Economie·Société

Pourquoi la réouverture ne suffit pas à sauver l’économie ?

New-York Public Radio.org, 23 juin 2020 · Extrait de la newsletter de Planet Money Par Greg Rosalsky

Brooklyn Heights se trouve en face de l’East River de Lower Manhattan. Il est rempli de pierres brunes de plusieurs millions de dollars et – généralement – de Range Rover, de Teslas et de BMW. De nos jours, il est facile de trouver un parking. Les pierres brunes sont pour la plupart sombres la nuit. L’endroit est une ville fantôme. Et les restaurants de sushis, les studios de Pilates, les bistrots et les bars à vin du quartier sont fermés ou presque vides. C’est un microcosme pour ce qui a été le moteur de la récession pandémique : les riches ont cessé de sortir, détruisant des millions d’emplois.

New York Public Radio

C’est l’un des éléments clés d’une étude à succès qui a été abandonnée à la fin de la semaine dernière par un groupe d’économistes dirigé par Raj Chetty de l’Université de Harvard. Si vous ne savez pas qui est R. Chetty, il est un peu comme le Michael Jordan des politiciens. C’est un économiste vedette. Lui et ses collègues assemblent et analysent d’énormes ensembles de données et fournissent des informations qui modifient régulièrement les débats économiques fondamentaux sur les inégalités et les opportunités. Cette nouvelle étude se concentre sur l’impact économique du COVID-19 et la réponse du gouvernement. Pour nous, les nerds, c’est comme le septième match de la finale de la NBA, et Chetty vient de se précipiter à un moment crucial pour en perdre quelques trois.

Le jour de la sortie de l’étude, Chetty a participé à un webinaire Zoom parrainé par le Bendheim Center for Finance de l’Université de Princeton. Vêtue d’une chemise à col blanc avec des étagères comme toile de fond, Chetty nous a guidés tout au long de l’étude. Les données ? Seigneur. Ils ont rassemblé plusieurs nouveaux ensembles de données gigantesques d’entreprises privées, y compris des processeurs de cartes de crédit et de débit et des sociétés nationales de paie. Les données sont toutes disponibles gratuitement en ligne, mises à jour en temps réel et présentées sous une forme facilement digestible. Chetty et son équipe ont tout analysé pour donner un aperçu précis des dépenses de consommation, de l’emploi et de l’impact géographique de la crise. L’étude représente une avancée pour l’économie en tant que science, et elle contient quelques bombes.

Tout d’abord, les dépenses de consommation. En règle générale, a déclaré Chetty, les récessions sont entraînées par une baisse des dépenses en biens durables, comme les réfrigérateurs, les automobiles et les ordinateurs. Cette récession est différente. Il est principalement motivé par une baisse des dépenses dans les restaurants, les hôtels, les bars et autres établissements de services qui nécessitent un contact en personne. 

Nous le savions déjà un peu. Mais ce que montrent les données de l’équipe, c’est que cette baisse des dépenses se fait principalement dans les codes postaux riches, dont les entreprises ont vu leurs revenus chuter de 70%. Cela se compare à une baisse de 30% des revenus pour les entreprises dans les codes postaux les plus pauvres.

Deuxièmement, les emplois. Cette baisse de 70% des revenus des entreprises aux codes postaux riches a conduit ces entreprises à licencier près de 70% de leurs employés. Ces employés sont pour la plupart des travailleurs à bas salaire. Les entreprises des codes postaux les plus pauvres ont licencié environ 30% de leurs employés. L’essentiel, a déclaré Chetty dans sa présentation, est que « les réductions des dépenses des riches ont conduit à des pertes d’emplois principalement pour les personnes à faible revenu travaillant dans les zones riches ».

Troisièmement, l’effort de sauvetage du gouvernement. Ils trouvent que cela a pour l’essentiel échoué. Le programme de protection des chèques de paie de 500 milliards de dollars, qui a accordé des prêts-subventions aux entreprises de moins de 500 employés, ne semble pas avoir fait grand-chose pour sauver des emplois. Lorsque les chercheurs comparent les tendances de l’emploi des entreprises de moins de 500 employés avec celles qui en ont plus, les petites entreprises éligibles au PPP ne voient pas de relance relative après l’entrée en vigueur du programme. Il semble que le programme n’a pas fait son travail de sauvegarde d’emplois. Pendant ce temps, les contrôles de relance, tout en augmentant les dépenses, n’ont pas eu beaucoup d’effet stimulant, car les dépenses étaient principalement destinées à de grandes entreprises comme Amazon et Walmart. L’argent n’a pas été versé aux entreprises de services en personne les plus touchées par le ralentissement. Dans l’ensemble, le plan de sauvetage fédéral, selon eux,

