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Plénière N°116 : tous au Grand Déj’ 2019 !

C’est un Comité restreint, mais très huppé, une sorte de CODIR de l’entreprise « BCN » qui s’est réuni ce jeudi 22 Août : que l’on en juge ! Séraphin nous fait l’honneur de partager avec nous son expérience, il est accompagné aujourd’hui de nos deux ingénieurs : Alexandre et Mehdi.

I. QUI EST BCN ?

L’échange se déploie très vite, et démarre dès  le tour de table, ouvert par Danièle :

–              Danièle, trésorière de BCN, revendique aujourd’hui le titre de Directrice d’EHPAD. C’est son quatrième métier, cette fois en tant que salariée de RH Solutions, en portage salarial. Après avoir été comptable, administrative, formatrice, hôtellière, Danièle est aujourd’hui manager de transition, et à ce titre des missions « pompier » dans des EHPAD en détresse.

–              Hélène V, spécialisée dans le droit, puis les relations humaines,  Hélène achève sa mission dans l’Association paysbeaunois.org. Elle sera de nouveau en recherche dans quelques mois, et commence à prendre des contacts, en vue de nouvelles missions. Elle insiste sur « le fil rouge » de sa carrière, à savoir l’humain, et cite également son passage par BCN, « Bourgogne Cadres Net », qui était le groupe de parole informel encouragé par l’APEC, et notamment Dominique Jeannelle. Hélène a apporté une contribution décisive à la création de l’Association Loi de 1901, dont elle a d’ailleurs été la 1ère Présidente. Nous serons bien sûr à Beaune à l’occasion de la rencontre « Mes atouts, mes projets ».

–              Christine, notre présidente : désormais juriste sociale à la Section Départementale 21 de la FDSEA, elle découvre le monde du syndicalisme agricole, et une ambiance de travail plus équilibrée, avec notamment des relations de travail, où l’on n’est pas constamment à la recherche de ce qui vous est « reprochable ».  Comme nous l’avons dit, le Bureau actuel de BCN, composé de Christine, Présidente, Danièle, Trésorière, et d’Antoine, Secrétaire, est homogène… A l’origine, nous avions imaginé de doubler chacun des postes, dans un but de continuité, mais aussi dans un but pédagogique, afin de permettre à chacun de se frotter à la réalité des tâches ! Ainsi, nous cherchons toujours des rédacteurs pour le blog ! Sur des sujets comme les finances, l’économie, la culture, (art, cinéma, événements…) nous disposons d’un panel que même « Le monde diplomatique » nous envie… Pour rassurer sur le sérieux de notre démarche : toutes les identités sont anonymisées, le WordPress et le nom de domaine sont acquis et protégés. Et enfin notre audience progresse d’environ 30 % par an ! Nous devrions nous situer fin août au niveau de la fin d’année 2018. A bon entendeur ! Nous acceptons tout texte sous format Word, Odc ou libre, avec une proposition d’illustration : l’autre condition est d’être signataire de la Charte de Confidentialité BCN.

–              Antoine, le Secrétaire : encore quelques bons contacts et relations dans les milieux professionnels, technologiques et marketing  de réseau, et du goût pour le story-telling des candidats de BCN.  Pour faire un bureau homogène, chacun dans son rôle et pas d’égo, il faut parfois tâtonner, trouver sa place. En théorie, chaque année, nous proposons un titulaire-fonction « clé » et un adjoint, pour l’apprentissage et la continuité. Il reste donc de nombreuses places à pourvoir ! Danièle évoquait « les idées farfelues » que nous défendons parfois : ainsi est née l’idée de la Boîte à Livres dans la Maison des Associations. Tout le monde disait : « au bout de quelques jours elle sera vide… » Mais elle tient bon ! Manuels scolaires des enfants, dictionnaires, polars… tout cela intéresse migrants et demandeurs d’asile, mais surtout stimulent les échanges, y compris entre Associations ! Nous soutenons également le projet de Loi « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée », dont l’initialisation a été adoptée à l’UNANIMITÉ du Parlement, et dont l’extension se prépare.

II. LES PARTICIPANTS.

–              Emmanuelle B. ; stagiaire en licence Marketing – Communication à la fois au lycée Carnot, et Grieg  à Beaune, elle participe à l’événementiel du rendez-vous organisé en Octobre par l’Association Paysbeaunois.org animée par Hélène Vallotton, notre « past-président ». BCN sera partenaire de cet événement « Mes atouts, mes projets », pour la seconde fois. Du coup, un bon moment est consacré au fonctionnement des formules alternatives à l’emploi salarié : Coop-en-bat, l’Envol, qui assure aux artisans, libéraux, tout un environnement logistique, commercial, accueil et facturation, et leur permet de se consacrer à leur « cœur de métier ».

