Culture - Loisirs - Histoire

L’écrivain Michel Le Bris est mort

Spécialiste de l’œuvre de Robert Louis Stevenson, créateur du festival Étonnants voyageurs à Saint-Malo, Michel Le Bris est mort, samedi, à l’âge de 76 ans, a annoncé sa famille.

Par Alain Beuve-Méry et Raphaëlle Leyris

Vous allez dire : il s’est pris un coup de soleil… car cet article n’est pas d’hier, ni même d’avant-hier, ce qui eût encore passé pour décent, s’agissant d’une nécrologie digne de ce nom. Sauf que la date de ce décès se place dans la nuit du 29 au 30 Janvier 2021. Force est donc de reconnaître qu’à moins de lire « Le Monde » ou de venir dans l’Ouest plusieurs fois par an, vous n’entendrez parler que du « déclin des langues régionales », mais pas forcément des grands esprits qui d’ici, ont porté l’Histoire de France. Jugez-en plutôt :

Combien de vies peut-on faire tenir dans une seule ? Combien de passions ? Michel Le Bris s’est astreint à multiplier les unes et les autres sans compter, lui qui fut écrivain, éditeur, journaliste, directeur de festival, après avoir été militant d’extrême gauche – et sans jamais cesser d’être un fameux connaisseur du romantisme allemand comme du free-jazz, de la piraterie et des explorateurs en tout genre, un amoureux jamais las de la baie de Morlaix qui l’avait vu naître, en même temps qu’un fou de voyages et particulièrement d’Amérique.

Michel Le Bris est mort dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 janvier à l’âge de 76 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué publié sur le site du festival Etonnants Voyageurs, dont il était le fondateur. Né de père inconnu, à Plougasnou (Finistère), le 1er février 1944, dans une famille pauvre mais où les livres ont leur place, il est très tôt un élève exceptionnel encouragé par ses instituteurs. Pour combler les attentes de sa mère, justifiera-t-il par la suite, et tout en étudiant la philosophie, il entre à HEC, dont il sort diplômé en 1967, année où il devient rédacteur en chef de la revue Jazz Hot en même temps qu’il participe aux débuts du Magazine littéraire, aux côtés de Jean-Jacques Brochier.

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Bientôt se produit le premier grand coup de tonnerre de sa vie avec Mai 68, qu’il décrira comme « une aventure intellectuelle exceptionnelle » et « un moment de grâce » dans Nous ne sommes pas d’ici (Grasset, 2009). Débute alors son histoire au sein de l’organisation Gauche prolétarienne (GP), qui le fait connaître, quand, en 1971, il prend la tête du journal La Cause du peuple à la suite de Jean-Pierre Le Dantec, incarcéré. Il est à son tour condamné à huit mois de prison pour « délit d’opinion ». Les murs de Paris se couvrent aussitôt du slogan « Libérez Le Bris et Le Dantec. » Jean-Paul Sartre, inembastillable, succédera aux deux Bretons.

De la Gauche prolétarienne à « Libération »

Après sa sortie de prison, le compagnonnage entre Le Bris et l’auteur des Mots passe par la collaboration à J’accuse, le mensuel de la GP, avec laquelle il rompt bientôt, puis par sa participation active à la création du journal Libération, en 1973.

L’année suivante, Le Bris et Sartre, rejoints par Le Dantec, lancent une collection de livres de reportages, « La France sauvage », successivement accueillie par Gallimard et par Les Presses d’aujourd’hui. Sa carrière d’éditeur l’emmènera chez Payot, Phébus, Flammarion, où il crée la collection « Gulliver », puis chez Hoëbeke (« Étonnants voyageurs », bien sûr).

S’il a fait paraître comme auteur quelques textes depuis 1970, il estime que son premier livre d’importance est L’Homme aux semelles de vent, qui sort en 1977 chez Grasset. Le premier d’une série de manifestes qu’il consacrera à une « littérature aventureuse » ; un ouvrage, aussi, témoignant de la distance prise avec tout dogmatisme politique. Il y affirme que l’héritage de Mai, pour lui, est d’avoir rendu possible « le retour à la fiction et au poème ».

