est le plus  bas de la région et c’est dans ce département  qu’il décroît le plus. Comme dans l’Yonne et  dans une moindre mesure en Haute-Saône,  le fléchissement de la croissance naturelle  est partagé entre la hausse des décès, consécutive au vieillissement de la population, et  la baisse des naissances, due au recul de la  fécondité (sauf dans l’Yonne) et au moindre  nombre de femmes en âge de procréer. 

Le Territoire de Belfort subit également ce  double-effet, dégradant ainsi son solde naturel. Néanmoins, un taux de natalité élevé et un  taux de mortalité faible lui permettent d’avoir  un accroissement naturel toujours positif. ■ 

 Sources

Tous les ans, l’Insee effectue des estimations de population. Cette opération a pour objectif d’estimer au 1er janvier de chaque année la population  nationale par sexe, âge et état matrimonial et les populations régionales et départementales par sexe et groupe d’âges. Ces estimations de population  sont notamment utilisées pour le calcul des différents indicateurs démographiques : taux de natalité, taux de mortalité, indicateur conjoncturel de  fécondité, quotients de mortalité, espérance de vie. 

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence pour les années où il  est disponible. Pour les années 2019 et suivantes, les estimations de population sont provisoires. Elles sont réalisées en actualisant la population  du dernier recensement grâce à des estimations, d’une part, du solde naturel et, d’autre part, du solde migratoire et d’un ajustement, introduit pour  tenir compte de la rénovation du questionnaire du recensement en 2018 et rendre comparables les niveaux de population annuels successifs. Le  nouveau questionnaire permet de mieux appréhender les liens familiaux qui unissent les personnes habitant un même logement et d’améliorer la  connaissance des lieux d’habitation des personnes ayant plusieurs résidences, notamment des enfants de parents séparés. Une explication détaillée  est disponible dans la documentation relative au recensement de la population (note technique : Rénovation du questionnaire du recensement de  la population 2018. Méthode d’estimation de l’effet questionnaire (ajustement) à partir des enquêtes annuelles de recensement). Les statistiques d’état civil sur les naissances et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee

Définitions, méthodes 

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties  au cours d’une période. 

Le taux d’accroissement naturel correspond à la différence entre les naissances et les décès enregistrés au cours de l’année, rapportée à la  population totale moyenne de l’année. Il est exprimé pour mille habitants. 

Le taux de natalité correspond au nombre de naissances enregistrées au cours de l’année, rapporté à la population totale moyenne de l’année. Il  est exprimé pour mille habitants. 

Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année,  rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge. 

L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur peut être  interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux  de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité  par âge de l’année considérée. 

Le taux de mortalité (brut) correspond au nombre de décès enregistrés au cours de l’année rapporté à la population totale moyenne de l’année.  Il est exprimé pour mille habitants. 

Les conditions de mortalité sont approchées par les taux de mortalité par sexe et âge. Ils correspondent au nombre de décès enregistrés pour  un sexe et un âge (ou tranche d’âges) donnés, rapporté à la population totale du même sexe et du même âge. L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les  conditions de mortalité par âge de l’année considérée. C’est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l’année considérée.

 

Insee Bourgogne-Franche-Comté 8 rue Louis Garnier 

CS 11997 25020 BESANÇON CEDEX Directeur de la publication : Bertrand Kauffmann 

Rédactrice en chef : Marie Léger  Mise en page : STDI Crédits photos : CRT, L. Cheviet Dépôt légal : janvier 2021 © Insee 2021 ISSN : 2497-4455 

Pour en savoir plus 

•  Chassard M., « Bourgogne-Franche-Comté : la baisse de la population s’accentue  en 2017 et 2018, conséquence d’un solde naturel de plus en plus négatif », Insee  Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 99, janvier 2020. 

•  Papon S., « Depuis plus d’un siècle, les décès sont les plus nombreux en hiver »,  Insee Focus n° 209, octobre 2020. 

