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Technétronique : nouveau ! Penser cognitique et I.A. dans notre anticipation.

Technétronique : au-delà du néologisme forgé par Zbigniew Brzezinsky, ce qui nous intéresse c’est la compréhension  et l’anticipation d’une civilisation fondée sur la technique électronique, nouvelle ère encore naissante qui succède à l’ère industrielle.  Nous sortons d’une première phase, qui n’aura somme toute, duré qu’un siècle : le siècle de la machine à vapeur et de Marx. On peut notamment la caractériser par la conquête du « mouvement volontaire » et son corollaire, le développement exponentiel des transports et des échanges.

La deuxième phase qui s’est amorcée dans les années 1970 – 1971, coïncide avec le premier choc pétrolier. C’est le bouleversement apporté par la révolution technétronique – notamment par le raccourcissement des distances et l’instantanéité des communications – tend à identifier les structures et les problèmes nationaux, puis continentaux, enfin – pour demain – mondiaux à ceux de l’unité urbaine actuelle. Tout en observant le mouvement divergent qui tend à la fragmentation en même temps qu’à l’unification, il distingue la formation accélérée d’une « conscience planétaire », cherchant toutefois ses fondements : « La nouvelle unité mondiale en est encore à trouver sa propre structure, le consensus et l’harmonie sur lesquels elle s’appuiera. »

Pour suivre le mouvement, il nous faut maintenant intégrer les progrès spectaculaires de la cognitique : ce terme décrit une branche des disciplines de l’ingénierie qui peuvent être … rattachées aux sciences informatiques et à leurs spécialités (telles que l’intelligence artificielle, la classification ou le design centré humain).

Pourquoi ce long préambule pseudo-technologique ? Mais, parce que c’est « notre boulot de dans 10 ans ! » Après les machines championnes d’échecs et de go, voici les machines qui acquièrent les connaissances à notre place, la physique quantique, les langues… Demain, vont-elles faire tout le travail à notre place ? Notre réponse est plus nuancée : le verre est à moitié vide, et à moitié plein.

Si l’intelligence artificielle va effectivement détruire des millions d’emplois, elle va également en créer autant, selon une étude américaine qui anticipe des métiers qui appartiennent encore à la science fiction.

L’intelligence artificielle et les robots vont-ils détruire définitivement l’emploi? C’est l’avis du multi-milliardaire américain et fondateur de Tesla Elon Musk, qui prédit le pire des scénarios pour le monde du travail, dans lequel seulement une poignée d’emplois seront laissés à l’être humain, qui devra donc trouver d’autres façons de «s’occuper»… Musk parie également qu’il faudra étudier un revenu universel afin de maintenir l’ordre économique. Il y a quelques semaines, une étude de l’ONU minimisait l’impact des robots sur l’emploi. Dans son livre «Le travail est l’avenir de l’homme*», l’économiste Nicolas Bouzou démontre, lui-aussi, que l’emploi ne va pas mourir. Il va connaître certains changements.

Le monde du travail ne va pas devenir un cimetière, mais certains emplois vont disparaître. Ce chiffre, tiré d’un rapport de Dell et de «l’Institut pour le Futur», think tank californien est vertigineux: 85% des emplois qui existeront en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui! L’intelligence artificielle va certes détruire des emplois, mais elle va en créer d’autres. Selon une autre étude dévoilée ces derniers jours par la firme américaine Cognizant Technology Solutions Corp. relayée par le Wall Street Journal, l’intelligence artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois.

«Agent de la diversité génétique», «sherpa de magasin virtuel», «conservateur de la mémoire personnelle»… Ces intitulés de postes qui semblent venir tout droit de la Science Fiction pourraient devenir réels.

Apprendre à manager les IA

«Il est de plus en plus facile de comprendre les types d’emplois qui vont disparaître», explique pour sa part au WSJ Ben Pring, directeur du «Cognizant’s Center» pour le Futur du travail, qui a coécrit l’ouvrage «Que faire quand les machines pourront tout faire», publié en 2017. Premier enseignement: l’IA ne pourra pas tout faire, et elle aura besoin d’être supervisée par les êtres humains, ce que Ben Spring appelle des «gestionnaires d’équipes homme-machine», qui seront nécessaires pour s’assurer que la collaboration des humains avec les machines porte ses fruits. L’étude de Cognizant Technology Solutions Corp. évoque également des «détectives de données», des travailleurs qui étudient les stocks de données de leur employeur afin de recueillir des informations que l’IA n’aurait pas vues.

En France, l’IA est de plus en plus prise au sérieux par les politiques. Après un premier rapport intitulé France IA, ces réflexions éthiques sur l’usage de l’intelligence artificielle constitue tout l’enjeu de la mission qui a été confiée au député (En Marche) Cédric Villani.

«L’enjeu de ce rapport sera d’ouvrir des questions éthiques à poser aux français. La définition d’une stratégie officielle sera dévoilée en janvier», a récemment expliqué le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi lors d’un débat sur le sujet au Sénat.

*«Le travail est l’avenir de l’homme*», Nicolas Bouzou, publié aux éditions de L’Observatoire.

L’Ours

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