Economie·Nos synthèses par domaines.

Le Doubs : des territoires différenciés par leur économie et leurs liens avec l’extérieur

INSEE_65

A vocation agricole et industrielle, le Doubs est un département jeune dont la croissance démographique est soutenue, notamment par l’attractivité résidentielle de sa longue zone frontalière avec la Suisse. La population et les emplois se concentrent dans deux grands pôles économiques : le Grand Besançon Métropole à l’économie tertiarisée et le Pays de Montbéliard où l’ancrage industriel reste important malgré de fortes réductions d’emplois. Les conditions de vie plutôt favorables de la population à la frontière suisse, où le chômage et la pauvreté monétaire sont contenus, contrastent avec celles du nord-est du département. Pour se rendre à leur travail, davantage d’actifs quittent le Doubs qu’il n’en arrive. Une grande majorité travaillent en Suisse. Ceux venant travailler dans le département résident surtout en Haute-Saône. Les déplacements quotidiens sont également nombreux en provenance et à destination du Territoire de Belfort. 

Régine Bordet-Gaudin, Bénédicte Piffaut (Insee).

Avec 538 500 habitants et 103 hab/km2 en 2016, le Doubs est le deuxième département le plus densément peuplé de la région après le Territoire de Belfort. Il s’inscrit dans la tradition agricole et industrielle qui caractérise la Bourgogne-Franche-Comté. 

  1. Des atouts agricoles et industriels historiques 

Dans le département, l’agriculture est traditionnellement tournée vers l’élevage et la production de lait d’appellation d’origine protégée pour la fabrication de fromages renommés comme le Comté et le Mont d’Or. Avec une forêt qui couvre plus de 40 % de sa surface, le Doubs est au 1er rang des départements de la région pour sa production biologique naturelle et sa récolte annuelle en bois. Il bénéficie de la présence d’activités liées à l’exploitation forestière et à la transformation du bois telle que la construction bois. L’industrie est spécialisée dans la construction automobile avec l’implantation historique du groupe PSA à Sochaux, dans la métallurgie et l’agro-alimentaire ; elle représente 19 % des emplois en 2017 (sources). Dix ans après la crise de 2008, le nombre d’emplois salariés a diminué de 17,6 % contre 19,5 % dans l’industrie régionale. Malgré de fortes réductions d’effectifs, la fabrication de matériels de transport reste de loin le premier employeur industriel avec un tiers des salariés. Elle dispose, en outre, du pôle de compétitivité dans le domaine des véhicules et des mobilités du futur. Berceau de l’horlogerie, le Doubs profite aujourd’hui de l’implantation du pôle des microtechniques à Besançon qui soutient l’innovation dans de nombreux secteurs comme celui de la santé avec le cluster Innov’Health ou de l’aéronautique avec le cluster Aeromicrotech. La reconnaissance de ces savoir-faire industriels permet aux territoires « Nord Franche-Comté » et « Haut-Doubs » de bénéficier du programme national « Territoires d’industries ». En parallèle, l’emploi tertiaire progresse plus fortement dans le Doubs que dans l’ensemble de la région, et surtout dans les activités tertiaires marchandes (commerce, transports, services administratifs et de soutien, etc.), + 8,2 % au cours des dix dernières années contre + 3,5 %. Il augmente légèrement dans les activités non marchandes comprenant notamment les pôles hospitaliers de Besançon et de Pontarlier alors qu’il ne parvient pas à se maintenir dans la région. 

2. Démographie et niveau de vie soutenus par le travail frontalier 

Le Doubs est un département plutôt jeune, le plus jeune de la région. Sa croissance démographique perdure et repose sur un excédent des naissances sur les décès. Le nombre d’habitants augmente de 0,4 % en moyenne annuelle entre 2011 et 2016 alors qu’il se stabilise dans la région (figure 1). À l’horizon 2050, si les tendances récemment observées se poursuivaient, le département pourrait dépasser les 560 000 habitants. Il resterait le deuxième département le plus peuplé et le plus jeune de Bourgogne-Franche-Comté.

INSEE_65_Fig1

Le travail en Suisse favorise l’installation de jeunes actifs sur la zone frontalière française. Avec 170 km de frontière avec le Doubs, une même identité linguistique, des salaires supérieurs, les pôles d’emplois suisses offrent des opportunités particulièrement attractives notamment dans l’industrie : 11 % des actifs du Doubs partent y travailler quotidiennement, soit 25 000 frontaliers, plaçant sur ce plan le département au 4e rang des départements français. Le Doubs est ainsi le département où le niveau de vie médian (définitions) de la population est le plus élevé de la région et le 15e de France métropolitaine. La pauvreté monétaire (définitions) y est moins répandue qu’en moyenne dans la région : 12,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté en 2016 contre 13,1 % en Bourgogne-Franche-Comté. Néanmoins, les inégalités de niveau de vie peuvent être très importantes. Les actifs résidant dans le département sont plus qualifiés qu’en moyenne dans la région. La part de salariés exerçant un métier d’ouvrier qualifié ou de cadre est plus élevée, en lien notamment avec les emplois d’ouvriers hautement qualifiés en Suisse et de cadres dans les agglomérations bisontine et montbéliarde.

