Pour un meilleur emploi

Une belle rentrée pour Aurélie.

C’est un mois d’octobre qui porte bien ses couleurs d’été indien : il vient de nous apporter une excellente nouvelle au groupe « Découverte 2022 ». Aurélie, ma voisine de Talant, est embauchée dès la semaine prochaine à la Mission Locale de Dijon, en tant qu’agent d’accueil : elle nous indique qu’il s’agit d’un contrat « PEC » : Parcours Emploi Compétences, de 30 heures par semaine sur une durée de 11 mois.

Depuis le 01/01/2018, l’ensemble des employeurs du secteur non marchand peuvent conclure un PEC, contrat de droit privé réglementé par le code du travail, sous réserve d’offrir un poste et un environnement de travail propices à un parcours d’insertion, d’accompagner au quotidien le salarié et de faciliter l’accès à une formation qualifiante.

Aurélie, ou Lilia

D’une durée hebdomadaire de 20 heures minimum, ce contrat de travail peut être conclu pour un temps plein ou un temps partiel,

Depuis le 01/01/2018, l’ensemble des employeurs du secteur non marchand peuvent conclure un PEC, contrat de droit privé réglementé par le code du travail, sous réserve d’offrir un poste et un environnement de travail propices à un parcours d’insertion, d’accompagner au quotidien le salarié et de faciliter l’accès à une formation qualifiante.

Mais au fait, qui est Aurélie ? Il est vrai que dans ce groupe, nous « cultivons » deux Aurélie, deux Juliette, deux Christelle… et deux garçons, Emmanuel et Thierry. S’agissant de notre Aurélie, il ne s’agit pas de notre RH expatriée de Singapour et originaire de Valenciennes ; à peine débarquée cette dernière organise l’ouverture des cartons, la scolarité des enfants, et commence à réfléchir à la manière de tirer parti de son évolution professionnelle validée … juste avant Singapour.

Notre Aurélie « N°2 » – dites Lilia – venait de terminer un Master de Sciences de l’éducation, suite à un Bilan de Compétences ; pour couronner le tout, elle vient de valider un titre professionnel de Secrétariat Bureautique, l’emploi qu’elle ambitionnait. Sérieuse, réfléchie, modeste, Aurélie s’est avérée active et participative au cours de ses 6 semaines parmi nous ! Mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle entend rester et continuer à participer à nos travaux : au nom de vous tous, Hélène, Gilles, Jef, Juliette, ainsi que tous les adhérents et les membres du bureau de BCN, nous sommes ravis de l’accueillir parmi nous, en vue de lui faire franchir de nouveaux paliers. Et surtout, bon vent au sein de la Mission Locale de Dijon !

L’Ours.

Développement personnel

L’esprit critique, ça se travaille !

A l’heure où nous sommes bombardés d’informations, il est indispensable d’apprendre à faire le tri dans ce que nous lisons ou entendons. On vous dit comment.

On est tous persuadés d’avoir l’esprit critique. Pourtant, il suffi de peu pour que la pensée s’emballe. « Boulimique de savoirs, mais sans boussole, j’ai dérivé sur ce grand océan qu’est Internet pour le meilleur mais aussi pour le pire. Les pyramides de Gizeh n’étaient pas construites par les Égyptiens ? j’ai tout gobé et diffusé l’info autour de moi. Lorsque j’ai compris que c’était complètement bidon, je me suis pris une grosse claque », raconte Victorien Draperon, chargé de recrutement chez Crit. Mais comment est-ce possible ? Il faut savoir que le cerveau fonctionne avec deux types de stratégie pour résoudre les problèmes, explique Olivier Houdé, professeur de psychologie du développement à l’Université de Paris. D’une part les heuristiques : pensées automatiques et intuitives, rapides mais peu fiables, donnant naissance aux préjugés, aux erreurs de perceptions, aux routines ; d’autre part, les algorithmes, pensées rationnelles, plus lentes mais plus fiables. Une troisième est à l’oeuvre : le système inhibiteur – ou esprit critique – qui vient bloquer le système heuristique pour contrer contrer nos erreurs de jugement et activer celui des algorithmes. C’est le signale « stop » du cerveau ! Une compétence qui n’est pas innée. Pour accéder à une vraie réflexion logique et rationnelle, il faut parvenir à penser « contre soi ». Bonne nouvelle; cela s’apprend à tout âge !

I. Faites preuve d’Humilité cognitive.

Nous sommes enclins à faire coller les faits à nos croyances. Une tendance accentuée chez « les personnes intelligentes », selon les chercheurs de l’Université Yale, aux États-Unis. « Il s’avère que l’intelligence n’est pas toujours utilisée pour mieux comprendre les arguments d’autrui, mais plutôt pour former des contre-arguments à tout discours qui contredit une position préalable, rapporte Nicolas Gauvrit, chercheur en sciences cognitives à l’École pratique des hautes études, à Paris. De plus nous avons tendance à surestimer notre compréhension de certains mécanismes ou la fiabilité de nos souvenirs, alors que ce nous avons enregistré dans les profondeurs de notre esprit ne sont en réalité que des esquisses floues sur lesquelles le cerveau brode et reconstruit », poursuit-il.