–              Mehdi N. : professeur de Mathématiques, il nous est adressé par Xavier, notre expert en Statistiques. Mehdi est agrégé de mathématiques, passionné de prospective, intéressé par  la Haute Administration. Il a rejoint le Commissariat au Plan, et a connu depuis lors des échecs relationnels, notamment dans le monde de l’Éducation Nationale. De ce constat, il tire le projet de monter sa propre structure de conseil-prospective. Il travaille en ce moment à l’élaboration du business-model. Idéalement, un contact pourrait être pris avec le DSF (Digital Society Forum), les laboratoires de recherche Orange : Antoine va proposer le profil de Mehdi à M. Curnier, chargé d’innovation chez Orange.

–              Séraphin M. : après un parcours exemplaire au Gabon, où il a été tour à tour enseignant, Directeur d’École, Député, Questeur de l’Assemblée Nationale, puis Ministre de l’enseignement et de la Recherche, et enfin Ministre de la Justice, il se résout à démissionner pour des raisons d’humanité et de valeurs. En effet, en 2016, l’aventure bascule avec  le refus du Président d’accepter le verdict des urnes. Largement battu aux présidentielles, ce choix va déclencher des émeutes dans un ilôt pacifique qu’était alors le Gabon. La valeur démocratique étant majeure pour Séraphin, il choisit de démissionner et de rejoindre la France où ses enfants se trouvent déjà. Séraphin s’était déjà proposé d’intervenir bénévolement à BCN, (mea culpa, pas très bienveillant cette fois-là !) et en un an, s’est employé à monter sa propre structure d’auto-entrepreneur en  conseil juridique, de coach de vie. Enfin, il vient d’achever un ouvrage aux Éditions l’Harmattan, sur la contribution de l’U.E. à l’externalisation des Valeurs démocratiques par les relations extérieures. BCN se propose d’organiser présentation et vente de cet ouvrage avec dédicace de l’auteur, lors du « Grand Déj’ » la grande animation de la rentrée dijonnaise ; il s’agit d’un forum de toutes les actions dijonnaises, qui se tiendra de 10 Heures à 18 Heures, le dimanche 15 Septembre 2019, à l’extrémité Ouest du Lac Kir. En parallèle, Séraphin cherche des perspectives de conférences, de séminaires interculturels.

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Nous envisageons aussi de la part de Maud, une présentation de bijoux artisanaux, qu’elle conçoit entièrement à partir d’esquisses, et dont elle pourrait partir pour l’élaboration de son projet professionnel.  Hélène a aussi dans le passé, réalisé des aquarelles pour le stand ; de la même façon qu’il ne faut pas « occulter » la pratique d’un sport dans un CV, le fait de se consacrer à un art, et de le positiver avec une histoire, des objectifs, des réalisations, mais aussi des efforts, des recherches et de la persévérance, donne une image affermie – affirmée – de qui vous êtes, et pourquoi vous êtes LE BON candidat.

–              Alexandre D. : c’est avec un grand plaisir que nous retrouvons notre « grand témoin » du mois de Juin. Math Sup – Math Spé, comme Mehdi (du classique, en somme…) Ingénieur dans l’industrie, Inspecteur des Impôts au S.I.E. de Dijon,  il a trouvé sa voie et son utilité dans un service public économique, où sa valeur et son enthousiasme sont reconnus. Il revendique également la valeur de l’engagement syndicaliste, un peu à la manière dans les nord-américains l’envisagent, avec professionnalisme et considération. L’échange s’avère particulièrement fructueux avec Mehdi, car tous deux ont éprouvé des difficultés à mettre au point leur projet professionnel. Alexandre était en Juin à la Une du blog sous le titre : « Alexandre le Bienheureux ». Il se trouve que ce titre est un hommage au rôle-culte de Philippe Noiret, et que nous avons découvert ce centre d’intérêt commun pour le 7e Art.

–              Hélène Thomas, notre « psy » : à BCN depuis 2 ans, elle ne se destinait pas à une carrière scientifique, en commençant par des études de philosophie, option Psychologie ; après son Master de psychologie, Hélène validé les minima professionnels pour pouvoir exercer le rôle de coordinateur de mission humanitaire en ONG, ainsi que de psychologue clinicienne au Liban et dans des pays d’Afrique. Hélène s’est spécialisée dans les soins post-traumatiques, le burnout, les addictions. Elle exerce depuis en libéral à Dijon, et est adhérente de la Coopérative L’Envol ; si nos finances nous sont favorables en 2020, nous solliciterons Hélène sur les sujets touchant : à la communication, l’estime de soi, la gestion de conflits… Sujet qui pourrait offrir des opportunités, l’interculturalité.

–              Jean-Louis, après avoir été gestionnaire et informaticien en région parisienne, dans une entreprise de 600 personnes, reprise par une grosse entreprise américaine, Jean-Louis a changé de voie pour préserver sa qualité de vie, en s’installant à Dijon, dans l’immobilier, en tant que gestionnaire d’immeubles, investisseur et syndic.  Cette situation, qui lui convenait bien, présentait l’inconvénient d’offrir peu de contacts. C’est ainsi que Jean-Louis s’est inscrit au CDP 21, – démarchage en physique pour des missions en temps partagé, et à BCN.

III. LES ACTIVITÉS.

Un mot pour terminer sur l’avenir immédiat, qui s’annonce bien occupé :

SEPTEMBRE.