3. Sept emplois sur dix dans le nord du département 

Son relief contrasté avec, au nord la vallée du Doubs qui va d’est en ouest, et au sud une zone de moyenne montagne le long de la frontière, a influé fortement sur la répartition territoriale des acteurs économiques, des équipements et des infrastructures (figure 2). Ainsi, la population et les emplois se concentrent au nord du département, traversé notamment par l’autoroute A36 et la ligne grande vitesse Rhin-Rhône. Les intercommunalités de Besançon et de Montbéliard regroupent, à elles seules, les deux tiers de la population et 71 % des emplois.

INSEE_Fig2

4. L’agglomération de Besançon attire des actifs de Haute-Saône 

Peu d’actifs se déplacent quotidiennement entre les agglomérations de Besançon et de Montbéliard distantes de plus de 80 kilomètres et dont les profils socio-économiques sont très différents. Le Grand Besançon Métropole affiche une croissance démographique soutenue par un solde naturel positif (définitions) qui favorise le développement des services à la population. Fortement tertiarisé, il abrite notamment le Centre hospitalier régional universitaire et l’Université de Besançon (figure 3). Dans ce territoire, 25 500 actifs viennent travailler quotidiennement alors qu’un peu moins de 10 000 le quittent pour leur activité professionnelle. Conséquence de la périurbanisation, les entrants habitent pour près de la moitié dans des territoires limitrophes situés dans le département, essentiellement dans les intercommunalités du Loue-Lison et du Doubs Baumois, en croissance démographique. Les autres navetteurs sont nombreux à résider en Haute-Saône, dans le Pays du Riolais et le Val Marnaysien, et dans le Jura (figure 4).

INSEE65_Fig4

À l’inverse, les actifs quittant chaque jour la communauté urbaine ont un emploi dans les territoires à proximité, notamment dans le Doubs Baumois. Cette intercommunalité compte plusieurs grands employeurs dont le Centre hospitalier de Baume-les-Dames ou Termoformage à Autrechaux.

INSEE65_Fig3

Besançon, pôle à l’économie plutôt tertiaire ; Montbéliard davantage tourné vers l’industrie. 

Implantation des établissements d’au moins 150 salariés et effectifs salariés en 2015. 

Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté no 65 – Décembre 2019 

Les plus grands établissements de l’industrie et du tertiaire 

                                                Tranche d’effectifs salariés

Industrie 

PSA Automobiles – Sochaux 5 000 et plus 

PSA Automobiles – Valentigney 1 000-1 999

Flex-N-Gate – Audincourt 500-999

Peugeot Motocycles – Beaulieu Mandeure 200-499 

Flowbird – Besançon 200-499 

 

Tertiaire CHU de Besançon 5 000 et plus

 Département du Doubs – Besançon 1 000-1 999

Hôpital de Pontarlier 1 000-1 999 

Grand Besançon Métropole – Besançon 500-999 

Centre hospitalier spécialisé – Novillars 500-999 

Source : Insee, Clap 2015 

5. Nombreux flux quotidiens entre le Pays de Montbéliard et le Grand Belfort 

À l’extrémité nord-est du département, le Pays de Montbéliard Agglomération fédère un grand nombre d’équipementiers et sous-traitants de la construction automobile autour de Peugeot SA. Depuis 20 ans, le territoire a été fortement impacté par les transformations et restructurations industrielles liées à la mondialisation et la crise économique récente ; il continue à perdre des emplois avec une baisse de 8,2 % entre 2011 et 2016. En conséquence, sa population diminue sensiblement (– 2 % en 5 ans) et est plutôt âgée. La pauvreté monétaire y est également importante : 15,5 % de la population vit sous le seuil de pauvreté en 2016, le taux le plus élevé des intercommunalités du département. Le Pays de Montbéliard entretient des liens forts avec l’extérieur : il accueille quotidiennement 18 200 actifs qui viennent y travailler quand 11 200 résidents ont un emploi ailleurs. Les déplacements domicile-travail se font surtout en provenance et à destination du Grand Belfort, plus tertiarisé et avec lequel il forme l’essentiel du Pôle métropolitain Nord Franche-Comté. Les entrants sont davantage cadres ou exercent une profession intermédiaire et travaillent dans l’industrie ; les sortants sont majoritairement employés ou ouvriers et exercent surtout dans le tertiaire et le secteur de la construction. Les navettes sont également nombreuses vers la Suisse : un quart des actifs quittant le Pays de Montbéliard travaillent de l’autre côté de la frontière dans le Canton du Jura. Le Pays de Montbéliard attire également des actifs résidant en Haute-Saône, principalement dans le Pays d’Héricourt. Il capte, dans une moindre mesure, des actifs habitant les Deux Vallées Vertes. Ce dernier territoire compte quelques grands établissements industriels (Profialis, Fromagerie Clerval) et attire aussi de la main-d’œuvre habitant le Pays de Montbéliard. Sa population, plutôt âgée et en baisse, a le niveau de vie médian le plus faible du département. 

