Economie·L'éditorial

Sommes-nous toujours bien décidés à vivre ensemble ?

Cette petite phrase citée par Joseph Stiglitz à l’occasion d’une critique sur l’explosion des inégalités aux Etats-Unis sert d’appui à l’ouvrage de Jacques Généreux, « La Grande Régression », Seuil, 2010, 284 p., 18 euros. Ce briochin né en 1956 est Professeur à Sciences Po, auteur d’une vingtaine d’ouvrages d’économie et de philosophie politique, Secrétaire national à l’économie du Parti de Gauche.

Ce que n’accepte pas Jacques Généreux – et il a mille fois raison de ne pas se résigner -, c’est que disparaisse  » la promesse d’un monde meilleur «  depuis que les Trente Glorieuses ont cédé la place aux Trente Odieuses. Aussi plaide-t-il pour qu’à cette Grande Régression (les majuscules sont de lui) succède une « grande transformation démocratique, celle qui nous sortira de la dissociété de marché pour nous emmener vers la société du progrès humain ». Il a non moins raison de penser qu’une « société plus juste, plus solidaire, plus sûre, où l’on vit mieux ensemble, est un bienfait immédiat (…) qui crée les conditions nécessaires pour relever les défis écologiques ».

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