Enfin, il y a des réouvertures autorisées par l’État : elles ne semblent pas non plus stimuler l’économie. Chetty et son équipe comparent, par exemple, le Minnesota et le Wisconsin. Le Minnesota a autorisé la réouverture des semaines avant le Wisconsin, mais si vous regardez les habitudes de dépenses dans les deux États, le Minnesota n’a vu aucune augmentation par rapport au Wisconsin après sa réouverture. « La raison fondamentale pour laquelle les gens semblent dépenser moins n’est pas à cause des restrictions imposées par l’État », a déclaré Chetty. «C’est parce que les gens à revenu élevé sont capables de travailler à distance, choisissent de s’isoler et sont prudents compte tenu des problèmes de santé. Et à moins que vous ne résolviez fondamentalement ce problème, je pense que la capacité de redémarrer l’économie est limitée.

Tant que les gens riches auront peur du virus, ils ne sortiront pas et ne dépenseront pas d’argent, et les travailleurs du secteur des services continueront de souffrir. 

Les travailleurs à faible revenu – en particulier ceux dont l’emploi est axé sur la fourniture de services dans les zones urbaines riches – sont dans une période de turbulences. Bon nombre de ces travailleurs reçoivent une bouée de sauvetage sous forme d’assurance-chômage, mais certaines de ces prestations expireront bientôt si le gouvernement fédéral n’agit pas.

Les économistes ont appris des chocs antérieurs comme celui-ci que le marché du travail ne s’y règle pas facilement. Les travailleurs ont du mal à se déplacer et à se recycler. Par exemple, après que plus d’un million d’emplois manufacturiers se soient évaporés dans la ceinture de rouille avec l’explosion des importations chinoises au début des années 2000, les gens sont restés dans les endroits qui ont perdu des emplois et n’ont pas réussi à en trouver de nouveaux, et beaucoup d’entre eux, désespérés, ont fini par se tourner vers l’alcool et les opioïdes, avec des résultats tragiques.

Chetty et son équipe concluent que les outils traditionnels de la politique économique – réductions d’impôts et augmentation des dépenses pour stimuler la demande – ne sauveront pas l’armée des chômeurs. Au lieu de cela, ils disent que nous avons besoin d’efforts de santé publique pour rétablir la sécurité et convaincre les consommateurs qu’il est normal de recommencer à sortir. D’ici là, soutiennent-ils, nous devons étendre les prestations de chômage et fournir une aide pour aider les travailleurs à faible revenu qui continueront de lutter dans l’économie pandémique.

Le mois prochain, les allocations de chômage financées par le gouvernement fédéral adoptées par le Congrès pour aider les Américains pendant la pandémie sont sur le point d’expirer . Cette étude révolutionnaire fournit un argument solide à Washington pour envisager de les étendre.

Greg Rosaslsky

Depuis 2018, Greg Rosalsky est écrivain et reporter à Planet Money de NPR. (New York Public Radio).

Avant de rejoindre NPR, il a passé plus de cinq ans chez Freakonomics Radio, où il a produit 60 podcasts téléchargés près de 100 millions de fois. Celles-ci comprenaient un exposé des dommages que les subventions à la réalisation cinématographique ont sur les travailleurs américains des effets visuels, une plongée en profondeur dans les succès et les échecs du modèle de fabrication allemand et une introduction à l’économie comportementale , qu’il a écrite comme une satire de la pensée économique traditionnelle. Parmi les épisodes les plus populaires de l’émission, il y avait ceux qu’il a produits sur les finances personnelles, y compris un sur les raisons pour lesquelles c’est une mauvaise idée pour les gens de choisir des actions .

Rosalsky a écrit des articles indépendants pour un certain nombre de publications, notamment The Behavioral Scientist et Pacific Standard . Un article qu’il a écrit sur les inégalités alimentaires à New York a été anthologisé dans Best Food Writing 2017 . Rosalsky était chercheur à la Maison Blanche pendant les premières années de l’administration Obama.

Il a obtenu une maîtrise à la Woodrow Wilson School de l’Université de Princeton, où il a étudié l’économie et les politiques publiques.

Actualités & News·L'éditorial

Éditorial : à vos tablettes !

Voici une nouvelle qui devrait faire plaisir à tous ceux qui « rongeaient leur frein » : l’heure de la reprise est pour bientôt ! Et plus précisément, B.C.N. vous donne rendez-vous pour une plénière PHYSIQUE le jeudi 27 Août à partir de 17 h 30, et jusqu’à 20 heures. Pourquoi cet horaire étendu ? Un certain virus… pas de dessin : le port du masque sera obligatoire, durant le temps de l’installation dans la grande salle du rez-de-chaussée de la Maison des Associations, la R03. C’est pourquoi la disposition de la salle, avec respect des distances minimales, prendra un certain temps.