6. Zone frontalière : des niveaux de vie plus élevés 

Bien que situés à l’extrémité est de la région et malgré un relief montagneux, les territoires frontaliers sont très attractifs pour les jeunes actifs qui trouvent sur le marché du travail suisse dynamique des opportunités d’emplois et des salaires plus élevés. Ainsi, de 30 à 50 % de leurs actifs, principalement des ouvriers qualifiés, vont travailler en Suisse. Ces territoires gagnent donc des habitants grâce aux excédents migratoires et naturels. Ils sont ainsi devenus très résidentiels et davantage artificialisés. Cette croissance démographique s’accompagne d’un développement d’équipements et de commerces, notamment dans les intercommunalités du Plateau de Russey ou de Montbenoît. La pauvreté monétaire est contenue. La population bénéficie de revenus globalement très élevés : sur l’ensemble des sept intercommunalités de la bande frontalière, le niveau de vie médian annuel de la population atteint 27 600 € en 2016, mais il cache de fortes disparités (figure 5)

INSEE65_Fig5

Le développement du travail frontalier, l’installation de Suisses attirés par les prix attractifs de l’immobilier en France génèrent des tensions importantes sur le marché du logement où le montant des transactions immobilières est élevé. Ils entraînent aussi à la hausse les prix à la location, impliquant un reste à charge conséquent pour les bénéficiaires d’une aide au logement. C’est notamment le cas dans le Grand Pontarlier où un quart de ceux résidant dans le parc privé consacrent plus de 39 % de leur budget à se loger en 2016, contre 22 % des bénéficiaires dans le Doubs et 17 % dans la région. 

Ainsi, entre 2011 et 2016, la croissance démographique dans le Grand Pontarlier s’est essoufflée, désormais portée uniquement par le solde naturel. Avec 27 000 habitants, il est néanmoins le territoire le plus peuplé de la bande frontalière. Son tissu économique, plutôt tertiarisé, compte plusieurs établissements de plus de 200 salariés dont le Centre hospitalier et de grandes enseignes commerciales qui attirent les consommateurs suisses par leurs prix plus faibles. Il comprend aussi des entreprises comme Schrader et Nestlé France. De ce fait, il attire des actifs qui viennent y travailler ; près d’un emploi sur deux est occupé par des personnes résidant ailleurs. En outre, c’est le territoire de la bande frontalière où la part d’actifs travaillant en Suisse est la plus faible, 30 %. Quand c’est le cas, ils vont principalement dans le canton de Vaud. Le Val de Morteau, deuxième espace le plus peuplé de la bande frontalière avec 20 400 habitants, est fortement tourné vers la Suisse. Il est desservi par la route très fréquentée des micro techniques entre Besançon et Neuchâtel et le train des horlogers, ligne reliant Besançon à la Chaux-de-Fonds. Un actif sur deux travaille en Suisse, souvent ouvrier qualifié dans l’industrie horlogère et de précision. De nombreux cadres y habitent et travaillent également de l’autre côté de la frontière. Ce territoire, devenu très résidentiel, est ainsi celui où le niveau de vie médian annuel est le plus élevé, 30 400 € en 2016. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté est très faible (5,5 %) mais les personnes en situation de pauvreté monétaire ont un niveau de vie parmi les plus faibles du département (9 880 € annuels). 

7. Les Portes du Haut-Doubs sous double influence 

Au centre du département, sur les contreforts du Massif du Jura, les intercommunalités du Pays de Sancey-Belleherbe et celle des Portes du Haut-Doubs constituent deux espaces interstitiels spécifiques. Dans le Pays de Sancey-Belleherbe, très peu densément peuplé, l’économie est tournée vers l’agriculture qui concentre un quart des emplois. Sa population a un niveau de vie médian parmi les plus faibles du Doubs. Les Portes du Haut-Doubs, situées à mi-distance entre Besançon et Pontarlier forment un territoire bipolarisé. Bénéficiant de nombreuses voies de communication le reliant aux grands pôles d’emplois du département et à la Suisse, des ménages de jeunes actifs sont venus s’y installer. Son offre de services s’est développée et l’emploi a progressé du fait de son dynamisme démographique et de la jeunesse de sa population, 20 % ayant moins de 14 ans. En 2016, plus de la moitié des actifs résident et travaillent sur ce territoire agricole et tertiaire.  

Directeur de la publication : Moïse Mayo 
Rédactrice en chef : Isabelle Revillier 
25020 BESANÇON CEDEX 
Mise en page : 
Crédits photos : CRT, L. Cheviet 
ISSN : 2497-4455  Dépôt légal : décembre 2019 
© Insee 2019 

 

Economie·Nos synthèses par domaines.

