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Fortitude.

Demain, nous serons le 6 Juin ; nul besoin de rappeler le sens de cet anniversaire, le 75e. Le hasard faisant bien les choses, j’ai retrouvé il y a quelques jours dans « ma » Boîte à Livres, le bouquin de Larry Collins « Fortitude ». Hormis les plus anciens, peu de gens connaissent dans le détail ce qui se cache derrière la traduction littérale de ce terme, « force d’âme ». Et malgré son parcours exceptionnel d’écrivain-journaliste, avec son complice Dominique Lapierre, qui nous a donné une très belle série de best-sellers  (Paris brûle-t-il ? 1964 – Ou tu porteras mon deuil 1967 – O Jérusalem – 1971 Cette nuit la liberté – 1975 – Le Cinquième Cavalier – 1980), Larry Collins était encore inconnu dans le cercle restreint des spécialistes de l’histoire du débarquement allié en Normandie du 6 Juin 1944, l’opération « Overlord », la plus grande invasion aéronavale de tous les temps.

Tout le monde a lu, vu et revu « Le Jour le plus long » de Cornélius Ryan, et connaît par conséquent l’ampleur des moyens et des enjeux d’Overlord. En revanche, seul l’écrivain Gilles Perrault avait mené des investigations poussées dans « Les secrets du Jour J » avant ses ouvrages plus connus tels que : La longue traque, Le Pullover Rouge, et plus récemment Mon ami le Roi. Il faut dire que Gilles Perrault est le régional de l’étape, puisqu’il est né à Sainte Marie du Mont, littéralement la plage d’Utah Beach !

Donc, Fortitude veut dire « force d’âme », et de la force d’âme, il en aura fallu pour mener à bien la plus subtile, la plus diabolique manipulation de l’ennemi jamais imaginée et menée à bien. De son succès dépendait la fin de la guerre en Europe : ou bien les Allemands tombaient dans le piège et dispersaient leurs forces du Pas-de-Calais à la Normandie, et le débarquement pouvait réussir, ou bien ils éventaient la machination…

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Mais si Fortitude demeure le chef-d’œuvre dont rêvent encore tous les services secrets, ce fut aussi pour beaucoup d’hommes une tragédie, un chemin de croix. Les uns savaient ce qu’ils faisaient, d’autres n’étaient que les instruments. La guerre secrète implique nombre de coups tordus, d’agents doubles, triples, de « brebis attachées à leur piquet, pour attirer le tigre ». On ne sait pas encore tout de cette partie, beaucoup moins noble, c’est pourquoi Larry Collins a choisi la forme romanesque pour suggérer cette partie de poker menteur qu’a jouée le S.O.E., le Special Operations Executive, ou autrement dit les services secrets opérationnels britanniques.

Voici donc un document exceptionnel, étonnant : un roman bouleversant, plein de personnages hors du commun, d’aventures, de trahisons, de passions.

Bonne nouvelle ! Ce livre rejoindra la Boite à Livres de la MDA, dès lundi prochain : ma modeste contribution à la pédagogie de la manipulation…

 

L’Ours.

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