Et pour finir sur cette question de Covid 19, le port du masque durant toute la durée de la réunion est ensuite sous la responsabilité du bureau : autant dire que la qualité de l’aménagement obtenu dans la salle de réunion sera décisive. C’est pourquoi nous comptons sur votre sens des responsabilités… et sur vos biceps !

Mais ce n’est pas tout : la question centrale de l’ordre du jour sera l’animation. Que voulons-nous faire de ce prochain quadrimestre ? Nombre d’idées et de suggestions circulent, quelques dates ont été arrêtées et validées. Malgré tout, l’agenda n’est pas suffisamment copieux, en raison des événements annulés. A nous de nous retrousser les manches, pour bâtir ce plan de contacts qui valorise A LA FOIS, les membres de BCN à titre individuel, en portant attention à leur projet professionnel, et le collectif qui fait votre pedigree « BCN, voilà des gens qui prennent leur destin en mains… »

Un dernier mot : nous sommes assurés de bénéficier de la présence d’un ou plusieurs invités. C’est donc pour nous tous l’occasion de faire découvrir l’association, à vos relations, vos connaissances, vos amis… A vous de jouer !

L’Ours.
Actualités & News·L'éditorial·Prospective

A quoi sert B.C.N. ?

En pleine préparation des dossiers budgétaires 2021, je me suis intéressé à nos (premiers) débats fondateurs ; beaucoup d’éléments-clés étaient déjà présents en 2015, beaucoup de péripéties intervenues depuis, s’expliquent par des débats non tranchés ou demeurés flous dès l’origine. A la lumière de ces échanges déjà virulents et passionnés, nous organiserons fin août une plénière (à 10 ?) et une visio pour se synchroniser à nouveau sur notre fil rouge.

Les fondations.

Atelier du 29 Janvier 2015 destiné à éclairer les choix de BCN sur l’intérêt de créer une Association.

Le paysage administratif et règlementaire.

La dernière réunion de BCN a mis en évidence les nombreux tâtonnements, regrets, retours des participants aux réunions sur le devenir du collectif. Selon Olivier Rouillard, beaucoup des orientations et/ou problématiques soulevées par le questionnaire avaient déjà été évoquées dans le passé, certaines testées, d’autres abandonnées.

Qu’il y ait débat dans un groupe n’est pas du tout malsain, si au bout du compte chacun adopte une attitude positive et constructive : attention au « On a déjà essayé, ça ne marchera jamais… »

Le débat sur les actions extérieures de BCN soulève le point d’une participation financière pour une présence aux réunions du MEDEF ou de la CGPME. D’où l’idée de préciser ce que seraient les conséquences d’une telle décision : si l’on décidait d’accepter le principe d’une participation payante, cela suppose collecte de recettes pour la financer : cotisations, subventions,…

L’organisme le plus simple pour répondre à ce besoin est l’Association Loi de 1901. Une association de personnes dont l’objet est licite, n’a quasiment qu’une seule obligation principale, celle de la transparence : obligation de publication au Journal Officiel, (comprenant l’objet, le siège, les statuts, l’identité des personnes chargées de sa gestion et de sa direction), tenue à jour de ses comptes, du registre des décisions prises,… et une séparation des fonctions minimale au sein du conseil d’administration.

En échange de ces obligations, somme toute assez simples, une association déclarée peut :

  1. Plaider devant les tribunaux.
  2. Posséder et administrer des biens.
  3. Agir en tant que personne morale, représenter un intérêt collectif.
  4. Percevoir des cotisations de ses membres.
  5. Recevoir des subventions.
  6. Recevoir des dons provenant d’établissements d’utilité publique.
  7. Recevoir des versements effectués par des entreprises, particuliers, autres contribuables.

Il est facile de chiffrer le budget minimum pour constituer une Association loi de 1901 : 44 €. C’est le tarif actuel pour une publication au Journal Officiel, suite à déclaration au Greffe des Associations de la Préfecture.

Les opportunités pour BCN.

Parmi ses membres, le groupe compte quelques personnes ayant une expérience du monde associatif, président, secrétaire, trésorier… Une base solide existe, l’objet social (la mission) sur lequel nous avons pas mal travaillé, la charte, de nature à fournir la trame des Statuts, et si besoin, du Règlement Intérieur. Le fonctionnement d’une Association Loi de 1901 distingue 3 organes :

  • L’Assemblée générale ; (ordinaire ou extraordinaire).
  • Le Conseil d’Administration, qui est la structure de décision permanente.
  • Le Bureau, qui en est l’émanation, chargée des affaires courantes.

On voit que cela pourrait correspondre assez facilement au mode de fonctionnement actuel de BCN : les personnes mandatées d’aujourd’hui seraient habilitées à agir au nom de l’Association demain, sous la seule condition de l’opposabilité aux tiers, c’est-à-dire, une décision en bonne et due forme figurant au registre des PV de délibération, et/ou une déclaration au greffe, pour une « personne chargée à un titre quelconque de la gestion ou de la direction ».