La CUCM : un rôle central dans l’ouest de la Saône-et-Loire malgré les crises industrielles successives.

INSEE_66Le territoire de la Communauté urbaine du Creusot-Montceau (CUCM) est situé à la limite entre l’ouest de la Saône-et-Loire où  il anime un ensemble de territoires industriels, et l’est plus dynamique dont il bénéficie peu de la proximité. Organisée autour du Creusot  au nord et de Montceau-les-Mines au sud,  la CUCM offre un ensemble varié d’équipements et de services. Sa population, très ouvrière, est relativement âgée et peu diplômée. La perte de nombreux emplois depuis 40 ans a entraîné une importante baisse de la population, avec des départs notamment d’actifs et de jeunes. Sa tradition industrielle et sa position géographique loin des métropoles et de leur effet d’entraînement ont fortement influencé cette trajectoire. Des secteurs ont disparu sans que la création de nouvelles activités industrielles et le développement du secteur tertiaire ne compensent la totalité des pertes d’emplois de l’industrie. Cette dernière, historiquement très spécialisée, a subi les différentes crises. Elle reste très structurante et bénéficie de mesures de soutien, notamment le programme «Territoires d’industrie». La CUCM dispose de facilités d’accès vers Paris et Lyon. Elle attire des actifs qui viennent y travailler quotidiennement, mais dans l’ensemble, elle entretient des liens assez faibles avec l’extérieur. Benoît Leseur, Hélène Ville (Insee).

Le territoire de la Communauté urbaine du Creusot- Montceau (CUCM) regroupe 95 000 habitants et 34 000 emplois en 2016. Il est bien desservi, traversé par la Route Centre Europe Atlantique (RCEA) et une ligne TGV qui le relie à Paris et Lyon. Le territoire s’organise autour de deux pôles urbains, Montceau-les-Mines au sud et Le Creusot au nord. Il bénéficie d’un ensemble varié d’équipements et services, relativement bien répartis. Son caractère urbain et son positionnement géographique le placent comme un trait d’union entre les territoires en déclin démographique de l’ouest de la Saône-et-Loire et les zones plus attractives de l’est situées sur l’axe Mâcon-Chalon- Dijon (figure 1)

66_Fig.1

  1. Baisse de l’emploi : le revers d’une industrie historiquement très spécialisée.

Le poids économique de la CUCM repose sur son fort ancrage industriel. Il lui a permis de jouer un rôle central dans l’ouest de la Saône-et-Loire jusqu’au milieu des années 970 et aux premières crises dans ce secteur. Elle était alors le point de convergence d’un ensemble de territoires, Gueugnon, Autun, Digoin, Bourbon-Lancy, fédérés autour d’une même tradition industrielle. 

66_Fig.2

Le développement économique du territoire a longtemps reposé sur trois activités indus- trielles emblématiques et une industrie de main-d’œuvre : en 1975, les 3/4 de ses emplois industriels étaient concentrés dans les  mines, la métallurgie et le textile. Or, ces trois ont subi de lourdes pertes. Les mines ont disparu du territoire, le textile quasiment, et si la métallurgie, fortement mécanisée, y a toujours une place prépondérante, elle ne regroupe plus aujourd’hui que 3 000 emplois contre plus de 10 000 en 1975.  Pour autant, le soutien des politiques publiques aux activités renforce certaines d’entre elles, notamment la filière transport. Il s’appuie en particulier sur la création du Mecateamcluster à Montceau-les-Mines et les projets liés au programme « Territoires d’industrie ». Cependant, il ne permet pas de compenser les pertes d’emplois subies dans les industries de main-d’œuvre. Au total, depuis 1975, l’industrie a ainsi perdu 14 500 emplois, une baisse de 68 %. En 40 ans, l’économie s’est transformée dans la CUCM. L’emploi tertiaire s’est fortement développé avec 11 000 emplois tertiaires supplémentaires mais ils n’ont pas compensé la totalité des pertes de l’industrie (figure 2)

 

2. Des gains d’emplois tertiaires modérés

Depuis 1975, l’économie de la CUCM s’est affaiblie : l’emploi total a diminué de 22 % tandis qu’il augmentait de 3 % dans le territoire de comparaison (méthodologie) (figure 3). Ce dernier est composé de cinq autres intercommunalités (définitions) aux caractéristiques similaires, où notamment l’industrie est bien implantée, mais aux trajectoires fortement liées aux orientations industrielles de ces territoires. 

