Economie·Environnement - Climat

Environnement : le secteur numérique mondial, pas si propre ?

Une étude du cabinet Green IT parue ce mardi 22 octobre révèle l’ampleur de l’impact environnemental du secteur numérique mondial, et les solutions pour y remédier.

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Définition : Le secteur du numérique désigne le secteur d’activité économique relatif aux Technologies de l’Information et de la Communication et à la production et à la vente de produits et services numériques.

Nous le savions déjà, mais cette étude a mis des chiffres sur les idées. Green IT est un cabinet d’experts, qui mêle entreprises et associations. Cette étude porte sur l’empreinte environnementale du numérique mondial entre 2010 et 2025.

I. Comment se mesure l’impact environnemental du numérique mondial ?

Il se calcule par ce qui est nécessaire pour fabriquer les objets électroniques, comme l’utilisation de ressources non renouvelables (tels que les minerais), l’eau, l’énergie etc. Mais est également pris en compte le réchauffement climatique et les pollutions diverses qui découlent du secteur du numérique.

A y voir de plus près, notre impact numérique est bien plus important que l’on ne pourrait le penser. Car tout y passe : ordinateurs, smartphones, appareils connectés etc. Des objets devenus indispensables au quotidien. Au total, la simple fabrication de ces objets représente de 59 % à 84 % des impacts du secteur numérique. Et le résultat à l’échelle globale est sans appel : l’impact environnemental du numérique est égal à 5 fois le poids du parc automobile français (180 millions de véhicules).

II. Les objets connectés, principale menace

Et la tendance n’est pas à la baisse. « La taille de l’univers numérique va tripler à quintupler (…) et ses impacts environnementaux vont doubler à tripler » déclare Frédéric Bordage, principal auteur de l’étude. Le rapport dévoile en effet une évolution inquiétante de l’empreinte, conjuguée à un changement des responsables de celle-ci. Alors que les objets connectés ne représenteront toujours que 1 % des impacts en 2020, ceux-ci constitueront 18 % à 23 % de l’empreinte en 2025. Leur nombre sera d’ailleurs multiplié par 48 entre 2010 et 2025.

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III. Des solutions existent

Mais ce rapport alarmiste propose aussi des solutions. Parmi elles, réduire le nombre d’objets connectés en mutualisant et substituant leurs fonctionnalités, ou encore augmenter la durée de vie des équipements par allongement de la durée de garantie. L’étude indique aussi le rôle que peuvent jouer les pouvoirs publics en la matière, comme permettre de distinguer une mise à jour logicielle corrective d’une mise à jour évolutive, toutes deux responsables de la célèbre obsolescence programmée.

Le futur défi ne sera plus simplement de réduire l’impact environnemental provoqué par le secteur du numérique, mais davantage à un « usage raisonné » de celui-ci. « Souhaite-t-on augmenter indéfiniment la taille des télévisions ou plutôt réserver les dernières capacités numériques pour construire un avenir viable » conclut Frédéric Bordage.Pollution4

Le numérique représente 4,1 milliards d’utilisateurs, 34 milliards d’appareils et 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Par Sébastien Rouet – Publié le 22/10/2019 à 15h56.

Que faut-il en penser ? Honnêtement, la photo est réaliste : l’auteur ne veut pas courir le risque d’être démenti par les statistiques. Mais ensuite, beaucoup de raccourcis sont pris, qui font reposer toute la responsabilité sur le consommateur ! Le poste le plus énergivore n’est pas les terminaux, mais les 48 Millions de serveurs, qui consomment de l’énergie pour refroidir les « lames » (blades) où sont conservées les données, (les milliards de Téra Octets de mails inutiles ou non lus, et de façon générale, tout le stockage client-serveur).

Mais pas seulement : la course à l’innovation se traduit chaque jour par : de nouvelles applications, des milliers de comptes Instagram supplémentaires, de l’électronique embarquée supplémentaire. Autre facteur : le big data et l’Intelligence Artificielle, qui reposent sur la fiction que les données de « masse » ne coûtent rien. Alors, à quand un secteur numérique pesant 20 fois l’empreinte du secteur automobile ?

 

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