Pour faire quoi ?

Dans l’objet de l’Association, l’aspect interne nous semble maîtrisé :

  • Écoute, soutien.
  • Partage de compétences.
  • Partage d’expérience.
  • Rupture de l’isolement, convivialité.
  • Mise en relation vers les acteurs/interlocuteurs éventuels.
  • Connaissance des milieux économiques locaux.

La transition entre l’interne et l’externe s’ébauche comme ceci :

«L’échange étant reconnu comme source de progrès et d’enrichissement mutuel, l’Association BCN se donne pour objectifs de saisir toute opportunité pour créer, encourager, susciter la mise en relation de tous ses membres avec les acteurs et intervenants pertinents du tissu économique, afin de porter les perspectives d’emploi ».

D’où un objet externe, que nous avons ébauché, et qui reste à enrichir :

  • Développer une posture d’offreur de services de proximité territoriale :
    • Études, prospectives.
    • Diagnostics locaux,
    • Missions, projets.
  • Valoriser la force du réseau et du vivier de compétences de BCN.
  • Favoriser la mise en relation entre les attentes des acteurs économiques, et les compétences des membres de BCN.
  • Force de proposition, organisateur d’événements.
  • Ex : Rencontres sous forme « collaborative dating »
    • Étude GPEC territoriale : mobilités maîtrisables, contrats de pays.
  • Développer un rôle de fédérateur et d’interface :
    • Entre les élus et les cadres,
    • En partenaire de l’ANPE et de l’APEC (à clarifier),
    • En tant que détenteur de l’expertise RH en matière de formation.

Conclusion : « What else ? »

L’ensemble a plutôt bien résisté, il y manque cependant les rituelles : Qui – Quoi – Où – Quand – Comment – Combien – Pourquoi ? Les premières démarches à mener auprès de la Métropole, du Conseil Départemental, du Conseil Régional sont structurantes : quel est en effet le périmètre que nous visons, par quelles techniques allons-nous l’aborder ? Qui pour animer un tel projet l’année prochaine ?

Prenez soin de vous en attendant, gare aux U.V.!

L’Ours.
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La Côte d’Or, dynamisme urbain à l’est, petites centralités en décroissance à l’ouest

Département au coeur d’une région entrée en décroissance démographique, la Côte d’or est l’un des rares à gagner encore de la population.À l’échelon départemental, il symbolise les fractures territoriales d’une région industrielle, agricole et peu densément peuplée. Poumon économique et capitale régionale, la métropole dijonnaise porte largement cette croissance démographique. Pour autant l’emploi a reculé entre 2012 et 2017, en lien avec un déclin industriel prononcé. Portée par ses spécificités viticoles et touristiques, l’aire urbaine de Beaune bénéficie d’une dynamique économique plus marquée. Autour de Dijon et de Beaune, les territoires péri-urbains continuent à se densifier avec une économie en mutation. Enfin, les zones à l’ouest et au nord du département, plus isolées et maillées par des petites villes comme Montbard ou Châtillon-sur-Seine, poursuivent pour la plupart leur décroissance démographique et économique. Parties prenantes d’une vaste diagonale de territoires déclinants, elles restent des pôles d’emploi et d’équipement essentiels au service d’une population vieillissante. Juillet 2020 

Mélanie Bouriez, Charles Pilarski (Insee) 

Point de passage obligé d’une importante partie du trafic routier national et international, la Côte-d’Or est un carrefour entre l’Europe du sud au travers de l’axe Paris-Lyon-Marseille, et l’Europe de l’est via Besançon et la plaine d’Alsace. Elle bénéficie du développement de la métropole dijonnaise, capitale régionale, et également de celui de Beaune, seconde grande aire urbaine du département. 

La Côte-d’Or, moteur démographique et économique de la région 

Au cœur d’une région entrée en décroissance démographique, le département de Côte-d’Or reste un poumon démographique et économique. Au 1er janvier 2017, le département compte 6 400 habitants de plus que 5 ans auparavant (+ 0,2 % par an), pour un total de 533 800 habitants. Avec le Doubs, c’est le seul en croissance. Comme la région, le département est traversé par de multiples fractures territoriales.

Urbanisée à l’est, rurale à l’ouest.

Ainsi, de l’est au sud du département, la plaine de la Saône est très urbanisée et bénéficie d’un fort maillage routier comme ferroviaire. Elle concentre l’essentiel de la population, de l’emploi et des équipements. À l’inverse, le nord et une large moitié ouest, territoires de plateaux plus accidentés, sont structurés autour de petites villes à la population plus vieillissante qui animent de vastes territoires peu densément peuplés. 

Rôle déterminant de Dijon Métropole dans les dynamiques départementales.