L’emploi industriel a diminué, dans des proportions équivalentes à la CUCM, dans les intercommunalités de Maubeuge et de Montbéliard qui avaient également une industrie très spécialisée en 1975. L’automobile à Montbéliard, la métallurgie et la sidérurgie à Maubeuge ont perdu des emplois mais sont toujours dominantes. Les intercommunalités de Haguenau, Cholet et Louviers ont été moins exposées et plus tardivement aux crises industrielles : Haguenau a conservé une industrie très diversifiée, Cholet a compensé ses pertes dans le textile par des gains dans l’agroalimentaire, plus difficile à délocaliser, et l’industrie chimique et pharmaceutique s’est fortement développée à Louviers. L’emploi tertiaire a moins augmenté dans la CUCM que dans le territoire de comparaison (+ 68 % contre + 111 %) et en particulier moins que dans les intercommunalités de Haguenau, Cholet et Louviers. En 2015, la CUCM compte moins d’emplois tertiaires par habitant que le territoire de comparaison. 

66_Fig.3

Toutefois, depuis 15 ans, les pertes industrielles se sont ralenties. En parallèle, le secteur tertiaire a continué à se développer, ce qui a permis à l’emploi total de se maintenir entre 1999 et 2010. Ce secteur est en revanche en repli sur la période plus récente.

3. Un territoire éloigné des métropoles et peu lié à l’extérieur. 

La CUCM entretient des liens relativement faibles avec l’extérieur. Elle conserve un rôle central pour les territoires industriels en déclin démographique de l’ouest de la Saône-et- Loire (Digoin, Gueugnon, Autun), mais a peu de relations avec la partie est, plus dynamique. Elle entretient tout de même des liens avec Chalon-sur-Saône, cœur du pôle d’emplois important le plus proche, mais ces liens restent limités. Cette ville n’offre pas le rayonnement et la dynamique de Strasbourg, Angers ou Rouen, dont bénéficient respectivement les intercommunalités de Haguenau, Cholet et  Louviers. Cet éloignement géographique des grandes villes, et en particulier des métropoles, impacte la CUCM qui ne peut profiter de leur attractivité et de leur effet d’entraînement. 

En conséquence, même si les navettes domicile-travail (définitions) se sont développées depuis et vers la CUCM en 25 ans, elles restent bien inférieures à celles qui animent les territoires de comparaison (figure 4) ; 5 700 actifs font quotidiennement le trajet vers la CUCM pour aller travailler, et presque autant font le trajet inverse. Dans les intercommunalités de comparaison, ils sont deux à trois fois plus nombreux. La CUCM dispose pourtant d’une gare TGV qui la place à 1 h 20 de Paris et à 40 minutes de Lyon. Malgré ces.liaisons, elle attire peu d’actifs qui viennent s’installer sur le territoire pour travailler plus loin. Les trajets se font principalement vers Chalon-sur-Saône ; seulement 300 personnes vont travailler en Île-de-France et moins de 200 vont à Lyon (figure 5)

66_Fig.5

Parallèlement, ceux qui viennent de l’extérieur pour travailler dans la CUCM sont principalement des actifs résidant en Saône- et-Loire (88 %). La plupart habitent à proximité, à Chalon-sur-Saône ou dans les intercommunalités de Gueugnon, Charolles et Autun ; 45 % des navetteurs vivent dans ces trois dernières, également très industrielles et en perte d’emplois.

INSEE Analyses Bourgogne-Franche-Comté N°66 – Décembre 2019.

 

 

Economie·Société

Vous avez dit « Nudge » ?

Nudge3

« Excellent départ », « Promis, ces marches vous mèneront … plus haut ». Apposés sur les escaliers de la station de métro de La Part-Dieu, à Lyon, ces messages encouragent les piétons à préférer la montée à pied, plutôt qu’en Escalator. Et ça marche ! La première expérimentation , installée fin 2014 à la Station Guillotière, à Lyon, avait donné d’excellents résultats  : le taux de fréquentation des marches avait bondi de 300 % ! Ce type d’intervention porte un nom : le « nudge » (« coup de pouce » en anglais, un concept anglo-saxon créé par les chercheurs Cass Sunstein et Richard Thaler.  « Le nudge cherche à faciliter le passage de l’intention à l’action en jouant sur l’environnement et nos biais cognitifs , explique Nicolas Fieulaine, chercheur en psychologie sociale à l’Université de Lyon 2. Appeler à la raison ne suffit pas . Notre cerveau est surchargé cognitivement. Nous oublions vite nos bonnes intentions, sauf si l’on nous y incite positivement en apportant pat exemple du sens à nos comportements. cela nous oblige, nous chercheurs, à nous intéresser à la manière de fonctionner des individus en allant enquêter sur le terrain durant plusieurs mois. »

Nudge4

 

Dans certaines gares, apposer un visuel d’arbre au-dessus d’une poubelle a permis de booster de 25 % la qualité du tri. des dispositifs fondés sur les sons et les odeurs sont actuellement à l’étude. « Toutes nos interventions doivent être les plus transparentes possible, insiste Nicolas Fieulaine, qui enseigne le nudge à l’ENA. Mal utilisées ou appliquées au marketing, elles pourraient s’apparenter à de la manipulation.  Une charte éthique a d’ailleurs été conçue pour prévenir tout dérapage.

