Actualités & News·L'éditorial

Éditorial.

Une nouvelle saison commence : nos bénévoles ont fait ce qu’il fallait pour cela, un grand merci à tous ! La photo montre la mobilisation de notre équipe ! Le Grand Déj’ « nouvelle formule » a tenu ses promesses, et c’est déjà un succès prometteur. Seul petit bémol pour nous : l’exposition Émile Violet vigneron érudit aurait largement trouvé sa place dans cet espace. Mais nous sommes tenaces, et comme disait le général Mc Arthur : « Je reviendrai ».

Mais l’actualité de la semaine comporte aussi deux étapes importantes, ce mardi et ce jeudi :

  • le rendez-vous avec les responsables de l’APEC se déroule aujourd’hui. Quelle coopération bienveillante pouvons-nous développer avec la nouvelle équipe, et comment faire en sorte de garder chacun ses spécificités ? Quelle meilleure ambassadrice qu’Estelle pour échanger ?
  • jeudi à 18 heures, visio de lancement pour la nouvelle promotion « Découverte 2022 » : le programme a été défini selon une trame fondée sur notre expérience, mais il est essentiel qu’il s’adapte aux attentes des futurs participants, et c’est pourquoi, nous n’avons pas perdu une minute ! Le lien visio est ici :

Antoine Turuban vous invite à une réunion Zoom planifiée.

Sujet : Zoom meeting invitation – Réunion Zoom de Antoine Turuban
Heure : 16 sept. 2021 06:00 PM Paris

Participer à la réunion Zoom
https://us04web.zoom.us/j/4214088106?pwd=RGJoUmxRU29qNm4xSVh0c0Z2T0dXUT09

ID de réunion : 421 408 8106
Code secret : 623562

Bonne semaine à tous !

L’Ours.

Pour un meilleur emploi·Témoignages

Bravo, Marie-Claire !

A ceux qui se demandent à quoi sert une Association comme la nôtre, voici une réponse qui nous va droit au coeur, à laquelle je ne change pas une lettre :

J’espère que vous allez bien ainsi que toute l’équipe de BCN.
Pour moi l’été se termine vraiment bien car mon CDD de conseillère  commerciale en vins à la Grande Cave de Vougeot se transforme en CDI.
Grâce à BCN, aux nombreux encouragements, à votre aide précieuse et à celle d’Hélène Thomas je me sens parfaitement à l’aise et légitime maintenant dans le monde du vin. 
L’aide apportée concerne à la fois le côté professionnel et aussi et surtout l’épanouissement personnel dont j’avais besoin pour me libérer de mes peurs et de mes doutes.
Quel chemin parcouru depuis mon départ de cette société ou je m’ennuyais, ma formation à Beaune et les premiers stages et expériences dans cette nouvelle branche.
Merci pour tout cela.
Je vais bien sûr rester en contact avec vous tous et espère bientôt avoir l’occasion de vous revoir.
Amicalement Marie Claire 

Actualités & News·Economie·Pour un meilleur emploi

De nouvelles dates.

Des rendez-vous importants nous parviennent :

I. Le premier, le Village des Recruteurs est un incontournable qui se tiendra à Lyon, Bordeaux et Dijon.

Celui de la Cité des Ducs se tiendra, Place de La République, le 30 Septembre prochain, sous chapiteau :

Participez au Village des Recruteurs de Dijon réunissant entreprises qui recrutent, agences d’emploi et agences d’Intérim, organismes de formation de la région Bourgogne.

« Le Village des Recruteurs » est un événement Emploi directement organisé au cœur des villes et se présentant sous la forme d’un village éphémère. Les villages peuvent avoir des thématiques précises ou simplement réunir des recruteurs de différents secteurs.

Rendez-vous sur la place de la République à Dijon pour rencontrer directement :

  • Les personnes en charge du recrutement des entreprises et agences présentes.
  • Les représentants des organismes de formations qui vous présenteront leurs catalogues de formations disponibles et les modalités pour y accéder (financements, durées, …).

A prévoir : munissez-vous de votre CV imprimé en multi-exemplaires (autant que vous repérerez d’offres vous correspondant de manière à le laisser à votre interlocuteur) et préparez votre entretien !

II. Les Journées de l’Économie autrement se tiendront les 26 et 27 Novembre prochains.

https://www.journeeseconomieautrement.fr/l-%C3%A9v%C3%A8nement

Pour l’instant, pas de menu, pas de programme, pas d’intervenants, mais restez attentifs !

III. Et bien sûr, n’oubliez pas le Grand Déj’ au Parc de la Toison d’Or ce dimanche 12 Septembre !

Actualités & News·Pour un meilleur emploi·Recrutement & RH

Tout de suite, un emploi !

Maintenant !

Emplois en Bourgogne. BCN reçoit de ses amis et partenaires des offres. En voici un échantillon : nous proposons un accompagnement personnalisé vers les recruteurs qui nous font confiance. Pour ces offres, contactez directement l’Asso au 03 80 53 37 02, en laissant un message. Ne tardez pas !

I. Poste Commercial.

https://careers.werecruit.io/fr/virage-conseil/offres/chef-de-secteur-gms-4ec4a9

Chef de secteur GMS F/H

Je postule

  • Type de contrat : CDI
  • Temps de travail : Temps plein
  • LieuDijon

L’entreprise

Virage Conseil, prestataire incontournable de la Grande Distribution, recrute en CDI pour le compte de Matines et d’Upfield (ex pôle végétal d’Unilever) un Chef de secteur GMS (F/H).

Nos clients détiennent de grandes marques à forte notoriété dans l’univers des produits frais avec une ambition clairement affichée d’être les leaders incontournables de leur catégorie dans les prochaines années.

Ils s’appuient sur des valeurs fortes telles que l’engagement, la performance, l’agilité, le leadership et le partage.

Description du poste

Rattaché(e) au Chef des Ventes Régional, vous êtes l’ambassadeur(rice) des marques sur votre secteur géographique. 

Dans ce cadre, vous êtes amené(e) à : 

 –  Assurer le développement d’un portefeuille de marques auprès des hypermarchés et supermarchés de votre secteur ;

 – Garantir la politique commerciale autour des 4P  ;

 – Optimiser la gestion des linéaires ;

 – Négocier et mettre en œuvre des actions promotionnelles ;

 – Piloter votre secteur afin d’atteindre vos objectifs : 4P, PDM et CA;

Profil recherché

Vous avez le sens du commerce, le goût des chiffres et êtes orienté(e) résultats. Doté(e) d’un excellent relationnel, la négociation est innée chez vous. Vous souhaitez relever de nouveaux défis. 

Votre esprit entrepreneur, votre organisation et votre sens du résultat vous permettront de vous épanouir pleinement dans ce nouveau challenge.

Issu(e) d’une formation Bac +2/5, vous avez au moins 1 an d’expérience dans la vente acquise en GMS.

Package stimulant (fixe + primes+ véhicule de fonction etc.)

Vous couvrez les départements 21-70-25-39-58.

II. Emplois de management / Gestion / Secrétariat.

Binome21 publie sur LinkedIn 2 annonces de recrutement

 – 1 CDI plein temps pour le poste de coordination à Binome21 

– 1 CDD 15 h/ semaine pour 3 mois ( ou +) en secrétariat administratif. 

Par ailleurs,  nous recherchons des bénévoles pour faire le suivi de Binôme jeune / senior ( annonces sur France bénévolat).

Bourgogne Collaborative Network.
Culture - Loisirs - Histoire

BCN a vu pour vous : Rouge.

Synopsis : Thriller | De petits arrangements avec la sécurité dans une influente usine vont empoisonner l’environnement, les salariés et les relations familiale d’une infirmière trop jeune et trop honnête. Après la belle histoire Good Luck Algeria, Farid Bentoumi monte d’un cran avec cet éco-thriller tristement contemporain. Label Cannes 2020. Son dernier film met en scène l’intoxication de ses employés par l’usine dans laquelle ils travaillent, au nom de la viabilité de économique et de la sauvegarde de l’emploi.

Farid Bentoumi est réalisateur. Il a notamment réalisé Good luck Algeria, inspiré par la vie de son frère. En 2021, il revient sur le devant de la scène avec Rouge, l’histoire d’une fille qui lance l’alerte lorsqu’elle s’aperçoit de la toxicité de l’usine de son père.

Zita Hanrot est comédienne. Révélée et césarisée pour son rôle dans Fatima de Philippe Faucon (2015), elle campe le premier rôle de Rouge, le long-métrage de Farid Bentoumi.

Labellisé « festival de Cannes 2020 », le film est sorti en salles ce 11 Août : l’interview du réalisateur Farid Bentoumi avait mis en évidence ses origines ouvrières algériennes, l’exigence du père qui souhaitait pour ses enfants de ne pas connaître la vie de travailleur salarié, en s’émancipant grâce aux études : objectif atteint grâce à de bonnes études de management, (ESSEC MBA) et rencontre avec le métier d’acteur, un véritable déclic ; après avoir interprété quelques rôles au cours de ses études, il met le pied à l’étrier en devenant réalisateur de court-métrages remarqués et primés dans plusieurs festivals, Farid Bentoumi a sorti en 2016 son premier long-métrage « Good Luck Algeria » avec Sami Bouajila, Franck Gastambide et Chiara Mastroianni. Il est actuellement en production de son deuxième long-métrage, « Rouge ». Il a réalisé deux long métrages « Good Luck Algéria » sortie en 2016 et « Rouge » en sélection officielles au Festival de Cannes 2020.

Farid Bentoumi rejoint dans l’esprit Todd Haynes (Dark Waters) ou Soderbergh (Erin Brockovich), mais préfère à la forme procédurale la nervosité du thriller. Thriller qui se double d’une tragédie shakespearienne contemporaine interrogeant de manière retorse la question de la solidarité : à l’échelle de la famille, du collectif professionnel, de la communauté territoriale… Où le choix de trahir revient à protéger ceux que l’on aime. Il va sans dire que les prestations de Zita Hanrot et Sami Bouajila, (ci-dessous) dans leurs rapports complexes, mais aussi d’Olivier Gourmet en patron voyou, sont parfaites.

Un bémol toutefois sur le personnage de la journaliste d’investigation campé par Céline Salette, incitant Nour à se révolter et à trahir les siens. Il rappelle par beaucoup de traits de caractères celui tenu par Anne Coessens dans Quand tu descendras du ciel (2003) d’Éric Guirado. Quitte à renforcer la posture solitaire et héroïque de Nour, son absence n’aurait pas porté préjudice à l’intrigue ; au contraire aurait-il accentué la portée symbolique du revirement de l’infirmière, qui n’aurait pas dépendu d’une influence extérieure mais de son seul examen de conscience. L’image du lanceur d’alerte quasi seul au monde conserve une brûlante actualité, quand chacun pour des raisons diverses baisse les bras ou ferme les yeux ; ce n’est pas Irène Frachon « La fille de Brest » qui dira le contraire, confrontée aux interminables développements du procès des laboratoires Servier et du Mediator, clos le 29 Mars 2021. Efficace et émouvant, le film Rouge montre la dualité entre conscience professionnelle de Nour (préventeur de l’usine) et les intérêts sanitaires et économiques de ses collègues et de sa famille. Une rentrée cinématographique bienvenue !

Actualités & News·L'éditorial

Émile Violet, vigneron érudit.

Jusqu’à cette Covid, je ne m’étais jamais soucié de ce bon Émile Violet… Et voici que Françoise, notre secrétaire de BCN rapporte de l’une de ses missions, les « consignes pour l’animation du Grand Déj’ 2021 » : en 3 mots, innovant, ludique et festif. Pas de flyers, (qui finissent dans les papiers gras), pas de Power Point, (puisque nous n’aurons sans doute pas d’électricité), etc. Une sorte de festival des Vieilles Charrues, quoi…

Comment rendre vivante une animation sur l’insertion et la recherche d’emploi, sans aucun des attributs du conférencier-sergent recruteur ci-dessus ? C’est ici qu’Émile Violet entre en jeu : dans le Numéro de Juin de la Revue Archives de France, paraît un article de fond sur les actions pédagogiques proposées par lesdites Archives. Bingo ! J’avais trouvé mon sujet : en effet, nous discutons régulièrement avec Sophie d’oenotourisme, d’animation culturelle, de marketing, de métiers du vin, et tout ceci sous l’angle unique du storytelling, l’histoire de la culture et des traditions d’une personne exprimées via son métier.

Émile Violet.

Dans une autre région, M. Violet aurait été sabotier, forgeron ou maréchal-ferrant, marin-pêcheur, tous métiers qui ont contri- bué massivement au langage technique du crû. En Bourgogne, et dans le mâconnais-tournugeois, il ne surprendra personne en étant vigneron érudit. Collecteur de patois local, de coutumes authentiques et de traditions de son village, dont celle-ci :

Après avoir tué le cochon, “le sacrifice du mossieu”, on invite les amis, les proches pour un repas qui, commencé à midi se
terminera tard dans la nuit. Repas bien arrosé pour faire passer la soupe aux côtelettes, les grillades, le boudin, le foie, le rôti
aux châtaignes, les boulettes de viande hachée… Une fricassée de boudin est offerte aux voisins.

M. Violet aurait ainsi pu s’appeler Hersart de la Villemarqué ou Per-Jakez Hélias, et porter le chapeau rond aux rubans. Autre élément qui nous rapproche, cet endroit :

Tous les travaux d’intérieur dans la grange, puis les veillées auprès de l’âtre.

Où trouvons-nous toute cette authenticité ? Pas seulement dans l’accent, aussi dans la justesse des mots : « le sacrifice du môssieu ». L’expression est reprise presque intégralement dans « La traversée de Paris » par Jean Gabin, 7 ans avant les tontons flingueurs. Une sacrée marque de qualité. un demi-siècle plus tard.

Plan de l’exposition.

Serons-nous capables de parler aussi bien de nos métiers, de nos centres d’intérêt, de nos cultures, mais aussi de notre empathie, de notre capacité de bienveillance et d’entraide, c’est là tout le challenge que nous propose le Grand Déj’ 2021 : à tous ceux qui auraient préféré que celui de l’an dernier ait bien lieu, voici une invitation à contribuer, à se retrousser les manches, et mieux encore ! A passer un grand moment festif ensemble.

Et pour finir, un petit clin d’oeil croisé de l’histoire et des statistiques : nous devrions fêter dans quelques jours, notre 25.000e page vue ! Le bon rédacteur en chef doit savoir changer sa formule afin de renouveler son impact ; voici le bon moment !

Actualités & News·L'éditorial·Nos projets

Une belle soirée !

« Les BCN » étaient visiblement heureux de se retrouver, avec armes et bagages, pour vérifier les usages oubliés d’une salle de conférence, d’un vidéoprojecteur, puis de se retrouver autour d’un repas et d’un verre : il faut dire que ce n’était pas arrivé depuis les conférences de Jérôme sur les risques climatiques… Une éternité, comme dit Joe Dassin.

Plus que de plus long discours, voici ce que nous avons décidé et validé : et bien d’autres choses encore… mais l’urgence est bien d’aller à la rencontre de notre public, et pour cela de trouver une présentation plus conforme à ce que nous sommes vraiment, c’est-à-dire une équipe bienveillante de préparation à l’insertion, au retour à l’emploi.

Toute « la promotion Découverte 2021 » a retrouvé ou est en passe de retrouver la voie de l’emploi, en tout cas, nous ne relâchons pas notre effort ; néanmoins, il faut être lucide, une partie de l’énergie de la formation provient du groupe, et il est donc nécessaire de penser notre recrutement 2022. Et bon vent à : Françoise, Jérôme, Zélina, Murielle, Hugo, Marie-Claire, Moïse, Patricia, Sébastien et Sophie ! A noter, et c’est très sain, que n’ayant plus le souci de la précarité et de la recherche, les anciens « apprenants » deviennent les nouveaux bénévoles.

Revenons à notre calendrier : nous avons donc rendez-vous le dimanche 12 Septembre 2021 au Parc de la Toison d’or à Dijon : la volonté de l’organisateur (La Ligue de l’enseignement) est de faire de cet événement un rendez-vous festif et ludique. Notre but sera ce jour-là de convaincre et d’embarquer les nouveaux arrivants sur le marché de l’Emploi dijonnais, et cela quasiment sans flyer, mais des « billets d’entrée » : des invitations, si l’on préfère, car le jeudi 16 septembre, nous lancerons un cycle issu du projet de Jef, modifié à la marge pour s’adapter aux contributions d’Hélène et de Juliette.

Bien entendu, nos autres actions sont cohérentes avec ce souci de développement, et notamment, le travail de « Relations Publiques », auprès des nouveaux élus sortis des urnes départementales et régionales. Il se trouve que nous y avons déjà des amis, à entretenir donc, et d’autres à cultiver.

Enfin, le calendrier budgétaire a été bousculé cette année en raison des contraintes sanitaires et desdites élections, ce qui laisse un peu de temps et de sérénité pour mettre en forme notre projet 2022. (Les autres années, cela devrait déjà être bouclé). Du coup, une suggestion intéressante a été faite par Jef, et que nous allons mettre en oeuvre : demander au Pôle Économie Sociale et Solidaire un D.L.A. (Dispositif Local d’Accompagnement). Bonne idée !