•  Papon S., « En un siècle, le pic des naissances s’est décalé de l’hiver à l’été et  s’est atténué », Insee Focus n° 204, septembre 2020. 

 

Développement personnel·Formation et professionnalisation·Prospective

Découverte 2021 : une visio pleine de Peps !

Il manque Murielle et Angelo.

Une fois n’est pas coutume… deux fois, cela peut passer pour du hasard, trois fois, c’est déjà le début d’une bonne habitude ! Voici un compte-rendu de découverte assez proche de ce que nous avons coutume de faire en plénière. Même le nombre pourrait le laisser croire : 14 participants, c’est déjà très bien !

Bienvenue à nos nouveaux arrivants : Florence, DRH de profession, présentée par Malika, du Pôle Économie Sociale et Solidaire. Florence nous l’expliquera mieux par elle-même, elle est porteuse d’un projet d’intégration et d’accompagnement de personnes éloignées durablement de l’emploi, et qui durant cette période, ont vu leur situation changer, notamment en raison de l’apparition d’un handicap. Angelo, – qui nous écoute – a présenté à Florence les fondamentaux d’entraide et de coopération bienveillante de BCN. Antoine note la difficulté de faire appel à un travailleur social dans le cadre du projet : BCN sollicite ponctuellement des interventions de psychologue, qui nous facturent des prestations labellisées. Du coup, les efforts de construction de contenus, les différents partenaires (dont AEC), les règles de bonne conduite et de confidentialité sont déjà assimilés : c’est bon signe ! Notre dispositif reste souple et cela tombe bien : les usines à gaz ne créent guère d’emplois.

L’arrivée Hugo nous avait été annoncée par Xavier mardi. Jeudi après-midi, nous étions en contact, à 18 heures, nous avions son CV – impressionnant – il était connecté à la visio, et Alexandre nous proposait ce qui suit : « 

Tout d’abord merci pour ce transfert de CV. En effet, Hugo possède un parcours quelque peu similaire au mien en tant qu’ingénieur. Je suis malheureusement indisponible aujourd’hui, et nous partons en voyage demain avec ma femme. Néanmoins, je suis de retour la semaine du 25 et serai parfaitement disponible pour échanger avec lui (téléphone ou mail).N’hésite pas à lui transmettre mes coordonnées si nécessaire.« 

Ce sera chose faite ce soir-même. Notons que l’expérience d’Alexandre, issu également d’une école d’ingénieur de Clermont permettra d’aiguiller Hugo au travers des difficultés spécifiques liées au contexte.

I. Deux arrivées, deux embauches.

Patricia et Murielle venaient ce soir présenter dans quelles conditions elles ont retrouvé du travail en fin d’année. La première à l’Union Régionale des Résidences d’Habitat pour les Jeunes, dont elle sera la déléguée, la seconde s’intégrant dans l’équipe administrative de la Collectivité de Corcelles-les-Citeaux. Champagne ! Nous saluons nos 4 impétrantes de 2020 : Estelle, Nathalie, Patricia et Murielle. C’est loin de notre meilleure année, et l’une des raisons tient à l’absence de manifestations, salons et actions, autant d’opportunités de mettre en relations nos candidats « en situation », dans un contexte qui les met en valeur.

II. La logistique et la Maison Pôle Emploi de Beaune.

Sébastien, Thierry et désormais Hugo peuvent désormais se revendiquer d’un domaine « Logistique » au sens large. Je veux parler bien sûr d’un domaine élargi, que l’on appelle parfois « Intervention – Maintenance », domaine où l’approvisionnement – la livraison – le SAV et le pilotage (conduite d’activités) sont partie prenante. Si l’on y ajoute la normalisation, la documentation et la démarche Qualité, il est nécessaire de préciser de quoi on parle ! Et c’est d’autant plus important quand on souhaite en sortir : oui, mais de quoi ?

