Actualités & News·Economie

Une française pour le Nobel d’économie 2019

Bonjour les amis, je profite de cet article afin de commenter le prix « Nobel » d’économie 2019 décerné à la française Esther Duflo et  ses 2 collègues américains.

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Avant elle, nous gardions en mémoire l’économiste Jean Tirole, qui a obtenu également ce prix en 2014 grâce à son travail au sujet de l’organisation industrielle et pour son analyse du pouvoir de marché et de la régulation.

Cette fois-ci, Esther Duflo, Abhijit Banerjee et Michael Kremer se sont distingués pour leur analyse de l’Économie du développement, et pour leur nouvelle approche expérimentale pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde.

Retenons aussi qu’Ester Duflo, agrégée de sciences économiques et sociales, évolue en tant que professeur au sein du prestigieux MIT (USA).

Alexandre

Culture - Loisirs - Histoire

En avant-première : Mon chien stupide.

Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg se retrouvent au cinéma dans Mon chien stupide, en salles mercredi 30 octobre.

Yvan Attal revient derrière la caméra pour réfléchir au couple moderne. Dans Mon chien stupide, en salles ce mercredi 30 octobre, le cinéaste partage l’affiche avec sa compagne à la ville Charlotte Gainsbourg.  Ce long-métrage est la libre adaptation française d’un roman de l’Américain John Fante. Le public pourra découvrir un homme, en pleine crise de la cinquantaine, dont la vie de famille et le couple seront mis à rude épreuve par l’arrivée d’un chien. Cette adaptation reprend les réflexions de l’ouvrage : comment un couple peut-il survivre au temps qui passe, à la crise de la cinquantaine et au quotidien ?

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Que pensent les critiques de Mon chien stupide ? Globalement, elles sont très divisées. Du côté des avis positifs, on retient un long-métrage à l’humour noir et grinçant, qui donne matière à réfléchir.  D’autres (dont Télérama) retiennent que seule Charlotte Gainsbourg est à sauver dans cette « adaptation poussive de John Fante ».

Mais il faut se faire sa propre opinion et -soyons franc – je crains la vision « élitiste » de Télérama, comme la majorité du public qui était venue passer un bon moment à se régaler de cette comédie sentimentale, familiale … et animale : lors de cette avant-première dijonnaise. Objectif atteint : ils y ont bel et bien trouvé les trois : les sentiments d’Henri et Cécile se sont un peu émoussés, en partie à cause du caractère odieux de leur « 4 Tanguy ». Stupide le Chien va y mettre bon ordre !

Une histoire de famille.

La dernière fois qu’ils ont partagé l’affiche au cinéma, c’était en 2016 pour Ils sont partout. Trois ans plus tard, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg poursuivent leur collaboration professionnelle dans Mon chien stupide. Interrogée par le magazine Elle, la comédienne concède d’ailleurs que l’histoire fictive d’Henri et Cécile reflète en partie celle qu’elle vit avec son compagnon depuis 1990 : « Quand on passe trente ans avec quelqu’un, il y a forcément des hauts et des bas », a-t-elle confié.  Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg se sont rencontrés sur le tournage d’Aux yeux du monde, d’Eric Rochant. Et depuis, ils ne se sont plus quittés, n’hésitant pas à jouer ensemble au cinéma. Par le passé, les deux comédiens avaient incarné un couple dans Ma femme est une actrice ou Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, deux films signés Yvan Attal. Cette fois, ils sont rejoints par Ben Attal, leur fils, dans le rôle de l’un des quatre garnements. (Photo).

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Des enfants « adorables » !

Sans doute, selon leur propre point de vue, mais seulement le leur : ainsi Gaspard, qui fait rédiger toutes ses dissertations universitaires par sa mère, et lui reproche tantôt d’obtenir des notes trop basses, tantôt trop bonnes… Et puis quoi encore !

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Un chien … épris de justice.

A commencer par la manière dont il amadoue Rommel, l’arrogant Doberman, puis par ses rencontres – irrégulières – avec Daval, qui ne lui vaudra pas que des amis ! Finalement, à part lui, tout le reste est littérature. Et comme chacun sait, la littérature n’est pas la vraie vie.

 

L’Ours.

Optimisme·Revue de Presse

Spécial Halloween : les irlandais ont-ils retrouvé l’Atlantide ?

Hy-Brasil est référencé dans les journaux des explorateurs et dans la mythologie celtique.

