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Petites architectures dans le grand paysage.

Sous ce titre bizarre, voici un rendez-vous à ne pas manquer ! Au 33, rue de Montmuzard – plus connu sous le nom de Latitude 21 – se déroulait le vendredi 13 septembre le Vernissage de l’exposition à 18h30. Avec Jérôme B. nouvel arrivant, nous avions convenu de réaliser une prise de contact avec le milieu des architectes dijonnais. Opération réussie, et bon moment original et dépaysant !

Julien_King_Georges

Le projet de création de structures éphémères, recyclables et habitables commença autour d’un café place des Vosges à Epinal un samedi matin… « chiche ! »…

Quelques mois plus tard naissaient les « toits Normands » dans le cadre de l’installation « Balade en Land Art » aux Vergers de la Viéville (Normandie) en partenariat avec le lycée Agricole de Tourvilles sur Pont-Audemer. Depuis l’architecte  Julien King-Georges poursuit son rêve et n’a jamais cessé de réaliser des cabanes.

Rêve d’enfant, utopie des grands, manière d’habiter, de protéger, d’inviter, d’écouter…, la cabane évoque pour chacun d’entre nous une image, un souvenir, des moments de bonheur qui sommeillent en nous depuis toujours.

 

L’exposition vous propose de découvrir ce travail empreint de poésie à travers photographies et textes mais également une dizaine de maquettes spécialement réalisées par les enfants en ateliers à Latitude21 au cours du mois de juillet.

Architecte  : Julien King-Georges
Ateliers réalisés par Marion Renard, étudiante à l’école d’architecture de Nancy.

A titre personnel, j’ai été frappé par la poésie de « La Chapelle 57 » : dans le village de Nomeny (54), où les allemands massacrèrent 57 personnes de tous âges, le 23 août 1914. La chapelle éphémère située sur la bord de la Seille était devenue un lieu de commémoration en souvenir de la Grande Guerre… Et puis, il y a eu Charlie en 2015… spontanément, les gens de Nomény sont venus y déposer quelques bougies et des bouquets. La génération suivante des bâtisseurs de la Chapelle y a réalisé une fresque pour la paix, avec l’aide d’une artiste de la région.

Tous les détails sur le site Internet de Latitude 21 .

Conclusion : Mais le temps fort de cette exposition est certainement le rapprochement avec la poésie et toutes les formes d’art en général. Un exemple ? Imaginons l’architecture comme un tango :

le danseur : grand, beau, les cheveux gominés.

la danseuse : spirituelle, élancée, désinvolte.

  • Qu’est-ce-que l’acte de construire ? Ménager l’harmonie et l’osmose des lieux et de la nature, exactement comme ce couple qui danse le tango. Ainsi, lorsque l’on pose les premières planches sur le chantier d’une architecture éphémère, la nature interagit tout de suite, l’herbe blanchit, insectes et vers s’adaptent à ce nouvel environnement.

A découvrir https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Homme_qui_plantait_des_arbres

https://www.lecteurs.com/livre/le-paysage-les-ploucs-et-moi/4891744.

Sur le thème de l’insertion dans les paysages : L’éloge de la marge de David Le Breton.

Et aussi  : Eugène Guillevic est un poète français de la seconde moitié du XXe siècle. Il ne signa jamais ses nombreux recueils que de son seul nom, Guillevic.

Il s’impose dès Ter-raqué, son premier livre, en 1942. Il publie ensuite Exécutoire (1947) et Gagner (1949). Avec Trente et un sonnets, en 1954, il s’essaie à donner voix à ses convictions communistes dans des vers réguliers, mais cette tentarive restera sans suite. Après quelques années de silence, il publie Carnac en 1961, puis de nombreux livres parmi lesquels Euclidiennes (1967), Ville (1969). Indus (1973), Sphère (1977), Du domaine (1977). Étier (1979). Autrefois (1980), Trouées (1981), Requis (1983), Art poétique (1989), Le chant (1990), Maintenant (1993), Possibles futurs (1996). On lui doit aussi des traductions de poètes allemands, et notamment de Georg Trakl.

Allez ! Il vous reste seulement 2 mois…

L’Ours.