Valérie Josselin – Magazine Fémina du 22 décembre 2019.

Nudge, ou « coup de coude » en français1, souvent traduit « coup de pouce »2, est une technique pour inciter des personnes ou une population ciblée à changer leurs comportements ou à faire certains choix sans être sous contrainte ni obligations et qui n’implique aucune sanction. Cette méthode d’influence est qualifiée de « paternalisme libertarien » car elle permet de faire ses choix sans coercition. Elle a été mise en lumière, en 2008, par Richard Thaler et Cass Sunstein grâce à leur livre Nudge : Améliorer les décisions concernant la santé, la richesse et le bonheur. Ces derniers le définissent de la façon suivante :

« Le nudge, le terme que nous utiliserons, est un aspect de l’architecture du choix qui modifie le comportement des gens d’une manière prévisible sans leur interdire aucune option ou modifier de manière significative leurs motivations économiques. Pour ressembler à un simple « coup de pouce », l’intervention doit être simple et facile à esquiver. Les « coups de pouce » ne sont pas des règles à appliquer. Mettre l’évidence directement sous les yeux est considéré comme un coup de pouce. Interdire uniquement ce qu’il ne faut pas faire ou choisir ne fonctionne pas. »

Nudge_1

L'éditorial·Management·Nos projets·Prospective

Plénière N°120 : L’assemblée générale de BCN vise un second quinquennat plus offensif.

Assemblée_Générale

Il est dans la boîte !… Dernières prises en compte dans la comptabilité, derniers contacts avec nos partenaires, l’AFPA, Unis-Cité, entretien de découverte avec F.E.T.E. l’association voisine située rue Jean Renoir, bref, le bouclage a été musclé. N’est-ce-pas le cas de toute édition très attendue ?

I. Que retenir de l’année 2019 ?

Avec 33 adhérents enregistrés, dont 22 votants à l’Assemblée Générale, nous sommes conformes à la prévision du Projet Associatif 2020. Cela traduit aussi une progression de 50% de l’effectif régulièrement observé en 2014 lors des réunions du groupe informel de l’APEC, Bourgogne Cadres Net (alias BCN V1).

2019 a aussi été notre année la plus active :  nos rendez-vous à l’extérieur se sont enrichis de notre participation au Salon « Mes Atouts, mes projets », animé par Hélène. Nous avons de bonnes raisons d’y retourner l’an prochain.  Mais surtout, l’activité de formation « Action Emplois Compétences » a fonctionné en continu, grâce à nos 2 volontaires en Service Civique, soutenus par toute l’équipe.

Plurielle, cette équipe peut tout faire ! Elle peut vendre des ouvrages,  animer des conférences, exposer des oeuvres d’art… La force de son collectif est telle que nous devrons toujours imaginer de nouvelles voies, pour fédérer toutes les énergies, et « raconter une histoire » de diversité, de compétences transposables, de softskills, et au final de bouquet de talents, ou mieux encore du menu épicé de notre Auberge Espagnole.

II. Nos finances.

Si nous avons donné « quitus » à Danièle en séance à l’unanimité, ce n’est pas sans raison, et nos élus le savent bien : notre pilotage financier est à la fois fin et solide, et s’appuie sur des filtres analytiques, de nature à prouver à nos financeurs que nous sommes sérieux et précis.

Assemblée-Générale2

Quelques extraits :

« Le Fonds associatif de BCN au 31/12/2019 s’élève à 422.30€ : il correspond au cumul des résultats depuis la création de BCN en 2015.

La comptabilité est réalisée selon les normes de la partie double, aujourd’hui nécessaire dans les présentations des dossiers soumis aux financeurs institutionnels.

Le résultat de 2019 est équilibré avec un résultat de 160.03€, certes positif, mais cela uniquement grâce à des abandons de frais de déplacement effectués au profit de l’association pour un cumul de 649.30€.

L’activité de BCN a été dynamique, puisque les 2 sessions d’ateliers de recherche d’emploi commencées en 2018 ont été finalisées en 2019 avec l’aide financière des 2 subventions chacune de 1000 € de la ville de Dijon, que nous remercions pour cet accompagnement, ce qui a permis l’intervention de 2 prestataires spécialisées en coaching et psychologie. »…

  • Le Projet 2018 « conforter le réseau pour dynamiser la recherche d’emploi » a été mené à bien et a fait l’objet du versement par la Ville, du solde en 2019, pas de reste à charge pour BCN.
  • Le projet 2019 « libérer les compétences cachées » va se terminer fin décembre 2019, la Ville de Dijon sera sollicitée pour demande de versement du solde conditionnel de 200 €. Le reste à charge est minime pour 23.55€

Le montant de charges 2019 de 5 685.32 € est 2,5 fois plus important que les charges de l’exercice précédent.