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L’imagination se confond avec la réalité où l’île de Hy-Brasil est rappelée dans les registres des voyageurs et des anciennes légendes irlandaises. L’Irlande pourrait bien avoir sa propre version d’Atlantis.

Lire Plus: Les mythes et légendes irlandais les plus fantasmagoriques qui entourent Halloween

Les informations rassemblées par l’historienne Fiona Broome , ainsi que par les passionnés de mythologie celtique, montrent l’intersection du mythe et de la réalité en ce qui concerne l’île de Hy-Brasil, également connue sous les variantes Hy-Breasal, Hy-Brésil, Hy-Breasil, Brazir, entre autres.

Dans le folklore celtique, ce pays insulaire tire son nom de Breasal, le haut roi du monde. Cependant, alors que l’Atlantique commençait à être explorée de manière plus approfondie, le nom de Hy Brazil aurait pu être rattaché à un lieu réel, fournissant ainsi des preuves qui se rattachent au mythe irlandais.

Hy-Brasil a été noté sur les cartes dès 1325 lorsque le cartographe génois Dalorto a placé l’île à l’ouest de l’Irlande. Sur les cartes de navigation successives, il apparaît au sud-ouest de la baie de Galway.

Saint-Barrind et Saint-Brendan ont tous deux trouvé l’île au cours de leurs voyages respectifs et sont rentrés chez eux avec des descriptions presque identiques d’Hy-Brasil, qu’ils ont surnommées la «Terre promise».

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Une carte catalane d’environ 1480 indique qu’une île est «Illa de brasil» au sud-ouest de l’Irlande, où ce lieu mythique était censé se trouver.

Les expéditions quittèrent Bristol en 1480 et 1481 pour la rechercher et une lettre écrite peu après le retour de John Cabot de son expédition en 1497 signalait que des terres découvertes par Cabot avaient été «découvertes dans le passé par les hommes de Bristol qui avaient trouvé Hy Brasil». « 

Certains historiens affirment que le navigateur Pedro Álvares Cabral pensait avoir atteint cette île en 1500, nommant ainsi le pays du Brésil. Cependant, Cabral n’a pas choisi le nom ‘Brésil’. Le pays s’appelait d’abord Ilha de Vera Cruz (île de la Vraie Croix), plus tard Terra de Santa Cruz (Terre de la Sainte-Croix) et plus tard encore «Brésil».

Lire la suite: Le cavalier sans tête et d’autres monstres de la pègre celtique

La théorie généralement admise stipule qu’elle a été renommée en brésilien, qui a une couleur rouge extrême (donc «brasil» dérivée de «brasa»: ember), une plante très précieuse dans le commerce portugais et abondante dans le pays nouvellement trouvé.

La caractéristique géographique la plus distinctive de Hy-Brasil est qu’elle apparaît sur les cartes comme un cercle parfait, avec un canal semi-circulaire au centre. L’image centrale sur le drapeau brésilien, un cercle avec un canal au centre, était le symbole d’Hy-Brasil sur les premières cartes.

A la fois, St-Barrind et St-Brendan ont confirmé le périmètre circulaire de l’île, qui ont parcouru séparément le rivage pour déterminer où se trouvait l’île, mais ne l’ont jamais trouvée. Très probablement, ils marchaient en rond.

L’une des visites les plus célèbres à Hy-Brasil a été organisée en 1674 par le capitaine John Nisbet de Killybegs, comté de Donegal, en Irlande. Son équipage et lui se trouvaient dans des eaux familières à l’ouest de l’Irlande lorsqu’un brouillard s’est formé.

Lorsque le brouillard s’est dissipé, le navire était dangereusement proche des rochers. Tout en se repérant, le bateau a ancré dans trois brasses d’eau et quatre membres de l’équipage ont ramé à terre pour rendre visite à Hy-Brasil. Ils ont passé une journée sur l’île et sont revenus avec de l’argent et de l’or qui leur avaient été donnés par un vieil homme qui y vivait.