Seule métropole de la région, l’intercommunalité de Dijon joue un rôle déterminant dans les dynamiques départementales et régionales. Son aire d’influence est considérable : son aire urbaine couvre 38 % de la superficie départementale et 75 % de sa population : 3/4 des communes de plus de 1 000 habitants en font partie. Cette concentration s’explique d’abord par la densité des axes de communication autour de la métropole, qui facilitent l’accès à Dijon et permettent de développer les villes alentours. 

Son positionnement géographique aux portes d’un vaste espace peu urbanisé à l’ouest et au nord, conforte son attractivité faute de concurrence avec d’autres pôles. La population de Dijon Métropole continue à augmenter. Entre 2012 et 2017, la collectivité a gagné 1 400 habitants par an, ce qui représente plus que les gains de population du département dans son ensemble. C’est grâce à un solde naturel largement positif que la population augmente, conséquence de la présence d’une population jeune. Les étudiants représentent près de 12 % des habitants. Ils bénéficient d’une offre de formation supérieure développée et diversifiée, notamment dans l’agro-alimentaire et le secteur médical. Avant le début des années 2010, les départs l’emportaient sur les arrivées. Le solde migratoire de Dijon Métropole s’est équilibré depuis. C’est une des conséquences des politiques locales visant à limiter la péri-urbanisation. L’attractivité de Dijon Métropole est d’abord extérieure au département : près des trois quarts des nouveaux arrivants ne résidaient pas en Côte-d’Or avant. Il s’agit souvent des populations originaires de  l’ancienne région Bourgogne ; en particulier des étudiants qui s’installent dans la commune de Dijon.

La Côte-d’Or, très urbanisée à l’est mais aux larges étendues peu denses à l’ouest.

L’attractivité économique de Dijon Métropole est importante. Le territoire concentre près de 60 % de l’emploi départemental. Les actifs viennent parfois de loin pour y travailler. Plus du tiers des emplois sont occupés par des  non-résidents, périurbains pour la majeure partie mais également habitants de Saône-et- Loire et dans une moindre mesure du Doubs et du Jura. L’appareil de production est diversifié : dans l’industrie (agro-alimentaire, chimie et pharmacie, équipements électriques, machines), les services marchands (commerces, banques et assurances, restauration, services aux entreprises), les services non-marchands (université, hôpital, emplois liés au statut de capitale régionale). Les emplois qualifiés, nombreux, sont en forte croissance : on compte plus de 1 000  cadres supplémentaires entre 2011 et 2016. 

Alors que la croissance démographique reste soutenue, Dijon Métropôle a perdu des emplois 

Dans la métropole dijonnaise, la croissance démographique est soutenue mais reste fragile. Le solde naturel décroît progressivement en raison du vieillissement de la population, qui touche tous les territoires. L’attractivité résidentielle s’est nettement redressée depuis le début des années 2010. Mais elle est dépendante des comportements de deux populations très mobiles : d’une part les étudiants qui sont certes nombreux à s’installer à Dijon, mais sont aussi nombreux à en partir ; d’autre part les couples, un peu moins nombreux à déménager, qui quittent la métropole pour s’installer en périphérie  afin de bénéficier de conditions de vie plus favorables.

L’emploi diminue dans la quasi totalité des territoires de Côte-d’Or, à Dijon comme ailleurs

Variation de l’emploi entre 2011 et 2016.

Par ailleurs, Dijon Métropole subit un ralentissement économique. Pour la première fois, l’emploi a diminué : près de 5 000 emplois en moins entre 2011 et 2016 (- 0,6 % par an). Les destructions ont été importantes dans l’industrie. Le secteur a perdu 3 500 emplois sur la même période, principalement ouvriers. En Côte-d’Or,Dijon Métropole n’est pas une exception. L’intensité de la désindustrialisation est particulièrement marquée. Les pertes dans la métropole représentent près des trois quarts des emplois industriels perdus dans le département. En 2016, pour la première fois, il y avait plus de cadres sur le territoire de Dijon Métropole que d’ouvriers. Mais contrairement à un département comme le Jura, la diminution de l’emploi industriel à Dijon comme en Côte-d’Or correspond plus souvent à des baisses d’effectifs qu’à des fermetures d’établissements. L’appareil de production reste donc relativement préservé. Malgré la croissance démographique, l’emploi public comme l’emploi présentiel ont diminué. Dans le même temps le secteur tertiaire, généralement très créateur d’emploi dans les métropoles, a stagné. En revanche, comme ailleurs, l’emploi de la sphère productive a été dynamique dans les services aux entreprises notamment dans la logistique. 

À l’inverse, l’économie de Beaune a tiré profit de sa spécificité viticole et touristique.