Le bon réflexe. Quand le sujet abordé échappe à notre domaine de compétence – l’ARN messager pour le vaccin si vous n’avez pas suivi d’études de biologie, par exemple -, résistons aux amalgames simplistes. Acceptons de ne pas tout savoir !

II. Identifiez vos travers de pensée.

L’être humain se méfie de l’inconnu et du hasard. Son activité préférée ? Prédire, catégoriser, détecter des causes, des intentions… Le « pensée magique » ou la « théorie des synchronicités » en serait la démonstration. Selon l’économiste Jérôme Boutang et le mathématicien Michel de Lara, cette capacité à créer du sens et à interpréter notre environnement, quitte à commettre des erreurs de jugement, est un héritage de nôtre passé, nous aurions ainsi gardé certains modes de pensée remontant aux temps où l’homme vivait dans une nature hostile et où, par instinct de survie, il valait mieux anticiper les dangers en prenant un bâton, tordu pour un serpent, par exemple. Problème : ce qui pouvait nous servir dans un environnement dangereux ne nous est plus d’aucune utilité dans notre monde moderne pour traiter les informations. Bien au contraire !

Le bon réflexe. Apprenons à détecter ce que les chercheurs « biais cognitifs » : « biais de confirmation » (prendre uniquement en compte les faits ou les arguments allant dans le sens de nos croyances), « biais de causalité » (imaginer une relation de cause à effet entre deux phénomènes pourtant décorrélés), « biais de généralisation » (prendre la partie pour le tout), « biais d’intention » (voir des intentions derrière les phénomènes, même s’ils concernent des objets inertes), « biais de proportion » ( associer forcément de grandes causes aux grandes conséquences), « biais de présomption » (imaginer que tout se passera comme prévu)… Pour ne citer que les plus courants.

III. Cultivez l’art du doute.

« Il ne s’agit pas de douter de tout mais d’utiliser le doute comme un moyen, pas une fin ». recommande Nicolas Gauvrit. Cette posture critique, qui fait lap art belle à la démarche hypothético-déductive, porte un nom : la zététique. Elle est définie par son créateur, le biophysicien Henri Broch, comme « l’art du doute ». pour résumer, elle consiste à mener une enquête rigoureuse sur un sujet, à la manière d’un chercheur ou d’un journaliste.

Le bon réflexe. Méfions-nous des réseaux sociaux, dont les algorithmes favorisent les « bulles de savoir », de l’entre-soi sur les forums… Pour conter le « biais de confirmation », mieux vaut s’ouvrir aux arguments contradictoires, en lisant un journal qui « n’est pas de votre bord politique », en variant les moteurs de recherche, en discutant avec des gens qui ne pensent pas comme vous, on garde de l’énergie pour les sujets que nous avons envie de creuser.

IV. Adoptez une mode de raisonnement probabiliste.

La logique binaire de type « vrai ou faux » nous pousse à l’erreur, car aucune affirmation n’est parfaitement sûre. « L’esprit critique est la capacité à bien ajuster le degré de confiance accordé à une information, analyse Nicolas Gauvrit. Cela nécessite, bien sûr, de prendre en compte nos propres biais mais aussi la crédibilité » de la source. Or, il faut garder à l’esprit que l’indice d’autorité prime sur l’indice de compétence. Un expert à la personnalité charismatique qui s’exprime avec aplomb devant les caméras de la télévision est toujours plus convaincant qu’un chercheur inconnu qui publie ses recherches dans une revue spécialisée.

Le bon réflexe. Quand nous avons accès à une information, commençons par noter sur une échelle de 0 à 10 son degré de fiabilité: faible (3/10) si elle provient de la bouche d’une seule personne, moyen (5/10) si un expert la confirme, fort (8/10) si un comité scientifique la valide. Et n’hésitons pas à la faire évoluer en fonction des éléments qui nous parviennent. Attention au discours obscur et bien ficelé, forcément intelligent et intéressant puisqu’on ne le comprend pas, et à l’inverse, au pouvoir des anecdotes, des témoignages vivants, (Un ami m’a dit que…), plus frappants que de froides données statistiques. Quant au « syndrome de Galilée » – se fier davantage à quelqu’un qui a une voix dissidente et qui refuse de « suivre le troupeau », c’est « encore un tour que nous joue notre cerveau.

