L'éditorial·Optimisme·Technétronique

Plaidoyer pour l’industrie.

Trouvé vendredi dernier dans le « Courrier des Lecteurs » de Ouest-France, à la rubrique Économie, ce plaidoyer, qui j’en suis sûr, vous parlera autant qu’à moi : « L’industrie est une chance pour l’humanité. les jeunes doivent découvrir un domaine où le plaisir de réaliser est possible, valorisant. La culture de la créativité de biens matériels est trop peu encouragée ».

« le 4 Février, cinquante experts de « premier plan » ont abordé un thème qui n’aurait jamais dû se présenter, à savoir, celui de la réindustrialisation de la France, s’ils n’avaient eux-mêmes, lorsqu’ils étaient « aux manettes », pour la plupart, engendré la casse de nos outils de production, et en parallèle dévalorisé les enseignements scientifiques et techniques.

Un processus industriel complexe.

Le « Courrier des Lecteurs » a, en quelques circonstances, diffusé quelques « coups de gueule » pour dénoncer ce gâchis, engendrés parfois par un virus dévastateur, né de la finance, alors que celle-ci aurait dû mieux accompagner le développement de la production durable et responsable.

Le « mépris » du secteur industriel a accentué cette dégradation, sans doute irréversible, nos concurrents ayant les compétences et les moyens suffisants pour progresser, dotés de savoir-faire que nous avons distribués généreusement.

Il serait intéressant de connaître les formations suivies par les enfants et petits-enfants des experts. On peut supposer qu’ils ont encouragé l’accès aux voies autres que celles de l’industrie, ce qui m’amène depuis des décennies, à clamer cette formule : « Le technique, c’est bien pour les enfants des autres »!

Quant à l’orientation des filles !

La pandémie en cours exclut la découverte de l’entreprise, élément de formation qui permettrait au collégien de construire son projet d’orientation, lors des stages, de vivre l’entreprise « en vraie grandeur », afin de déterminer son choix d’activités futures. Cette situation est dommageable, peu facile à remplacer par du virtuel sur Internet. « Contaminé » par le virus de la miniaturisation appliquée aux mécanismes, depuis les années 1980, lorsque j’ai créé, avec des complices, les sections micromécaniques au Lycée de Morlaix.

Je suis admiratif des progrès que ces techniques nouvelles, mécatroniques, ont apportés au domaine médical. Je suis aussi épaté par les capacités de la production industrielle de vaccins.

Les images de la télévision qui montrent les flacons de vaccins qui « dansent » sur le tapis de convoyage des chaînes de fabrication, pour nous apporter la délivrance, m’émeuvent, car derrière, je sais qu’il y a l’apport dans l’ombre, des techniciens de la productique qui ne sont pas évoqués, et qui seront pourtant, aussi, des héros, comme les personnels médicaux, (chercheurs, soignants…)

Ces réflexions ont pour but de recommander à tous, jeunes et moins jeunes, de regarder l’industrie comme une chance pour l’humanité, où le plaisir de réaliser est possible, valorisant.

Vaccins qui dansent.

La culture de la créativité de biens matériels est trop peu encouragée dans notre pays. Il faut la faire émerger au plus tôt par du concret, du palpable, par des exemples comme ces vaccins, non par des discours, des promesses.

Jean-Pierre Le Coq (Ille-et-Vilaine).

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