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Révoltant ! Une balle dans le pied.

Depuis longtemps, la fumée me montait aux naseaux… ! Pour être précis, depuis le retour du Grand Déj’ 2017. Mais la colère n’est jamais bonne conseillère, et finalement, la personne la plus qualifiée pour raconter cette histoire, c’est Amira elle-même. Auparavant, un grand merci à tous ceux qui ont essayé de « remettre la barque dans le courant » plutôt que la laisser ainsi dériver… Merci à Martine, à SOS refoulement et enfin à Mme Anne-Catherine Loisier, Sénatrice de Côte d’Or.

 » Tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année (avec un peu de retard), tous mes vœux de bonheur et de réussite aussi bien professionnelle que personnelle.

J’écris ces paragraphes pour raconter mes péripéties qui durent maintenant depuis presque 5 mois. Heureusement, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes qui m’ont soutenue et accompagnée et sans qui je ne pourrais pas parler de cette expérience et de sa conclusion qui je l’espère, sera heureuse.

J’étais en stage en tant qu’Attachée de Recherche Clinique au Centre d’Investigation Clinique (C.I.C.) au CHU de Dijon du 15 mars au 15 septembre 2017, ceci dans le cadre du Master 2 professionnel « Management et Innovation en Biotechnologies » de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

Mon employeur a souhaité me recruter pour un CDD de 3 mois et demi du 15 septembre au 31 décembre 2017 (un contrat à priori renouvelable).

J’ai déposé ma demande de renouvellement de titre de séjour et en même temps de changement de statut étudiant-travailleur temporaire à la préfecture le 04/09/2017 (le temps que tous les papiers au CHU soient prêts notamment une offre d’emploi diffusée sur le site de l’APEC afin de trouver des candidats français qui sont prioritaires s’ils avaient les compétences requises).

Ce dossier contenait le CERFA « Formulaire n° 15186*02 » (que mon employeur a rédigé spécialement à mon intention), l’offre d’embauche diffusée, les réponses reçues et la candidature retenue (en l’occurrence la mienne), une promesse d’embauche de 3 mois et demi, ainsi que tous les documents qui me concernaient (hébergement, ancien titre de séjour, diplômes…)

Une première réponse de la préfecture me notifiait qu’il manquait un contrat de travail dans le dossier (le 04/11/2017), par contre, le CHU ne peut fournir de contrat sans le titre de séjour adéquat (celui que j’ai demandé à la préfecture).

L’association Bourgogne Collaborative Network (BCN) est intervenue une première fois, et a contacté l’association amie « SOS refoulement » pour évoquer mon cas, cette dernière est intervenue au cours d’une audience avec un adjoint au préfet  (le 15/11/2017), à la suite de laquelle j’ai obtenu une réponse positive qui a abouti à la délivrance d’un récépissé m’autorisant à séjourner en France valable jusqu’au 03 mars 2018 mais qui ne m’autorise pas  à travailler.

Mon dossier a été transféré de la préfecture à la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de Bourgogne-Franche-Comté) , qui après avoir étudié le dossier, devait m’octroyer ou non une autorisation de travailler. Néanmoins, le temps que la DIRECCTE traite le dossier …    (délai autorisé de 3 mois pour traiter les dossiers), mon contrat initial était passé de date.

L’association BCN est de nouveau intervenue, suite à une résolution en assemblée générale,  en sollicitant la médiatrice de la république de la ville de Dijon (le 14/12/2017), qui s’est renseignée sur mon cas et a contacté la DIRECCTE sans succès les premiers temps (car la personne qui s’occupait de mon dossier était absente), mais qui a appris que mon dossier avait été accepté et que je devrais recevoir une réponse dans les jours qui suivaient pour aller récupérer mon titre de séjour qui m’autorisait à travailler.

L’association BCN a défendu également mon dossier auprès de Mme la Sénatrice de Côte d’Or A.C. Loisier – que je remercie pour sa mobilisation – intervenue à son tour auprès de la DIRECCTE et m’avait assuré que je recevrai une réponse au début du mois janvier.

L’actuelle présidente de l’association BCN m’a également mis en contact avec un avocat spécialisé dans les affaires des étrangers dans le cas où j’aurai eu un retour négatif afin d’établir un recours.

Entre temps, la médiatrice de la république a eu des nouvelles par le biais de ses contacts à la préfecture et m’a prévenu que j’aurai une réponse la semaine du 22/01/2018.

A ce jour,  c’est-à-dire le 26/01/2018, je n’ai pas encore reçu le courrier mais ce n’est qu’une question de jours et je garde espoir. Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation qui ne devrait qu’être positive. Le plus extraordinaire de cette histoire, est que pendant ce temps, le travail s’accumule au C.I.C. !

Tout cela n’aurait jamais été possible sans les nombreuses interventions de l’association BCN, qui est une association qui offre dès les premières réunions la bienveillance, l’écoute et l’entraide.

Bien que BCN ait été créée pour les personnes en difficultés professionnelles, elle a également eu les compétences nécessaires pour me soutenir, me conseiller et m’aider à continuer mon combat.

L’association BCN et tous ses adhérents ne perdent jamais espoir et restent combatifs. Ils appliquent le mantra de Nelson Mandela : « je ne perds jamais; soit je gagne, soit j’apprends ». C’est ce qui fait toute la valeur de cette association.

 

Amira HAMMOUR

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