La zone de Beaune a connu dans le même temps une trajectoire plus favorable. Abritant un marché de l’emploi cinq fois plus petit que celui de la métropole dijonnaise, elle est l’une des seules zones de Côte-d’Or en expansion économique. Si l’emploi industriel s’est érodé comme ailleurs, toutes les autres activités ont été en croissance. La filière viticole, emblématique de ce territoire avec des appellations comme Meursault, Pommard ou Chassagne-Montrachet, a largement contribué à cette vitalité économique. Le secteur touristique et celui de la restauration ont également été très dynamiques, grâce au patrimoine historique et culturel de la cité. Établissement emblématique, les Hospices Civils de Beaune jouent à ce titre un rôle de premier plan dans ces trois activités majeures. 

Nuits-Saint-Georges, pôle secondaire de la zone beaunoise, partage en grande partie les caractéristiques économiques de la ville de Beaune. Économie encore plus spécialisée, portée quasi exclusivement par la viticulture, elle bénéficie également du développement des activités de la filière comme le transport, mais aussi les activités touristiques et culturelles

Malgré le dynamisme économique de la zone beaunoise, la population résidente tend à diminuer, le solde migratoire restant déficitaire. En effet les terrains disponibles  pour construire des logements sont peu  nombreux car largement mobilisés par l’activité viticole. Alors que la zone bénéficie de 1,3 emploi pour un actif résident, le dynamisme économique de Beaune a conduit à  une augmentation des navettes domicile-travail. Ces navetteurs habitent dans les territoires alentours à l’ouest (Nolay) et à l’est (Seurre). Mais les navettes se sont aussi développées depuis les zones plus peuplées  comme Dijon Métropole et surtout le nord de la Saône-et-Loire, particulièrement bien  reliées via les axes autoroutiers A31 et A6. 

Le développement des navettes domicile-travail.

Gevrey-Chambertin partie prenante du dynamisme économique de la dorsale Dijon-Beaune .

Contrairement à d’autres pôles d’emploi, une  part importante d’actifs résidant dans l’aire urbaine de Beaune travaillent dans d’autres territoires. Ces liens se sont renforcés au sud avec  la Saône-et-Loire, département avec lequel Beaune entretient des rapports privilégiés. Mais les navettes se sont surtout développées vers le nord, favorisées par le réseau routier et la ligne ferroviaire qui permet de relier Beaune à Dijon en une vingtaine de minutes.

Entre ces deux zones s’étend un territoire à dominante péri-urbaine dont Gevrey-Chambertin est la principale commune. Bipolarisé par Dijon et Beaune, il bénéficie directement de leur proximité. Près des deux tiers des actifs qui y résident travaillent hors de cette zone, bien souvent à Dijon Métropole ou près de Beaune. 

Mais contrairement aux autres territoires péri-urbains, la zone de Gevrey-Chambertin est la seule qui a conservé une économie productive importante. C’est d’abord une zone viticole de premier plan, avec des appellations de renommée internationale. Le secteur agricole qui représente 15 % de l’emploi a continué à y croître, comme à Beaune avec laquelle elle partage cette spécificité économique. Mais c’est aussi une zone où la logistique est en croissance. Elle représente un emploi sur six. Elle y est très implantée avec des établissements de grands groupes comme La Poste, SNCF ou Trans Europ Express. 

La dorsale économique qui s’étend de Beaune jusqu’à Dijon en passant par Gevrey- Chambertin forme un ensemble de plus en plus intégré. Pourtant péri-urbaine dans sa morphologie, la grande majorité des emplois situés dans la zone de Gevrey-Chambertin sont occupés par des non-résidents. Comme pour Beaune, les navettes se sont donc développées à la fois depuis, mais aussi vers cette zone. Ces territoires partagent la même orientation sectorielle viticole, avec un positionnement de haut de gamme qui explique leur dynamisme économique. Ils partagent aussi des caractéristiques sociales similaires, un niveau de vie élevé, une population jeune, vecteur d’un solde naturel en excédent, et une certaine forme de ségrégation résidentielle liée à une attractivité désormais limitée par des prix de l’immobilier élevés. 

Au sud-est et au nord de Dijon,une péri-urbanisation proche de la saturation

 Mis à part Gevrey-Chambertin dont la population a stagné, tous les territoires limitrophes de la métropole dijonnaise ont gagné de la population. La péri-urbanisation s’y est pour- suivie, à des rythmes toutefois différenciés. Dans les zones périurbaines les plus denses, le long de l’autoroute A39 au sud-est comme à proximité de l’autoroute A31 au nord, les effets de la dédensification de Dijon sont toujours plus marqués. Les familles s’y sont installées massivement dès les années 1980, attirées par des logements plus spacieux, une proximité avec les entreprises situées en majorité dans l’est-dijonnais, et un réseau de transport performant qui facilite les déplacements. L’économie de ces petits bourgs était plutôt industrielle et productive. En trente ans, ils ont tous connu une transformation en profondeur de leur économie. Sur l’axe sud- est, un déclin industriel très marqué dans les années 2000 s’est conjugué à une croissance démographique toujours soutenue. Ce qui a accéléré la résidentialisation du territoire. Désormais, l’attractivité résidentielle s’est transformée : après des décennies de croissance, les petites villes comme Genlis ou Auxonne semblent saturées, limitées par la raréfaction du foncier disponible pour la construction de maisons. Elles connaissent à leur tour une forme de péri-urbanisation.Elles perdent désormais des habitants au profit de leur périphérie

La péri-urbanisation se poursuit dans les territoires moins denses.