  • 5 Septembre : Dépôt des dossiers de Subvention Campagne annuelle 2020 et exceptionnelle dernier quadrimestre 2019. Une dernière formation est prévue le 29 Août, nous y participons.
  • 2e semaine : Inscriptions au module AEC, qui est candidat, et quels sont les horaires compatibles ? Comme à l’accoutumée, nous démarrons par une présentation générale, et une première interrogation sur « Mes projets, mes envies ».
  • 15 Septembre : Stand au Lac Kir, vous êtes tous les bienvenus, comme adhérents, comme exposants, avec vos familles ou comme animateurs.
  • 18 Septembre : Soirée Biergarten à la Péniche Cancale, au Port de Dijon, l’occasion de se frotter à la culture gastronomique et à la Convivialité allemande, dans un contexte associatif ! (S’inscrire directement).
  • 19 Septembre : Vers 18 Heures, Plénière N°117. Si quelques personnes sont intéressées, il reste des possibilités de s’inscrire pour la Journée « Véhicule du Futur » à Nicéphore Cité. L’ambition de cette journée est d’aborder tous les sujets stratégiques : énergie, environnement, urbanisme, technologie (véhicules autonomes)…

OCTOBRE.

  • 2e semaine : Module AEC.
  • 17 Octobre : Petit-déjeuner sur la VAE en entreprise avec nôtre partenaire Florine Bouchard du CRCCPVAE (Comité Régional des Certificateurs Publics VAE).
  • 17 Octobre 18 h : Plénière N°118. Quizz : A quoi correspond ce n° ? Les réponses jugées recevables seront récompensées par un stylo siglé BCN. (Conception et dessin original).
  • 23 au 25 Octobre : Module « Affirmation de soi » à Besançon, animé par Talent-Campus. Conditions : être adhérent de BCN, et demandeur d’emploi inscrit. (Sinon, formation payante, demande de tarif en cours).
  • 25 Octobre 07 h : Départ 07 Heures de Dijon, pour Nicéphore Cité. Module de formation « Le business-plan pour la Start-up, 3e épisode, animé par le Cabinet d’expertise comptable CAPEC. Si intéressés, me contacter. BCN dispose des supports des 2 précédents modules.

NOVEMBRE – DÉCEMBRE.

  • 2e semaine : Module AEC.
  • 21 Novembre : Plénière N°119.
  • 06 Décembre : Départ 07 Heures de Dijon, pour Nicéphore Cité. Module de formation « Le business-plan pour la Start-up, 3e épisode, animé par le Cabinet d’expertise comptable CAPEC. Si intéressés, s’inscrire auprès de Nicéphore Cité, Quai Saint-Côme CHALON.

    Contact

    Service formation
    03 85 42 06 62
    formation@nicephorecite.com

     

  • 12 Décembre 2019 18 Heures : Assemblée Générale. Rapport moral, financier, modifications éventuelles des statuts et du règlement intérieur, votes des résolutions et rapport. Validation des cotisations 2020, élection du nouveau bureau (6 Postes à pourvoir).

 

L’Ours.

Nos synthèses par domaines.·Optimisme·Pour un meilleur emploi

Où l’on reparle de l’Ikigaï.

Capture_Tora_ToraTrouver sa raison d’être grâce à l’Ikigaï.

La méthode japonaise idéale pour trouver votre passion, mission, vocation ou profession parfaite

Par Christian Élongué , le 25 juin 2018 | Dernière mise à jour de l’article le 23 juin 2018.

Nous avons déjà rencontré ce sentiment désagréable d’impuissance de ne pas savoir quoi faire de notre vie, quelle direction prendre, un choix d’études, un choix de travail, une orientation. Avoir la sensation de faire un travail vide de sens[1], vouloir faire une croix sur sa passion et ses talents, par peur de ne pas s’en sortir financièrement, ou alors stagner dans sa vie professionnelle sont des situations ayant affecté l’un ou l’autre dans sa vie.

Rares sont en effet, les personnes à avoir réussi à trouver le juste équilibre dans leur vie professionnelle entre «ce qui leur plaît», «ce qui les aide à se sentir utile», «ce dans quoi elles sont compétentes» et «ce qui leur permet de gagner leur vie». Comment allier talent[2], passion, service à la communauté et salaire correct dans un seul métier ? Une équation difficile à laquelle les japonais ont proposé une solution : la méthode Ikigaï.

I. C’est quoi l’Ikigai ?

Iki, en japonais, signifie « la vie » et Gaï, signifie « la réalisation de ce que l’on attend, de ce que l’on espère ». On le traduit par « raison d’être », « joie de vivre » ou même « sel de la vie ».  Ikigai désigne donc à la fois la raison d’être d’une personne, sa mission de vie, mais aussi sa joie de vivre, ses passions[3]. Il s’agit d’une philosophie de vie qui permet de trouver sa vocation et la meilleure orientation professionnelle[4], et d’accéder ainsi au bonheur. La longévité et la joie de vivre des Japonais, – en particulier des habitants d’Okinawa, « l’île aux centenaires » –, est principalement fondée sur cet Ikigai.