Cela provient de l’activité renforcée des 2 sessions des ateliers AEC (1000 € x 2) ainsi que des versements de l’obligation alimentaire des 2 volontaires en services civiques (107.58 x 2 x 7 mois soit 1506.12 €)

Les produits évoluent dans les mêmes proportions à 5845.35 €, avec une stabilité en montant des cotisations des adhérents (de 615 € à 620 €).

De plus, l’abandon de charge pour 649 € et la subvention par nature de 897 € participent à l’augmentation des valeurs du compte de résultat entre 2018 et 2019. Nous avons les premiers à souligner l’intérêt de cette analyse des prestations de la Ville de Dijon, dont on nous annonce une version encore plus élaborée et exhaustive : cette transparence nous va bien, car « tout ce qui est gratuit, n’a pas de valeur ».

Maîtrise des flux, maîtrise des projets, technicité reconnue par tous, et désormais renforcée, puisque nous pourrons bénéficier bientôt de l’arrivée d’un second expert, Alexandre, élu à l’unanimité au poste de Trésorier-Adjoint. Un nouveau point fort.

III. Nos ambitions.

Nous avons enrichi notre « Projet Associatif » durant l’été par une commission de réflexion élargie, dans laquelle figuraient notamment Xavier et Gilles, en plus des membres du bureau. Il s’agit d’une matrice « forces – faiblesses – opportunités – menaces » (SWOT*, un outil classique de marketing), qui nous a permis de mieux prendre conscience de notre manque de notoriété, et déclenché des efforts accrus de partenariat, de communication, et de présence à l’extérieur. Ces efforts se traduisent par une importante augmentation du poste « Déplacements » du budget de BCN.

Le second apport de ce document réside dans sa perspective triennale : l’exercice n’exprime certes, que notre ambition, mais il permet de se projeter et d’orienter les efforts. Ainsi, du fait de notre vocation d’insertion, nous ne proposons pas des « produits », mais des candidats. Ces candidats, nous les voulons prêts, « outillés » : confiants en eux-mêmes, entraînés aux pratiques actuelles, et aussi parfaitement informés de leur environnement local.

Planifier nos actions, grâce à une meilleure visibilité.

Néanmoins, sans visibilité, l’exercice est délicat : nous souhaitons obtenir l’agrément d’État « Service Civique », mais sommes pour l’instant contraints de mettre en péril notre trésorerie pour aligner 2 semestres consécutifs ! Et si nous voulons développer, il est bel et bien indispensable de pouvoir communiquer à l’avance de nos Plans d’action.

Aucune stratégie, aussi soignée soit-elle, n’a de valeur sans une mise en oeuvre tactique réaliste et efficace : c’est le 2e volet de ce plan, issu de toutes vos suggestions d’amélioration.

Points d’amélioration ou d’évolution suggérés par les participants.

1.Répartir autrement nos volontaires Service Civique. (1 Web – 1 Marketing). Il s’agit d’adapter les méthodes de marketing (SWOT* – storytelling) aux besoins de communication de nos candidats.

 2. Atelier « Mise en ligne » des CV sur le WordPress. La suggestion de ces « fiches » normalisées et mises en forme est validée.

3. Relance des ateliers RH. Hélène et Danièle se proposent de reprendre l’animation de ces ateliers, dont l’un des objectifs sera la mise en ligne évoquée 2).

4. Opération Afpa Village : il s’agit d’implanter une antenne « BCN » dans les locaux de l’Afpa, ayant pour objectif la « fertilisation croisée » entre bénévoles de BCN et les apprenants du prochain module « adjoint Responsable Espace Marchand Numérique », volontaires, l’évolution digitale de RPMS (responsables de Petites & Moyennes Structures)  formation prévue début 2020

5. Validation comme partenaire-exposant à l’accueil des Nouveaux Arrivants à Dijon : Nathalie témoigne d’une expérience favorable lors de son arrivée à Dijon, et suggère que BCN se porte candidate pour devenir exposant à cette journée. Fabienne soutient l’idée, d’autant que l’accueil est organisé avec l’appui des maisons de quartier, un bon relais de proximité. Nous sommes déjà en contact avec Aude Moulin de Dijon-Mag pour avancer sur ce projet. 

6. Rapprochement avec les associations locales proches de notre objet social : Femmes Emplois Techniques Égalité / Binôme21. Nadine souhaite organiser la coopération entre les jeunes de Binôme, futurs chercheurs d’emploi et nos formateurs. Les 2 Associations vont s’y atteler ; quant à Femmes Emplois Techniques Égalité, Cécile Ruffin nous reçoit jeudi 19 décembre pour découvrir nos objectifs et nos méthodes de travail, sachant que leur activité « se limite maintenant à 10 % d’insertion », d’où une coopération possible, si BCN peut s’appuyer sur leur réseau.