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Il y évoque aussi les romantiques allemands, et leur pari sur l’imagination créatrice – il y reviendra dans Le Paradis perdu (Grasset, 1981) puis dans le Journal du romantisme (Skira, 1981). Son livre suivant, La Porte d’or (Grasset, 1986), naît d’un long voyage en Californie, qui lui permet d’exhumer un inédit de Robert Louis Stevenson, avant qu’il ne publie sa correspondance, et ne se démène au fil des ans pour faire mieux et plus lire celui auquel il consacre Pour saluer Stevenson (Flammarion, 2000)

Pour une « littérature-monde »

Sans conteste, cependant, l’une des grandes aventures de sa vie est le festival Étonnants Voyageurs, qu’il crée en 1990 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et qui deviendra le plus gros rassemblement de lecteurs de l’Hexagone, après le Salon du livre de Paris.

Se tenant invariablement le week-end de la Pentecôte, la manifestation rassemble d’abord une bande de copains, autour de Nicolas Bouvier (1929-1998) et de son Usage du monde, vade-mecum de Michel Le Bris. Lire aussi  Étonnants Voyageurs, un festival littéraire en ciré jaune

Étonnants Voyageurs ne cesse de prendre de l’ampleur, s’ouvre aux expositions de photos, aux films, aux documentaires, se décline à l’étranger – Bamako, Dublin, Sarajevo, Port-au-Prince, Haïfa… En 2007, avec son complice Jean Rouaud, il lance, contre le concept de littérature « francophone », le manifeste « Pour une “littérature-monde” en français », d’abord publié le 16 mars 2007, dans Le Monde, et signé par quarante-quatre auteurs.

En 2015, il transmet le flambeau de Saint-Malo à sa fille Mélani. Son dernier essai, Pour l’amour des livres (Grasset, 2019), est un « acte de remerciement » à l’égard des textes qui l’ont construit. Et qui n’ont jamais cessé de passionner celui qui a toujours voulu, comme l’exhortait Mai 68, mettre l’imagination au pouvoir.

Michel Le Bris en quelques dates

1er février 1944 Naissance à Plougasnou (Finistère)

1971 Directeur de La Cause du peuple, il passe huit mois à la prison de la Santé

1977 L’Homme aux semelles de vent (Grasset)

1990 Première édition du festival des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo

2007 Manifeste « Pour une “littérature-monde” en français »

2008 La Beauté du monde (Grasset)

30 janvier 2021 Meurt à Janzé (Ille-et-Vilaine)

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Juillet 1690. Le « mauvais roi ».

C’est un 12 juillet, en 1690 qu’eut lieu la bataille de la Boyne, en Irlande, opposant les forces jacobites aux forces loyalistes. C’est une bataille majeure des révoltes jacobites, nous vous invitons à découvrir l’histoire de cet affrontement.

La lutte séculaire entre catholiques et orangistes.

  1. Le CONTEXTE

1680 : la Grande Bretagne est déchirée par un conflit opposant les britanniques catholiques, aux britanniques protestants. A cette époque, Jacques II d’Angleterre règne sur le pays, et tente vainement d’écraser la monté du protestantisme… jusqu’à ce que Guillaume III d’Orange, un protestant, parvienne à le détrôner en 1688, à l’occasion des Glorieuses Révolutions.

Ne pouvant plus lutter pour reprendre le trône d’Angleterre, Jacques II fuit le pays pour se réfugier en France. Il rencontre alors Louis XIV, qui lui fournit des officiers français et des armes pour reconquérir le trône. (Louis XIV agit ainsi afin d’obtenir un plus grand contrôle sur l’Angleterre, et par la même occasion, soutenir le catholicisme, alors menacé par le protestantisme.)

Jacques II d’Angleterre part donc vers l’Irlande à la tête de 7. 000 soldats français et débarque à Kinsale en mars 1689. Il y reçoit le soutien du Comte de Tyrconnel, qui met à sa disposition son armée. Désormais, Jacques II est à la tête d’une armée franco-jacobite de plus de 23 000 hommes forts entraînés, possédant l’expérience du terrain et du maniement des armes. Il s’empresse de convoquer le Parlement largement catholique afin que les députés abrogent la loi d’occupation installée par les colons protestants.

Jacques II dirige son armée en Ulster, où se tient l’essentiel de la communauté protestante. Mais les protestants tiennent solidement leurs positions, et Jacques II ne parvient pas en avril 1689, à prendre Londonderry, ni Enniskillen. Jacques II se retire alors de la province du nord. Guillaume d’Orange III, le nouveau roi d’Angleterre, décide d’agir, et de ne plus ignorer la menace irlandaise menée par Jacques II. Celui-ci nomme Marshal Schomberg pour commander toute une armée et écraser ainsi les troupes de Jacques II.