La péri-urbanisation se poursuit désormais dans les autres territoires, moins bien connectés à Dijon mais bénéficiant encore d’espaces disponibles pour se loger. Il s’agit de petites villes autour de 2 500 habitants, situées dans l’est dijonnais. Les alentours de Mirebeau-sur-Bèze et d’Arc-sur-Tille connaissent la croissance démographique la plus vive. Grâce à un solde migratoire positif et depuis peu un excédent naturel lié au rajeunissement de sa population, cet espace tire parti du développement économique de la banlieue est de Dijon. C’est également le cas au sud, près de Brazey-en-Plaine ou de Seurre, qui bénéficient en plus d’un accès à la zone d’emploi de Beaune. Dans tous ces territoires l’artificialisation augmente rapidement, en raison de la disponibilité en terrain constructible, et du niveau de vie des nouveaux arrivants, plus élevé que celui des résidents. Dans l’ouest dijonnais, la population augmente également mais à un rythme moindre. Plus vieillissantes et moins attractives, ces zones rurales, plus éloignées et souvent moins accessibles, n’ont pas connu la même poussée démographique. La pression économique comme environnementale qui accompagne généralement les mouvements péri-urbains est donc moins marquée. Si leur économie devient de plus en plus présentielle, elles ont conservé une orientation productive significative qui leur permet encore d’offrir de l’emploi localement. 

Peu connectées à Dijon ou Beaune, les petites centralités de l’ouest poursuivent leur déclin.

Au-delà de leur périphérie immédiate, l’influence de Dijon et de Beaune est nettement plus faible. Partie prenante de la large diagonale de faible densité qui s’étend des Ardennes jusqu’au Limousin, le déclin démographique y est très prononcé. 

Tous ces territoires sont polarisés autour de  petits pôles de plus 5 000 habitants comme Châtillon-sur-Seine, Montbard, ou Pouilly-en-Auxois. Leur développement repose sur l’économie de ces petites villes, qui animent des territoires très peu denses aux contours déterminés par l’accessibilité routière. Ils  concentrent la majeure partie des entreprises  de leur zone. Globalement l’emploi total a diminué. Pour autant, ces petites centralités continuent à jouer un rôle important de pôle d’équipement, pour une population par ailleurs plus âgée et plus fragile du point de vue économique et social.

Le Châtillonnais poursuit une décroissance amorcée depuis longtemps.

La vaste zone du Châtillonnais au nord du département est la plus en difficulté. Zone la moins dense du département avec seulement 10 habitants par km2, elle est encore moins connectée au reste du département : le pôle d’emploi le plus proche de Châtillon-sur-Seine, Chaumont, est à plus de 45 min par la route. Dans ce territoire de 22 000 habitants à l’économie historiquement industrielle et agricole, l’emploi a diminué de près du quart en 25 ans. Le tissu économique durablement pénalisé par ces orientations  sectorielles : l’emploi industriel a par exemple été divisé par 2,5 en 50 ans. Les principaux employeurs relèvent surtout de la sphère publique, comme le centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or à Châtillon-sur-Seine, et le CEA à l’extrême sud-est de la zone. 

Le Châtillonnais perd des habitants de façon continue depuis les années 1980. À l’exode rural lié au déclin économique, s’ajoute désormais le vieillissement rapide de la population. La part de personnes âgées est la plus forte du département. Il y a désormais moins d’actifs que d’inactifs parmi la population. 

Bien qu’en décroissance démographique,la ville de Châtillon-sur-Seine est la seule commune relativement peuplée de ce vaste espace. Elle constitue donc un pôle d’équipement essentiel pour tout ce territoire et même au-delà, jusque dans l’Aube. Pour autant, ces fonctions de centralité se sont réduites récemment. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accessibilité aux services publics d’une population plus âgée et donc moins mobile, mais aussi plus souvent précaire. 

Montbard, un territoire résilient qui affirme ses fonctions de centralité

Si la plupart des territoires ruraux de l’ouest souffrent de la décroissance démographique et du déclin industriel, la zone de Montbard fait office d’exception. Proche de l’autoroute, dotée de l’unique desserte de TGV de l’axe Paris-Dijon, sous-préfecture du département, elle a depuis le début des années 2010 endigué son déficit d’attractivité. Elle a été attire désormais suffisamment de retraités,pour partie d’anciens résidents dijonnais qui compensent le départ des jeunes. L’économie est organisée sur le triangle formé par trois pôles d’emploi, Montbard, Venarey-les-Laumes et Semur-en-Auxois. 