7. Modification du Règlement intérieur – Commission de communication. Antoine précise qu’à l’origine de la modification, se trouve le constat que dans l’organigramme de BCN, figurait à titre « pédagogique » le rôle d’animateur référent – Webmaster tournant tous les quadrimestres. Dès le début, mais surtout depuis 2015, il est devenu très difficile de transmettre les clés et les consignes dans un temps aussi court, et les candidats ne se bousculent pas : d’où l’inscription de cette fonction en « dur » au binôme Secrétariat, en charge de l’animation d’une commission de la communication, qui utiliserait collectivement tous les outils et leviers disponibles, et formerait un vivier de postulants.

Conclusion :

De la lecture en perspective ! Car il ne s’agit bien sûr, que d’un extrait : néanmoins, il me semble naturel de laisser le mot de la fin à Christine, notre Présidente : « Au final, notre association reste pleine d’entrain et même si notre pérennité reste encore fragile, nous continuons notre action grâce à votre présence et votre investissement. BCN est l’affaire de tous et je compte sur vous pour la faire perdurer »…

Bonnes Fêtes à tous, à vos proches et vos familles !

L_Ours_n

SWOT : Strengths – Weaknesses – Opportunities – Threats. La fameuse matrice du BCG. Boston Consulting Group.

 

 

L'éditorial·Nos synthèses par domaines.·Recherche digitale

L’Usinerie à Chalon-sur-Saône: le nouveau lieu totem de la French Tech.

Lusinerie2

I. Nouveau nom et nouveau visage pour le Moulin de la sucrerie.

BCN était invitée en tant que partenaire de Nicéphore Cité, ce Mardi 17 Décembre 2019 , à la pose par Sébastien Martin, président du Grand Chalon, de la première pierre et au dévoilement du nom du projet retenu pour l’aménagement de la cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique. Ce sera donc l’Usinerie.  Ce nom est particulièrement bien choisi, car il rappelle les origines industrielles du site (raffinerie de sucre), et sa vocation technologique fondée sur 5 axes majeurs :

  • L’imagerie Numérique et les NTIC,
  • La réalité augmentée et la 3 D, le Blue Lemon, outil d’immersion virtuelle et Usine 4 D, simulation pour l’industrie du futur.
  • L’Intelligence Artificielle.
  • Le Big Data.
  • La R&D, l’enseignement, la formation et le tertiaire.

II. La Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique.

C’est à la mi-2021 que s’installera la Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique du Grand Chalon. « C’est un pôle de services technologiques de pointe dédié aux entreprises du territoire » rappelle le Grand Chalon. Moulin de la Sucrerie blanche, quai Saint-Cosme à Chalon-sur-Saône, le Grand Chalon créé la Cité de l’économie créative et de l’ingénierie numérique. Elle accueillera l’Institut Image Arts et Métiers Paris Tech, des équipes de Nicéphore Cité. Dotés d’un matériel haute technologie unique en Bourgogne-Franche Comté, ils formeront un pôle d’ingénierie numérique au service des industries, des entreprises et des start up.

Lusinerie5

Plateau technique, Living Lab, Pépinière d’Entreprises, espace de coworking, Salles de projet et de créativité.

III. Un projet coordonné, pluripartenarial et futuriste.

Il n’est qu’à mentionner le nombre de partenaires présents ce 17 décembre, pour comprendre la vision et l’ambition du projet : « Faire du Grand Chalon la ville la plus attractive dans sa catégorie ». Et pour cela, s’inspirer par exemple des villes moyennes du Baden-Wurttemberg voisin (Pforzheim, pôle de recherche appliquée à l’industrie automobile), un modèle qui a fait la prospérité du Land.

Objectif : accéder aux 5 piliers de l’Industrie du Futur, cités plus haut en offrant : des espaces collaboratifs, une pépinière, des Fab Lab et l’Institut Image. L’ensemble sera regroupé dans plus de 2600m2 seront consacrés aux nouvelles technologies. Le site regroupera Nicéphore cité, l’institut d’image d’Arts et métiers Paris Tech, et la mission de développement économique du Grand Chalon.

La présence de l’état attestée par M. Gutton, Préfet de Saône & Loire, de la Région, représentée Mme Chopard, de l’administrateur du CNAM, de l’IUT, du représentant de l’UIMM M. Mahé, et de M. Platret, Maire de Chalon, témoigne du rôle fédérateur déterminant qu’a joué Nicéphore Cité, à travers sa présidente Mme Juliette Métenier-Dupont, chargée des NTIC au Grand Chalon.

IV. Bon vent à l’Usinerie !

Voilà un projet comme nous aimerions en voir plus souvent, qui prouve que le « mille-feuilles » administratif n’est qu’un obstacle de papier quand le vent de la volonté souffle assez fort : bon vent, voilà ce que nous souhaitons à l’Usinerie ! Nous avons tous en mémoire les exploits de l’ENSAM de Cluny, qui avait fait sa révolution, en re-construisant en réalité augmentée la prestigieuse Abbaye. Quand à BCN, nous serons de nouveau à Chalon le 17 Avril 2020,  avec nos startups, pour constater l’avancement des travaux !

L’Ours.

L_Ours_n