Selon eux, vivre en accord avec sa raison d’être, permet de vivre zen et épanoui. Et c’est cette joie de vivre qui serait en grande partie responsable de leur bonne santé. Cette méthode est particulièrement efficace pour :

  • ceux qui cherchent une orientation;
  • ceux qui veulent changer de vie;
  • ceux qui veulent simplement mieux se connaître;
  • ceux qui sont en quête de sens;
  • ceux qui sont en reconversion et qui désirent réévaluer leurs choix professionnels.

Tout comme l’expérience optimale (flow), le plaisir qu’on a en pratiquant notre Ikigaï peut être si fort qu’on en oublie la notion du temps ou ce qui nous entoure. La source de motivation que votre Ikigaï vous apporte peut ainsi vous aider à déplacer des montagnes pour atteindre un objectif.

On ne travaille plus seulement pour gagner sa vie, mais surtout pour trouver un sens à ce que l’on fait. On veut trouver une activité qui nous fasse vibrer. On veut pouvoir se lever le matin avec enthousiasme et avec l’envie d’apporter une contribution au monde. Si tout le monde s’y met, on peut être rassuré qu’il fera bon vivre dans le monde de demain.

II. Alors comment trouver son Ikigaï ?

Sa révélation exige une recherche véritable de soi-même. Savoir quelles forces nous animent[5] et trouver son Ikigaï demande des efforts, de la patience et surtout, une profonde introspection. C’est une invitation à descendre au plus profond de soi, à creuser, à se regarder en face, et à réaliser ce qui est réellement important pour soi. On est loin de la nécessité de trouver son « orientation professionnelle » avant 16 ans comme on l’impose aux enfants d’Amérique du Nord !! Le sens de la vie ne se trouve pas dans des tests psychométriques…

Pour le trouver, il suffit de s’armer d’un stylo et d’une page blanche sur laquelle on doit dessiner des cercles du symbole Ikigaï en répondant aux quatre questions suivantes :

  1. « Qu’est-ce que j’adore faire[6] ? »  Quels aspects de votre vie vous font vraiment sentir vivant ?
  2. « Quels sont mes talents[7] ? » Il s’agit simplement de savoir en quoi vous êtes bon. Qu’est-ce que vous réussissez naturellement, sans grand effort ?
  3. Quelle cause[8] aimerais-je défendre ? « De quoi le monde a-t-il besoin selon moi[9] ? » Pour quoi donneriez-vous votre vie ? Qu’est-ce qui vous rend triste. Quel changement voudriez-vous apporter dans le monde ?
  4. Quelle valeur pouvez-vous apporter aux autres[10] ? Quel service pourriez-vous apporter qui apporte une valeur réelle aux autres ? Un besoin ou une solution pour laquelle des gens seraient heureux et accepteraient de vous payer.

Votre Ikigaï, c’est le fil directeur entre vos quatre réponses. C’est le métier qui a du sens pour vous, mais aussi pour le monde et pour vos finances. Évidemment, trouver son Ikigaï est un travail subjectif car ce dont vous pensez que le monde a besoin, n’est certainement pas ce que pense votre voisin. En ce sens, il n’y a pas de mauvais Ikigaï.


[1] Les jeunes ont besoin de sens ? C’est parfait ! Qu’ils gardent ce besoin, qu’ils s’en emparent, qu’ils créent de nouvelles façons de travailler et de vivre ensemble, qu’ils mettent leur énergie au service de la transformation de la société ! Surtout, qu’ils ne perdent pas leur âme dans le travail !

[2] Quand on est multipotentialiste, trouver son ikigai peut permettre de donner une cohérence, un fil rouge à un parcours en apparence chaotique.

[3] En l’absence momentanée ou durable de passion, il faut suivre le fil de ce qui nous rend curieux ou jaloux, puis creuser.

[4] Hélène Pagesy, « L’ikigaï, la méthode japonaise qui vous aide à trouver le job parfait », Madame Figaro, 22 janvier 2018
http://madame.lefigaro.fr/business/ikigai-methode-japonaise-philosophie-de-vie-trouver-sa-voie-professionnelle-optimiser-bonheur-220118-146590.

[5] Christie Vanbremeersch livre plusieurs astuces pour déterminer ce qui nous anime. Elle conseille de lister ce qui nous rend jaloux car derrière la jalousie, il y’ a un désir ; d’écrire un carnet de pensées positives pour connaitre les actions quotidiennes qui nous rendent heureux ; enfin de s’interroger sur les facteurs entrainant notre colère, à chaque source de colère son action pour changer les choses. Et parmi ces actions… votre Ikigai, peut-être.

[6] Il s’agit là de trouver ce qui compte le plus dans votre vie ; en rapport avec vos valeurs. Pour les trouver, cherchez du côté de ce qui vous révolte dans le monde.

[7] Quelles sont les activités que vous adorez pratiquer ? Et parmi celles-ci celles dans lesquelles vous êtes (sans fausse modestie) doué et expérimenté ?

[8] Si vous étiez un super héros, quel serait votre super pouvoir ? Et quelle serait votre mission ?