En résumé, retroussons-nous les manches, innovons, soyons à l’écoute de notre public, de notre territoire ! Une illustration ? Nos amis et partenaires de l’AFPA de Chevigny nous proposent d’aller ensemble à la rentrée déjeuner dans le parc pour visiter les installations de leur « école hôtelière ». Grand merci à Isabelle et Tracey de leur soutien constant, avec plaisir ! D’ici là, bonnes vacances à tous !

Actualités & News·L'éditorial

Éditorial : un chantier collectif.

La semaine qui vient de s’achever incluait deux rendez-vous importants à Beaune : le premier, devenu un classique, était notre rencontre avec les jeunes de la Garantie Jeune, qui étaient sept à se présenter aux entretiens. Nous sommes toujours épatés par la qualité et la diversité des profils qui se présentent devant nous : certes, les jeunes peuvent avoir de 16 à 24 ans, et l’on peut penser qu’entre ces bornes, « on ne joue pas dans la même cour’. Sauf que… nous sommes les BCN, et que nous chassons les préjugés et les a priori ; cette fois encore, les jeunes nous ont parlé avec franchise de leurs affinités improbables.

Mais aussi, leurs incertitudes, leurs doutes, leurs difficultés – réelles, pour certains – ne les empêchent de faire preuve d’une belle franchise, d’une sincérité émouvante, et d’une détermination de bon aloi. Et dans ce domaine, les plus âgés ne remportent pas forcément la palme !

En résumé, pour nous qui postulons vers une « seconde partie de carrière », ces jeunes nous indiquent la voie pour les pitches de qualité : l’enthousiasme et la spontanéité, au service de quelques éléments incontournables du parcours de vie.

Notre second rendez-vous se trouvait à Pôle – Emploi de Beaune, avec Adèle B. chargée du portefeuille des cadres ( de l’ordre de 500 unités) pour la Mission Locale ; elle nous indique les modalités de suivi proposées, selon le degré d’autonomie attribué à chacun. Nous exposons alors notre vision de ce que pourrait apporter une coopération entre la Mission Locale, et la « promotion » annuelle que BCN propose chaque année à ses adhérents, programme actuellement en cours de montage. Notre ambition est désormais de finaliser nos dernières transactions.

En revanche, une remarque d’Adèle doit aussi orienter nos travaux en interne en matière de site Internet ; malgré ses efforts, elle avoue avoir connu quelques difficultés « à s’y retrouver ». Notre consultante Anastasia nous avait déjà livré des préconisations de bon sens, que je vous retranscris ci-dessous.

I. Le contenu 
Il existe une approche qui est beaucoup utilisé dans le marketing et qui fonctionne bien, c’est l’approche « Problème – Solution ». Il faut mieux mettre tout en haut de la première page des phrases type « Vous-êtes en recherche d’emploi ? », « Vous-avez 18 ans et vous ne savez pas quel métier choisir ?», « Vous aimeriez changer votre métier ? » ….

Par la suite il faut introduire votre association et les solutions qu’elle apporte. Il faut être très synthétique et éviter les phrases trop longues et trop générales.

Par exemple :
Bourgogne Collaborative Network – association régionale qui accompagne les demandeurs d’emploi sur les thématiques :

Par la suite il faut parler de votre proposition :
Accompagnement pour définir votre projet professionnel
Formation sur les outils de recherche d’emploi
Coaching personnalisé
Échanges en groupe –  réunions hebdomadaires avec les autres personnes en recherche d’emploi

Cela peut être très pertinent d’ajouter un peu d’information sur vos réussites passées. Ceci va permettre tout de suite convaincre la personne qui est en train de lire votre brochure. Il est possible de parler de m nombre de personnes déjà accompagnes, date de création de l’association, etc.

Il faut ajouter à la fin de vos brochures et flyers :
l’adresse du site web
la page Facebook
la Page LinkedIn

Si possible créer une adresse e-mail plus courte, type bcn@….

II. Le design
Il faut retravailler la mise en page, la taille de la police est trop grand, le texte est mal cadré beaucoup de place est dédié à la photo de Dijon, qui n’apporte pas beaucoup pour le lecteur. Je pense que il faut mieux passer par un graphiste, il va pouvoir faire une jolie maquette.

Feedback site-web

Page d’accueil :

Je ne pense pas que ce soit bien de montrer les articles de votre blog sur la page d’accueil. C’est super d’avoir un blog, mais il a sa place sur la page bloc.
Sur la page d’accueil il faut que tout de suite nous comprenions de quoi il s’agit, il faut ajouter une courté description sur qui vous êtes, quelles sont vos activités, quelle est votre mission.

Votre slogan d’aujourd’hui « Tous prêts pour un meilleur emploi ! Et unis pour y parvenir ensemble » est bien, mais sans l’information sur la même page sur l’association il n’a pas d’impact.

La page « nos compétences » semble être une vision de ce que vous voulez y mettre. Il ne faut pas la publier tant qu’elle n’est pas finalisée.

La partie « nos activités » doit être la page la plus visitée de votre site. Pour moi, il faudrait la diviser en 2 pages :
· Une page avec les bénéfices pour les sociétés, les organismes, les collectivités. Quel est leur intérêt de prendre contact avec vous ? Qu’est-ce que vous apportez aux entreprises ?
· Une page pour les personnes qui sont en recherche d’emploi avec tous vos services.

Question : qui veut se lancer dans le métier de Community Manager ?

Par quel bout commencer ?

L’Ours.

Actualités & News·Développement personnel·L'éditorial·Nos projets

Plénière N°133 : Spéciale Formation.

Afin d’introduire un tel sujet « comme il se doit », la quinzaine de fans présents à cette plénière fait la OLA à Françoise, qui nous annonce qu’elle est prise comme chargée d’animation et de recrutement chez nos amis de SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage), pour la région-pilote Bourgogne – Franche-Comté – Grand Est. Les 3 pôles principaux seront donc Dijon, Besançon et Nancy, avec un espace de coworking à Dijon, et 3 journées mensuelles consécutives à Paris. Et bien sûr, nous n’oublions pas Marie-Claire, elle aussi recrutée comme caviste-adjoint à Vesoul. (Bravo à elles deux, merci à leurs soutiens !).

La petite Région dans la prairie.

Compte tenu du caractère « très technique » de nos documents de formation, je me suis demandé comment aborder de manière un peu ludique un thème austère ; et cela m’a fait penser à cette remarque de Xavier, qui s’étonne régulièrement de notre intérêt pour les statistiques de l’INSEE. Dans le courant de cette semaine, j’avais prévu de vous parler de BFC, « 1ère région rurale ». Il s’agit de la vision « technique », mais est-ce vraiment la seule ? Mon homonyme (de saint-Ex dirait : si vous ne savez pas, vous ne saurez ni convaincre, ni convertir… tout au mieux leurrer).

1°) – La petite région dans la prairie – par Bertrand Lhote.

Alors que la campagne des régionales bat – enfin – son plein, une petite musique revient dans la bouche de certains candidats. Comme avant chaque élection , cette chansonnette sous-entend que nous habiterions dans la pire région de France. Celle qui connaît la plus faible croissance démographique, celle qui ne crée pas d’emploi, celle qui voit ses agriculteurs mourir de faim, ses industries disparaître et ses « cerveaux » faire leurs valises vers des contrées plus florissantes, comme Lyon ou Paris. Cette terre qui à les écouter, ne mériterait qu’une chose, qu’on la quitte. Pourtant, il n’en est rien. Non seulement les chiffres montrent que le taux de chômage en Bourgogne Franche-Comté est l’un des plus faibles de France. Mais surtout, elle offre un cadre et une qualité de vie uniques, que bien des parisiens et des lyonnais rêveraient de connaître un jour. Un modèle à mi-chemin entre ruralité et urbanisation modérée, avec des « métropoles » à dimension humaine, comme Dijon et Besançon. Un patrimoine culturel et architectural exceptionnel, que le monde nous envie. Et des campagnes d’une diversité incomparable, entre prairies verdoyantes, forêts luxuriantes, vignobles sublimés et montagnes enneigées. Une terre dont de nombreuses contrées n’ont pas encore été rongées par la gangrène capitaliste, qui voudrait que chaque parcelle de notre planète soit optimisée pour offrir un rendement digne de la course folle dans laquelle s’est engagée l’espèce humaine. Un modèle complètement remis en cause depuis un an avec la crise sanitaire. Et qui pourrait, bien au contraire, faire de notre région l’une des plus attractives dans les prochaines années.

2°) – La formation.

Parmi les éléments du « socle » que nous pensons conserver, nous sommes attachés à « Action Emploi Cesson », une plateforme pédagogique en ligne, qui nous permet d’accompagner nos demandeurs en présentiel comme en visio. Dans le contexte sanitaire compliqué que nous connaissons, les contenus abondants mis à notre disposition (5 G octets en tout), permettent d’avoir recours à : des documents théoriques, des TP, des miches mnémotechniques, et de façon plus générale à l’ossature pour des ateliers.

Deux bémols toutefois, issus de notre expérience : les sessions d’une après-midi en présentiel, dans les locaux de la Maison de l’Emploi étaient inadaptées et trop lourdes. D’où la décision de décomposer chaque session en deux, mais enrichies du « regard du psy », les composantes de l’estime de soi, les techniques de la respiration, l’écoute active… et un nouveau module « inventé » par nos amis de Talent-Campus, le recrutement inversé… A noter qu’il s’agit d’une trame, puisqu’à tout moment, nous pouvons sortir notre artillerie lourde, avec ateliers « pitches », simulations d’entretiens d’embauche, et que surtout la clé du succès est de ne pas arriver les mains dans les poches !

Tous nos témoins le confirment : pour que la dynamique de l’atelier produise son meilleur rendement, il est indispensable que chacun se soit emparé du thème et ait réalisé les exercices demandés. Autrement dit, pour en tirer le meilleur, il faut être impliqué, et dès lors , les pairs contribuent à votre propre progression.

Quid de LinkedIn : malgré les très bonnes approches de la formation Évolve, (Caroline Dauvergne), nous ne reproduirons pas ce plan d’ensemble. Pour plusieurs raisons : la promotion 2020 était sur le papier de 10 personnes. En réalité, 4 étaient déjà des experts, pour tous, la charge de suivi était trop importante. A ce stade, nous envisageons de retravailler un « mix » des contenus de Jean-François Canzano (début du module 7), des apports de Évolve de 2020, et des appoints de Juliette et Zélina, lorsqu’il s’agira de faire fonctionner la communauté BCN… D’ores et déjà, l’idée des groupes BCN (à l’opposé de ceux de Facebook) va à l’encontre même de l’esprit de LinkedIn, d’où l’idée d’associer des membres de BCN « derrière un manager commun » qui ne serait aucunement pénalisant pour les carrières et les réputations de chacun : parmi vous, existe-t-il des volontaires pour tester cette solution ?

3°) – Le calendrier – le dispositif.

Autour du 6e anniversaire de BCN, (oui, oui…). toutes les planètes devraient être alignées pour démarrer une « promotion » ; comme le nom « Découverte » est déjà pris, le concours d’idées est lancé. Je joue … « Le Monde d’Après« . Démarrage : autour de la mi-juin, pour les modules 1,2 et 3. Reprise à la rentrée dès le Grand Déj’ (12 Septembre).

Comment faire entrer de nouveaux arrivants au fil de l’eau dans ce calendrier ? Les événements annoncés : sont nos rencontres dans les Maisons de l’Emploi, (2, voire trois), les Journées Portes Ouvertes à l’AFPA de Chevigny,… merci à Tracey et Isabelle de leur appui constant, et bien sûr le Grand Déj.

4°) – Divers.

La semaine prochaine : le 18/05 : comité d’Organisation du Grand Déj’. (Outre Françoise et Antoine, d’autres participants ?).

Mercredi 19/05 : Mission Locale Rurale de Beaune (Garantie Jeunes) : Françoise, Angelo et Antoine), puis rencontre à 15 heures avec Adèle Bugaud. (Mission Cadres de Beaune)

Jeudi 20/05 : encore des entretiens en phase finale, on y croît ! Le soir, atelier découverte : comme indiqué on pourrait tester le Pont de Séraphin.

Autres démarches en cours : demande d’entretien auprès de Mme Charrey-Godard (via son assistante parlementaire) et de Mme Sahaimi, de la mission Cadres de Quétigny.

Encore une belle semaine à tous ! Les documents évoqués ci-dessus seront adressés en pièce jointe à l’ensemble des personnes du fichier des adhérents 2020 – 2021, dans l’attente de notre action Payasso !

Actualités & News·Culture - Loisirs - Histoire·L'éditorial·Société

Joli mois de Mai.

On ne va pas se mentir : cela n’a pas été aussi facile que prévu… D’ailleurs, tout n’est peut-être pas tout à fait terminé. Pour autant, la somme des énergies mises en commun l’emportera toujours sur celle des pisse-vinaigre, qui ne mène qu’à la dispersion et à la rancune.

Saint-Yves : une bonne date !

Du coup, si on jetait un coup d’oeil à ce que devient BCN ? Il y a deux semaines, l’atelier « pitches » avait déclenché une salve d’entretiens, et mobilisé nos forces vives et solidaires. Cela montre que le distanciel confiné ne nous a pas abattus, et que passé le temps de l’acclimatation, vous êtes bien là, attentifs et solidaires, le « BCN apaisé » dont parlait Danièle. J’en profite pour lui rendre hommage, car selon nos dernières informations, la transition se poursuit tranquillement.

Avant d’aborder le fond, nos échéances pour le mois de Mai « où les feuilles volent au vent ».

Jeudi 6 Mai : 18 heures en visio, atelier Découverte. Deux aménagements : renforcement de la Météo de la Semaine, envoi de l’enregistrement audio aux participants, via Gros fichiers. (Pour les absents, sans alibi, fournir un mot des parents).

Mardi 11 Mai : Plénière de BCN. Comme prévu, il y sera question de la formation « Mise en avant des compétences du chercheur – Présence digitale ». Nous savons déjà que nous disposons d’un budget de 2 semaines complètes, approximativement 20 sessions d’1 h 30 : un enseignement de notre expérience de 2020, on ne peut pas lancer une action de cette ambition, sans s’appuyer sur « Vos envies ». En effet, la matière existe, elle évolue, et comme disent de concert Estelle et Nathalie : « les contenus, c’est une chose, mais il nous faut une bande », pour s’entraider pour les exercices et les devoirs… La question est donc : qui en est ?

Jeudi 13 Mai : Il ne vous aura pas échappé que nous « avons un Jeudi de l’Ascension », comme disent nos amis d’outre-Rhin, et que c’est précisément pour cela que nous avançons la Plénière ci-dessus.

Mardi 18 Mai : Comité d’Organisation du Grand Déj’ : Françoise nous représente dans cet organe, nous savons déjà le « Quand – Où » : Quand : le 12 Septembre, Où ? Au Parc de la Toison d’Or. Il reste : le Quoi – Comment – Pourquoi – Combien ? Les idées avancent, mais les vôtres (fort nombreuses, of course, ) sont les bienvenues ! Lâchez-vous !

Mercredi 19 Mai : Grosse journée ! (Pour les trégorrois, c’est la St-Yves, patron des avocats et des magistrats, et par extension la Fest’Yves, la Fête des Bretons)… Nous allons à Beaune pour la journée, car en plus des entretiens Garantie Jeunes, nous avons rendez-vous avec Adèle Bugaud, responsable des Cadres de la Mission Locale. Pas de souci de couvre-feu, ce jour-là a lieu la réouverture des cinémas.

Jeudi 20 et jeudi 27 Mai : Ateliers Découverte à 18 Heures. La proposition de contenu serait la suivante : choix des modules à proposer pour un lancement début Juin. Nos amis coaches sont invités à adresser leurs idées au bureau de BCN, ils seront contactés pour recueillir leur concept, mais peuvent laisser des messages sur le répondeur : 03 80 53 37 02. A vos marques !

C’est à vous !

L’ours.

Economie·Nos synthèses par domaines.·Société

En 2019, 61% des entreprises classiques créées 5 ans plus tôt sont encore actives.

Parmi les entreprises créées au premier semestre 2014 en France, hors  régime de l’auto-entrepreneur, 61 % sont encore actives cinq ans après  leur création. Cette proportion est stable par rapport à la génération  2010. 

Comme pour la génération précédente, les sociétés sont plus pérennes  que les entreprises individuelles. Les entreprises sont davantage  pérennes dans l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale, et  moins dans le commerce. Les moyens financiers investis au démarrage  et l’expérience dans le métier favorisent également la pérennité. 

Parmi les entreprises encore actives en 2019, 36 % emploient au moins  un salarié, contre 27 % lors de leur création. 

Quatre profils se distinguent parmi les entreprises encore actives  cinq ans après leur création : les entreprises en difficulté (21 %), les  professions libérales économiquement stables (10 %), les entreprises  satisfaites de leur niveau d’activité (34 %), et les sociétés investisseuses  et innovantes (35 %). 

En 2014, hors régime de l’auto-entrepreneur,  267 000 entreprises  ont été créées en France.  Cinq ans après leur création, 61 % de celles créées au premier semestre sont encore  actives  sources. Ce taux de pérennité à  cinq ans est similaire à celui des entreprises  créées au premier semestre 2010 (60 %)   figure 1

Les sociétés sont plus pérennes que  les entreprises individuelles 

Cinq ans après leur création, 67 % des  sociétés sont toujours actives, contre 53 %  des entreprises individuelles classiques, c’est à-dire hors régime de l’auto-entrepreneur. 