Elle a préservé son appareil de production industriel avec la présence d’établissements comme les Ateliers d’Armançon, Salzgitter Mannesman ou Valinox. L’emploi public est également toujours très présent et a même augmenté, notamment dans les établissements sanitaires ou médico-sociaux comme à Semur-en-Auxois. Positionnée à un carrefour routier, la zone est pourvoyeuse nette d’emploi pour les territoires environnants. On y compte 1,13 emplois par actif résident. Aussi, près de 2 200 personnes s’y rendent pour travailler, depuis l’Auxois au sud, le Châtillonnais au nord ou encore le Tonnerrois à l’ouest. Ce dynamisme témoigne du rôle de plus en plus central du Montbardois pour l’ouest de la Côte-d’Or et l’est de l’Yonne avec qui il partage des caractéristiques similaires. 

Sources et définitions 

Le recensement de la population (RP) fournit des statistiques sur le nombre d’habitants et sur leurs caractéristiques.

La Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est une source sur l’emploi salarié au lieu de travail. 

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. 

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties. Il est ici estimé par le solde migratoire apparent, différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel. 

Activités présentielles : activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone. 

Activités productives : activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère. 

Pour en savoir plus 

• Chassard M., « Petites villes de Bourgogne-Franche-Comté, un passé démographique et industriel qui contribue au déficit de croissance », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 38, juillet 2018. 

• Ulrich A., Ville H., Brion D., « Les étudiants s’installent à Dijon, les familles dans sa couronne »,

 Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 26, décembre 2017. : • Bouriez M., Chassard M., « Les 18 espaces ruraux de Bourgogne-Franche- Comté, parfois attractifs, souvent isolés, toujours en évolution », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 57, juin 2019.

Source : INSEE Analyses N° 73 – Juillet 2020.

Revue Analyses N°73.
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Pas encore en vacances !?

Encore quelques belles journées dans le Far-West de plus en plus confiné… et il sera temps de rentrer au bercail : pour donner une idée de la menace, qu’il me suffise de dire qu’ici les bars ferment à 1 heure du matin… Autrement dit, les braves gens vont se coucher à l’heure où la Covid-19 devient contagieuse… ou bien ?

Quelques bonnes nouvelles concernant BCN sont tombées hier : le rendez-vous à la Mission Locale de Beaune est confirmé pour le 29 Juillet, 6 entretiens sont prévus, et en l’absence de Danièle et Gilles, une place est disponible pour participer à l’expérience, covoiturage et déjeuner compris… Qui dit mieux ?

Nouvelle preuve de notre insertion au sein de la Métropole dijonnaise, notre invitation est confirmée le 24 septembre 2020 à la Vapeur, pour fêter l’anniversaire du PIMMS de Dijon: l’occasion pour Françoise de nous faire partager son intérêt pour l’ESS, et de découvrir les grandes entreprises qui oeuvrent par la médiation et la création d’emplois à l’acceptation des politiques publiques, et la tranquillité urbaine.

Nous sommes désormais attendus avec Christine le 6 Octobre prochain au Rotary-Club Le Téméraire de Dijon – Clémenceau pour un échange sur le thème : « Comment se prendre en main en période de recherche d’emploi, pour acquérir, développer et valoriser de nouvelles connaissances ». Est-ce que nos amis et adhérents marketeurs ou storytellers peuvent nous aider à concocter une argu-narration qui serve leur mise en valeur ? Pourrions-nous à cette occasion définir des propositions d’études ou d’enquêtes transverses à leur soumettre ?

Enfin, je ne résiste pas à reproduire ici l’échange concernant d’hier avec Carine Deriot de Pôle-Emploi, et co-organisateur du Forum des Cadres du 3 Novembre 2020 :

Merci pour votre retour rapide.

Nous sommes très heureux de vous compter parmi nous pour cette journée. Nous avons eu confirmation de la date il y a maintenant trois semaines. Le contexte étant quelque peu changeant en ce moment, nous avions préféré attendre un peu pour communiquer.

Il est prévu un emplacement, avec grilles pour affichage, des prises électriques et wifi vous permettront de diffuser sur votre matériel informatique. Nous reviendrons vers vous en septembre pour les détails pratiques en fonction des mesures sanitaires en rigueur à ce moment-là.

Belle journée et bel été !

Tout cela me rappelle que pour beaucoup d’entre vous, l’été et le déconfinement sont à l’ordre du jour, et qu’il serait cruel de m’en désolidariser : belles vacances à tous, attention aux UV !

L’Ours.