Sébastien nous explique qu’il passe actuellement beaucoup d’entretiens dans ce domaine, avec des succès variés, mais plutôt dans le haut de la short-list, ce qui veut dire qu’il est un bon candidat, mais qu’il n’est pas forcément dans « le flow » :

Mais d’abord, qui êtes-vous ?

Notre blog a déjà consacré pas mal d’articles à l’ikigaÏ : notre proposition est donc la suivante : avec l’appui de Florence et d’Angelo, donnons-nous rendez-vous (maxi 10 personnes) autour de 4 questions :

  • quel enfant étiez-vous ? (caractère).
  • quelle star étiez-vous ? (sport, course à pied, sport collectif, dessin, jeux vidéo).
  • Où étiez-vous quand vous disparaissiez une après-midi ? (à dénicher les oiseaux, grimper aux arbres, faire du bateau…).
  • Quelle est l’activité où l’on « vous perd » ? (Vous n’avez plus conscience du temps qui passe, de la réalité, de la contrainte et/ou du plaisir).

Pour conclure si ce thème, j’ai proposé l’action suivante à Madame Adèle Bugaud. Il s’agit de la conseillère Pôle emploi qui a pris le relais de Mme Elise Jafflin dans l’accompagnement des cadres inscrits au Pôle emploi de Beaune dans la modalité « guidée ». L’idée serait de lui montrer EN QUOI nos approches sont complémentaires et nullement concurrentes.

Pôle Emploi Beaune communique régulièrement sur notre association en direction des personnes de mon portefeuille. Elle est évidemment incontournable lorsque l’on parle de logistique. Nous avons donc échangé longuement sur la structure BCN, pour lui permettre de mieux en parler aux demandeurs d’emploi et réaliser des orientations plus pertinentes.

III. Nos autres candidatures.

Françoise prépare son dossier pour la Promo 16 – 18 de l’Afpa : Patricia et Saïd lui conseillent de travailler davantage les éléments de compétences transférables, et dans les points à améliorer, l’aptitude à entraîner, la pédagogie de projet, l’expérience pédagogique… Tous deux se proposent de l’aider : est-ce-que cela pourrait se faire autour d’une « feuille Carrédas » ?

Sophie – Julien – Juliette : pas d’avancée notable au cours des dernières semaines, si ce n’est que le « retard à l’allumage » du dossier de la com – com du Pays de Langres agace Juliette, qui observe un retour favorable pour son activité de freeelance dans le Doubs.

IV. Decidata.Org.

http://www.decidata.org

Nous l’avions abordé rapidement lors d’une session découverte précédente ; sur les conseils de Nathalie, qui présentait ses méthodes de recherche, le recours à cette banque de données gratuite avait été recommandé. Xavier disait ceci : Pour ma part je ne me suis pas inscrit à titre personnel, il me semble plus efficace d’enregistrer BCN et de nous communiquer le mot de passe prévu pour y accéder. Les connexions des utilisateurs seront probablement comptabilisés et si celles de BCN sont nombreuses cela peut être utile. Actuellement, le champ « structure » n’est pas ouvert : l’inscription collective n’a donc pas pu être réalisée. Ceux que cela intéresse peuvent surfer seulement à titre individuel pour l’instant. Enfin, l’INSEE a mis à disposition ces jours derniers quelques publications de 1ère main ; à suivre dans les prochains jours !

IV. Les animateurs bénévoles de BCN.

Ce sont les « éclairagistes »- les « poursuites » – ingénieurs du son – balances – machinistes : sans eux, le rythme de 2 à 3 sessions mensuelles de BCN, les simulations, les montages de stand, déplacements.. seraient beaucoup plus compliqués : merci et Bonne Année à Françoise, Gilles, Jérôme, Xavier, ainsi qu’à nôtre Pôle Marketing : Zélina, Anastasia et Olga. Et je n’oublie pas les « nominés » : Saïd et Patricia. Cela me donne l’occasion de souligner que l’on peut (c’est même très apprécié) être à la fois candidat ET bénévole !