Une analyse « toutes choses égales  par ailleurs » permet de mesurer l’effet  spécifique de chaque facteur sur la pérennité  à cinq ans d’une entreprise et confirme qu’une société a nettement plus  de chances d’être pérenne à cinq ans qu’une  entreprise individuelle classique  figure 2.

 

Déterminants de la pérennité.

Cette plus forte pérennité des sociétés  ressort davantage sur les trois premières  années d’existence des entreprises (81 %  contre 63 %). Sur les deux années suivantes,  le risque de cessation est presque le même  entre sociétés et entreprises individuelles :  parmi les entreprises encore actives après trois ans, 83 % des sociétés le sont toujours au bout de leurs 5 ans, contre 84 % des entreprises individuelles.

Les entreprises du commerce  restent les moins pérennes 

La pérennité d’une entreprise dépend fortement du secteur d’activité. Les  entreprises du secteur de l’enseignement,  de la santé humaine et de l’action sociale affichent la plus forte longévité (74 % sont  encore actives cinq ans après leur création)   figure 3. Dans ce secteur, les professions  libérales exerçant des métiers de nature  médicale ou paramédicale sont majoritaires  et moins soumises au risque de cessation.  La pérennité est également très au-dessus  de la moyenne dans les activités spécialisées,  scientifiques et techniques (69 %), et dans les transports et l’entreposage (68%) Dans  ces secteurs, le taux de pérennité évolue peu entre la génération 2010 et la génération  2014.

Pérennité à 5 ans selon l’activité.

À l’opposé, les entreprises du commerce ont  le taux de pérennité le moins élevé (54 %),  même si celui-ci augmente légèrement  (+ 2 points par rapport aux entreprises  créées en 2010). La pérennité est également  inférieure à la moyenne dans les activités  immobilières (56 %), l’hébergement et la  restauration (59 %) ou la construction (59 %).  Cependant, dans cette dernière, le taux de  pérennité augmente le plus (+ 5 points). Les  entreprises créées en 2014 dans ce secteur  ont bénéficié d’un contexte économique  plus favorable que celles de 2010 : en 2019,  leur activité croît pour la quatrième année  consécutive alors qu’elle a diminué entre  2012 et 2015. 

L’investissement financier au  démarrage et l’expérience favorisent  la pérennité 

Comme pour les générations précédentes, le  taux de pérennité à cinq ans des entreprises  de 2014 augmente avec les moyens  financiers investis au démarrage 2014. 

Comme pour les générations précédentes, le  taux de pérennité à cinq ans des entreprises  de 2014 augmente avec les moyens  financiers investis au démarrage  figure 2.  Ainsi, 72 % des entreprises de 2014 ayant  investi au moins 80 000 euros à la création  sont encore actives cinq ans après, contre  seulement 55 % pour celles ayant investi  moins de 2 000 euros. 

Certains secteurs d’activité nécessitent plus  de moyens pour démarrer. Alors qu’en  moyenne, 47 % des entreprises démarrent  avec au moins 8 000 euros, elles sont 71 %  dans l’hébergement et la restauration, 67 %  dans les transports et l’entreposage et 59 %  dans le commerce.

 L’expérience dans le métier favorise  également la pérennité. La part d’entreprises  encore actives cinq ans après la création est  de 66 % lorsque le créateur a plus de 10 ans  d’expérience dans le métier, contre 62 %  lorsqu’il a une expérience plus courte et 56 % lorsque l’expérience est issue d’un autre métier.

Les chances de pérennité diminuent  avec la taille de l’unité urbaine 

À caractéristiques identiques, créer une  entreprise dans une commune urbaine  diminue les chances de pérennité, cet effet  étant plus marqué dans l’agglomération  parisienne. Ce phénomène, déjà présent  sur les trois premières années d’existence,  persiste sur les deux années suivantes et  pourrait s’expliquer par la concurrence. En  effet, dans l’agglomération parisienne, 52 %  des créateurs déclarent une augmentation  de la concurrence depuis 2014, soit 9 points  de plus qu’en moyenne.

36 % des entreprises sont employeuses  cinq ans après leur création 

Parmi les entreprises créées en 2014 et  encore actives en 2019, la part des entreprises  employant au moins un salarié en plus du  dirigeant a augmenté depuis la création : de  27 % en 2014, à 35 % en 2017, et 36 % en 2019  

Longévité par taille

 figure 4. Le nombre moyen de salariés par  entreprise employeuse croît également depuis  la création : 3 salariés en 2014, 4 en 2017 et  5 en 2019. Les entreprises employeuses ont  pour la plupart peu de salariés : 54 % ont 1 ou  2 salariés en 2019. Par ailleurs, 10 % en ont au  moins 10, alors qu’elles n’étaient que 5 % dans  ce cas en 2014. 

La part des entreprises employeuses est plus  élevée dans l’hébergement et la restauration (58 %), le commerce (42 %) et les transports  et l’entreposage (41 %). 

Quatre profils d’entreprises  se distinguent cinq ans après  la création Les entreprises encore actives cinq ans après  leur création n’ont pas toutes les mêmes  problématiques, et connaissent plus ou  moins d’obstacles à leur développement.  Elles peuvent être décrites en quatre profils  prédominants  méthode : les entreprises  en difficulté qui tentent de sauvegarder  leur activité, les professions libérales  économiquement stables, les entreprises  satisfaites de leur niveau d’activité, et les  sociétés investisseuses et innovantes.

Insee Première • n° 1852 • Avril 2021 

21 % des entreprises sont en difficulté 

Les « entreprises en difficulté » représentent  21 % des entreprises encore actives en  novembre 2019. Pour 66 % d’entre elles,  l’objectif principal pendant les deux  dernières années a été de tenter de  sauvegarder leur activité. 

Les entreprises du commerce (27 %) et de  l’hébergement et de la restauration (11 %)  sont surreprésentées dans ce profil alors  qu’elles représentent respectivement 19 % et  8 % des entreprises en moyenne. 

Elles ont fréquemment rencontré des  problèmes de trésorerie (76 % contre  30 % en moyenne) et des obstacles à  l’investissement (48 % contre 17 % en moyenne), notamment un manque de fonds  propres (57 %), un refus de crédit bancaire  (38 %) et une faible rentabilité (35 %).

Pour 41 % de ces entreprises, le principal obstacle à leur développement depuis  la création est d’ordre financier, et pour  40 % d’entre elles, il s’agit d’un problème  commercial, de débouché ou de  concurrence. Par ailleurs, dans ce profil,  89 % des entreprises ne sont pas satisfaites  de leur chiffre d’affaires. Une entreprise sur deux déclare qu’il a diminué sur les deux  dernières années. 

Quant à leur avenir, 40 % des entreprises  de cette catégorie sont pessimistes, contre  seulement 12 % en moyenne sur l’ensemble.  En particulier, 24 % pensent devoir redresser  une situation difficile, 10 % envisagent de  fermer leur entreprise, et 7 % envisagent de  la vendre ou la transmettre. 

Les professions libérales économiquement stables représentent une entreprise sur dix 

Le profil des « professions libérales  économiquement stables » (10 % des  entreprises créées au 1er semestre 2014 et toujours actives cinq ans après) concentre  principalement des entreprises exerçant  dans l’enseignement, la santé humaine et  l’action sociale (81 %), ou dans les activités  spécialisées, scientifiques et techniques (17 %).  Ce sont en quasi-totalité des entrepreneurs  individuels exerçant en tant que professions  libérales médicales, paramédicales, juridiques  ou comptables. La part des femmes y est plus  grande qu’en moyenne (64 % contre 28 %).  Ces entreprises n’ont pas eu de problème  de trésorerie depuis la création et 83 %  sont satisfaites de leur chiffre d’affaires.  Leur objectif est principalement de maintenir  leur niveau d’activité. 

34 % des entreprises recherchent la  stabilité économique 

Les « entreprises satisfaites de leur niveau  d’activité » représentent 34 % des entreprises  encore actives en 2019. Elles ont, en grande majorité,  eu pour objectif de maintenir ou  d’accroître légèrement leur niveau d’activité  pendant les deux dernières années (75 %), et  souhaitent faire de même pour l’avenir (66 %). 

Le secteur de la construction y est  surreprésenté, avec 27 % des entreprises,  alors qu’il ne représente que 19 % des  entreprises encore actives en 2019. 

La plupart de ces entreprises n’ont pas eu  de problème de trésorerie (89 %). Elles sont  satisfaites de leur chiffre d’affaires dans 77 %  des cas. Les entreprises de ce profil ont moins  souvent un site internet qu’en moyenne (20 %  contre 44 %) et utilisent moins les réseaux  sociaux (22 % contre 46 %). 

Les entreprises individuelles sont légèrement  surreprésentées (39 % contre 33 % en  moyenne), mais les sociétés sont majoritaires  (61 %). Néanmoins, ces dernières sont moins  souvent employeuses (35 %) que l’ensemble  des sociétés encore actives après cinq ans (48 %). 

Des sociétés qui souhaitent  développer fortement leur activité  par l’investissement 

Le profil des « sociétés investisseuses et  innovantes » (35 % des entreprises encore  actives cinq ans après leur création)  concentre très majoritairement des sociétés  (89 %). Les entreprises du commerce  sont légèrement surreprésentées (21 %,  contre 19 % en moyenne), de même que  les entreprises des activités spécialisées,  scientifiques et techniques (17 % contre  15 %). 

Ces entreprises ont plus souvent cherché  à accroître fortement leur activité au cours  des deux dernières années que l’ensemble  des entreprises actives en 2019 (35 %  contre 16 %). Elles sont nombreuses à avoir  investi (83 %) et les investissements sont  importants : 33 % ont investi au moins  30 000 euros sur les deux dernières années.  

De plus, 76 % déclarent avoir réalisé des  développements en matière de produits,  de procédés de fabrication ou de méthodes  de commercialisation ou d’organisation de  l’entreprise. Elles sont également 84 % à avoir  réalisé des actions commerciales durant les  deux dernières années. Les entreprises de  ce profil utilisent majoritairement les outils  numériques : 75 % ont un site internet et  72 % sont présentes sur les réseaux sociaux. Ces entreprises ont un chiffre d’affaires  important : 38 % déclarent 300 000 euros ou  plus, contre 21 % en moyenne pour l’ensemble  

 figure 5. De plus, le chiffre d’affaires de  70 % de ces entreprises a augmenté lors  des deux dernières années. Elles pensent  majoritairement continuer à se développer  dans les 12 prochains mois. Fin 2019, 55 %  sont employeuses, et 28 % envisagent  d’embaucher pour créer de nouveaux postes. 

Audrey Dorolle (Insee) 

Sources  Le système d’information sur les nouvelles entreprises (Sine) est un dispositif permanent d’observation d’une génération de nouvelles entreprises  tous les quatre ans. Le champ de l’enquête Sine couvre l’ensemble des créations d’entreprises du premier semestre, hors auto-entrepreneurs, qui  ont vécu plus d’un mois dans l’ensemble des activités économiques marchandes non agricoles. Entré en vigueur au 1er janvier 2009, le régime de  l’auto-entrepreneur (remplacé par le régime du micro-entrepreneur depuis 2015) offre des formalités de création d’entreprise allégées et un mode de  calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande,  sous certaines conditions. Les entreprises créées sous le régime de l’auto-entrepreneur font l’objet d’une enquête spécifique. Ainsi, parmi les 141 000  entreprises classiques créées au premier semestre 2014, 124 000 entrent dans le champ de l’enquête. L’échantillon utilisé pour les enquêtes relatives à  la génération 2014 contient 45 000 entreprises qui ont été interrogées à trois reprises : en 2014, en 2017 et en 2019. 

La nomenclature utilisée pour les enquêtes relatives à la génération 2014 est la NAF rév. 2 au niveau A21. Les intitulés des postes « Autres activités  de services » et « Commerce, réparation d’automobiles et de motocycles » ont été remplacés par « Autres activités de services aux ménages » et  « Commerce », plus explicites. 

  Définitions 

La création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de  nouveaux moyens de production. Ce concept, harmonisé au  niveau européen, inclut aussi la réactivation d’entreprise après  une interruption de plus d’un an et la reprise d’entreprise s’il  n’y a pas continuité entre la situation du cédant et celle du  repreneur, du point de vue de l’activité et de la localisation.  La notion de création d’entreprise dans les enquêtes Sine est  un peu plus restrictive. En effet, sont exclues les entreprises  ayant vécu moins d’un mois et les « activations économiques »  correspondant à des immatriculations dans Sirene (système  informatisé du répertoire national des entreprises et des  établissements) avant le 1er janvier de l’année de la génération  considérée. 

Le taux de pérennité à N ans est le rapport entre le nombre  d’entreprises créées au cours du premier semestre de l’année  considérée (2014 ou 2010) ayant atteint leur Nanniversaire  et l’ensemble des entreprises créées au cours du premier  semestre de l’année considérée.

Méthode 

Une régression logistique permet de mesurer l’effet spécifique de chaque  facteur sur la pérennité des entreprises, les autres facteurs étant inchangés  (« toutes choses égales par ailleurs »). Les effets de chaque facteur sont  présentés en écart par rapport à une situation de référence notée « Réf ».  Dans la figure 2, le coefficient, également appelé odds ratio, est le rapport des  cotes de pérennité de la sous-population d’intérêt sur la sous-population de  référence. La cote c d’un événement est égale au rapport de sa probabilité p sur  la probabilité de l’événement opposé : c = p / (1 – p). Plus l’odds ratio est supérieur  à 1 (respectivement inférieur à 1), plus la probabilité d’atteindre le cinquième  anniversaire est forte (respectivement faible) par rapport à la situation de référence. 

Les profils prédominants des entreprises encore actives cinq ans après leur  création sont issus d’une méthode statistique de classification (analyse des  correspondances multiples puis classification ascendante hiérarchique) réalisée  sur des variables caractérisant l’activité et le développement des entreprises  (objectifs, chiffre d’affaires, obstacles au développement, investissement, secteur  d’activité, etc.). Les noms de chaque classe s’appuient sur les caractéristiques des  entreprises qui y sont fortement représentées, même si toutes les entreprises de  la classe ne partagent pas ces mêmes caractéristiques.

Pour en savoir plus.

• Gourdon H., « Un nouveau record de créations d’entreprises en 2020 malgré la crise sanitaire », Insee Première n° 1837, février 2021. • 

Dorolle A., « Les créateurs d’entreprises de 2018 : deux sur trois sont seuls à l’origine du projet de création », Insee Première n° 1818, septembre 2020.

• Richet D., « Auto-entrepreneurs immatriculés en 2014 : trois ans après , 36 % sont actifs », Insee Première n° 1765, juillet 2019.

• Dorolle A., « Entreprises créées en 2014 : trois sur quatre sont encore actives trois ans après leur création », Insee Première n° 1751, avril 2019.  

Direction générale : 88 avenue Verdier 92541 Montrouge Cedex 

Directeur de la publication : Jean-Luc Tavernier 

Rédactrices en chef : A. Goin, S. Pujol  Rédacteurs : X. Besnard, P. Glénat 

Code Sage : IP211852 ISSN 0997 – 3192 (papier) ISSN 0997 – 6252 (web) © Insee 2021

Maquette : Jouve http://www.insee.fr 

@InseeFr 

Actualités & News·L'éditorial

Demain : plénière N°132 de BCN.

Quelques bonnes nouvelles pour bien démarrer ce second trimestre : nous allons pouvoir démarrer notre module « annuel » : Valoriser les compétences cachées et la présence digitale ». En effet, le Conseil Municipal de la Ville de Dijon vient d’entériner au 23 Mars 2021 la mise à disposition de la subvention ad hoc.

Quand nous serons devenus inutiles…

Il s’agira donc tous ensemble de définir quelle forme nous voulons assigner à ce module : la solution la plus simple consisterait à faire appel aux partenaires de l’an dernier, sans retirer les leçons de notre bilan mitigé. Aussi, je vous propose de débattre du sujet tout d’abord entre nous, puis de faire ensuite appel aux compétences les plus adaptées, internes ou externes.

Nous venons également de recevoir pour le 13 Avril une invitation concernant l’organisation du « Grand Déj' » , qui nous a beaucoup manqué en 2020, du fait de son annulation de dernière minute, puis de leur 2 sessions de repêchage, à leur tour annulées. Heureusement, 2021 verra la fin de nos petits soucis sanitaires !

Troisième bonne nouvelle : le nouveau bureau est opérationnel, le courrier est relevé, les premières cotisations arrivent, nous n’allons pas tarder à réaliser la répartition des tâches et des animations ! Nous sommes toujours en attente de la validation de notre proposition d’organisation pour la Journée Garantie Jeune du 13 Avril…

Et enfin, nous espérons voir demain, des anciens et des nouveaux visages, entendre des témoignages qui nous reboostent tous, bref que le millésime 2021 de BCN soit plus pétillant et épicé que celui de 2020. Aide-toi, le ciel t’aidera !

L’ours.

Economie·Management·Nos synthèses par domaines.·Société

En français, WhatsApp se dit Olvid.

Par Thomas Baignères, cofondateur de la messagerie française Olvid, la plus sécurisée au monde. Il nous explique son fonctionnement et sa nécessité dans un monde numérique où nos vies privées et nos données sont menacées.

