Développement personnel·Optimisme

Dire merci, ça fait du bien !

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Ce petit mot du quotidien, comme nos applaudissements pour les soignants, peut nous faire plus de bien que nous le pensons. La psychologue Rebecca Shankland, enseignante en psychologie à l’Université de Grenoble, explique…

Au-delà du merci de politesse, ce témoignage de gratitude est riche en bénéfices. Les chercheurs en psychologie ont évalué par de nombreuses études ses effets dans les relations sociales, mais aussi sur notre santé morale, et même physique ! A condition de dépasser l’automatisme, justement, pour redonner tout ce sens à ce « mot magique ».

C’est bon pour la santé.

Gratitude_Shankland2Notre corps en profiterait directement : « Les observations par imageries médicales de la fréquence cardiaque, de la tension et de la sudation ont montré une réduction des manifestations liées au stress et du taux de cortisol notamment (-23%) sous l’effet d’émotions positives comme celle que génère le sentiment de reconnaissance », rapporte Rebecca Shankland, l’enseignante grenobloise, auteure de « Les pouvoirs de la gratitude », (éditions Odile Jacob).

 

 

Le rythme cardiaque ralentit, la tension baisse, c’est donc bon pour le coeur, pour l’organisme moins exposé aux phénomènes d’oxydation, mais aussi pour les fonctions cérébrales. La gratitude décuple ainsi étonnamment la créativité et l’agilité intellectuelle.

C’est bon pour le moral.

« Éprouver de la gratitude réduit le sentiment de solitude car cela permet de nous sentir reliés aux autres », précise encore Rebecca Shankland. Et cela nous fait énormément de bien. Il n’en fallait pas davantage pour souligner, grâce à plusieurs études, l’effet protecteur de la gratitude contre la dépression. « Plus nous savons dire merci aux autres, à la vie qui nous gâte, moins nous nous sentons déprimés », confirme la psychologue, recherches à l’appui.

Ça se cultive.

Les experts en psychologie positive proposent des techniques, comme la tenue régulière d’un journal de gratitude pour y inscrire les bienfaits reçus. « C’est tellement efficace que la méthode a été intégrée à des protocoles de soins de patients dépressifs, », ajoute Rebecca Shankland. Autre exercice:  s’efforcer d’être simplement plus réceptifs à ce que nous ressentons, à ce que nos sens perçoivent, par la méditation en pleine conscience ou des exercices d’attention. Cela aide à mieux mesurer les dons reçus, petits ou grands.

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Ça s’apprend.

Nous n’avons donc jamais fini d’apprendre à dire merci. Même si cela commence très tôt, avec nos enfants. Comment leur faire comprendre à quel point c’est important ? « En donnant l’exemple, en se disant souvent merci entre adultes, aux enfants … », conseille avant tout la psychologue grenobloise. Certes, les enfants qui l’entendent vont l’intégrer, mais le sentiment de gratitude, si protecteur pour eux, ne sera pas forcément au rendez-vous. Une fois de plus, des études l’ont mis en évidence : plus l’attente de l’adulte est importante, moins l’enfant éprouve sincèrement de reconnaissance.

À nous de les féliciter aussi quand ils remercient pour qu’ils se rendent compte que cela compte pour nous. Finalement, rien n’est dû, tout se donne pour être reçu avec plaisir.

Sophie VIGUIER-PINSON.

Le Bien Public du Dimanche 26 Avril – Bien-être en partenariat avec Tempo- Santé.

 

 

 

 

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