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La dernière observation supposée aurait été faite en 1872 par Roderick O’Flaherty. Dans ‘Une description chorographique de West ou H-Iar Connaught (1684)’, il nous parle du «vieil homme» rapporté en disant:

«Morogh O’Ley, qui vécut aujourd’hui à O’Brasil pendant deux jours, s’imagina reconnaître de là-bas les îles d’Aran, Golamhead, Irrosbeghill et d’autres endroits du continent occidental, endroits qu’il connaissait déjà. . « 

La dernière observation documentée de Hy-Brasil remonte à 1872, lorsque l’auteur TJ Westropp et plusieurs de ses compagnons ont vu l’île apparaître puis disparaître. C’était la troisième fois que M. Westropp voyait Hy-Brasil, mais lors de ce voyage, il avait amené sa mère et des amis pour vérifier l’existence de l’île.

Il est encore difficile de dire si l’île existe – ou a jamais existé -, mais il est difficile de nier les récits mythiques et réels de l’île.

Alors, mythe ou légende ? Nous avons tous lu l’Atlantide de Pierre Benoît.  Depuis, l’ouvrage a été (à mon avis) surpassé par le fabuleux Nuit des Temps de René Barjavel…  Pour faire le lien, rappelez-vous le Kon-Tiki de Thor Heyerdahl ; ce n’était pas un simple radeau, il avait pour but de prouver la faisabilité des migrations transpacifiques. Eh bien, le voyage de Saint-Brendan a connu la même destinée : son voyage a été reconstitué, et retracé :

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L’ouvrage de Tim Severin « The Brendan Voyage » retrace l’odyssée :

Alors, si tout était authentique et reconstituable dans le récit de St_Brendan, plus de 900 ans avant Christophe Colomb, comment ne pas croire à Hy-Brasil, l’équivalent irlandais de l’Atlantide ?

L’Ours.

Economie·Environnement - Climat

Environnement : le secteur numérique mondial, pas si propre ?

Une étude du cabinet Green IT parue ce mardi 22 octobre révèle l’ampleur de l’impact environnemental du secteur numérique mondial, et les solutions pour y remédier.

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Définition : Le secteur du numérique désigne le secteur d’activité économique relatif aux Technologies de l’Information et de la Communication et à la production et à la vente de produits et services numériques.

Nous le savions déjà, mais cette étude a mis des chiffres sur les idées. Green IT est un cabinet d’experts, qui mêle entreprises et associations. Cette étude porte sur l’empreinte environnementale du numérique mondial entre 2010 et 2025.

I. Comment se mesure l’impact environnemental du numérique mondial ?

Il se calcule par ce qui est nécessaire pour fabriquer les objets électroniques, comme l’utilisation de ressources non renouvelables (tels que les minerais), l’eau, l’énergie etc. Mais est également pris en compte le réchauffement climatique et les pollutions diverses qui découlent du secteur du numérique.

A y voir de plus près, notre impact numérique est bien plus important que l’on ne pourrait le penser. Car tout y passe : ordinateurs, smartphones, appareils connectés etc. Des objets devenus indispensables au quotidien. Au total, la simple fabrication de ces objets représente de 59 % à 84 % des impacts du secteur numérique. Et le résultat à l’échelle globale est sans appel : l’impact environnemental du numérique est égal à 5 fois le poids du parc automobile français (180 millions de véhicules).

II. Les objets connectés, principale menace

Et la tendance n’est pas à la baisse. « La taille de l’univers numérique va tripler à quintupler (…) et ses impacts environnementaux vont doubler à tripler » déclare Frédéric Bordage, principal auteur de l’étude. Le rapport dévoile en effet une évolution inquiétante de l’empreinte, conjuguée à un changement des responsables de celle-ci. Alors que les objets connectés ne représenteront toujours que 1 % des impacts en 2020, ceux-ci constitueront 18 % à 23 % de l’empreinte en 2025. Leur nombre sera d’ailleurs multiplié par 48 entre 2010 et 2025.

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III. Des solutions existent

Mais ce rapport alarmiste propose aussi des solutions. Parmi elles, réduire le nombre d’objets connectés en mutualisant et substituant leurs fonctionnalités, ou encore augmenter la durée de vie des équipements par allongement de la durée de garantie. L’étude indique aussi le rôle que peuvent jouer les pouvoirs publics en la matière, comme permettre de distinguer une mise à jour logicielle corrective d’une mise à jour évolutive, toutes deux responsables de la célèbre obsolescence programmée.

Le futur défi ne sera plus simplement de réduire l’impact environnemental provoqué par le secteur du numérique, mais davantage à un « usage raisonné » de celui-ci. « Souhaite-t-on augmenter indéfiniment la taille des télévisions ou plutôt réserver les dernières capacités numériques pour construire un avenir viable » conclut Frédéric Bordage.Pollution4

Le numérique représente 4,1 milliards d’utilisateurs, 34 milliards d’appareils et 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Par Sébastien Rouet – Publié le 22/10/2019 à 15h56.