Nous mentionnerons les actuels membres du bureau avec le compte-rendu de la prochaine session Découverte, sur le thème « SCORE » proposé par Saïd.

Sujet : BCN Atelier Découverte Jeudi 21 Janvier à 18 Heures

Participer à la réunion Zoom https://zoom.us/j/7458503747
ID de réunion : 745 850 3747

L'éditorial

Éditorial : Changeons de voie.

Dans son dernier livre « Changeons de voie – les leçons du coronavirus » Éditions Denoël, Edgar Morin, le philosophe et sociologue, fort d’un siècle d’existence vouée à la pensée, nous livre ses réflexions sur la pandémie. Et sur le monde à construire.

Question MAIF: Pourquoi cette urgence à écrire ce livre ?

Réponse : J’ai saisi la possibilité de réfléchir ce que l’on pourrait faire après, en tirant les leçons politiques et humaines de cette pandémie. Je pressentais que la crise se métamorphoserait au cours des mois suivants avec son lot de nouvelles incertitudes.

Question MAIF: Comment convertir notre stupeur en pensée et en actions ?

Réponse : Ceux qui ont cette énergie doivent la transmettre. Ces idées restent certes minoritaires et incomprises, mais un jour, les conditions seront favorables et elles pourront se répondre. Si l’on ne peut pas être maître de ces conditions, on peut tout de même y contribuer. En attendant, il faut témoigner.

Question MAIF: Pensiez – vous devoir affronter un tel cataclysme ?

Réponse : J’ai bien sûr été surpris, comme tout le monde. Mais je pense qu’il faut s’installer dans l’aventure. Tout est aventure, notre vie, la vie de l’humanité. Il faut en prendre conscience au lieu de penser que tout est stable. Il faut apprendre à vivre avec ce sentiment de changement permanent.

Question MAIF: Cette tragédie vous conforte-t-elle dans vos convictions ?

Réponse : Je vois un nouvel élan pour les choses auxquelles je crois. Bien sûr, je sais que cet élan peut être écrasé par des forces plus puissantes. On n’est pas les maîtres du futur, mais il faut prendre parti et continuer à oeuvrer pour que la balance penche du coté des forces de la vie, de la coopération et de la solidarité.

Question MAIF: Vous reconnaissez-vous dans le mouvement mutualiste ?

Réponse : Je pense même que c’est l’avenir. Car il va dans le sens d’une économie guidée par l’intérêt commun et non par la recherche obsessionnelle du profit. Cela ne peut qu’être favorisé par la prise de conscience de tout ce qui nous est arrivé. En France, localement, le bouillonnement des mouvements d’entraide à caractère coopératif est certes nécessaire, mais insuffisant.

Question MAIF: La MAIF est devenue une entreprise à mission : ce modèle est-il assez puissant pour convaincre ?

Réponse : Dès que vous avez un exemple fécond, il a valeur de contagion, je pense que la MAIF est aujourd’hui exemplaire et que son exemple devrait rayonner et aller dans le sens du développement mutualiste et coopératif.

Mon commentaire : A chacun, l’âge venu, la découverte ou l’ignorance… Cet extrait, en forme de voeu collectif, que je vous laisserai rechercher, renvoie à l’accomplissement de soi, à l’implication, mais aussi à notre vision du monde. Soyez fiers demain, de pouvoir dire : « J’étais là ! »

L’Ours.
L'éditorial

Bonne année !

Simple et apaisée, je vous la souhaite belle et heureuse ! Chers membres et sympathisants de BCN, voici un moment inédit pour notre (votre) association : au cours des années précédentes, ce rendez-vous était celui où nous relations les débats et décisions de l’Assemblée Générale de décembre. Carton d’audimat… sur le blog, le support de notre communication interne.

Carte postale de Bretagne : le Phare de Tévennec.