[9] Comment pourriez-vous concrètement changer les choses dans le monde ? Quelle contribution avez-vous envie d’apporter ?

[10] Auprès de quel public êtes-vous à l’aise ? Les femmes ? Les enfants ? Les personnes âgées ? Les dirigeants ? Vous pouvez être attiré par plusieurs sortes de public différents, listez-les quand même.

Mon commentaire : Ce n’est pas la première fois que nous abordons le sujet : aujourd’hui, la synthèse proposée par Hélène Grassi – Directrice du Cabinet de Conseil Alziamo sur Linkedin offre des réponses pratiques et des formations. Quant à nous, nous axerons nos travaux sur : 1°) le flow : quand l’avez-vous rencontré ? 2°) A quels moments de votre vie professionnelle avez-vous été : a) bon – b) brillant c) utile … ?

L’Ours.

Développement personnel·Economie·Management

L’entreprise, oasis de résonance ?

IDÉE. Et si l’entreprise était un lieu de résonance, au sens où l’entend Hartmut Rosa dans son ouvrage éponyme ? Par Benoît Meyronin, Grenoble École de Management (GEM)

La thèse de l’ouvrage du philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa qui est paru l’an passé (Résonance : Une sociologie de la relation au monde, Les éditions La Découverte, 2018, Paris) peut se résumer comme suit :

Tout, dans la vie, dépend de la qualité de notre relation au monde, c’est-à-dire de la manière dont les sujets que nous sommes font l’expérience du monde et prennent position par rapport à lui, bref : de la qualité de notre appropriation du monde.

Cette résonance implique selon l’auteur une « capacité de résonance », c’est-à-dire « une faculté de sympathie et d’empathie », qui « crée et signale une demande d’interaction et de coopération ». L’auteur soutient in fine que « l’intégralité ou l’échec des rapports au monde constitue le fondement d’une vie réussie ou ratée » : La « vie bonne » serait ainsi « le résultat d’une relation au monde caractérisée par l’instauration et le maintien d’axes de résonance stables, grâce auxquels les sujets peuvent se sentir portés et protégés dans un monde accueillant et responsif ».

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Ainsi sommairement synthétisée (mais avec ses mots), la question de la résonance n’est pas sans échos dans la sphère managériale. Sans prétendre ici à les évoquer tous, loin s’en faut, je voudrais plus simplement esquisser une « vision » de l’entreprise comme lieu de résonance – en lien avec ce qui m’anime sur le sujet de l’éthique du « care » et de sa concrétisation en entreprise.

I. L’entreprise serait-elle une forme de narration et de « trace » ?

Il est intéressant de constater que dès l’introduction, H. Rosa s’appuie sur des références et des personnages littéraires pour illustrer son propos. Dans le sillage de la position d’Howard S. Becker pour qui les œuvres de fiction (mais pas seulement) peuvent tout autant que les travaux issus des sciences humaines & sociales rendre compte de notre monde, notre auteur prend donc le parti de recourir à ce type de détours, mobilise d’autres formes de représentations du monde, d’autres narrations.

 

Il est ainsi significatif d’observer, parmi les chefs d’entreprise (fondateurs ou cofondateurs, donc, de leur société), combien cette dimension narrative est essentielle : toujours, ils aiment raconter « leur » histoire, à la première personne, une histoire qui donne sens et identité à l’objet social qu’ils ont créé et façonné. Ils ressentent un puissant besoin de dire qui ils sont à travers ce qu’ils ont réalisé, de raconter cette histoire, avant d’en arriver au sujet même qui est censé occuper les échanges. Ce « il était une fois une entreprise » tranche alors avec les histoires tronçonnées des grands groupes, fruits de fusions – acquisitions frénétiques dans lesquelles la lumière des origines s’est perdue…

A ces formes de narration s’ajoute toujours la question de la trace, ce « désir de laisser une trace de son passage dans le monde et de marquer une différence par son existence [qui] se laisse aisément interpréter comme un désir de résonance. A travers les enfants, à travers les « œuvres », le monde peut être amené à répondre à notre propre existence : celle-ci continue de vibrer même après la mort ».

Les entreprises « de fondateur » ont donc ceci de particulier qu’elles mobilisent une forme singulière de résonance avec le monde. A l’inverse, on peut penser que les grandes entreprises ont parfois perdu cette forme de résonance – il est ainsi symptomatique pour moi d’avoir assisté à une discussion autour de cette question lors d’une journée d’atelier avec un géant de la biopharmarcie : qui savait qui étaient exactement les trois scientifiques dont les patronymes composent aujourd’hui le nom de l’entreprise ? Qui pouvait dire finalement ce qui distinguait l’entreprise (dans son histoire, ses innovations, ses valeurs, etc.) de ses concurrentes au-delà des produits ?

Dans ce cas précis, une absence de narration – à l’inverse de la société UPSA dont une vaste frise raconte, au siège de l’entreprise, l’histoire (et met en valeur les grandes réalisations au profit de la santé humaine) – semblait troubler les participants. Si des axes de résonance existent, ce sont les fils ténus qui relient des personnes à des personnes dans un quotidien partagé, celui du travail, et non une histoire qui « fait résonance » et permet ainsi de retisser une autre forme de relation au monde.

