Optimisme·Pour un meilleur emploi·Revue de Presse

Pourquoi un quart des français font-ils semblant d’être malades ?

Christine D. qui veille jalousement sur notre optimisme, nous adresse cet extrait de la newsletter du Chief Happiness Officer, (Responsable du Bonheur en Entreprise, si si, cela existe…) mais trempez-y un doigt avant de juger, ça ne mord pas, ça ne brûle pas !

Vous avez déjà prétendu être malade pour rester tranquillement chez vous ?  Cela ne serait pas étonnant, car 20% des français admettent qu’il est acceptable de simuler une maladie plus de cinq fois dans l’année. 

I. Pourquoi les français se mettent en arrêt maladie ?

Selon les chiffres de l’Assurance Maladie, les dépenses d’indemnités journalières générées par les arrêts maladie ont augmenté de 4,4 % l’année dernière. Cette hausse soulève le défaut de concordance existant entre ce que l’on tente de mettre en place sur le bien-être au travail et la réalité vécue au quotidien par les salariés. Pour certaines entreprises, le bonheur des salariés est loin d’être une préoccupation principale ! Environ un quart des salariés interrogés pour l’étude réalisée par Stimulus sont en état d’hyper-stress. Ce chiffre justifie que plus d’un français sur dix envisage de démissionner au moins une fois par semaine. Plus inquiétant encore, 7% veulent partir plusieurs fois par jour ! L’arrêt maladie est considéré pour un grand nombre de salariés comme un moyen d’avoir du répit et de s’éloigner de l’environnement anxiogène que peut représenter celui du travail.

II. Qu’en est-il des autres pays ?

Près d’un quart des salariés français estiment qu’il est acceptable de se déclarer malade alors qu’ils ne le sont pas. Une étude d’ADP qui a interrogé plus de 2000 employés en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, a révélé que 77% des répondants qui estiment qu’il est acceptable de se dire malade le faisaient eux-mêmes au moins deux fois par an !
Ces tendances varient assez peu à travers l’Europe. Dans les pays où les travailleurs sont davantage susceptibles de démissionner, on observe d’ailleurs un certain accroissement des faux arrêts maladie. Les travailleurs britanniques sont ceux qui pensent le plus à démissionner, 19 % d’entre eux l’envisagent chaque semaine ou plus, soit plus du double des travailleurs néerlandais. Dans ce classement on trouve ensuite les Italiens et les Français. De la même façon, les salariés britanniques (27 %), français (23 %) et italiens (20 %) sont les plus susceptibles de penser que se mettre en arrêt maladie est acceptable. Ces tendances varient assez peu à travers l’Europe. Dans les pays où les travailleurs sont davantage susceptibles de démissionner.  L’avis sur ce sujet n’est pas fondé en fonction de leur salaire. En revanche, ceux travaillant dans des secteurs avec une certaine pénibilité tolèrent plus le recours à des arrêts fictifs. En tête: le secteur de l’agriculture et de la construction.

III. Quel est le remède pour ces arrêts abusifs ?

Il faut limiter les facteurs de risques psychosociaux. Ces derniers sont l’ennui, le surmenage, le manque de reconnaissance ou d’autonomie.  Ils seraient souvent la source de la dégradation de la santé des salariés et provoqueraient des cas de dépressions, burn-out, ou encore d’insomnies. Le management est évidemment la solution. Il faut apprendre à reconnaitre le travail de chacun des salariés, s’assurer qu’ils sont impliqués dans les tâches et ne pas insister sur les échecs.

IV. Et si c’était du désengagement ?

Telle est la question que nous poserons demain, Jour de Toussaint !

Signé : L’Optimiste.

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