Volet N° 4 de notre série sur les Gafam – Propos recueillis par Antoine Colonna.

Olvid version tablette, bientôt Desktop ?

Comment vous est venue l’idée de créer Olvid ?

En 2014, alors que nous étions tous les deux étudiants en cryptographie, Mathieu Finiasz et moi-même avions étudié les messageries instantanées sous l’angle de la sécurité. Certaines (comme Signal) se démarquaient avec un chiffrement de bout en bout. Les messages envoyés sont chiffrés avant de quitter votre appareil, pour n’être déchiffrés que chez le destinataire. Entre les deux, les messages sont protégés, y compris du fournisseur de service.

Si l’histoire s’arrêtait là, Olvid n’aurait pas de raison d’être. Nous nous sommes intéressés à ce fameux chiffrement. Nous avons constaté que lors d’unque toutes les messageries qui le proposent imposent un annuaire centralisé qui, dans le cas de WhatsApp par exemple, regroupe les numéros de téléphone des 2,5 milliards d’utilisateurs. La messagerie s’appuie ensuite sur cet annuaire pour distribuer les identités cryptographiques (les clés publiques) des utilisateurs.

Le système fonctionne sous réserve que cet annuaire soit intègre, or un système qui centralise les communications de 2,5 Milliards d’utilisateurs ne peut pas l’être… Nous avons donc voulu savoir s’il était possible de créer une messagerie permettant à ses utilisateurs de discuter avec la même sécurité que lors d’une discussion physique à huis clos. Sans reposer sur le moindre tiers de confiance, sans qu’il suffise de pirater ou contrôler un serveur quelque part pour prendre connaissance des conversations, sans avoir à partager la moindre donnée personnelle comme son numéro de téléphone… Pour des cryptologues, cela ne doit pas être bien compliqué ? Eh bien si ! Il nous aura fallu près de six ans pour lancer la première version d’Olvid, la première messagerie qui chiffre tout, sans donnée personnelle, sans annuaire.

Une telle sécurité n’est-elle pas une aubaine pour les activités illégales ?

Ces activités illégales sont exercées par des groupes puissants. Ils connaissent les risques et s’en protègent. Notre question est : comment les gens bienveillants font-ils pour se protéger? On a parfois cité la messagerie Telegram comme outil de communication privilégié de certains milieux terroristes. pourtant Telegram ne propose justement pas de chiffrement de bout en bout dès l’instant où vous entamez une discussion de groupe (à partir de trois personnes). Elle n’apporte pas plus de sécurité que l’e-mail !

Comment êtes-vous vus par les autorités françaises ?

Quand vous développez un produit mettant en oeuvre beaucoup de mécanismes cryptographiques, votre interlocuteur est l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (l’Anssi). Nous les avons rencontrés très tôt pour leur expliquer ce que nous faisions. Olvid est aujourd’hui la première messagerie instantanée certifiée par l’Anssi. Nous comptons aujourd’hui de nombreux utilisateurs dans les différents ministères.

Récemment WhatsApp a perdu des millions d’utilisateurs à cause du changement des règles utilisateurs, expliquant partager ses données avec son propriétaire Facebook. Est-ce une aubaine contre le Goliath américain ?

Cette décision a entraîné une réelle réflexion pour un nombre considérable d’utilisateurs, fatigués d’être traités comme de vulgaires produits. Un grand nombre d’entre eux ont ainsi découvert Olvid (nous avons connu une croissance du nombre de téléchargements supérieure à 5000 % en deux semaines). Et c’est bien normal puisque notre proposition est aux antipodes de celle de WhatsAPP : Facebook génère son revenu en exploitant les données personnelles de ses utilisateurs. Nous faisons exactement l’inverse : nous protégeons ces données de la manière la plus forte qui soit. Notre entreprise génère du revenu grâce à des options supplémentaires, payantes. A la différence des autres, nous affichons le prix. C’est simple, clair et honnête.

La donnée, ou data, est décrite comme l’or noir du XXIe siècle. Êtes-vous en train de percer un trou dans l’oléoduc géant des Gafam, en créant un écosystème technologique alternatif et indépendant ?

Je n’aime pas cet acronyme. (Les Gafam). Il laisse supposer que le business model de toutes ces entreprises est identique. En pratique, ce n’est pas le cas. On ne peut pas comparer les efforts faits par Apple en matière de vie privée et l’exploitation crapuleuse de ces données par un Facebook.

Thomas Baignères.

Nous pensons néanmoins qu’il est important de se doter d’outils réellement respectueux des utilisateurs, tant au niveau des individus que des entreprises. Si ‘est cela qu’on entend par écosystème indépendant, alors, oui, il faudra compter avec nous.

A-t-on l’espoir de voir d’autres entreprises françaises rejoindre cet écosystème ?

Certainement ! Les ingénieurs européens et français en particulier, sont mondialement reconnus. Nous avons le savoir-faire, le talent et la volonté. Mais pour être compétitif, il serai impensable de se passer de nos partenaires européens.

Une partie de vos applications est gratuite, une autre payante est destinée aux entreprises. Quels sont les grands axes de votre développement pour les mois à venir ?

En parallèle de fonctionnalités plutôt grand public (Gif animés, réactions aux messages, etc.) nous allons continuer à développer les fonctionnalités à destination des entreprises. En ce moment, nous travaillons au développement d’un fédérateur d’identités qui permettra de déployer Olvid très simplement au sein d’une entreprise, laquelle restera ainsi maître de ses annuaires et des identités numériques de ses utilisateurs. Il faut savoir que dans une grande entreprise, les fuites de données ne sont pas l’exclusivité du Comité de Direction. Au contraire les fuites interviennent à tous les niveaux. Pour que notre promesse soit respectée, nous devons faire notre possible pour qu’il soit facile de déployer Olvid auprès du plus grand nombre, et c’est e que permettra notre fédérateur d’identités.

Une messagerie sécurisée.

Mais ce n’est pas le seul sujet sur lequel nous travaillons ! Nous développons aussi des versions desktop d’Olvid, un système de visioconférence chiffré de bout en bout… Les idées ne manquent pas !

Le Spectacle du Monde – Trimestriel N°4 – Printemps 2021.

Economie·Nos synthèses par domaines.·Société·Technétronique

Israël : le 6e Gafam.

Face à la Silicon Valley, Israël construit sa puissance. Alors que la plupart des États subissent les Gafam, l’État hébreu a développé une stratégie originale lui permettant de peser à l’intérieur même de cet écosystème. Un modèle détaillé dans « Israël, le 6e Gafam ? », dont voici des extraits.

Volet N°3 de notre série : une affaire de stratégie ?

Tel-Aviv

La réussite d’Israël et de ses start-up tient à plusieurs facteurs. Pour le célèbre entrepreneur Yossi Vardi, celle-ci s’explique notamment, par le fait que « Notre gouvernement finance l’innovation, nous avons d’excellents universités axées sur les domaines scientifiques, avec des synergies entre le monde académique et industriel. Et Tsahal, l’armée israélienne, obligatoire pour les garçons et les filles de 18 ans, catalyse aussi la recherche et le développement et façonne la mentalité des jeunes ».

Après la période sioniste où il fallait capter l’eau pour s’établir, c’est désormais l’énergie du « brain power »et le savoir-faire des entreprises de la tech qui nourrissent Israël. Mieux que de chercher une paix toujours incertaine avec ses voisins, le pays veut devenir « la terre des solutions » selon Chemi Peres, le fils de Shimon Peres, fondateur du fonds Pitango.

Un pragmatisme déterminant.

« L’État israélien a créé des lieux d’innovation ainsi que des programmes d’accompagnement liés en n’oubliant pas de financer les meilleurs projets. Ainsi, 21 incubateurs d’entreprises sont financés par l’État et sont, le plus souvent, confiés à des acteurs privés de l’innovation par filières. Cela a clairement permis la montée en puissance des start-up israéliennes.

Israël consacre plus de 4 % de son PIB à la R&D, un seul pays au monde fait mieux, la Corée du Sud. /…/ L’État hébreu est l’investisseur quasi exclusif des soutiens publics à l’innovation civile. Il investit près de 400 millions de dollars chaque année afin de soutenir la R&D. De plus, il met en place des politiques d’incitation fiscale aux entreprises qui réalisent de la R&D en Israël.

Yossi Vardi

La mentalité renforce encore l’efficacité des structures, ainsi, la prise de risque est valorisée : l’échec est une étape obligatoire de la construction individuelle et collective. Ainsi un entrepreneur qui n’a pas échoué deux ou trois fois aura beaucoup moins de crédit auprès d’un fonds d’investissement. Cela passe, aussi, par la culture de « l’exit » qui ne signifie pas échec, mais réussite de l’entrepreneur.

Le secteur des nouvelles technologies israélien est un petit cercle où tout le monde se connaît. Le phénomène de réseau et d’entraide joue, donc, un rôle primordial dans le développement des start-up. Des entrepreneurs qui se sont rencontrés lors de leurs études ou au sein de l’unité 8200 s’associent pour créer leur start-up puis lèvent des fonds auprès d’entrepreneurs plus âgés (Ex : Mobileye Round 1).

Unité 8200

« En Israël, vous pouvez marcher dans la rue et voir le PDG d’une grande entreprise et vous l’approcher et lui dire « Salut, j’ai une entreprise, pouvons-nous nous asseoir ensemble et parler ? » Et souvent, ils répondent : « Parlons », parce que si vous ne connaissez pas cette personne, votre mère connaît sa mère, c’est comme ça, tout le monde connaît tout le monde. Si vous deviez le faire dans des pays comme la Chine ou l’Inde, où les hiérarchies sont très claires, ce serait une très grosse erreur, mais en Israël il n’y a pas de frontières« , témoigne Eynat Guez, fondatrice de Papaya.

A cela s’ajoute la qualité du capital humain puisque Israël investit énormément dans ses formations universitaires d’excellence. Ces derniers ont intégré une forme de pensée tournée vers le consommateur. Il y a de nombreuses passerelles vers le monde de l’entreprise. Par exemple, au Sud du pays, à l’entrée du désert du Néguev, dans la ville de Beer-Sheva, se trouve la capitale du cyberespace, le Cybershark. Cette dernière repose sur un joint-venture public-privé entre les entreprises de la cybersécurité.

Les universités participent, activement, aux activités de R&D. Ainsi, la plupart des demandes de brevets sont déposées par des entreprises associées à des universités, environ 72 % en 2016 et 73 % en 2015, avec par exemple l’Université hébraïque, l’Institut Weizmann, la Technion, l’Université de Tel-Aviv ou l’Université Ben-Gourion.

Une pensée stratégique.

La force de l’État d’Israël réside dans le maillage national qui est fait par l’installation des start-up et des divers centres de R&D, d’investissement et des incubateurs.

Israël a compris depuis longtemps, et ce bien avant la création de l’État, qu’au regard de ses difficultés géostratégiques, il lui fallait, pour être puissant, se développer dans des secteurs-clés. C’est cette stratégie qui a été mise en place dès le départ et a permis à l’État hébreu d’adopter une stratégie de puissance et d’influence du faible au fort productive. Ainsi, en se rendant indispensable dans les secteurs clés de l’innovation et de la cybersécurité, la sphère médicale , le secteur des IoT et de la défense, Israël a su créer un lien de dépendance avec les États les plus puissants du monde;

Ce noyautage subtil des grandes puissances de l’histoire contemporaine s’est réalisé grâce à la mainmise sur des secteurs clés et niches indispensables au développement des nouvelles technologies d’aujourd’hui et surtout de demain. En outre, bien que les exits et l’émigration des élites aient des conséquences dommageables pour le développement local en Israël, cela permet d’infiltrer directement les États forts ciblés et de noyauter leur R&D, leurs entreprises ainsi que leurs stratégies. /…/

Israël a su, dès la mutation de son économie et avec une certaine vision prospective, investir dans les Nouvelles Technologies appelées aujourd’hui NBIC pour développer son économie, se protéger au travers d’une approche de type soft power tout en capitalisant sur la diaspora juive et ainsi asseoir sa puissance.

Beer-Sheva, porte du Neguev.

Israël a su transcender ses frontières pour asseoir avec force ses start-up ainsi que leurs produits de type NBIC, l’un des objectifs étant de faire rayonner cette nouvelle économie et d’en devenir l’un des principaux acteurs au niveau mondial.

De plus, le passage d’un système originel de type ‘socialiste’ vers une approche libérale de son économie a permis d’accélérer le développement des solutions NBIC au bénéfice in fine d’un marché mondialisé.

Aujourd’hui, malgré l’interdiction croissante des VC funds dans l’économie israélienne des start-up, force est de constater que ces dernières ont noué un lien certain avec les Gafam notamment au travers des nouveaux services proposés par ces derniers, qu’Israël a toujours la main sur les centres R&D des start-up cédées dont les principaux décisionnaires sont issus des unités d’élite de Tsahal.

Force est de constater que cet État a réussi [à faire émerger] sur son territoire un nombre certain d’acteurs majeurs des NBIC dont notamment les Gafam, ces organisations étant intéressées par la capacité à innover vite avec une certaine agilité sur des sujets d’avenir clés. /…/

L’État d’Israël n’est-il donc pas devenu au travers de son développement, à son insu, le 6e Gafam ? Ou s’agit-il d’une stratégie de puissance en permanence remise en cause au bénéfice de l’hégémonie de cet État non pas locale, mais mondiale, en infiltrant avec un certain savoir-faire les réseaux du cyberespace ; terrain de jeu des opérateurs de cette nouvelle économie volatile et instable à ce jour ?

Enjeux et perspectives.

Les opportunités créées par ce que l’on peut appeler désormais le cyberespace permettent déjà à Israël, le 6e Gafam, de maîtriser de nombreuses solution notamment en termes de cybersécurité, smart home et outils d’aide au quotidien (par exemple Waze…) bien que n’étant plus en possession capitalistique des organisations propriétaires comme évoqué précédemment.

Il semblerait aujourd’hui que les recherches menées jusqu’alors s’agissant des NBIC esquissent une liaison entre les sciences et les technologies de l’infiniment petit, la fabrication et la transformation du vivant, les machines et systèmes apprenants et l’exploration du cerveau animal et humain.

La convergence NBIC ne permettrait-elle pas de repousser les limites que l’on croyait figées et d’être enfin une solution nouvelle et efficace pour prévenir et combattre efficacement les maladies chroniques et le vieillissement ?

Il y a donc fort à parier que des start-up israéliennes orientées NBIC travaillent déjà à l’émergence de solutions en ce sens tant ces axes risquent de devenir stratégiques sur le plan humain notamment au cours des prochaines décennies.

La maîtrise de ces nouvelles solutions est ainsi nécessaire pour permettre à Israël de continuer à développer son écosystème start-up tant local que mondial, mais aussi préserver son avance technologique et donc ainsi sa puissance au travers toujours d’une stratégie de type soft power.

« Israël, le 6e Gafam ? Une stratégie de puissance technologique » d’Éloïse Brasi, Éric Laurençon et Patrick Nouma Anaba.

Les auteurs.

VA Press.

Economie·Nos synthèses par domaines.·Revue de Presse·Technétronique

Les Gafam : ces compagnies peuvent nous imposer n’importe quoi.

L’omniprésence et l’omniscience des Gafam les rendent de plus en plus incontrôlables, s’inquiète l’ancien directeur du renseignement de la DGSE, qui faut aussi haut responsable de l’intelligence économique à Matignon.

Volet N°2 – Propos recueillis par Antoine Colonna.

M. Alain Juillet

Avec des budgets supérieurs à ceux de nombreux pays, une certaine idéologie commune, des monnaies cryptées en préparation, les Gafam sont désormais de taille à se mesurer aux États. Faut-il s’en inquiéter ?

C’est un problème majeur. Jamais dans l’histoire du monde, nous n’avons et affaire à des sociétés aussi puissantes. Elles sont effectivement plus riches que la plupart des États. Elles ont donc un pouvoir interne considérable aux États-Unis, sans compter leur aspect global qui dépasse les frontières. Le fait qu’elles se proposent désormais de créer des monnaies numériques, que certaines d’entre elles envisagent de faire des passeports monte qu’elles une puissance intrinsèque considérable et des capacités de contrôle et d’intervention au niveau mondial. Elles décident désormais, avec le cas de Trump, de savoir si un président élu peut ou non s’exprimer sur leurs réseaux. A l’évidence, elles peuvent désormais poser des problèmes à des états, si tel est leur bon plaisir. Si elles décidaient de faire de la sorte en France, elles y perdraient un peu, mais nous beaucoup plus.

Ce sentiment de toute-puissance implique que les dirigeants de ces compagnies sont de moins en moins enclins à se soumettre aux lois des pays dans lesquels ils opèrent. Ils ont montré récemment, avec le cas irlandais, comment ils essayaient de contourner les législations fiscales européennes. Ainsi ils bénéficient des avantages du marché commun, mais pas de ses inconvénients. Dans leur bataille face à la Commission européenne, ils ont missionné une armée d’avocats, mais aussi des lobbyistes redoutables pour faire modifier les textes.

Vous avez parlé des passeports, il y a aussi le cas des données médicales ?