On peut alors se demander si, pour ces grandes entreprises, peuvent se concrétiser des « poches de résonance » via leurs fondations notamment, via leurs démarches RSE, via aussi l’engagement sociétal de leurs salariés (et que le mécénat de compétence peut aider à traduire), afin que la relation au monde s’y joue dans un horizon plus vaste – répondant ainsi à la demande des salariés eux-mêmes.

II. L’entreprise comme « non-lieu » ou « oasis de résonance » ?

La thèse de l’anthropologue Marc Augé est bien connue : « Les non – lieux, ce sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens (voies rapides, échangeurs, aéroports) que les moyens de transport eux-mêmes ou les grands centres commerciaux ».

Or, à la manière d’une Annie Ernaux pour qui un centre commercial peut devenir le lieu d’une expérience authentique, « un grand rendez-vous humain » et même un lieu qui « atteint la dignité de sujet littéraire », pour H. Rosa « même les fragments de monde tendanciellement inhospitaliers et hostiles tels que les déserts, les paysages enneigés ou les stations – service peuvent devenir, sous certaines conditions, de véritables oasis de résonance. » Pour lui, ce qui compte en effet n’est pas tant « le type d’activités » que « l’attitude au monde et l’expérience du monde qu’elle implique » – et la résonance, en ce sens, peut s’éprouver dans les contextes les plus variés – entreprises comprises.

S’il est vrai que « la qualité d’une communauté tout autant que la réussite ou l’échec de la vie individuelle pourrait peut-être se mesurer à la manière et à la fréquence avec laquelle on y rit et y pleure », alors l’entreprise, ce lieu de vie singulier dans lequel le « bien-être » des équipes et les services du quotidien (conciergerie, salles de sport, restauration, crèches…) prennent une place de plus en plus importante (« marque employeur » oblige), alors une entreprise où « l’on rit et où l’on pleure » tend à devenir – toutes proportions gardées – le signe d’une entreprise où il fait « bon vivre ».

H. Rosa nous rappelle ici, d’une certaine manière, que l’entreprise demeure un espace-temps fondamentalement ouvert sur les émotions, les affects, les moments de convivialité… Les salariés valorisent cet espace-temps dans un monde où, nous dit l’auteur, « la signification du travail comme sphère de résonance vitale pour les sujets modernes » semble être – et je partage pleinement cette vision – une évidence.

En ce sens, le monde de l’entreprise peut être – ou non – une telle oasis et les dirigeants peuvent alors s’inspirer de cette vision (de l’entreprise comme « oasis de résonance ») pour (re)nourrir leurs politiques RH/RSE, leurs stratégies de marque employeur/expérience collaborateur ou encore leurs logiques de site (les lieux de vie des équipes) – car penser l’entreprise en ces termes ouvre à n’en pas douter des pistes de travail passionnantes.

 The Conversation _______

Par Benoît MeyroninProfesseur senior à Grenoble École de Management, Grenoble École de Management (GEM)

 

 

 

 

 

 

 

Actualités & News·Economie·Nos synthèses par domaines.

La France en 2037.

Zoé Sfez (Passée par France Musique et RFI, Zoé Sfez a été en charge du « Journal de la Culture » de France Culture de 2014 à 2017, avant de rejoindre Frédéric Martel sur « Soft Power » le magazine des industries culturelles et numériques, tous les dimanches à 19h sur France Culture), et Jacques Attali brossent le portrait de la France en 2037 : quelles évolutions démographiques, économiques, politiques ? Aurons-nous résolu des problèmes cruciaux, comme par exemple la montée des inégalités, la crise écologique ou encore la crise du système des partis ?

La France de 2037, on le sait, sera plus peuplée, plus urbaine, moins rurale. Mais le visage du pays dans 18 ans dépendra surtout des réponses apportées à plusieurs défis majeurs.

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Avec une population vieillissante, la captation des richesses de la population par la gestion de la fin de vie est un écueil de taille. Alors que le système des partis tel que nous le connaissons connaît un discrédit qui semble inéluctable, quelle nouvelle écologie politique dans 18 ans ? Quels sont les signaux faibles qui nous permettent de l’appréhender ?  A défaut d’avoir su enrayer l’accroissement des inégalités sociales, aura-t-on évité un scénario insurrectionnel ?

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Avec Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche au CNRS,  membre de la Revue Vacarme, spécialiste de la Révolution française, auteure notamment de Le Radeau démocratique, Chroniques des temps incertains, Éditions Lignes, 2017 et de La Révolution française, un événement de la raison sensible, Hachette, 2012

C’est l’occasion pour l’historienne de faire un bilan des différentes mouvances politico-sociales à l’œuvre en France, de leurs territoires respectifs, et de leur avenir :

Qu’est ce qui existe comme composante de la société française ? Il y a une composante sociale qui cherche à protéger son confort, et qui pourrait s’assimiler à ce qu’on a appelé un parti de l’ordre, et il y a toute une série de groupes qui essaie d’inventer des formes alternatives de vie et d’organisation du pouvoir. Sophie Wahnich.

