Prospective·Société·Technétronique

Retour au réalisme.

A de nombreuses reprises, l’homme se prend à jouer les démiurges, et ses rêves s’apparentent alors à des délires… dangereux. Lire les événements avec une grille GBS, tel est mon propos d’aujourd’hui : GBS, mais quel est ce nouveau concept ? Le Gros Bon Sens, celui qui vous fait dire : « ça ne marchera jamais ! », non par esprit d’inertie et de conservatisme, mais simplement comme disent les économistes, parce que le « ticket d’entrée » est trop élevé. Lors d’une conférence à Nicéphore Cité, sur le Véhicule du Futur, le délire ambiant m’avait frappé…

Véhicule_futur

Et voici qu’aujourd’hui, je lis :

La voiture totalement autonome est-elle définitivement enterrée  ?

Ces cinq dernières années, les constructeurs ont fait rêver avec leur projet d’automobile sans chauffeur. Une promesse qu’ils ont tous abandonnée au profit de la conduite en partie automatisée et du véhicule ultra-connecté.

«Nous commercialiserons une voiture 100 % autonome dès 2020 », chantaient-ils tous en chœur ! À croire que le monde entier n’avait plus que ce mot à la bouche : les constructeurs, les Gafa, Uber, les équipementiers, les gouvernements… Les années ont passé, la réalité a fini par s’imposer. La définition d’une échelle d’autonomie a été le prélude à un brutal retour sur terre. Ainsi, l’autonomie promise en 2020 ne serait plus que de niveau 3…

Et cette échéance ne valait que pour l’aspect technique, la commercialisation serait pour plus tard. Puis, plus récemment encore, les constructeurs ont fini par abandonner l’idée d’une autonomie de niveau 5 (la voiture sans volant), et le niveau 4 est tout ce qu’il y a de plus hypothétique. Pour les constructeurs, le niveau 3 permet une conduite totalement autonome dans certaines conditions (notamment sur autoroute), mais le conducteur doit être capable de reprendre le volant à tout moment.

« Le niveau 3 est déjà extrêmement complexe à mettre en œuvre, nous allons nous concentrer dessus pour fournir un niveau de sécurité maxima », explique Klaus Fröhlich, membre du comité de direction de BMW en charge de la R&D.

Conclusion : la « plus-value » apportée par la conduite autonome par rapport à ce que l’on appelle ‘l’assistance à la conduite » (alertes, ABS, etc.) était ridiculement faible et aléatoire, par rapport aux aptitudes naturelles du conducteur. De plus, le nombre de scénarios, de niveaux d’efficacité obtenu dépendait de composantes telles que « agressivité, courtoisie, anticipation, culture »… Bref, l’imbroglio total, au prix d’un volume de Big Data gigantesque, nécessitant des ordinateurs quantiques.

Retour au GBS, donc ; et c’est une vraie bonne nouvelle ! Un marketing qui consiste à vendre de plus en plus cher, des voitures de plus en plus complexes, MAIS de moins en moins efficaces (heures perdues dans les bouchons, interdiction d’accès aux centres-villes, stationnement), ne pouvait que conduire à une impasse : celle de la valeur d’usage de ce mode de transport ? Attention ! prenez le temps d’examiner l’Intelligence Artificielle via ce prisme du GBS… nous en reparlerons.

L_Ours_n

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