Alors, que pouvons-nous en dire d’ores et déjà, de cette nouvelle année pour BCN ?

Traditionnellement, il est de bon ton de souligner les éléments de continuité, puis d’évoquer les perspectives, opportunités et espérances de changement qui s’offrent à nous :

Continuité : avec 40 adhérents enregistrés, l’association poursuit son développement « tranquille », mais régulier. A la même époque, nous étions 33 il y a un an. Désormais, le challenge consistant à renouveler annuellement la moitié de notre effectif est clairement identifié ! En 2020, cette vingtaine de nouveaux membres est le résultat de plusieurs sources : les partenariats avec l’APEC et Pôle Emploi, le blog et enfin l’action personnelle de recommandation de chacun d’entre vous. C’est un excellent résultat, car nous n’avions à notre disposition aucun des leviers sur lesquels nous avions compté : Salon du Bien Vieillir, Grand Déj’, Journée des Nouveaux Arrivants. En analysant l’activité 2020, force est de constater que nous avons été plus actifs que jamais ! Les modules AEC, Carrédas et Evolve ont fonctionné à plein durant tout le premier semestre. Depuis Octobre, le relais a été pris par le Groupe Découverte 2021, qui réunit un vivier extrêmement énergique ! Enfin, le partenariat initié en 2020 avec la Maison Familiale Rurale de Beaune, nous a permis de développer notre pratique de l’entretien d’embauche sous forme d’exploration « transverse » : 11 entretiens ont conclu l’année le 23 décembre, une cinquantaine en tout pour 2020, en une demi-douzaine de sessions.

Changement ? Le Blog WordPress a fait l’objet de critiques : mal ciblé, très généraliste, épars… il a « gâché la communication », mais continue néanmoins à produire son office : une dizaine d’adhésions spontanées, des sympathisants sur 3 continents, et 8379 pages vues. A ce jour, 107 abonnés ont accès à chacune de nos publications, 2,5 fois plus que nos adhérents : normal ! Nos sympathisants conservent et conserveront ce lien avec nous, autant que cela sera possible. Mais cela n’interdit nullement de faire évoluer la formule éditoriale : nous avons commencé à discuter de nouveaux « plans » avec WordPress, ce qui est facilité par les chiffres d’audience ci-dessus.

Deux changements sont désormais acquis : le premier concerne l’organe de gestion, alias le Bureau : une équipe renouvelée de six, voire plus administrateurs se présentera à vos suffrages lors de l’Assemblée Générale. Il reste encore à déterminer les porteurs de projet « temporaires » ou encore « ad hoc » c’est-à-dire dédiés à une action délimitée par son objet et son calendrier. Quant à la date de cette AG, elle doit réunir deux conditions : un couvre-feu à 20 heures minimum (OK), la possibilité de se réunir à 20 personnes au moins (Ko), le quorum qui tient compte du chiffre définitif des adhérents 2020.

Enfin, « last but not least », nous sommes attentifs à une sollicitation de l’Université de Bourgogne, elle-même convergente avec celle de l’Afpa de Quétigny, qui consiste à exercer une action d’accompagnement de jeunes diplômés, chercheurs de stages, apprenants en quête d’insertion. Voici une ligne directrice de notre future action : accompagnateur d’insertion, une activité de notoriété de nature à favoriser les candidats à l’ESS, bien conforme à notre mantra : « Je donne, je reçois ».

Rendez-vous à tout le groupe Découverte 2021 le Jeudi 14 janvier à 18 Heures, et d’ici là …

Bonne Année !
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Éditorial : « Nous avons besoin de douceur » par Patrick Pelloux, président de l’Association des Médecins urgentistes de France.

Pour le médiatique urgentiste et ancien chroniqueur de « Charlie Hebdo », qui sort un nouveau livre ce mois-ci, il faut tout faire pour sauver le vivre ensemble à la française, lutter pour réhabiliter le système de soin et mettre de l’ordre sans attendre sur les réseaux sociaux.