En août 1689 Marshal Schomberg débarque à Bangor avec 20. 000 hommes et, aidé des troupes d’Ulster il repousse le front jusqu’à Dundalk. La retraite de l’armée irlandaise prend la direction de Dublin mais aucune bataille n’est livrée et les deux armées prennent leurs quartiers d’hiver.

Le 14 juin, c’est une armée forte de 36. 000 hommes qui marche sur Dublin. Malgré quelques résistances rencontrées près de Newry l’armée de Jacques II est repoussée jusque sur les rives de la Boyne… C’est à cet endroit, que se déroule la célèbre Bataille de la Boyne.

2. DÉROULEMENT DE LA BATAILLE DE LA BOYNE

Vue de la bataille de la Boyne.

La charge est donnée à 4h du matin le 12 juillet 1690 sur un passage guéable de la rivière à la hauteur du village de Oldbridge par l’infanterie. Un détachement de la cavalerie et de l’infanterie lance une attaque foudroyante, coupant toute possibilité de retraite aux troupes de l’armée irlandaise. L’effectif de l’armée de Guillaume III est à ce moment supérieur de 13.000 hommes à celui de Jacques II (36.000 soldats contre 23.000 pour Jacques II).

La fin sonne alors pour l’armée irlandaise. Les pertes humaines sont considérables, et Jacques II ne parvient pas à tenir tête à l’armée britannique. Les jacobites sonnent la retraite en début d’après-midi, et fuient en direction de Dublin pour alerter les habitants de leur défaite, et de l’approche du roi d’Angleterre.

Le 16 juillet Guillaume III, entre dans Dublin où il donne ses remerciements pour sa victoire à la « Christ Church Cathedral ». Il rend également honneur à Marshal Schomberg, commandant des opérations, mort au combat durant la bataille.

Cette défaite sonne pour les irlandais comme la fin de leur lutte pour l’indépendance de l’île d’Irlande. Jacques II s’exile en France définitivement, de peur des représailles britanniques, et les irlandais catholiques commencent à subir les discriminations des protestants.

La plupart des soldats irlandais survivants s’engageront dans des troupes européennes, surtout françaises. Ces mercenaires seront appelés les “Oies Sauvages”.

3. CONSÉQUENCES

Bien que cette bataille soit aujourd’hui lointaine, elle est la source d’un conflit encore actuel qui sévit aujourd’hui en Irlande du Nord. Les Orangistes (Loyalistes Protestants), n’ont de cesse d’affronter les catholiques, et de les provoquer en commémorant cette bataille par des défilés.

Donnez-nous aussi votre ressenti… ces petits gestes nous encouragent à continuer le travail de vulgarisation de la culture franco écossaise : AssoSaorAlba et sur notre site web : www.saor-alba.fr

Mon commentaire : cette histoire est loin d’être terminée. Les conflits s’intensifient entre la République d’Irlande (les catholiques du sud) et l’Ulster la « majorité protestante du nord », schématiquement autour de Belfast ou Londonderry. Le statu quo ante adopté suite aux morts du Bloody Sunday avait permis des échanges pacifiés à la frontière entre les 2 Irlandes. Patatras ! pour cause d’accord bancal lié au Brexit… Autre débat : même minoritaire, les catholiques d’Irlande du Nord continuent à faire… des bébés ! Une minorité en passe de devenir majoritaire ?… A suivre !

Ajoutons que pour tout simplifier, Nicola Sturgeon (1ère Ministre écossaise), rappelle régulièrement que sa nation, l’Écosse s’est prononcée à 55 % en faveur de l’Union Européenne, et revient régulièrement à la charge auprès de Boris Johnson, sur la nécessité d’avoir recours à un 2nd referendum, précisément à cause du conflit irlandais… Vous vous demandez d’où tout cela est parti ? C’est très simple ! Guillaume Le Conquérant, le fils « bâtard d’Arlette » décide en 1066 d’aller conquérir son trône manu militari. Parti de Dives sur Mer (14) il remporte la victoire à Hastings, et une célèbre tapisserie de 70 m de long, installée à Bayeux ! Longue vie à tous ceux qui célèbreront son 1000e anniversaire.

L’ours.

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Une belle soirée !