C’est une petite minorité, mais il se trouve qu’elle est assez diffuse dans le tissu social, aussi bien urbain que rural, et les utopies les plus radicales aujourd’hui sont dans le tissu rural. Sophie Wahnich.

Il y a énormément d’associations qui organisent du débat politico-culturel, dans des espaces qui sont ceux de la Drome, du plateau du Limousin, du sud-ouest, etc… Ça fourmille. […] Ils opèrent un retrait pour mieux reprendre pied dans la possibilité de ralentir le rapport au quotidien. Sophie Wahnich.

Avec 73 millions d’habitants en France en 2040, une population qui sera plus urbaine mais aussi plus âgée (23 millions de personnes auront plus de 60 ans soit quasiment 30 % de la population), quelles perspectives et quelles dynamiques ?

Toute la pensée contemporaine pour réguler la question du carbone et la question écologique consiste à reconnaître que l’étalement urbain produit trop de carbone et qu’il faut donc inventer des villes verticales. Sophie Wahnich.

Il s’agit d’avoir une pensée d’avance sur les enjeux migratoires, que les installations soient programmées, et qu’on sache ce que l’on veut installer comme ville. Au lieu de se claquemurer derrière des frontières, penser que c’est la chance d’un métissage multiculturel tel qu’avait pu le penser Claude Lévi-Strauss. Sophie Wahnich.

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Ma conclusion : Ce premier épisode – résumé ici – était absolument passionnant ! De nombreux autres points sont abordés au cours de l’entretien, encore disponible sur France-Culture pour une semaine, jusqu’au prochain invité… Il est notamment question du modèle de société où 1/3 de la population peine à entrer sur le marché du travail, tandis qu’un second tiers enrichit les entreprises du CAC 40, au lieu d’aider les jeunes à s’insérer. Est-ce bien de cette société dont nous avons besoin ?

https://www.franceculture.fr/emissions/dans-18-ans/un-nouveau-visage-pour-la-france-de-2037

Bonne écoute ! L’Ours.

Economie·Nos synthèses par domaines.

L’INSEE ne se « moquerait-il » pas un peu de nous ?

8 Français sur 10 ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a régressé

C’est le constat sans ambiguïté d’un sondage réalisé pour la présidentielle de 2017. [1]

Le sentiment est le même sondage après sondage depuis 30 ans. L’inflation perçue par les Français est environ le double de celle « mesurée » par l’INSEE.

Pourtant, l’INSEE reste droit dans ses bottes et affirme années après années que nous avons tort.

Alors, sommes-nous tous fous ou se moque-t-on de nous ?

Philippe Herlin est parti de ce décalage énorme, trop énorme.  Ça lui a mis la puce à l’oreille. Il s’est dit : « Il y a quelque chose qui cloche ici ».  Alors fidèle à lui-même, il n’a pas pu rester sans rien faire.

Il a creusé.

Et ce qu’il a découvert n’est pas beau à voir…

Un livre qui va à la racine du problème

C’est un livre de qualité qui va en profondeur décortiquer le fonctionnement des statistiques et leur production. Car c’est de là que vient le problème :

Pour obtenir le résultat escompté, l’INSEE modifie un élément de l’équation à son avantage.

Mais un élément faux et c’est tout le calcul qui ne tient plus debout !

C’est ainsi qu’il perce à jour le bidouillage. Voyez plutôt :

Le pouvoir d’achat, comment on le calcule ?

(Les citations suivantes sont extraites de l’ouvrage)

« Le pouvoir d’achat c’est la différence entre l’augmentation des salaires et l’inflation. Connaître l’augmentation des salaires c’est assez facile car tout est déclaré aux impôts, c’est une donnée simple à obtenir. Par contre mesurer l’inflation c’est déjà plus compliqué il faut faire des hypothèses : on détermine un panier des ménages en essayant de faire en sorte qu’il représente au mieux les habitudes de consommation de l’ensemble des Français »

Ce « panier des ménages » c’est par exemple le pain, le lait, le carburant, la viande… toutes les dépenses quotidiennes des Français.

Quand le prix de ces biens de consommation courants augmente (l’inflation), mécaniquement le pouvoir d’achat baisse, car on peut en acheter moins pour le même prix.

Or c’est l’estimation de ce panier par l’INSEE qui fausse tout le calcul

«Dans ce fameux panier de l’indice des prix à la consommation le logement pèse pour 6% ce qui est un chiffre ridicule, il n’y a quasiment aucun français qui ne consacre que 6% au logement (…) C’est plutôt 15/20% du budget des ménages. »

Serait-ce une simple erreur ? Malheureusement non, car elle est systématique.

L’INSEE se moque de nous

Les statisticiens de l’INSEE ne sont pas bêtes. Ils savent pertinemment que le logement est un poste de dépense important.

Alors pour qu’il ne grève pas leurs calculs du pouvoir d’achat… ils l’ont tout simplement retiré !

