Culture - Loisirs - Histoire

Au nom de la terre.

1954 – 1999. Deux dates, pour une vie, celle de Christian Bergeon, agriculteur. Le film est un hommage pudique, mais vibrant de son fils Édouard, à son père, décédé il y a vingt ans tout juste.

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Ce que ne dit pas la bande-annonce, c’est à quel point la terre peut être belle et heureuse, à quel point une famille peut y trouver son équilibre, dans un mode de vie simple et apparemment sans histoires. En un mot, à quel point l’agriculture peut être photogénique !

Des scènes bien vues, réalistes de la poussière des moissons, du paysage qui change au fil des saisons, du plaisir que l’on éprouve à parcourir à moto son « domaine », à chevaucher à travers bois, ou encore à rentrer juché sur la remorque pleine du froment fraichement récolté… Édouard Bergeon sait manifestement de quoi il parle, et sa caméra est experte. Quant aux acteurs, il réussissent à s’effacer derrière leur rôle, à se faire discrets.

Le film n’est pas sans rappeler « Ce qui nous lie », réalisé en 2017 par Cédric Klapisch avec Pio Marmai, Ana Girardot et François Civil. Le thème est le même : le retour à la terre, et les joies et peines qu’il entraîne.

Faut-il aller voir ce film ? Un première réponse serait de dire que les salles sont encore correctement garnies, ce qui prouve que le bouche à oreille fonctionne, surtout pour une oeuvre qui n’est pas une superproduction, sans effets spéciaux, sans Di Caprio ou Tom Cruise, en un mot, un film intimiste.

Ensuite, il s’agit d’une histoire vraie, honnête, fidèle, sincère… Une sorte de documentaire à peine romancé : éprouvant, donc. Mais sans doute ne me suis-je pas suffisamment « blindé » avant d’y aller… et donc cette histoire me touche de plein fouet.

Bref, si vous voulez voir un petit chef-d’oeuvre, grouillez-vous, il est encore temps !

L’Ours.

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