Que faut-il en penser ? Honnêtement, la photo est réaliste : l’auteur ne veut pas courir le risque d’être démenti par les statistiques. Mais ensuite, beaucoup de raccourcis sont pris, qui font reposer toute la responsabilité sur le consommateur ! Le poste le plus énergivore n’est pas les terminaux, mais les 48 Millions de serveurs, qui consomment de l’énergie pour refroidir les « lames » (blades) où sont conservées les données, (les milliards de Téra Octets de mails inutiles ou non lus, et de façon générale, tout le stockage client-serveur).

Mais pas seulement : la course à l’innovation se traduit chaque jour par : de nouvelles applications, des milliers de comptes Instagram supplémentaires, de l’électronique embarquée supplémentaire. Autre facteur : le big data et l’Intelligence Artificielle, qui reposent sur la fiction que les données de « masse » ne coûtent rien. Alors, à quand un secteur numérique pesant 20 fois l’empreinte du secteur automobile ?

 

Culture - Loisirs - Histoire

BCN a vu pour vous : Camille.

Le pitch est tout simple : Jeune photojournaliste éprise d’idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui s’y prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais reconnue, elle se voit offrir de grands photoreportages « dans tous les lieux où ça chauffe sur la planète ».

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Les choses ne vont pas se passer ainsi : Camille a des amis « là-bas », elle a laissé son coeur dans ce petit pays plus grand que la France. Et même si par moments, elle en viendra à se demander ce qu’elle fait là, ce n’est rien par rapport à se sentir tellement vivante parmi ses frères.

Le film qui retrace la vie de Camille vient d’être projeté en Centrafrique ; là-bas, tout le monde connaissait Camille,  et voulait découvrir sur grand écran l’histoire de cette jeune femme de 26 ans qui avait sillonné les rues de Bangui,

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Et c’est la première fois que les spectateurs voient apparaître des compatriotes dans un film étranger. Sur l’écran, ils reproduisent le conflit qui a opposé les miliciens, autoproclamés d’«autodéfense» (antibalakas), que Camille Lepage accompagnait, à la coalition séléka, qui avait renversé le président François Bozizé en 2013.

«Ce sera à eux de raconter leur histoire»

C’est l’aboutissement d’un projet initié en 2016 par le réalisateur français Boris Lojkine: tourner ce film dans un pays très pauvre encore en proie aux violences quotidiennes, qui manque de moyens techniques et où la dernière salle de cinéma a fermé depuis des décennies. Et contribuer ainsi à «développer un cinéma centrafricain».

En amont du tournage, l’Alliance française avait formé une génération de jeunes réalisateurs aux techniques du cinéma. Nombre d’entre eux ont été impliqués dans le projet comme assistants ou comme acteurs, et se consacrent désormais à leurs propres réalisations.

«Ce sera à eux de raconter leur histoire», rappelle Boris Lojkine, qui se garde de toute appropriation. «Camille raconte l’histoire de Camille, pas celle de la Centrafrique», explique-t-il. Mais si le film a été, pour l’heure, bien accueilli en Europe, où il a notamment reçu le prix du public au festival de Locarno, ce sont les Centrafricains qui peuvent valider le réalisme et la justesse d’une œuvre évoquant une page de son histoire particulièrement douloureuse.

Le film rend hommage à Camille Lepage, dont la simplicité et le caractère sont brillamment restitués par l’actrice Nina Meurisse, le film n’hésite pas à questionner l’engagement et les motivations de cette jeune Européenne issue d’un milieu bourgeois. «Tu te crois meilleure que les autres?», s’agace ainsi un chef de milice antibalaka quand l’héroïne tente de le dissuader de mener des représailles. «Tout ce qui t’intéresse, c’est venir prendre tes photos! Tu viens, tu prends, et tu pars!»

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Dans un contexte violent, faut-il tout photographier, tout montrer ? Pour quelles conclusions hâtives de l’Occident ? Si la presse n’avait pas été présente, certaines exactions se seraient-elles produites ?  A chacun, en sortant de la salle, de s’arrêter un instant sur ce que son coeur et sa conscience lui inspirent.

L’Ours.