« Urgences de vivre », son nouvel ouvrage.

L’entretien du Dimanche : Vous sortez un nouveau livre « Urgences de Vivre », quel est le sens de ce titre ?

C’est un livre prêt depuis 3 ans qui correspondait à un best off des chroniques que j’ai écrites dans Charlie Hebdo de 2004 à 2016. Elles sont plutôt optimistes et bienveillantes, ce dont notre pays a besoin dans cette phase de son histoire. La France est en très très grande souffrance, confrontée aux urgences sanitaires, économiques, sociales, de bien-être, de convivialité, et de vivre ensemble… tout simplement.

L’entretien du Dimanche :Depuis 2004, votre regard sur la société a-t-il changé ?

J’avais commencé à écrire dans Charlie Hebdo après le drame de la canicule de 2003. Il m’était alors apparu que la société vivait une fracture avec le monde des personnes âgées. Sous le sceau du progrès, nous engendrions des fractures que nous n’imaginions même pas ou alors que l’on ne veut pas voir. La société s’est dégradée sur le vivre ensemble, elle a creusé ses inégalités auxquelles s’est greffé le retour en force du communautarisme. Nous n’avons pas à l’heure actuelle, à gauche comme à droite, de grandeur politique qui propose des solutions pour se sortir de tous nos maux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes aussi très remonté contre les réseaux sociaux…

Moi, je les appelle les réseaux a-sociaux. Ils font des dégâts considérables et leurs propres créateurs se demandent s’ils n’ont pas engendré un monstre vecteur de désinformation. Le rôle du journalistes est de démonter tout cela, de dire la vérité. Et au législateur de mieux réguler ces réseaux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes l’auteur d’un livre-référence sur la mort des gens célèbres. Le regard des français sur la mort a-t-il évolué avec cette crise sanitaire ?

Par le passé, la culture de la mort était mieux acceptée. Nôtre société la fuit de plus en plus. On ne voit plus les images des cercueils nus à la télé par exemple.

Je vois dans le rapport aux patients, combien les gens sont tristes. L’augmentation non chiffrée de la souffrance, que l’on voit dans la hausse de consommation d’alcool ou antidépresseurs, nous rappelle que nous avons tous besoin de douceur.

Nous sommes un peuple vaillant, courageux et plutôt plus obéissant que ce que tout le monde prédisait, mais qui hélas vit dans la peur. Il est inutile d’ajouter de l’anxiété sans cela nous risquons une explosion sociale. Nos dirigeants doivent l’entendre. Notre pays ne compte plus de mouvement qui appelle à la non-violence. La violence est de part et d’autre.

L’entretien du Dimanche : Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

J’ai été très sensible au discours du président de la République quand il a dit « Il faut faire Nation ». Donc, j’ai fait Nation. J’ai rarement critiqué ou seulement dans les angles, l’action du gouvernement car je ne sais pas qui aurait fait autrement, à vrai dire. Ils ont fait ce qu’ils ont pu avec nos incohérences et nos imprécisions sur l’achat des masques ou la fabrication de respirateurs. La réindustrialisation de la France, notre souveraineté sur ces sujets, restent centrales mais je ne vois pas bien où le gouvernement en est exactement là-dessus.

On est un pays merveilleux qui est complètement retenu par des freins incroyables, c’est peut-être là l’échec de Macron qui incarnait l’espérance et le renouveau.

L’entretien du Dimanche : Comprenez-vous les personnes qui se disent opposées au vaccin ?

Non, je ne suis pas d’accord avec les anti-vaccins. Regardez les gravures du XVIIIe siècle et vous y verrez des tas de gens tordus. Si aujourd’hui nous sommes tous de beaux gosses, bien droits, c’est parce qu’on a éradiqué la poliomyélite, grâce au vaccin !

