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Social Media.

C’est ainsi que les anglo-saxons appellent les Réseaux Sociaux. Devenus incontournables de nos jours, ils sont « comme la langue d’Ésope, la meilleure et la pire des choses » ; objet de notre attention, de notre intérêt, en théorie protégés par l’anonymat, ils méritent aussi notre méfiance. Mais, nous ne sommes pas non plus à l’abri d’une bonne surprise, telle que celle qui nous est arrivée ce 1er juillet, lors de notre revue mensuelle de Chiffres d’audience.

Tous nos articles WordPress se déversent sur Twitter depuis 2017.

La première bonne surprise est ce chiffre de 15.082 pages vues, pour un peu plus de 340 articles créés. Ce n’est pas rien! Entre 500 et 1000 fois la taille de BCN : concrètement, nous donnons des nouvelles à nos adhérents et sympathisants « une fois par semaine ». Si l’on se souvient que l’une des ambitions affichées de notre association est précisément de « rompre l’isolement », le débat initial qui était de savoir s’il fallait protéger le site par un mot de passe, il est aisé de comprendre que cette agitation soit largement retombée.

Autre indicateur : un nouveau record d’audience a été franchi le 4 juin : intéressant ! mais qu’avons-nous publié le 4 Juin 2020 ? Réponse : rien ! En revanche, la plénière N°125 avait abordé le thème de la stratégie de BCN pour le second semestre. Pas de scoop, donc : nous effectuons le même constat au sujet de Facebook : tant que l’on reste sur les sujets de la recherche d’emploi, de la RSE, de l’ESS, des enjeux de société, nous sommes « légitimes », non seulement auprès de nos adhérents, mais aussi de notre « réseau d’influence ».

Enfin, nous avons opté pour une stratégie media « professionnelle », s’appuyant avant tout sur le réseau LinkedIn, au service de nos chercheurs d’emploi : cette orientation est en marche, et elle progresse. En conséquence, nous avons progressivement « laissé filer  » les pages organiques de Facebook, dont la régression est amorcée. Mais il faut bien que notre bon « vieux » WordPress remplisse son objectif initial de « couteau suisse ». Nous partons du principe que les compte-rendus de plénière arrivent dans tous les foyers équipés de l’électricité… et a minima d’une connexion 4 g. Avec le temps, nous lui avons aussi assigné un second objectif, celui d’être le vecteur du storytelling de nos membres qui avaient retrouvé un poste. Attention ! Nous comprenons très bien qu’il ne s’agit pas de laisser d’appréciation critique ou compromettante envers quiconque : notre public est professionnel, même si l’aventure est humaine… Et c’est bien de cet aspect dont nous voulons parler ! Voir le § 2, C.Q.F.D.

Et ma conclusion sera utilitaire : pourquoi parle-t-on de la langue d’Ésope ? le célèbre fabuliste grec était esclave chez un « patricien » athénien, qui se trouva un jour en grande difficulté après boire, car il s’était engagé dans un pari stupide. Il s’était affirmé capable de « boire toute l’eau de la mer et ses petits poissons »… Attirés par le gain, ses amis et témoins n’avaient pas manqué de lui rappeler dans quel noir guêpier il s’était fourré. Il alla donc demander conseil à Ésope, son fûté esclave : la réponse fut instantanée : »Maître, vous vous êtes engagé à boire toute la mer, et tous les êtres qui y vivent… Certes, vous n’auriez pas dû ! Mais, vous ne vous êtes absolument pas engagé à boire l’eau douce qui s’y déverse, du plus grand des fleuves au plus infime ruisselet qui s’y jette. Vous ne pourrez donc réaliser votre promesse, que lorsque tous ces cours d’eau auront été barrés ».

Comme c’était évidemment impossible, l’affaire en resta là , l’habileté d’Ésope a traversé les millénaires, et sa langue « la meilleure et la pire des choses »… comme Internet.

l’Ours.