« Les BCN » étaient visiblement heureux de se retrouver, avec armes et bagages, pour vérifier les usages oubliés d’une salle de conférence, d’un vidéoprojecteur, puis de se retrouver autour d’un repas et d’un verre : il faut dire que ce n’était pas arrivé depuis les conférences de Jérôme sur les risques climatiques… Une éternité, comme dit Joe Dassin.

Plus que de plus long discours, voici ce que nous avons décidé et validé : et bien d’autres choses encore… mais l’urgence est bien d’aller à la rencontre de notre public, et pour cela de trouver une présentation plus conforme à ce que nous sommes vraiment, c’est-à-dire une équipe bienveillante de préparation à l’insertion, au retour à l’emploi.

Toute « la promotion Découverte 2021 » a retrouvé ou est en passe de retrouver la voie de l’emploi, en tout cas, nous ne relâchons pas notre effort ; néanmoins, il faut être lucide, une partie de l’énergie de la formation provient du groupe, et il est donc nécessaire de penser notre recrutement 2022. Et bon vent à : Françoise, Jérôme, Zélina, Murielle, Hugo, Marie-Claire, Moïse, Patricia, Sébastien et Sophie ! A noter, et c’est très sain, que n’ayant plus le souci de la précarité et de la recherche, les anciens « apprenants » deviennent les nouveaux bénévoles.

Revenons à notre calendrier : nous avons donc rendez-vous le dimanche 12 Septembre 2021 au Parc de la Toison d’or à Dijon : la volonté de l’organisateur (La Ligue de l’enseignement) est de faire de cet événement un rendez-vous festif et ludique. Notre but sera ce jour-là de convaincre et d’embarquer les nouveaux arrivants sur le marché de l’Emploi dijonnais, et cela quasiment sans flyer, mais des « billets d’entrée » : des invitations, si l’on préfère, car le jeudi 16 septembre, nous lancerons un cycle issu du projet de Jef, modifié à la marge pour s’adapter aux contributions d’Hélène et de Juliette.

Bien entendu, nos autres actions sont cohérentes avec ce souci de développement, et notamment, le travail de « Relations Publiques », auprès des nouveaux élus sortis des urnes départementales et régionales. Il se trouve que nous y avons déjà des amis, à entretenir donc, et d’autres à cultiver.

Enfin, le calendrier budgétaire a été bousculé cette année en raison des contraintes sanitaires et desdites élections, ce qui laisse un peu de temps et de sérénité pour mettre en forme notre projet 2022. (Les autres années, cela devrait déjà être bouclé). Du coup, une suggestion intéressante a été faite par Jef, et que nous allons mettre en oeuvre : demander au Pôle Économie Sociale et Solidaire un D.L.A. (Dispositif Local d’Accompagnement). Bonne idée !

En résumé, retroussons-nous les manches, innovons, soyons à l’écoute de notre public, de notre territoire ! Une illustration ? Nos amis et partenaires de l’AFPA de Chevigny nous proposent d’aller ensemble à la rentrée déjeuner dans le parc pour visiter les installations de leur « école hôtelière ». Grand merci à Isabelle et Tracey de leur soutien constant, avec plaisir ! D’ici là, bonnes vacances à tous !

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Éditorial : le journal du S2.

Au travail !

Nous sommes devant une échéance importante pour l’association BCN : lors de notre Assemblée Générale, notre Trésorière sortante Danièle nous avait recommandé de « développer nos Relations Publiques », car selon elle, BCN dispose maintenant d’une assise et d’une solidité financière, qui nous crée des devoirs, en raison de notre taille bien sûr, mais aussi afin de poursuivre notre développement.

Par où faut-il commencer ? Nous espérons consolider nos partenariats avec les Maisons de l’Emploi, car c’est d’elles que notre objet social est le plus voisin : notre public est le même, ses motivations également. C’est pourquoi nous leur avons proposé d’associer leurs usagers à notre programme de formation « Panoplie »

Dans la continuité, nous participons aujourd’hui à l’Assemblée Générale de la Mission de l’Emploi Rurale de Beaune, partenariat de plus d’un an maintenant. Cette action valorise tout autant les jeunes qui bénéficient de nos conseils bienveillants tous azimuts, que nous-mêmes, bluffés parfois par l’authenticité, la naïveté et la pêche de ces jeunes. Face aux nombreux embranchements de la vie, ils ont besoin d’un aiguillage. Et pour BCN, l’apport est celui de l’identité et de l’empreinte.