Oui, Bezos, Zuckerberg et Gates sont très intéressés par cela. Bill Gates, qui finance d’une main l’OMS, rachète partout où c’est possible les fichiers médicaux des malades. Cela a un but. Il s’agit d’un véritable outil de contrôle des populations par la santé.

On reste pour autant dans des approches « douces », mais que penser si les idéologies totalitaires du XXe siècle avaient pu disposer de pareils outils ?

C’est vrai, les Gafam sont d’ailleurs porteurs d’une idéologie, celle du transhumanisme. Ils réfléchissent à « l’homme augmenté ». Un homme connecté avec une très longue espérance de vie. Il y a un coté prométhéen. Sans contrôle, leur pouvoir ne fera que grandir et ils seront en mesure d’imposer n’importe quoi à l’humanité entière. Ma crainte est que les Gafam soient un substitut des régimes totalitaires sous une autre forme.

Savez-vous si notre gouvernement partage cette crainte et s’il possède une stratégie à cet égard ?

Je crains que non. Je vois l’action courageuse de Bruno Lemaire qui exige que les taxes soient dûment payées, mais il se rend bien compte que même en essayant tout ce qui lui est possible, il a le plus grand mal à y arriver.

J’espère que notre classe politique ne va pas se laisser aveugler par l’amour du progrès. Évidemment, d’un coté, les Gafam vous vendent une amélioration de la vie quotidienne. Tout est censé être plus facile. Mais rien n’est gratuit. Quand Bill Gates arrive dans un pays pauvre et ouvre le chéquier, la classe politique se laisse prendre. Mais à quel prix sur le moyen terme ?

La France en quelques décennies a accumulé un certain retard technologique. Pourrait-elle, en se faisant le champion des libertés en ligne, de la confidentialité, reprendre l’avantage dans une prise de judo philosophique en mettant sur le marché ses propres solutions technologiques ? Pouvons-nous réconcilier démocratie et technologies ?

Les Français, les Européens, face à la montée des Gafam, des BATX, leur équivalent chinois, auraient tout à fait intérêt à le faire. Nous sommes au milieu et risquons fort d’être pris en tenaille par ces géants. Par ailleurs, aller vers l’un ou l’autre signifie devenir son esclave. La seule solution est effectivement de créer des sociétés européennes du même genre. Il faudrait également donner une priorité à ces solutions sur le continent. Mais évidemment, cela n’arrivera pas, puisque notre mode de pensée dominant impose une libre concurrence quoiqu’il en coûte. Cela nous tue, mais on refuse de le voir. Pourtant l’Europe est la grande perdante de cette séquence. Par ailleurs, il y a aussi dans nos pays de très puissants relais des États-Unis ou de la Chine, qui se chargent d’empêcher la mise en place d’une politique commune. C’est donc bloqué au niveau européen et au niveau français nous sommes trop petits.

Et pourtant si l’on prend l’exemple des Russes, dont le PIB est proche de celui de l’Italie, ils ont réussi avec Yandex à faire un Google russe…

Oui, mais leur population est trois fois plus importante. Nous aurions pu avec l’Allemagne, nous en aurions les moyens financiers. Mais Berlin a des intérêts financiers très différents des nôtres. D’autre part, notre dette nous empêche d’aller plus loin.

Apple Dublin : nouveau paradis fiscal ?

La Pologne est en train de faire passer une loi contre la censure des Gafam..

Oui, c’est très intéressant, mais c’est très particulier, tant, on le sait, la Pologne est proche des Américains. Lorsqu’elle attaque les Gafam, il y a une tolérance de fait de cette proximité. Mais c’est un point à observer de près. C’est une politique courageuse de la part de Varsovie.

Vous évoquiez la censure contre Trump, croyez-vous que de tels scénarios puissent toucher la France ?

Oui, bien sûr, c’est de plus en plus le cas. On peut tout à fait imaginer que les candidats qui déplaisent, Le Rassemblement national par exemple, pourraient se voir censurés. Est-ce acceptable ? C’est le meilleur moyen de tuer la démocratie. On assiste à une ingérence qui permet de se substituer aux décisions d’un juge, seul à pouvoir le droit. On doit bien sûr priver de parole les gens qui enfreignent les lois. C’est normal pour un pays normal. Mais nous sommes engagés dans un processsus bien différent avec la Loi Avia. J’étais parmi ceux qui ont souligné à l’époque qu’il était dangereux d’assoc ier une société privée à un travail de censure qui relève du droit. Comment peut-on les laisser juger ce qui est permis et interdit ? On leur a donné ici un pouvoir exorbitant… Ils ont déjà trop de pouvoir, inutile de leur en donner plus.

Le Spectacle du Monde – Trimestriel N°4 – Printemps 2021.

Actualités & News·Economie·Nos synthèses par domaines.·Revue de Presse

Les longs tentacules secrets des GAFAM.

Il manquait une pièce au puzzle pour que les prophéties de 1984 de George Orwell prennent un peu forme. Le constat est désormais accablant. Les Gafam ont réussi à accumuler en une décennie, à l’exception de la composante militaire, un pouvoir qu’aucun empire n’a sans doute jamais atteint. Ils commencent, par la censure qu’ils exercent désormais, à montrer qu’ils sont entrés dans la sphère politique. Où s’arrêtera cette aventure . Est-il encore possible d’y mettre bon ordre par le respect du droit et des droits ? Autant de question auxquelles répondent ici le politologue François Bernard Huyghe, l’ancien directeur du renseignement de la DGSE Alain Juillet, ou encore les créateurs du logiciel français Olvid. Un dossier complété par l’expérience israélienne, qui démontre que l’on peut préserver sa souveraineté sans tourner le dos aux technologies, qui comme l’argent, ne doivent pas être un maître, mais un outil.

I. LES GAFAM, quel pouvoir ? (Volet N°1 de notre série).

Il n’aura fallu qu’une petite décennie pour que les Gafam deviennent tellement dominants qu’ils ont perdu leur aura de « fournisseurs de liberté » pour devenir un sujet d’inquiétude pour nos libertés fondamentales. – Par François-Bernard Huyghe.

Il y a dix ans, Google, Amazon, Facebook et Apple (l’usage a ajouté Microsoft pour former l’acronyme Gafam) jouissaient d’une image unique : non seulement il représentaient l’innovation, l’ouverture, l’épanouissement de l’intelligence collective sans frontière, la civilisation de l’information…, mais réputés spontanément démocratiques, ils étaient crédités de la chute de dictatures lors du printemps arabe. Et en 2010, quand Google menaçait Pékin – qui obligeait à censurer les recherches en chinois sur son territoire – de se retirer (une multinationale censurant une superpuissance !), Hillary Clinton applaudissait et des internautes déposaient des bouquets de fleurs devant le siège de la société. Aujourd’hui, même sur Google, les articles fleurissent sur les Gafam maîtres du monde, ennemis de la démocratie ou nouveaux dictateurs, même si ce n’est pas l’opinion dominante.

Le code informatique est la nouvelle loi.

Ce qui s’est passé pendant cette décennie défie l’inventaire ; outre la dimension technologique évidente, ce fut la combinaison de plusieurs facteurs.

Économiques : dans la mesure où la capitalisation boursière des Gafam (estimée à 8.000 milliards de dollars) est supérieure à l’ensemble du CAC 40 et a fortiori au PIB de la France (sans oublier que la pandémie les a incroyablement enrichis) ; tout se passe comme s’il n’y avait vraiment de place que pour un seul dominant numérique ou deux sur chaque segment de marché (la distribution, le traitement de texte, la navigation, la messagerie…) et comme s’il n’y avait pas de limite à leur expansion… Ni à sa capacité à s’imposer dans tout domaine émergent, comme l’intelligence artificielle ou les objets connectés.

Géopolitiques : voir la montée n force de la Chine dans le cyberespace, innovante et formidablement protégée par sa « grande muraille numérique », mais aussi les rapports de tension entre Washington et des sociétés qui sont, après tout, américaines.

Politiques : on l’a vu u moment des retraits des comptes de Trump (accompagnés de milliers d’autres censures de comptes « extrémistes »; cette décision suivait une longue période où les réseaux sociaux avaient été dénoncés comme l’écosystème des « fake news », où se confirmaient entre elles les opinions antisystème, comme les discours de haine.. Voire où sévissaient ceux qui avaient fait perdre Hillary Clinton en 2016, en favorisant une ingérence russe. Dans tous les cas, plutôt que les vieux médias « manufactures du consentement » de haut en bas, les réseaux sociaux apparaissent comme le vecteur qui suggère, dirige, confirme ou divise l’opinion, tout en permettant à chacun de devenir émetteur à son tour. Situation si inédite qu’il est si tentant de leur attribuer tout ce qui dysfonctionne dans le cerveau de nos contemporains (la désinformation ou les mauvaises croyances des foules) , et dans le même mouvement, de se tourner vers eux pour nous guérir de ces mauvaises pensées.

Juridiques : avec nombre de procès, actions ou projets de lois destinés à réguler le contrôle des données, les ententes ou les discours de haine sur Internet. Mais comment imposer l’autorité judiciaire, dans un monde où, selon la formule célèbre, « code is law », le code (au sens informatique) est la loi ?

Idéologiques : les discours des dirigeants des Gafam, outre quelques utopies tranhumanistes, tournent autour de l’idée d’échapper aux contraintes et aux frontières des états souverains, par l’extraterritorialité, demain en battant monnaie…Sans compter que pour des raisons évidentes – formations, appartenance de classe, circulation des élites (ou des gourous et lobbyistes) entre la Silicon Valley et Washington – , ce qui relève des Gafam semble spontanément hostile à toute forme de conservatisme ou de populisme.

Culturelles : c’est notre dépendance « cérébrale » quotidienne aux réseaux sociaux pour travailler, établir des liens humains, faire des transactions ou occuper nos yeux plusieurs heures par jour. Que nous voulions nous adresser à nos pairs (réseaux sociaux, messageries) « horizontalement » ou traiter verticalement une information rare et utile (navigateurs, centres de données), nous allons spontanément vers les mêmes vecteurs.

Citoyennes : en sens inverse, surtout après les incroyables révélations d’E. Snowden sur la surveillance numérique planétaire, certains sont tentés d’échapper aux « Little Sisters » (les « petites soeurs » de la Silicon Valley qui remplacent Big Brother). Un exemple : des millions d’internautes (dont l’auteur) migrent de l’application de discussion en ligne WhatsApp (qui va partager de nombreuses données personnelles avec la maison mère Facebook) vers des applications équivalents mais sécurisées, comme Télégram ou Signal.

Que les Gafam jouissent d’un pouvoir immense et inédit, nul n’en doute, mais c’est sa nature même qui déroute. Tout pouvoir a un double aspect. Négativement, il permet de résister à une autorité, une contrainte ou une limitation, bref il permet d’être moins soumis à un pouvoir supérieur. Au sens positif, il est une capacité de faire ou de faire faire aux hommes, a fortiori quand il s’agit de faire des choses jusque-là impossibles ou inédites.

Les opinions et comportements admissibles sont censurés par les « Conditions Générales d’Utilisation ».

Ce qui devrait limiter le pouvoir des grands du Net est d’abord la souveraineté (du moins en Occident, la Chine pratiquant une coopération parti/capital/technologie très spécifique). Or l’échelle, le caractère transfrontalier de l’empire Gafam ou la nature (numérique) de la ressource qui fonde sa puissance limitent les tentatives de régulation. Les Gafam peuvent payer leurs impôts où ils veulent, émettre une monnaie, faire passer des pans entiers des opinions et comportements admissibles sous l’autorité des conditions générales d’utilisation. Même s’il y a des manipulations qu’ils n’approuvent certes pas mais qui prospèrent grâce aux hackers, aux trolls et autres désinformateurs, et qui sapent la croyance en une vérité commune, fondement de tout débat politique.

Les Gafam ne sont en principe que des acteurs économiques ; pourtant ils ne souffrent guère de la concurrence chère à l’économie libérale. Une des raisons est que, à un certain degré de gigantisme, non seulement on peut s’offrir les meilleures techniques, les meilleurs lobbyistes, les meilleures conditions…, mais on peut aussi racheter à quelques milliards de dollars les jeunes sociétés qui pourraient vous concurrencer demain. Ou s’entendre. Un exemple du jour : Facebook se serait engagé à dépenser 500 millions de dollars par an pour des enchères publicitaires avec Google, révèle le New York Times, accord dit « Jedi Blue ». A une certaine échelle, si l’on vend de l’immatériel (des données), il est plus facile de se jouer des frontières, notamment fiscales.

Des intérêts convergents ?

Il n’est pas possible de raisonner en termes classiques de résistance de l’opinion.

Paradoxalement, les Gafam bénéficient d’une rente de situation ou d’une force d’inertie : quand un citoyen est sur un réseau de plus de 2 milliards de membres (où sont ses amis) ou utilise un service qui a besoin de milliards de données pour être efficace, il lui faut une motivation forte pour aller ailleurs. Et la loi dit de Metcalfe pose que l’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. Même chose pour le matériel informatique : une fois choisi un environnement…

Même si le pouvoir des Gafam suscite des critiques féroces et si leur démantèlement figure dans des programmes politiques.., il n’est pas possible de raisonner en termes classiques de résistance de l’opinion. Celle-ci se traduit traditionnellement par le refus de croire en une légitimité et de se plier à une autorité. Or les Gafam ne nous demandent pas d’acquiescer à des affirmations ni d’obéir à des ordres (souvent, ni même de payer…). Leur influence repose sur un rapport nouveau avec notre intimité. Ils décident de ce qui atteindra notre cerveau – notamment par un algorithme qui « sait » ce qui correspond à notre personnalité ou via une communauté numérique choisie qui nous confirme souvent nos préjugés et où nous sommes entrés par les appareils et applications fournis par les Gafam. Toutes les demandes que nous adressons aux algorithmes les renseignent sur nos attentes et nos désirs, et la présomption de ce qui peut le mieux nous satisfaire. Nous nous piégeons en quelque sorte nous-mêmes en nous enfonçant dans ce qui devient un environnement, certes initialement consenti et pouvant être abandonné à chaque seconde, mais qui nous formate.

Ces systèmes contrôlent et calculent d’incroyables flux de valeur et d’information, mais aussi des contenus et des codes qui hiérarchisent, choisissent ou éliminent ; ils nous disent autant à quoi penser que comment penser (y compris par groupes d’affinité et comme nos pairs).

Bien entendu, les « anciens » pouvoirs ne sont pas inertes. Ainsi des états américains entent de recourir à la vieille législation antitrust. Ou le projet de deux directives de la Commission européenne, l’une pour rétablir les lois de la concurrence, l’autre sur les contenus (Digital Market Act et Digital Services Act), mais qui risquent de ne passer qu’en 2022…A moins que finalement, la plus grande menace contre le pouvoir des Gafam ne soit l’expansion d’un autre pouvoir numérique, lié sans complexe à une souveraineté politique, celui des BATX chinois, (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi, auxquels il faudra bientôt rajouter Huawei). Un pouvoir symétrique qui réussirait là où ont échoué les autorités hiérarchiques ?

Paru dans Le Spectacle du Monde – Trimestriel N°4 – Printemps 2021.

Actualités & News·Economie·Nos synthèses par domaines.

Commerce : Les réseaux d’enseigne dégagent près de 60 % du C.A. dans le commerce des biens d’équipement.

INSEE Première N°1843

Dans le commerce de détail en biens d’équipement de la maison, en biens technologiques de l’information et de la communication (TIC) et en articles de  loisirs, 22 000 magasins appartiennent à l’un des 333 réseaux d’enseigne, soit un  quart des magasins. Ils représentent plus de la moitié de l’emploi et du chiffre  d’affaires du secteur.  

En 2018, 38 % des magasins en réseau sont des succursales, 21 % des franchisés  et 18 % des commerces coopératifs. Les franchises sont davantage prisées par les  réseaux les plus jeunes ou en phase de développement.  

Le chiffre d’affaires par personne est plus élevé dans le commerce intégré que  dans les autres formes de commerce organisé. En revanche, les commerces  indépendants dégagent une valeur ajoutée plus élevée (24 % contre 22 % pour les  réseaux d’enseigne). Enfin, le taux de marge commerciale est similaire pour les  magasins en réseau d’enseigne et les indépendants (38 %).  

Les magasins du commerce de détail sont  souvent organisés en réseau d’enseigne.  Ils bénéficient ainsi d’une identité forte  vis-à-vis des consommateurs et peuvent  mutualiser certains frais  encadré. En  2018, 22 000 établissements appartiennent  à l’un des 333 réseaux d’enseigne dans les  secteurs de l’équipement de la maison, des  biens en technologie de l’information et  de la communication (TIC) et des biens de  loisirs  sources.