L’entretien du Dimanche : Beaucoup de Français, sans y être formellement opposés, restent prudents à l’égard de la vaccination anti-Covid…

Ceux-là, je les comprends mais il ne faut pas avoir peur. Depuis longtemps des recherches étaient menées par les vétérinaires sur le coronavir qui décimait les cheptels, nous ne sommes pas partis de zéro. On est en effet allé très vite et il faut un peut de temps pour que la confiance s’installe.

L’entretien du Dimanche : Vous en voulez aux médias d’avoir relayé chaque jour le nombre de morts du Covid, pourquoi ?

C’est une connerie délirante, anxiogène au possible. C’est incompréhensible. Pourquoi alors ne dirait-on pas le nombre de morts sur la route ou du cancer chaque soir ? C’est complètement dépressogène et absurde. Ce que veulent les gens, c’est que la météo annonce du soleil !

L’entretien du Dimanche : Vous êtes un soutien du Professeur Raoult ? Vous comprenez la place qui lui a été accordée ?

C’est la place de la liberté d’expression et d’un débat scientifique. Il a dit des choses tantôt justes tantôt moins justes. On est tous dans ce cas. Est-ce-pour cela qu’une nomenklatura veut le bousiller ? Cela démontre une immaturité du dialogue. Didier Raoult n’a pas appelé à tuer les français ni à faire n’importe quoi. C’est un homme qui a apporté des idées, à sa manière… Parfois certes très curieuse. Il a eu une utilité dans ce débat : il a été le premier à dire qu’il fallait tester, isoler et traiter.

L’entretien du Dimanche : Des procès en justice ont eu lieu ou des sanctions ont été prises ont été prises conte un certain nombre de médecins. Qu’en penser ?

C’est assez bizarre ce monde qui se veut intellectuel et universitaire et qui a besoin de régler ses comptes au tribunal. Ce que disent ces professeurs n’est pas du charlatanisme, c’est du débat.

L’entretien du Dimanche :Peut-on dire que l’hôpital recule encore en France malgré tous les moyens annoncés durant cette crise du Covid ?

Vous avez une technostructure de gens très puissants en France qui distillent des idées néolibérales qui visent encore à appliquer un programme de casse de l’hôpital public décrété il y a 30 ans. Ils ont un peu augmenté les personnels infirmiers, c’était nécessaire, mais là pire que tout, ils ont inventé un nouveau métier à cheval entre infirmier et médecin. On veut nous imposer des médecins low-cost. C’est l’ubérisation de la médecine. On retoque des étudiants français qui n’ont pas 15 de moyenne et d’un coup on va chercher des médecins à l’étranger en pillant le système de santé de leur pays.

Gare à l’ubérisation de la médecine.

L’entretien du Dimanche : Conflans, Nice, comment avez-vous vécu les derniers attentats terroristes ?

Ils ont touché deux symboles. Nous sommes réellement en guerre contre l’islamofascisme. Les dessins de presse sont un pur prétexte pour justifier l’attaque de l’Occident. La France ne peut pas baisser la garde et doit conserver sa présence militaire au Mali notamment.

L’entretien du Dimanche : Dans ce contexte sanitaire et social, craignez-vous un recul de nos libertés individuelles ?

Oui, il faut rester vigilant parce que je suspecte un certain nombre de politiques de bien aimer l’état d’urgence. C’est plus facile pour eux (Sourires).

BIO-EXPRESS :

1963 : Naissance à Villeneuve-Saint-Georges près de Paris.

1995 : Docteur en médecine.

2007 : Soutient François Bayrou (modem) à la Présidentielle.

2015 : Participe au secours des blessés de l’attentat de Charlie Hebdo.

2018 : Co-signataire d’une tribune « Dignité des personnes âgées ».

2019 : Soutient le parti Communiste français aux Européennes.

  • Urgences de Vivre, 447 pages, 18 €. Éditions du Cherche-Midi.
  • Propos recueillis par Fabrice Veysseyre-Redon. L’entretien du Dimanche, dimanche 27/12/2020.