La phase « technique et stratégique » de l’élaboration du budget passe tout d’abord par l’élaboration du Budget prévisionnel 2021, puis la valorisation des actions nouvelles. C’est de cela que nous devrons discuter librement le 8 Juillet : quelles sont nos principales résolutions ? Quelles inflexions pour 2022 ? Comment valoriser ces évolutions et construire leur financement ? Au cours des années passées, nous avons tenté à 2 reprises le « crowdfunding » : qu’en pensent nos adhérents et nos partenaires ?

D’ores et déjà, il nous faut reprendre l’initiative auprès de la Conseillère Régionale de notre secteur de l’insertion, Océane Charret-Godard, dès qu’elle aura été confirmée dans ses fonctions, ce qui ne fait guère de doute. Grâce à Angelo, nous disposons maintenant d’un contact à la Mission Locale de Dijon, ainsi que du responsable de Créativ’ : du grain à moudre, donc. Bien sûr, nous n’oublions pas les rendez-vous avec les nouveaux Directeurs de l’INSEE et de l’APEC, prévus dans l’été.

Nous reviendrons avec Françoise en fin de semaine sur les travaux de préparation du Grand Déj’, pour lequel une réunion physique sur site est prévue ce mardi 29 à 18 heures au Parc de la Toison d’Or. Il nous reste quelques idées sur le feu,… à affiner bien sûr avec les intéressés.

Et pour rester dans le rythme « Un jour, une action », Florence participe le 2 juillet à l’Assemblée Générale d’Accords Majeurs, l’organisme de formation de la Rue de Jouvence, Hélène et moi-même animerons le 1er l’atelier débriefing d’AEC, en physique, à la M.D.A. que vous connaissez bien : Mes points forts, mes projets, mes envies.

Juliette s’est emparée de l’étude de refonte du site Web : nous avons pu tester en réel la complémentarité de la Plateforme AEC réservée à la formation, avec le site « Vitrine » d’Action Emploi Cesson. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : nous pouvons faire réaliser un site où les moteurs de recherche « conduisent » naturellement les nouveaux arrivants, il faudra également réfléchir à notre « Nom de Domaine » et à son référencement : faudra-t-il garder bourgognecollaborativenetwork ?

Pour conclure, quelques extraits du document d’Assemblée Générale de France Bénévolat, pour laquelle nous avions donné pouvoir :

  • Bien que nombre d’associations aient cessé toute activité en raison du confinement, les contacts se sont maintenus activement en 2020.
  • Le projet associatif de France Bénévolat se décompose en 3 missions : la promotion du bénévolat, l’accueil des associations qui offrent des missions, la diffusion des bonnes pratiques du bénévolat associatif.

Du coup, cela se traduit dans l’organisation de l’Asso par un organigramme logique et cohérent :

  • Promotion du bénévolat.
  • Communication et relations extérieures,
  • Formation et conseil,
  • Administration, finances et vie associative.

Voilà un exemple à intégrer dans nos discussions, d’autant que nous disposons depuis mars d’un 4e pôle « musclé », et j’en veux pour preuve le travail solide de nos trésorières, qui viennent d’achever la mise en place de Payasso ; désormais, notre trésorerie sera simplifiée et optimisée ! Désormais, votre adhésion par carte et nous permettra un suivi de vos encaissements grâce à un outil de reporting transmis quotidiennement. 

https://www.payassociation.fr/bcn/payadhesion

Beau travail, un grand merci à tous !

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A quoi sert / où va BCN ?

Rien ne prédestinait l’atelier Découverte d’hier soir à une telle intensité ! Nous savions que nous ne serions pas nombreux, car de plus en plus d’adhérents de BCN retrouvent une activité, et les « permanents » n’en manquent pas non plus. Mais ce qui a amorcé les débats « Qui sommes- nous ? Où allons-nous ? Quels vont être les objectifs de l’Association ? » est certainement l’équilibre entre les bonnes et moins bonnes nouvelles. D’où cet échange dont nous avons gardé archive.

En accueillant hier soir les retours positifs reçus le jour même pour Sébastien et Sophie, – nos plus sincères félicitations à eux deux ! l’affaire se conclura autour des productions locales – le groupe a été conduit à réfléchir à ses propres échecs et succès, et plus encore, à la frontière entre l’échec et le succès… Que s’est-il passé entre le moment où nos adhérents s’inquiétaient de ne jamais obtenir d’entretiens, puis le niveau 1 d’en obtenir en nombre significatif, puis le niveau 2 d’aller « en finale » et enfin le « Graal » (Niveau 3), celui où on est enfin le lauréat ? La réponse BCN/AEC :

Le lauréat est une seule et même personne, un ensemble, un tout : l’ensemble de ses ressources était présent à sa disposition, parfois inhibé par un « plan de classement » insuffisant, un certain manque de confiance en soi… Une chose est sûre : nous n’avons rien changé, tout au plus révélé !

