Culture - Loisirs - Histoire

BCN a vu pour vous : Camille.

Le pitch est tout simple : Jeune photojournaliste éprise d’idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui s’y prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais reconnue, elle se voit offrir de grands photoreportages « dans tous les lieux où ça chauffe sur la planète ».

Camille2

Les choses ne vont pas se passer ainsi : Camille a des amis « là-bas », elle a laissé son coeur dans ce petit pays plus grand que la France. Et même si par moments, elle en viendra à se demander ce qu’elle fait là, ce n’est rien par rapport à se sentir tellement vivante parmi ses frères.

Le film qui retrace la vie de Camille vient d’être projeté en Centrafrique ; là-bas, tout le monde connaissait Camille,  et voulait découvrir sur grand écran l’histoire de cette jeune femme de 26 ans qui avait sillonné les rues de Bangui,

Camille1

Et c’est la première fois que les spectateurs voient apparaître des compatriotes dans un film étranger. Sur l’écran, ils reproduisent le conflit qui a opposé les miliciens, autoproclamés d’«autodéfense» (antibalakas), que Camille Lepage accompagnait, à la coalition séléka, qui avait renversé le président François Bozizé en 2013.

«Ce sera à eux de raconter leur histoire»

C’est l’aboutissement d’un projet initié en 2016 par le réalisateur français Boris Lojkine: tourner ce film dans un pays très pauvre encore en proie aux violences quotidiennes, qui manque de moyens techniques et où la dernière salle de cinéma a fermé depuis des décennies. Et contribuer ainsi à «développer un cinéma centrafricain».

En amont du tournage, l’Alliance française avait formé une génération de jeunes réalisateurs aux techniques du cinéma. Nombre d’entre eux ont été impliqués dans le projet comme assistants ou comme acteurs, et se consacrent désormais à leurs propres réalisations.

«Ce sera à eux de raconter leur histoire», rappelle Boris Lojkine, qui se garde de toute appropriation. «Camille raconte l’histoire de Camille, pas celle de la Centrafrique», explique-t-il. Mais si le film a été, pour l’heure, bien accueilli en Europe, où il a notamment reçu le prix du public au festival de Locarno, ce sont les Centrafricains qui peuvent valider le réalisme et la justesse d’une œuvre évoquant une page de son histoire particulièrement douloureuse.

Le film rend hommage à Camille Lepage, dont la simplicité et le caractère sont brillamment restitués par l’actrice Nina Meurisse, le film n’hésite pas à questionner l’engagement et les motivations de cette jeune Européenne issue d’un milieu bourgeois. «Tu te crois meilleure que les autres?», s’agace ainsi un chef de milice antibalaka quand l’héroïne tente de le dissuader de mener des représailles. «Tout ce qui t’intéresse, c’est venir prendre tes photos! Tu viens, tu prends, et tu pars!»

Camille4

Dans un contexte violent, faut-il tout photographier, tout montrer ? Pour quelles conclusions hâtives de l’Occident ? Si la presse n’avait pas été présente, certaines exactions se seraient-elles produites ?  A chacun, en sortant de la salle, de s’arrêter un instant sur ce que son coeur et sa conscience lui inspirent.

L’Ours.

 

L'éditorial

Communication : un jalon important.

Ce matin, un jalon symbolique important est tombé : créé en Avril 2016, notre blog vient de franchir le seuil des 10.000 pages vues.

Wordpress

Nous en avions parlé lors de la plénière : quel parti pouvons-nous tirer de ce support, qui à l’évidence, atteint un public bien plus large et divers que nos adhérents, sympathisants et soutiens ? Comment développer notre capital de notoriété au profit de nos adhérents, en un mot « la griffe BCN ».

Une première réponse est de faire évoluer les contenus vers plus de collaboratif ! Parmi les auteurs potentiels, le vivier important d’experts, ingénieurs, professionnels, artistes ou simples passionnés peut et doit se traduire dans nos publications. BCN est une pépinière de talents, il faut que cela se sache et se voie !

Seconde approche : les contenus. L’émotion, l’empathie mais aussi l’indignation sont légitimes, et quand nous dénonçons ici les scandales, les injustices et les compromissions qui composent le quotidien, nous devons le faire avec un recul responsable et une objectivité de bon aloi.

Enfin, la dimension « plaisir » doit faire partie du « package » : notre Optimiste en Chef n’a pas suffisamment trouvé sa place dans nos colonnes, mea culpa. Mais Dijon offre une palette d’activité culturelles, sportives, touristiques et … oenotouristiques de classe mondiale qui mériteraient des plumes avisées. J’en veux pour preuve le projet UNESCO 2020 qui se prépare à Cluny ; la Reconnaissance de la Valeur Universelle de ce patrimoine ne fait aucun doute, elle est déjà bien ancrée en Europe. Affaire à suivre, donc.

Ours

                                         En résumé : ce support est le vôtre, profitez-en !

« Nul ne peut prétendre savoir nager, tant qu’il n’a pas plongé dans le grand bain… »

L’Ours.