Ils ont inventé la notion de « dépense contrainte » ou « dépenses pré-engagées ». Concrètement si vous êtes propriétaire et que vous remboursez votre crédit, eh bien ça compte pas.

Alors que l’indice des prix du logement en France montre que le poids du logement, en plus d’être conséquent, GRANDIT.Indice_logementHop, ni vu ni connu !

Une « erreur » très lourde de conséquences

Une telle « erreur » sur un poste de dépense aussi lourd que le logement fausse totalement le résultat global de l’inflation.

« En minorant le logement on efface toute la hausse des prix du logement qui a eu lieu en France un peu au début des années 90 et surtout depuis les années 2000. (…) Toute cette hausse des prix des loyers, des crédits immobiliers, est complètement passée à l’as dans l’indice des prix à l’INSEE, c’est le premier gros facteur de minoration de l’indice des prix en France »

Et voilà le travail !

Une autre « erreur » aggrave encore l’écart

Cet exemple du logement n’est pas la seule « erreur » de l’INSEE.

Il existe une autre variable qui fausse complètement les résultats : « l’effet qualité ».

À prix égal, si la qualité augmente l’INSEE va baisser le prix du bien dans ses calculs pour refléter numériquement cette hausse de la qualité.

Exemple :

  • Si un smartphone est plus performant en 2019 qu’en 2010 (ce qui est évidemment le cas), l’INSEE va minorer son prix dans ses calculs, parce qu’elle considère que sa qualité est supérieure comparativement à celui de 2010.
  • Si demain on oblige tout le monde à acheter du lait bio à 10 € le litre, l’INSEE va dire que le prix a diminué parce que ce lait bio est d’une bien meilleure qualité que ce vous aviez avant…

Selon l’INSEE un ordinateur ne vaudrait plus que 50 euros !

Dans son ouvrage Philippe Herlin prend l’exemple d’un ordinateur qu’on paierait 20 X moins cher aujourd’hui qu’il y a 20 ans selon l’INSEE.

Donc s’il fallait 1 000 euros en 1999 pour acheter votre PC, il n’en faudrait aujourd’hui plus que 50 selon l’INSEE. Absurde !

Et comme par hasard, cette erreur est toujours en faveur du pouvoir d’achat.

Eh oui : l’INSEE ne prend pas en compte la baisse de qualité du Saumon par exemple (bourré de mercure), alors qu’il est bien moins bon qu’il y a 20 ou 30 ans…

Un joli tour de passe-passe

INSEE

Par ce tour de passe-passe l’INSEE donne l’illusion, chiffres à l’appui, que le pouvoir d’achat a augmenté.

Alors que pas du tout.

Le problème c’est que personne ne va voir dans le détail les calculs d’une institution aussi prestigieuse et respectable.

Philippe Herlin l’a fait lui. Son ouvrage se lit comme une enquête policière, à la recherche des indices qui trahiront le suspect n°1 : l’INSEE !

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Que faut-il en conclure ? Si un personnel aussi éminemment qualifié que celui de l’INSEE introduit de façon aussi orientée des biais dans ses analyses, il le fait clairement de propos délibéré. Mais dans quel but ? Les exemples de manquent pas : mains-courantes dans les commissariats pour servir « la politique du chiffre » d’un ministre de l’Intérieur, radiations forcées de demandeurs d’emploi des statistiques de Pôle Emploi pour des motifs fallacieux, avec réinscription … au début du mois suivant, etc.

Plus récemment, nous avons appris que la réduction de vitesse à 80 km/h sur les « départementales » avait contribué à sauver 302 vies humaines en 2018… Diantre. Mais dans ce cas, pourquoi rendre discrètement aux collectivités territoriales la possibilité d’aménager cette mesure ?

Revenons au poids du logement dans le panier de la ménagère ; ici, il s’agit de tout autre chose : en effet, au-delà des revendications salariales, – et donc d’une poussée temporaire d’inflation – qu’une réévaluation de l’indice du coût du logement déclencherait,  celui-ci pourrait bien devenir le premier révélateur d’un système qui nous a déjà échappé : le coût exponentiel des transports dans les mégapoles, de la sécurité publique (avec notamment la multiplication de zones de non-droit), l’absence de terres agricoles à proximité des centres urbains permettant de privilégier les circuits courts, et pour finir la pollution de l’air et l’absence d’eau douce, nous sommes bien dans l’exemple du saumon au mercure cité plus haut.

Ici, finance et écologie se rejoignent : pour satisfaire les investisseurs et les actionnaires, il y aurait lieu de multiplier la valeur des actifs immobiliers, – ce qui correspondrait bien à la réalité – , mais à une réalité négative : le logement d’aujourd’hui pèse beaucoup plus lourd, pour une qualité moindre, des nuisances et des incertitudes plus nombreuses. C’est cette perspective que les donneurs d’ordre de l’INSEE rejettent, au nom du sacro-saint principe de Maurice Delarue  : « Niez, niez, il en restera toujours quelque chose »…

Frédéric Duval
Le Vaillant Petit Économiste

 

Sources :

[1] https://fr.statista.com/infographie/8740/le-pouvoir-dachat-preoccupe-les-francais/