V. Apposez un filtre rationnel sur vos émotions.

« Il arrive que les informations émotionnelles envahissent nos pensées conscientes au point de les distordre, souligne Nicolas Gauvrit. On sait aujourd’hui que les situations anxiogènes modifient nos perceptions ». Selon Olivier Houdé, trois émotions, dites contrefactuelles , peuvent toutefois nous aider à entrer en résistance cognitive : le doute, la curiosité et le regret. « Il est tout à fait possible, à partir de ces émotions, de traquer puis d’identifier nos erreurs de perception, assure le chercheur. En graduant l’intensité de chacune sur une échelle de 1 à 10, on connecte le cerveau émotionnel, situé dans le lobe limbique, et le centre de l’inhibition, le cortex préfrontal, pour renforcer l’esprit critique.

Le bon réflexe. « Prenons l’émotion ou l’intuition comme une information qui n’est pas fiable à 100 %, mais nous met sur la voie de ce qui est juste ou non (« j’ai l’impression que… ») , puis passons au crible du raisonnement », recommande Nicolas Gauvrit. Sauf si l’émotion est trop forte : il est alors impossible de penser de manière rationnelle. Quand on est submergé par la colère ou qu’on est « scandalisé », le plus sage est alors de remettre notre jugement à plus tard.

Victorien Draperon : « Comment développer l’esprit critique avec la zététique », conférence TEDx février 2019.

Olivier Houdé : Auteur d e « Comment raisonne notre cerveau », Que sais-je ?

Nicolas Gauvrit : Auteur, avec Sylvain Delouvée, de Des têtes bien faites, PUF.

Jérôme BoutangMichel de Lara : Coauteurs des Biais de l’esprit. Odile Jacob.

Article paru dans Version Fémina de Septembre 2021 – Publié par Valérie Josselin.

Actualités & News

Septembre à Bourgogne Collaborative Network.

Mixité parfaite !

A tous ceux qui doutent de notre agilité et de notre capacité à « aller sur le terrain », voilà la meilleure réponse possible ; en effet, nous avons réduit la voilure par crainte du manque de place… Dommage ! Au final, la bonne nouvelle est que cette première édition du Grand Déj’ au Parc de la Toison d’Or a trouvé son public : pour BCN et SNC, (où Françoise, notre Secrétaire officiait sur son nouveau poste, en tant que chargé d’animation) ; partout, les échanges ont été sérieux, professionnels. Avec toutes les personnes qui ont déjà expérimenté une journée de présence sur un stand, je partage le sentiment que le temps ne fait rien à l’affaire, mais que les échanges qui se nouent, oui ! Ainsi, nous n’avons pas vu passer la journée du dimanche…

Sur une liste d’une vingtaine de personnes à recontacter, nous pensons conserver une dizaine de nouveaux adhérents au programme « Découverte 2022 » : nous le savions, la visioconférence du 16 septembre a été compliquée à organiser, mais riche, émouvante… le partage, le collectif bienveillant opèrent à plein. Et c’est tant mieux, puisque l’attente principale des nouveaux venus demeure : « rompre l’isolement » et « développer un réseau ».

Le 14 Septembre, sur une proposition originale d’Estelle, que l’on ne présente plus… nous avions rendez-vous avec M. Reynier, le nouveau directeur de l’APEC, et son adjointe Dominique Jeannelle : le courant passe toujours, et l’APEC nous a complimentés pour les accompagnements personnalisés, une sorte de « marque de fabrique », indissociable du collectif bienveillant, (cf. ci-dessus). Il est clair par exemple, que les outils numériques développés par l’Apec sont hors de portée, mais à notre échelle artisanale, nous pouvons réussir des mises en relation, des entretiens en conditions réelles, dont la puissance pédagogique et émotionnelle est élevée, et apporte de la confiance en soi.

Pour rester sur le chapitre des contacts, nous attendons l’appel de la Mission Locale Rurale de Beaune, pour le mois d’Octobre (les mercredis 20 ou 27 ?), et interviendrons à nouveau Rue des Charrières, à la Maison de l’Emploi de Quétigny, le vendredi 5 Novembre.

Échange approfondi sur les activités et prestations de BCN.

Autour de la question : qui êtes-vous BCN ? Que proposez-vous ? L’origine du groupe de parole (2012 – 2015), puis la constitution de l’Asso, les possibilités offertes par la personnalité morale, et les nombreuses initiatives prises depuis : le Café-Zèbres de 2017, « Un Emploi nommé Désir », l’entretien avec Laurent Grandguillaume au sujet des « Territoires Zéro Chômeur Longue Durée », notre étude de création d’emplois dans l’oenotourisme, l’ESS… Mais il ne s’agit pas de jouer les anciens combattants ! Le combat est toujours devant nous, loi du marché, pratiques déloyales, menaces environnementales.

Mais avant tout, notre priorité, ce sont les gens ! C’est pourquoi lorsque nous parlons d’insertion, c’est en termes « d’emploi qui convienne » avec des perspectives d’évolution à court ou moyen terme ; c’est pourquoi, nous allons nous attacher dans les semaines qui viennent à : dialoguer, reformuler, approfondir, interagir… Notre mantra préféré ? « Aide-toi, le ciel t’aidera ! »

L’Ours.