Prenons un exemple : un de nos lauréats, très talentueux, s’inquiétait d’être régulièrement retenu pour les finales (niveau 2). Pourquoi jamais plus loin ? Que se passait-il au cours de la finale ? Il est probable qu’une part de « doute », d’incertitude se lisait dans la communication non verbale ; ce point qui, vu de l’employeur est insupportable. De plus en plus, celui-ci n’accepte aucun « risque de recrutement », et donc va sécuriser tous les points, conforté en ce sens par la pression du marché. C’est la nouvelle forme du mouton à 5 pattes.

Comment lutter ? Idéalement, il faudrait instiller du sucré-salé dans la recette : je suis très bon dans mon domaine « coeur de métier », mais l’environnement évolue, les outils numériques automatisent certains process, je me suis donc intéressé à telle ou telle partie du processus Achats – Export – RSE… et me suis donc inscrit à tel MOOC, ou formation courte (MEDEF ou CCI). Ainsi, le candidat prend les devants, face à une « fausse barbe de simple précaution ».

Dans mon exemple, le réalisme affiché rassure le recruteur dans 99 % de cas. Et c’est sans doute ce qui s’est passé.

Autre enseignement de la formation AEC : vous n’êtes (en tant que candidat) que 30 % du problème. Autant dire que de se miner sur les « causes d’un soi-disant échec » n’ont que peu de réalité, si vous ignorez qui est le candidat retenu, et les raisons DEFINITIVES qui ont fait pencher la balance.

En guise de transition vers les futurs objectifs de BCN, le mot-clé serait sans doute la préparation : un de mes anciens directeurs disait : « nul ne peut prétendre savoir nager avant d’avoir traversé le Grand Bain des dizaines de fois ». D’où les entretiens individuels, les simulations, les entretiens inversés… et le collectif ! C’est en vous frottant aux objections, critiques, suggestions mais aussi encouragements de vos pairs que vous serez à même d’ajuster puis de placer chaque pièce de votre puzzle.

C’est ce qui fait de BCN un organe spécifique, différent de l’APEC, des Maisons de l’Emploi : une sorte d’Auberge Espagnole, BCN c’est vous ! Votre capital de positivité, de solidarité, d’empathie est en soi suffisant pour justifier que l’idée se poursuive. Et c’est ce discours que nous allons tenir à nos partenaires ! Voici le projet que nous leur avons présenté.

Bien entendu, la période estivale ne se prête guère aux grands-messes : d’où un démarrage « en pente douce », qui devrait accueillir les nouveaux arrivants dijonnais dès le Grand Déj’ du 12 Septembre. Ensuite, pleine balle jusqu’à Noël ! Mais pour l’instant, je me contenterai d’un mantra chenevelier : « Le guerrier qui a le ventre plein, ne cherche pas de noises à son voisin ».

Et voici, en complément de ses remerciements sur LinkedIn, un joli témoignage de Françoise :

Bonjour Antoine,

  • 1ère semaine de travail formidable et enthousiasmante. Accueil et intégration vraiment bien organisés, à la fois pour mettre en confiance et délivrer les premières infos. Belles rencontres, beaux projets, programme de la semaine prochaine déjà bien rempli !!! Je serai très heureuse de partager tout cela avec vous tous, en résumé parce que c’était incroyablement dense !
  • J’ai bien  pensé à vous (si, si) le jeudi 3 juin à l’occasion des JPO à l’AFPA, et je suis très contente que les objectifs de cette participation aient été atteints.
  • Je suis en revanche très triste de t’annoncer que je ne pourrai pas être des vôtres le jeudi 8 juillet prochain lors de la plénière et du repas du soir au Remparts….je serai en déplacement à Toulouse à cette date.

Bon weekend, et à très bientôt, Françoise.

Du coup, que voilà une transition magnifique : réservez la date ! C’est dans un mois, et il va nous falloir négocier les formules de menu, et serrer les prix ! Et si la soirée intéresse vos familles, elles sont les bienvenues.

L’ours.