Les enseignes sont les plus nombreuses  dans l’équipement et la décoration de  la maison, avec des réseaux plus petits  que la moyenne. Si plusieurs grandes  enseignes ont plus de 250 magasins  (Darty, PRO&Cie, But, Gifi, Centrakor, etc.),  beaucoup ont moins de 20 magasins.  Dans le bricolage et le secteur des livres,  papeterie, jeux, les enseignes sont  moins nombreuses et comptent plus de  magasins (Lapeyre, Point P., Bricomarché  et Weldom pour le premier secteur,  Maison de la presse, MagPresse, JouéClub  pour le second). Elles sont aussi un peu  plus anciennes. Dans la vente d’articles  de sport, les enseignes sont plus récentes  et de ce fait un peu moins développées  (Intersport et Décathlon figurent parmi  les plus importantes). Les enseignes du  secteur des TIC sont moins nombreuses  et plus récentes, tout en ayant plus de  magasins en moyenne (Micromania,  Orange, Bouygues Télécom, etc.). Enfin,  les réseaux d’enseigne dans la vente au  détail de fleurs, plantes et animaux sont  plus petits qu’ailleurs (Gamm Vert, Gamm,Vert Village, Maxi Zoo ou encore Jardiland  faisant exception)


Les réseaux d’enseigne représentent plus de la moitié de l’emploi et du chiffre d’affaires du secteur.
Un quart des magasins de l’équipement de la maison, des TIC et des loisirs appartiennent à un réseau d’enseigne :
10 % sous forme de succursales et 16 % sont des commerces indépendants
qui ont contractualisé avec une tête de réseau(x) pour exploiter l’enseigne.

Alors qu’ils ne représentent que 26 %  des magasins, les réseaux d’enseigne  disposent d’une surface de vente bien plus importante (63 % de la surface de  l’ensemble du secteur). Ils ont aussi un  poids économique élevé : ils emploient 53 % des salariés et non-salariés du secteur et dégagent 59 % du chiffre  d’affaires.  

72 % des magasins sont indépendants.

Dans le bricolage, les magasins en réseau représentent 36 % des magasins et 71 % du chiffre d’affaires. Dans l’équipement et la décoration de la maison, les magasins intégrés (11 % des magasins de ce secteur) dégagent à eux seuls 41 % du chiffre d’affaires. Dans le commerce de détail de fleurs, plantes et animaux, les magasins en réseau contractuel ont un poids économique élevé : 13 % des magasins représentent 38 % du chiffre d’affaires du secteur. Enfin, dans les secteurs de l’équipement TIC et des livres, papeterie, jeux, les trois quarts des magasins sont indépendants et génèrent la moitié du chiffre d’affaires, soit une contribution plus importante qu’ailleurs. La franchise privilégiée pour les réseaux les plus récents et de taille intermédiaire.

Les réseaux d’enseigne privilégient le modèle intégré : 35 % d’entre eux sont principalement organisés sous cette forme. Viennent ensuite le modèle coopératif ou associatif et la franchise, avec respectivement 22 % et 21 % des réseaux. En contrôlant des effets de structure (secteur d’activité, âge et taille du réseau, appartenance à un groupe), les magasins sous contrat (franchise, concession, commission-affiliation, etc.)
sont plus nombreux au fur et à mesure que le réseau d’enseigne se développe (effet d’âge) et ces formes d’organisation contractuelles sont davantage prisées par les plus jeunes enseignes que par les plus anciennes au même stade de développement (effet de génération).

Dans les réseaux les plus récents (moins de 6 ans en moyenne), la franchise est le lien majoritaire pour 35 % d’entre eux. Pour les réseaux âgés de 6 à 15 ans en moyenne, le modèle intégré prédomine (40 à 45 %). Enfin, pour les plus anciens (au moins 15 ans), la coopérative est majoritaire (49 % des réseaux), principalement dans le bricolage, les meubles et le sport.

Le modèle intégré domine à la fois pour les plus petits réseaux (moins de 10 magasins) et les plus grands (au moins 75 magasins). La franchise et la concession sont des contrats plus répandus au-delà de 10 magasins, même si leur part décroît au-delà de 75 magasins : un réseau d’enseigne se créerait d’abord via des succursales avant de contractualiser progressivement avec des commerçants indépendants.
Contractualiser permet au réseau de se développer à moindre coût en économisant sur les fonds de commerce. Enfin, le modèle associatif ou coopératif est présent dans les mêmes proportions, quelle que soit la taille du réseau.
Les réseaux contractuels plus fréquents dans le bricolage et les loisirs
Le commerce de détail de fleurs, plantes et animaux est atypique : 83 % sont des commerces indépendants, 13 % des magasins en réseau contractuel et moins de 5 % des commerces intégrés


Commerce intégré – Commerce indépendant organisé.



A l’inverse, le secteur du bricolage est plus fréquemment organisé en réseau d’enseigne : 36 % des magasins, avec 16 % de succursales et 20 % de magasins sous contrat. L’équipement en TIC est un peu moins en réseau, mais la part du modèle succursaliste (17 %) y est plus importante qu’ailleurs. Quant aux loisirs (secteurs des livres, papeterie, jeux et du sport), la part de magasins intégrés y est faible (moins de 10 %) et les magasins sous contrat y sont relativement plus nombreux (respectivement 18 et 21 %).
Modèle succursaliste pour les TIC, franchisé chez les fleuristes et coopératif dans le sport

En 2018, 38 % des magasins en réseau optent pour le modèle intégré, 21 % pour la franchise et 18 % pour le commerce coopératif figure 4.

Toutefois, l’organisation diffère sensiblement selon le secteur.
Les succursales représentent ainsi 45 % des magasins sous enseigne dans le bricolage, mais 73 % des magasins spécialisés dans la vente de produits TIC. Le contrat de franchise est la forme la plus prisée dans le commerce de détail de fleurs, plantes et animaux (59 % des magasins sont en réseau). Le modèle coopératif est surreprésenté dans le bricolage, mais surtout dans le sport où il prédomine (58 %).
Forme de contrat plus minoritaire (12 %des magasins en réseau), la concession est davantage répandue dans la vente de livres, papeterie, jeux (29 %) ainsi que dans l’équipement et la décoration de la maison (18 %). C’est particulièrement le cas pour les enseignes de meubles de cuisine, qui vendent mais produisent aussi des biens.


Un chiffre d’affaires moyen par personne plus élevé dans les réseaux intégrés
Les réseaux d’enseigne emploient en moyenne 1,3 personne (salariées et non salariées) en équivalent temps plein pour 100 m² de surface commerciale

Les formes d’organisation.

La densité est plus élevée dans le commerce indépendant (1,5 personne en moyenne aux 100 m²) et dans le commerce intégré (1,4) que dans les magasins organisés en réseau contractuel (1,0). En effet, si les magasins en réseau ont davantage d’employés que les magasins indépendants, leur surface commerciale est nettement plus élevée, ce qui diminue la densité moyenne du personnel. Les magasins en réseau
intégré dégagent en moyenne 4,2 fois plus de chiffre d’affaires que les magasins indépendants. Même s’ils emploient davantage, le chiffre d’affaires par personne y est plus élevé (267 000 euros), suivi par celui des magasins en réseau contractuel (222 000 euros) ; a contrario, il est plus faible pour les commerçants indépendants (204 000 euros). Contrôlé des effets de structure, le chiffre d’affaires moyen net par personne est significativement plus élevé pour les magasins en réseau d’enseigne que pour les magasins indépendants, et plus particu- lièrement dans les magasins en réseau intégré.

Une valeur ajoutée plus élevée pour les indépendants

Dans le secteur des biens d’équipement, le taux de valeur ajoutée est de 23 % du chiffre d’affaires et le taux de marge commerciale de 38 % du total des ventes, soit des ratios nettement plus élevés que pour l’ensemble du commerce de détail
figure 5.

Le taux de valeur ajoutée est plus fort dans le commerce indépendant que dans le commerce organisé en réseau d’enseigne (24 % contre 22 %). De la même manière, au sein des réseaux, les organisations majoritairement contractuelles génèrent le plus de valeur ajoutée (22 % contre 20 % pour les réseaux majoritairement intégrés). En effet, les commerçants indépendants ont davantage de marge de manœuvre pour réduire leurs coûts d’exploitation et dégager ainsi une valeur ajoutée plus importante. Cela peut expliquer que les grands réseaux intégrés s’ouvrent de plus en plus à des formes contractuelles, comme alternative à l’exploitation de magasins en propre.
En revanche, les taux de marge commerciale décrivent une hiérarchie différente entre les trois formes d’organisation : il est sensiblement plus élevé pour le commerce majoritairement intégré (39,1 %, contre 37,9 % pour le commerce indépendant et 37,7 % pour le commerce en réseau contractuel). Ce résultat peut paraître contre-intuitif, car les réseaux intégrés pourraient miser davantage que les autres sur un effet
volume plutôt que sur un effet prix. D’autres facteurs peuvent intervenir comme des disparités sectorielles ou des stratégies d’implantation permettant des politiques de prix plus élevés pour ces réseaux.
Nadine Laïb (Insee)

Les KPI par type de surface

Définitions
Un réseau d’enseigne désigne un ensemble d’au moins cinq points de vente physiques arborant la même enseigne.
Il peut être constitué de points de vente détenus en propre par la structure tête de réseau (commerce intégré), de points de vente indépendants regroupés dans le cadre d’un groupement d’achat ou d’approvisionnement (commerce associé) ou de points de vente indépendants liés à la tête de réseau par un contrat de type franchise, concession, commission-affiliation, etc.
L’enseigne correspond à l’enseigne principale d’un établissement. L’enseigne est ce qui identifie généralement aux yeux du consommateur le point de vente et son réseau. Elle est définie par : un nom d’enseigne, un assortiment de produits et services, un agencement spécifique de
magasin, etc.
La tête de réseau est l’entité juridique (unité légale) qui prend en charge de manière centralisée certaines actions de gestion pour un réseau de points de vente (achats et référencement, actions publicitaires et marketing nationales, etc.). Selon le type de réseau, la tête de réseau peut être une société mère gérant des succursales, un franchiseur, une centrale d’achats/référencement. Elle peut animer plusieurs réseaux pour répondre à différents positionnements marketing : enseignes discount, de proximité, premium, etc.
Un groupe d’enseignes regroupe l’intégralité des enseignes appartenant à une même entité juridique tête de réseau.
La nationalité d’un groupe est définie par la nationalité de la tête de groupe.
Le taux de marge commerciale est l’écart entre le total des ventes des marchandises et leur coût d’achat, rapporté au total des ventes.


Sources
L’enquête sur les réseaux d’enseigne dans le commerce de détail de l’équipement de la maison, des biens TIC et des biens de loisirs a été réalisée en 2018.

Elle a recensé, auprès de 225 têtes de réseau(x) en France, des informations relatives à l’ensemble des points de vente de ces réseaux : identifiant Siret, adresse, type de point de vente (magasin ou corner) et type de lien. L’enquête est exhaustive pour les réseaux non entièrement intégrés.
Les données sur les réseaux d’enseigne totalement intégrés proviennent du système d’information sur les liaisons financières .

Ces données sont enrichies par l’utilisation des sources administratives de 2018 : répertoire statistique Sirus des unités légales et des établissements, statistiques annuelles d’entreprises (issues du dispositif Ésane combinant les données fiscales et les enquêtes sectorielles
annuelles), données administratives de la Contribution foncière des entreprises (CFE) et de la Taxe sur les surfaces commerciales (


Pour en savoir plus :
• Laïb N., « Les réseaux d’enseigne dans le commerce de détail alimentaire, 85 % du chiffre d’affaires du secteur, concentré sur quelques grands acteurs »,
Insee Première n° 1723, décembre 2018.


• Franceschi P., « Les réseaux dans les services », Insee Première n° 1678,
décembre 2017.


















Economie·L'éditorial

De nouvelles énergies.

BCN 2021

Voici une photo rare, que dis-je exceptionnelle… A un moment de cette Assemblée Générale, nous étions 28 personnes réunies, ce qui n’était encore jamais arrivé ! Le nouveau bureau de l’Association est au complet, à l’exception d’Alexandre, retenu par des problèmes techniques… et néanmoins élu comme toute l’équipe à l’unanimité des 28. Par ordre d’apparition à l’image, Jamila, notre nouvelle trésorière, qui elle aussi avait rencontré de menus problèmes de connexion. (Nous pensons avoir trouvé l’explication).

Puis voici nos « 2e ligne » – les amateurs de crunch* apprécieront : Françoise, Secrétaire et Jérôme Secrétaire-Adjoint : ces deux-là ont un point commun, ils écoutent et engrangent… Puis ils agissent ! Illustration ? Le 10 Mars, moins d’une semaine après, un trinôme de BCN était présent à Beaune pour recevoir la promotion GJ 33 : késako ? En l’occurrence nous avons interviewé 13 bénéficiaires de la Garantie Jeune, sur une tranche d’âge de 16 à 24 ans, certains abimés dès leur jeune âge par les épreuves de la vie, mais tous déterminés, persévérants et lucides sur leur projet, et les épreuves qui vont avec… Un exemple bluffant pour nous tous, et une incitation à l’ouverture et à la bienveillance.

Voici tout en bas, deux personnes qui se connaissent bien : Zélina, trésorière adjointe, et Christine, notre Présidente. Leurs familles sont amies, et au-delà, Zélina apporte quantité d’idées originales et nouvelles, issues de son expérience de Présidente de l’APEL, amatrice de chiffres et d’informatique. Quant à Christine, son appétence pour l’empathie et le conseil, son ouverture la placent en position de force pour faire de la relation publique, selon les termes de Danièle, qui soulignait ainsi la qualité de notre construction financière et comptable : nous allons de nouveau solliciter audience auprès d’Océane Charrey-Godard, de Fabrice Rey, et de nos soutiens départementaux.

Mais dans l’immédiat, quelques annonces : le Jeudi 18 Mars, Saïd propose de reprendre l’animation « les chapeaux de Bono » que nous avions laissée en stand-by, tant l’urgence de travailler Lettres de Motivation et CV se faisait sentir… Dans notre portefeuille d’instances, nous avons encore l’entretien à 3 avec Marie-Claire, Sophie et moi. Mon petit doigt me dit qu’il sera question de vins et de saveurs.

Enfin, nous préparons la réunion inaugurale du bureau, avec déjà un agenda conséquent :

  • rédiger le programme 2021.
  • définir les rôles « répartis » de chacun : communication, R.P., réseaux sociaux, animations.
  • planification des tâches, calendrier des subventions, des formations…
  • une fois monté tout le budget prévisionnel, communiquer sur l’argumentaire et les premières actions.

Dans un premier temps, les membres du bureau seront invités aux réunions Visio du groupe Découverte, et cela bien sûr, afin de prendre connaissance des attentes et besoins des uns et des autres. Du coup, surveillez bien votre boîte aux lettres.

Quitus au Trésorier.

Actualités & News·L'éditorial

AG 2021 : vous l’avez bien mérité !

Ce sera sans doute l’éditorial le plus court qu’il m’ait été donné d’écrire : en résumé, vous l’avez bien mérité ! Une équipe composée de Christine, Alexandre, Françoise, Jérôme, Jamila et Zélina prend les rênes de BCN pour un exercice que l’on souhaite moins tourmenté que 2020.

Vivement le déconfinement !

Cette nouvelle équipe est déjà au travail : l’urgence étant de réaliser les passations de pouvoirs bancaires, habilitations, déclarations en préfecture et auprès de nos organismes financeurs et partenaires. Tout cela devrait prendre une semaine, deux maximum ; il faudra ensuite s’organiser selon les quelques axes évoqués en Assemblée.

En effet, les clés de boîte aux lettres, mots de passe de rédacteur, de contributeur aux différents sites, s’organisent, car ils demandent un accompagnement et une répartition. Une première réunion de bureau devrait se tenir en visioconférence au début de la troisième semaine de Mars, toujours dans l’optique de ne pas perdre du temps. L’un des premiers sujets de discussion est la poursuite des entretiens de simulation, que nous avons menés en nombre en ce début 2021 ; avec une « commission » de la communication qui vient en appui de nos deux secrétaires, notre potentiel n’est pas affaibli, c’est même le contraire !

Deux sujets immédiats, là encore : la journée Garantie Jeunes du 10 Mars qui devrait rassembler 14 jeunes ; c’est notre record ! Grâce à Françoise et Angelo, nous ferons face et ce sera l’occasion de détailler le fonctionnement de cette action promotionnelle à notre trésorière. Car c’en est une ! Nous sommes des professionnels, pas le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de pommes de terre de Guernesey* Si la Mission Locale de Beaune nous fait confiance, c’est parce que nous maîtrisons la conduite d’entretiens et possédons une grille d’évaluation. De plus, le plus grand nombre d’adhérents sont invités à tester ces journées, nul doute qu’ils en retiendront beaucoup ! Le second sujet sera la rédaction de l’appel à cotisation 2021, ce que Danièle appelait « l’argumentaire ». Cet outil permettra à chacun d’exprimer ses attentes et ses priorités au sein de BCN : à vos idées ! Un débat nourri a conduit au vote du maintien à 25 € de la cotisation annuelle, c’est sur lui que nous nous appuierons pour structurer notre plan.

Pour terminer sur une note optimiste : si 24 personnes se sont prononcées sur l’exercice 2020, (dont trois par procuration), ce sont 27 participants qui sont intervenus pour tracer les grandes lignes de 2021 ! Et ça, ca n’était encore jamais arrivé ! Bon vent et kenavo à Danièle, pour ta nouvelle carrière, un grand merci pour tout ce que tu nous as apporté.

L’Ours.
Actualités & News·L'éditorial

Nouvelle donne ?

Le 4 Mars, nous allons nous doter d’une nouvelle équipe de gestion, chargée de conduire pour 2021 les destinées de BCN. C’est un événement important, car une transition est toujours un signe de la vitalité et des capacités d’évolution du corps associatif. Les éléments que nous avons réunis en vue de notre Assemblée Générale illustrent bien l’originalité de notre association, et la place qu’elle s’est ménagée au cours des deux phases de son existence.

Cette photo date de septembre 2015 : elle est à nos yeux révélatrice : tout d’abord, parce qu’elle témoigne de notre volonté « d’adresser le patronat », – comme disent nos amis anglais – en l’occurrence le MEDEF de Dijon. Deux explications à cela : la première était la volonté exprimée dans nos statuts de développer des partenariats avec le tissu économique local, et pour cela de travailler la notoriété de l’Association et de ses adhérents sur le thème : « Chercheur de travail ? Non, plutôt offreur de solutions ! »

Ensuite, ce photomaton tiré sur place réunit 3 « past-presidents  » et dément pour les plus jeunes, l’idée que les assos n’évoluent pas ! Le titre de « past-president » provient de la Jeune Chambre Économique, où ce rôle est tournant : Hélène, la première avait proposé la transformation de Bourgogne Cadres Net avec l’ambition de se servir de la personnalité morale obtenue par la Loi de 1901, pour saisir des postes et des voix dans les Conseils d’Administration ou de Direction des entreprises ; une certaine vision des ouvertures dans l’ESS.

Autre élément à prendre en compte : l’organigramme de BCN, composé de 3 binômes Présidence / Secrétariat / Financier était visionnaire ! Toutes les évolutions, les embauches, les désaccords ont pu être gérés en douceur (parfois, ce fut juste !…) mais le souci de la démocratie l’a toujours emporté.

Enfin, de tous les champs de bataille du passé, j’aimerais retenir une leçon : la Bienveillance et la Considération n’ont jamais fait défaut ; mieux, les meilleures périodes de l’association ont toujours été celles où elles ont dominé : le projet oenotouristique de BCN proposé à Laurent Grandguillaume lors du prototype « Territoire Zéro Chômeur Longue Durée ». Au passage, la version 1 de TZCLD a bien grandi, la version 2 vient d’être étendue à 59 sites, la Loi prévoit d’augmenter de façon dérogatoire par décret ce nombre ! Nous sommes fiers d’avoir pris la parole, comme Louis Gallois : l’inactivité, l’assistanat et la précarité sont la gangrène du tissu social« . Plus globalement, BCN était à son meilleur quand elle travaillait avec une promotion. Qu’il s’agisse de l’AEC 2019, ou de Découverte 2021, le collectif est un stimulant extraordinaire : j’entends encore toutes vos recommandations, « laisse agir le silence, cela aidera tous les participants à découvrir ce que chacun recèle au fond de soi ».

Nous nous sommes toujours « écharpés » pour des outils : l’outil OVH versus le WordPress, la plateforme de formation AEC versus Evolve… Avons-nous eu raison ? Était-ce évitable ? Que se serait-il passé si notre domaine informatique avait été conduit par un expert informatique, comme il existe des experts comptables ? Jean-Luc a surestimé notre appétence pour l’outil et par conséquent, son taux d’utilisation , Hélène la charge de travail que représente une recherche par rapport à une stratégie digitale. Nous sommes finalement assez symboliques des enjeux sociétaux, quels humanoïdes augmentés voulons- nous ? La réponse appartient à Antoine de Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le coeur », ou encore « Il n’y a de ressources qu’humaines ».

L’Ours.

BCN, ou la magie des binômes

Actualités & News·Economie·L'éditorial·Société

Éditorial : sidérant.

Je lisais aux aurores que finalement, Néandertal, cette espèce « brouillon » de l’humanité avait vraiment MIEUX réussi que Cro-Magnon, le modèle achevé d’homo-sapiens; « le Cro-Magnon est si indécrottablement abruti qu’il a ravagé son environnement virtuel, détruit ses forêts et pollué ses océans, s’est reproduit jusqu’à l’absurde, a brûlé toute l’énergie fossile, et la quasi-totalité de l’espèce va mourir de chaud et de stupidité, dans à peine cinquante ans simulés » (Hervé Le Tellier – L’Anomalie). Gallimard.

Que faut-il vraiment en penser ?

Voici un autre extrait de l’accélération de notre histoire, tiré de notre Newsletter financière : TTSO – Meilleur placement.com

LA BATAILLE DE L’ÉPARGNE

Selon la banque de France, la manne d’épargne supplémentaire accumulée par les Français pourrait atteindre 130 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, soit plus que le plan de relance du gouvernement (100 milliards). Et selon le gouvernement : « La mobilisation de l’épargne des Français est la clé de la reprise ».

LE SONDAGE DONT TOUT LE MONDE PARLE

Notre étude réalisée avec OpinionWay est reprise par tous les journaux.
78% des Français interrogés disent avoir davantage économisé l’an dernier, du fait de la baisse de leurs dépenses (sortie, voyage, etc.) alors qu’ils ont continué à toucher leur salaire.
En moyenne, les Français ont épargné 276 euros par mois en 2020, un record.
Il y a bien sûr des Français très affectés par la crise, des hôteliers restaurateurs aux intermittents du spectacle en passant par les salariés qui ont perdu leur emploi.
Et il y a de fortes disparités : 20 % des ménages les plus aisés ont accumulé 70 % de cette épargne.

COMMENT PROFITER DE CE BUTIN ?

Selon les Échos, le surplus d’épargne des Français est au cœur d’une bataille politique.
Plusieurs élus évoquent la question d’une hausse de la fiscalité.
Dans le but d’aiguiller cette épargne vers des placements plus utiles à l’économie réelle. Mais aussi, tout simplement, pour remplir les caisses de l’État.
On rappelle cependant que la majorité de cette épargne est placée dans des livrets… défiscalisés.
Pour l’instant, le gouvernement a balayé toute hausse de la fiscalité pour répondre à la crise. Il cherche d’autres moyens d’orienter cette épargne vers la dépense et les investissements, et notamment… des incitations fiscales. La carotte plutôt que le bâton.

POUR L’INSTANT……l’État n’a pas besoin d’argent.
Parce que les taux sont négatifs : l’État est payé pour emprunter…
Et parce qu’il n’y a pas d’inflation : la BCE peut faire tourner la planche à billets.
Difficile donc d’imaginer le gouvernement prendre des mesures impopulaires comme une hausse d’impôt.
Mais attention, en cas de retour d’inflation, et de hausse des taux, l’État pourrait être sous pression du fait du déficit et de la dette. Il aura donc deux choix : arrêter de faire des cadeaux et faire des réformes structurelles. Ou augmenter les impôts, sur les classes aisées. On vous laisse imaginer ce qu’il choisira.

Que conclure de tout cela ?
L’Ours.
Tout le monde voit bien que le navire a pris – et continue à prendre – l’eau , et chacun espère un sauveur (JFK – Mahatma Gandhi – Nelson Mandela) pour monter à la passerelle et donner le cap. C’est oublier que lorsqu’un début d’unanimité apparaît, la logique du « chacun pour soi » émerge à nouveau. Deux exemples : le vaccin du Covid, bien mondial ? Ben voyons… L’océan arctique, sanctuaire de l’humanité, à l’image de l’Antarctique ? Vous rêvez : il y a du pétrole et d’autres ressources rares sous la banquise, et une voie maritime commerciale pour transporter les céréales de la Sibérie, « enfin réchauffée ».
Difficile d’y voir clair, n’est-ce-pas ?
L'éditorial·Optimisme·Technétronique

Plaidoyer pour l’industrie.

Trouvé vendredi dernier dans le « Courrier des Lecteurs » de Ouest-France, à la rubrique Économie, ce plaidoyer, qui j’en suis sûr, vous parlera autant qu’à moi : « L’industrie est une chance pour l’humanité. les jeunes doivent découvrir un domaine où le plaisir de réaliser est possible, valorisant. La culture de la créativité de biens matériels est trop peu encouragée ».

« le 4 Février, cinquante experts de « premier plan » ont abordé un thème qui n’aurait jamais dû se présenter, à savoir, celui de la réindustrialisation de la France, s’ils n’avaient eux-mêmes, lorsqu’ils étaient « aux manettes », pour la plupart, engendré la casse de nos outils de production, et en parallèle dévalorisé les enseignements scientifiques et techniques.

Un processus industriel complexe.

Le « Courrier des Lecteurs » a, en quelques circonstances, diffusé quelques « coups de gueule » pour dénoncer ce gâchis, engendrés parfois par un virus dévastateur, né de la finance, alors que celle-ci aurait dû mieux accompagner le développement de la production durable et responsable.

Le « mépris » du secteur industriel a accentué cette dégradation, sans doute irréversible, nos concurrents ayant les compétences et les moyens suffisants pour progresser, dotés de savoir-faire que nous avons distribués généreusement.

Il serait intéressant de connaître les formations suivies par les enfants et petits-enfants des experts. On peut supposer qu’ils ont encouragé l’accès aux voies autres que celles de l’industrie, ce qui m’amène depuis des décennies, à clamer cette formule : « Le technique, c’est bien pour les enfants des autres »!

Quant à l’orientation des filles !

La pandémie en cours exclut la découverte de l’entreprise, élément de formation qui permettrait au collégien de construire son projet d’orientation, lors des stages, de vivre l’entreprise « en vraie grandeur », afin de déterminer son choix d’activités futures. Cette situation est dommageable, peu facile à remplacer par du virtuel sur Internet. « Contaminé » par le virus de la miniaturisation appliquée aux mécanismes, depuis les années 1980, lorsque j’ai créé, avec des complices, les sections micromécaniques au Lycée de Morlaix.

Je suis admiratif des progrès que ces techniques nouvelles, mécatroniques, ont apportés au domaine médical. Je suis aussi épaté par les capacités de la production industrielle de vaccins.

Les images de la télévision qui montrent les flacons de vaccins qui « dansent » sur le tapis de convoyage des chaînes de fabrication, pour nous apporter la délivrance, m’émeuvent, car derrière, je sais qu’il y a l’apport dans l’ombre, des techniciens de la productique qui ne sont pas évoqués, et qui seront pourtant, aussi, des héros, comme les personnels médicaux, (chercheurs, soignants…)

Ces réflexions ont pour but de recommander à tous, jeunes et moins jeunes, de regarder l’industrie comme une chance pour l’humanité, où le plaisir de réaliser est possible, valorisant.

Vaccins qui dansent.

La culture de la créativité de biens matériels est trop peu encouragée dans notre pays. Il faut la faire émerger au plus tôt par du concret, du palpable, par des exemples comme ces vaccins, non par des discours, des promesses.

Jean-Pierre Le Coq (Ille-et-Vilaine).

Economie·Pour un meilleur emploi·Société

Création d’entreprises : un nouveau record de créations malgré la crise sanitaire.

En 2020, le nombre total de créations d’entreprises en France atteint un nouveau record avec 848 200 créations, soit 4 % de plus qu’en 2019, et ce malgré la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Cette hausse est de nouveau portée par les immatriculations d’entreprises individuelles sous le régime du micro-entrepreneur (+ 9 %), tandis que les créations d’entreprises individuelles classiques diminuent (− 13 %). Les créations de sociétés sont stables.

Les secteurs contribuant le plus à la hausse sont les activités de transports et d’entreposage (+ 22 %), le commerce (+ 9 %) et les activités immobilières (+ 10 %). À l’opposé, le nombre de créations diminue dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (− 3 %), l’enseignement (− 8 %) et les autres services aux ménages (− 1 %).

Les créations s’accroissent dans la plupart des régions, excepté en Corse et en Martinique.

Hors micro-entrepreneurs, seules 7 % des entreprises ont des salariés au moment de leur création ; elles emploient alors 3 salariés en moyenne. Les créateurs d’entreprises individuelles en 2020 ont en moyenne 36 ans. Parmi eux, quatre sur dix sont des femmes.

Un nouveau record : 848200

En 2020, dans l’ensemble de l’économie  marchande hors secteur agricole, le  nombre total de créations d’entreprises est de 848 200, soit 32 900 de plus qu’en  2019. Il augmente ainsi de 4 % et atteint un nouveau record malgré la crise  sanitaire  figure 1. En effet, lors du  premier confinement, le nombre de  créations a temporairement chuté, mais  un rattrapage a eu lieu pendant l’été et le  rythme des créations a été soutenu jusqu’à  la fin de l’année. 

Comme en 2019, cette hausse est  principalement due à l’essor des  immatriculations d’entreprises  individuelles sous le régime du  micro-entrepreneur. Celles ci s’accroissent de 9 % en 2020,  soit 45 900 immatriculations  supplémentaires, pour atteindre  547 900 créations. En  revanche, le nombre de créations  d’entreprises classiques diminue  fortement. En effet, les créations  d’entreprises individuelles classiques décroissent de 13 % en 2020, soit  12 600 créations de moins, pour un total  de 82 200 créations. Les créations sous  forme de société sont stables en 2020  et s’élèvent à 218 100 créations. Elles  stagnent pour la première fois depuis  2013. 

Ainsi, en 2020, la part des micro entrepreneurs dans le nombre total de  créations continue d’augmenter (65 %,  après 62 % en 2019.), tandis que celle  des entreprises individuelles classiques  diminue (10 %, après 12 % en 2019)  ainsi que celle des sociétés (26 %, après  27 % en 2019). Au sein de ces dernières,  les sociétés par actions simplifiées  (SAS) représentent désormais 67 % des  créations et les sociétés à responsabilité  limitée (SARL) 31 %.

Essor des créations dans les transports, le commerce et les activités immobilières 

En 2020, le secteur des transports et de  l’entreposage est le premier contributeur à  la hausse globale. Le nombre de créations  y augmente fortement : + 18 000 créations,  soit + 22 % en 2020 après + 25 % en 2019   figure 2. Avec 101 100 nouvelles entreprises  en 2020, ce secteur génère 12 % de l’ensemble  des créations. Comme en 2019, son expansion est le fait des autres activités de poste et de  courrier, essentiellement dans la livraison  à domicile, (+ 22 400 créations, soit + 37 %  par rapport à 2019), principalement sous le  régime du micro-entrepreneur (+ 25 300).  Dans ces activités, le nombre de créations  est en essor depuis plusieurs années. Il  s’est néanmoins accéléré depuis la fin du  confinement en mai 2020. 

Par secteur d’Activité.

Le deuxième secteur contributeur à la hausse globale est celui du commerce :  + 11 000 créations, soit + 9 %. Avec  130 300 nouvelles entreprises, ce secteur  génère 15 % de l’ensemble des créations en 2020. L’augmentation est portée par les activités de vente à distance sur  catalogue général (+ 6 600 créations, soit  + 50 %), essentiellement sous le régime du  micro-entrepreneur (+ 6 200 créations),  et les activités de vente à distance sur  catalogue spécialisé (+ 5.200 créations, soit  + 68 %), principalement sous le régime du  micro-entrepreneur (+ 4 300 créations). Les créations dans ces activités sont également  en essor depuis plusieurs années, mais ont  pu être favorisées par la crise sanitaire. 

Le secteur des activités immobilières  est le troisième secteur contribuant le  plus à la hausse globale des créations :  + 3 300 créations, soit + 10 %. Au  sein de ce secteur, l’accroissement  le plus fort concerne les agences  immobilières (+ 2 500 créations),  principalement sous forme  d’immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur depuis la fin du  premier confinement (+ 2 400 créations). 

Recul des créations dans les activités spécialisées et l’enseignement 

En 2020, le nombre de créations diminue  dans les activités spécialisées, scientifiques  et techniques avec − 4 200 créations,  soit − 3 % après une hausse de 17 % en  2019  figure 2. Avec 139 500 nouvelles  entreprises en 2020, ce secteur reste  le premier en nombre de créations  et représente 16 % de l’ensemble des  créations. Son repli est majoritairement  le fait des activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion,  qui étaient en essor depuis 2016 :  − 2 200 créations en 2020, soit − 4 % par  rapport à 2019. Il s’agit principalement  d’immatriculations sous le régime du  micro-entrepreneur (− 2 900). 

Le nombre de créations décroît également  dans l’enseignement : – 3 100 créations,  soit − 8 % en 2020. Ce recul touche  particulièrement les activités d’enseignement  de disciplines sportives et d’activités de loisirs  (− 1 900 créations, soit − 21 % par rapport  à 2019, dont − 1 600 immatriculations sous  le régime du micro-entrepreneur) dans le  contexte de la crise sanitaire. 

En 2020, le troisième secteur en repli  est celui des autres activités de services  aux ménages, soit, pour les créations,  essentiellement les activités de coiffure,  soins de beauté et autres services  personnels non comptabilisés ailleurs :  − 600 créations, soit − 1 % en 2020. Les  créations diminuent particulièrement  dans les autres services personnels non comptabilisés ailleurs (− 2 200, soit − 8 %, dont -1900immatriculations sous le  régime du micro-entrepreneur), qui incluent  notamment les activités de coaching et développement personnel ou les activités  des salons de tatouage et piercing.

 Correction de la répartition entre micro-entrepreneurs et entrepreneurs individuels classiques depuis 2015 

La répartition des créations d’entreprises individuelles entre individuels ayant opté pour  le régime de la micro-entreprise (dits micro-entrepreneurs) et entreprises individuelles classiques a été  corrigée pour les années 2015 à 2019, sans que le nombre total de créations d’entreprises individuelles  soit affecté, ni le nombre total de créations d’entreprises tous types confondus. 

En effet, depuis la transformation du régime du micro-entrepreneur par la loi Pinel du 18 juin 2014,  les liasses déclaratives transmises à l’Insee pour alimenter les statistiques de créations  d’entreprises n’étaient pas toutes correctement renseignées, entraînant une classification erronée  de certains micro-entrepreneurs comme de certaines entreprises individuelles classiques. Ce  problème n’avait aucune conséquence pour les entreprises elles-mêmes, notamment sur leur  situation au regard des prélèvements obligatoires ou les usages du répertoire Sirene. Cependant,  cela a conduit à sous-estimer les créations de micro-entrepreneurs depuis 5 ans, et, à l’inverse, à  surestimer d’autant les créations d’entreprises individuelles classiques

Après correction, le nombre de créations d’entreprises individuelles sous le régime du micro entrepreneur en 2019 est de 502 000, contre 386 000 avant correction, soit une révision de + 116 000,  tandis que le nombre de créations d’entreprises individuelles classiques est diminué d’autant et s’établit  à 95 000 en 2019 contre 211 000 avant correction. 

En 2020, 548 000 créations d’entreprises individuelles sont sous le régime du micro-entrepreneur et  82 000 sont des entreprises individuelles classiques.

Les créations d’entreprises  augmentent dans la plupart des régions 

En 2020, le nombre de créations  d’entreprises s’accroît dans la plupart des  régions  figure 3. L’Île-de-France reste la  région contribuant le plus à la hausse globale,  avec 7 600 créations supplémentaires en 2020, même si le nombre de créations  n’y augmente que de 3 %. Dans cette  région, le premier secteur contributeur  à la hausse est celui des transports et  de l’entreposage (+ 9 100 créations),  notamment dans les autres activités de  poste et de courrier (+ 12 100 créations,  dont + 12 200 immatriculations de  micro-entrepreneurs). En 2020, 48 % des  créations d’entreprises des transports  et de l’entreposage ont lieu en Île-de France. Le commerce y est le deuxième  secteur contributeur à la hausse  (+ 5 200 créations), notamment dans  la vente à distance (+ 4 300 créations  dont + 3 300 immatriculations de micro entrepreneurs). Alors qu’il était le plus  dynamique en 2019, le secteur des activités  spécialisées, scientifiques et techniques est  en repli : − 5 200 créations, notamment dans  les activités de conseil pour les affaires et  autres conseils de gestion (− 2 600 créations,  essentiellement sous le régime du micro entrepreneur). 

Autour de l’IDF, une ceinture à 4% et plus.

Par ailleurs, le nombre de créations  augmente fortement à La Réunion  (+ 19 %), dans le Grand Est (+ 8 %), en  Normandie et en Bourgogne-Franche Comté (+ 7 %). À l’inverse, il se replie dans  deux régions touristiques, dans le contexte  de la crise sanitaire : la Corse (− 7 %) et la Martinique (− 1 %). 

7 % des entreprises classiques ont des salariés au moment de leur création 

En 2020, 2 % des nouvelles entreprises  emploient au moins un salarié au  moment de leur création, contre 3 % en  2019  figure 4. En excluant les micro entrepreneurs, la part des entreprises  employeuses à la création passe à 7 %, en  hausse par rapport à 2019 (5 %). 

2,4 salariés moyens à la création.

Hors micro-entrepreneurs, les nouvelles  entreprises sont le plus souvent  employeuses dans l’hébergement et la  restauration (14 %), la construction (13 %),  l’industrie et les autres services aux ménages  (9 %). À l’opposé, cette proportion est la plus  faible dans les activités immobilières (2 %)  ainsi que dans les activités financières et  d’assurance et les activités d’information et  communication (3 %). 

Les entreprises employeuses au moment  de leur création en 2020 démarrent leur  activité avec 3,0 salariés en moyenne,  contre 2,9 en 2019. Parmi celles-ci, l’effectif  salarié moyen à la création est le plus  élevé dans l’industrie (4,1), la construction  et les transports et l’entreposage (3,9) et  le plus bas dans les activités immobilières  (2,0). 

Des créateurs d’entreprises  individuelles de plus en plus jeunes 

En 2020 comme en 2019, les créateurs  d’entreprises individuelles ont en  moyenne 36 ans. La part des moins de  30 ans s’accroît : elle est de 41 % en 2020,  contre 38 % en 2019 comme en 2018   figure 5. Elle est plus élevée chez les  micro-entrepreneurs (42 %) que chez  les créateurs d’entreprises individuelles  classiques (33 %). 

41% des créateurs ont moins de 30 ans.

Tous types d’entreprises individuelles  confondus, les créateurs sont les plus jeunes  dans les transports et l’entreposage (30 ans en  moyenne et 62 % ont moins de 30 ans). Dans  l’information et la communication, les créateurs  sont également relativement jeunes (33 ans en  moyenne). À l’inverse, ils sont généralement  plus âgés dans l’industrie (40 ans en moyenne)  et les activités de services administratifs et de  soutien (39 ans en moyenne). 

Quatre créateurs d’entreprises  individuelles sur dix sont des femmes 

La part des femmes.

En 2020, les femmes ont créé 39 % des  nouvelles entreprises individuelles. Cette  proportion est quasi stable depuis 2015,  alors qu’elle augmentait progressivement  depuis 30 ans (29 % en 1987 et 33 % en  2000). Elle reste quasi identique pour  les créations d’entreprises individuelles  classiques et pour les immatriculations  sous le régime du micro-entrepreneur.  Comme les années précédentes, la part  des hommes est la plus élevée dans la  construction (98 %), les transports et  l’entreposage (92 %) ainsi que l’information  et la communication (74 %). À l’opposé,  les femmes sont majoritaires dans la  santé humaine et l’action sociale (74 %),  les autres services aux ménages (71 %),  l’industrie (58 %) et l’enseignement (52 %).● 

Hugo Gourdon (Insee) 

Sources

Les statistiques sur les créations  d’entreprises proviennent du répertoire  des entreprises et des établissements (REE, issu de Sirene) géré par l’Insee. 

L’étude porte sur l’ensemble des activités  marchandes non agricoles. Ce champ inclut  les activités financières. La décomposition  en secteurs d’activité s’appuie, pour  l’essentiel, sur les niveaux d’agrégation  A10 ou A21 de la nomenclature d’activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008). Certains postes ont été renommés pour  être plus explicites.

Définitions

Une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre d’une nouvelle combinaison de facteurs de  production, avec pour restriction qu’aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement. 

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de  créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En  effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale  est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité  est donc indépendante et considérée comme une entreprise. 

Les créations d’entreprises correspondent donc aux unités légales du répertoire Sirene, qui  enregistrent un début d’activité relevant de l’un des cas suivants : 

 l’immatriculation d’une nouvelle unité légale avec création d’une nouvelle combinaison de  facteurs de production ; 

 le cas où l’entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d’un an ; 

 le cas où l’entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d’un an, mais  avec changement d’activité ;

  la reprise, par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités d’une  autre unité légale lorsqu’il n’y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et  celle du repreneur. On considère qu’il n’y a pas continuité économique de l’unité légale si, parmi  les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de  la reprise : l’unité légale contrôlant l’établissement siège, l’activité économique et la localisation. 

Cette définition s’appuie sur les concepts harmonisés au niveau européen, à part pour les  entreprises individuelles sous le régime du micro-entrepreneur (dits micro-entrepreneurs). Pour  ces dernières, on ne sait pas s’il y aura ou non un début d’activité. On comptabilise donc des demandes d’immatriculation au répertoire Sirene ; certaines se traduiront par une vraie  création d’activité, d’autres par un démarrage différé, voire jamais réalisé. Une partie de ces  demandes, enfin, seront invalidées par l’Acoss : les personnes relevant de la Mutualité sociale  agricole (MSA) ou de diverses professions réglementées n’ont en effet pas le droit d’être sous le  régime du micro-entrepreneur. Ces radiations seront prises en compte ultérieurement dans la  démographie d’entreprises dite « structurelle ». 

Les créations d’entreprises classiques correspondent aux créations d’entreprises hors micro entrepreneurs. 

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur  jusque 2014), qui offre des formalités de création d’entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Il s’applique aux  entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions. 

Les entreprises individuelles sont les entreprises dont la personnalité morale n’est pas  différente de la personnalité physique. 

Les entreprises individuelles classiques désignent les entreprises individuelles hors micro entrepreneurs. 

Une société est une entité dotée d’une personnalité morale. 

Une société par actions simplifiée (SAS) groupe des associés dont la responsabilité est limitée à  leur apport personnel et qui ont la possibilité de disposer de prérogatives indépendantes de leur  part de capital. La SAS est une société de capitaux, ce qui la rapproche de la société anonyme (SA). 

Une société à responsabilité limitée (SARL) groupe des associés dont la responsabilité est  limitée à leur apport personnel et dont les pouvoirs (droits de vote, droits sur les bénéfices…)  sont proportionnels à la part du capital détenue. 

Pour en savoir plus 

• Richet D., Bignon N., « Micro entrepreneurs immatriculés en 2018 : dans les transports, deux sur  trois travaillent via une plateforme  numérique », Insee Première n° 1821,  octobre 2020. 

Dorolle A., « Les créateurs d’entreprises  de 2018 : deux sur trois sont seuls à  l’origine du projet de création », Insee  Première n° 1818, septembre 2020. 

Gourdon H., « Les créations d’entreprises  en 2019 : l’essor des immatriculations de  micro-entrepreneurs se poursuit », Insee  Première n° 1790, janvier 2020.

Direction générale : 88 Avenue Verdier 92541 Montrouge Cedex 

Directeur de la   publication : Jean-Luc Tavernier Rédactrices en chef : A. Goin, S. Pujol 

 Rédacteurs : P. Glénat, C. Lesdos C. Tchobanian Maquette : B. Rols 

Code Sage : IP211837 ISSN 0997 – 3192 (papier) ISSN 0997 – 6252 (web) © Insee 2021  http://www.insee.f

Actualités & News·Economie·Pour un meilleur emploi

Éditorial : un grand homme de l’industrie.

Paru dans l’Entretien du Dimanche le 31 Janvier, voici le témoignage de Louis Gallois, qui à 77 ans vient de quitter ses fonctions de président de directoire de PSA. Retour sur le parcours du « plus beau CV de l’industrie française », qui a également multiplié les engagements au profit des moins favorisés.

Louis Gallois

Le Bien Public : Dans votre carrière, vous avez affronté les chocs pétroliers (1973 et 1979), la crise financière (2008) et maintenant la crise du Covid…

Louis Gallois :  » Nous n’avons jamais traversé une telle crise ! C’est une crise mondiale qui ne vient pas de l’intérieur du système économique, d’un impact jamais vu en dehors des guerres… Et surtout, elle génère énormément d’incertitude, elle paralyse les investissements. »

Le Bien Public : « Une crise mondiale, dont la Chine semble tirer avantage…

Louis Gallois :  » Elle est la seule grande économie qui aura connu la croissance en 2020. Il y a maintenant 3 grands blocs dans le monde. Et l’Europe doit jouer son rôle, sinon elle deviendra le terrain de jeu de l’affrontement entre les États-Unis et la Chine. »

Le Bien Public : « Un rôle autonome, ou avec les États-Unis ?

Louis Gallois : « Autonome. Les États-Unis sont évidemment nos alliés, mais après Obama, qui avait commencé à prendre ses distances, et après Trump, l’Europe doit apprendre à compter sur ses propres forces, fixer des règles du jeu qui la mettent à parité avec les autres. Nous assistons à une régionalisation des chaînes de valeur en Chine et aux États-Unis, l’Europe doit s’y engager aussi… »

Le Bien Public : Vous parlez de régionalisation, d’autres de « relocalisation ».

Louis Gallois : « Je préfère parler de réindustrialisation. Certaines relocalisations peuvent être nécessaires dans l’alimentaire ou la santé, mais il ne s’agit pas de relocaliser l’industrie d’il y a vingt ans : nous voulons l’industrie des vingt prochaines années, plus technologique, plus haut de gamme, plus verte, tournée vers des marchés émergents. »

Le Bien Public : « Avec quel espoir pour nos vieilles régions industrielles ? A Sochaux, l’usine Peugeot emploie moins de 8.000 salariés, contre plus de 40.000 il y a trente ans…

Louis Gallois : « L’automobile fait partie des industries de l’avenir, mais il est clair que l’on construit plus de voitures avec moins de personnes, et on ne refera pas des usines de 40.000 personnes… Ces régions ont beaucoup souffert, elles se sont épuisées dans ces drames industriels. Je me souviens d’être allé faire du ski à La Bresse (Vosges) et je voyais le long de la route ces usines fermées, « à vendre »… Personne ne rachète ces usines, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’espoir, dès qu’on rassemble les énergies. Voyez le bassin d’Oyonnax la vallée de l’Arve ou le Creusot : je me souviens avoir eu à gérer la faillite de Creusot-Loire (en tant que Directeur Général de l’Industrie, en 1983), m’être rendu sur place protégé par des CRS… Aujourd’hui, le territoire du Creusot a retrouvé son dynamisme industriel, il lui reste à le faire savoir. La chance de ces territoires est que l’industrie n’aime pas les métropoles, où le terrain est rare et cher. »

Le Bien Public : « A condition d’être compétitif…

Louis Gallois : « La compétitivité est indispensable, mais je préfère parler plus globalement d’attractivité : il faut que l’industrie se sente bien sur son territoire, avec des services publics, des médecins, évidemment Internet et demain la 5G, car il n’y aura pas d’industrie technologique sans 5 G ! C’est en partant des territoires qu’on pourra refaire le tissu industriel français. L’autre levier, c’est la reconquête française des technologies clés, comme le numérique ou l’intelligence artificielle.

Le Bien Public : « Vous avez dirigé des entreprises très différentes… Quelles sont les qualités d’un patron ? ».

Louis Gallois : « Je n’en sais rien… Il faut avoir une bonne santé, bien dormir la nuit… Je citerai Carlos Tavarès (DG de Stellantis), dans un récent entretien : « J’ai besoin d’un équilibre entre ma vie familiale, ma vie sportive, ma vie professionnelle… » Il a raison : j’ai toujours cloisonné, pour ne pas me laisser envahir par le métier ».

Le Bien Public : « Aujourd’hui, un PDG du CAC 40 perçoit 78 fois la rémunération moyenne des salariés de son entreprise. C’est justifié ?

Louis Gallois : « C’est à la fois assez incompréhensible pour les gens, et en même temps « lié à un marché » des patrons, qui est une réalité. Quand je suis passé de la SNCF à EADS, mon salaire a été multiplié par dix, ça m’a fait un choc… »

Le Bien Public : « Vous aviez alors demandé une diminution de ce salaire …

Louis Gallois : « Et on m’a expliqué que je risquais de dévaloriser l’entreprise, que cela allait peser sur toute la hiérarchie… A chacun de se faire son opinion. Mais je ne crois pas que l’on puisse légiférer sur le sujet. »

Le Bien Public : « Vous avez donné votre nom à un rapport – le rapport Gallois – qui plaide en novembre 2012 pour un « choc de compétitivité ».

Louis Gallois : « Ce rapport est tombé au bon moment, l’opinion publique prenait conscience que la désindustrialisation devenait un drame national… Cela a permis de faire émerger la notion de « compétitivité », qui était jusque-là un mot tabou, au moins à gauche. C’était l’offre qui était malade, pas la demande. D’où le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (C.I.C.E.) et le pacte de responsabilité… Le Plan de relance actuel prévoit 30 milliards pour l’industrie ; cette politique de l’offre doit être poursuivie avec persévérance, car il faudra vingt ans pour reconquérir l’industrie.3

Le Bien Public : « Un volet du rapport Gallois est resté sans suite, votre plaidoyer pour « un nouveau pacte social »…

Louis Gallois : « Oui, cela manque pour qu’un pays aussi éruptif que la France ne perde pas une partie de son énergie dans des batailles internes. Ce nouveau pacte social, sans abandonner les acquis de 1945 comme la Sécurité sociale, doit prendre en compte l’aspiration des gens à participer aux décisions qui les concernent. Dans les entreprises, cela veut dire, en particulier, une présence plus importante dans les conseil d’administration des salariés, qui expriment la voix des entreprises et en connaissent la réalité intime. »

Le Bien Public : « Vous présidez le fonds d’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée ». C’est un objectif atteignable ?

Louis Gallois : « Sur les dix territoires retenus, deux l’ont déjà atteint : tout nouveau chômeur de longue durée qui le veut, peut être embauché. Ce n’est pas facile, mais c’est possible si tout le monde s’engage. Le chômage de longue durée est la gangrène du corps social : des fils n’ont jamais vu leur père travailler… Et cette expérimentation démontre l’utilité de l’économie sociale et solidaire, trop sous-estimée ».

Propos recueillis par Francis Brochet. – Le Bien Public du Dimanche 31 Janvier 2021.

Au Cercle des Investisseurs.

BIO EXPRESS

Né le 26 Janvier 1944 à Montauban. HEC, ENA en 1972. Adhésion à la CFDT et au Parti Socialiste.

  • 1981 : directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Recherche, puis Directeur Général de l’Industrie, retour en 1988 au côté de Jean-Pierre Chevènement à la Défense.
  • PDG de la SNECMA (1989), d’Aérospatiale (1992), de la SNCF (1996), d’EADS-Airbus (2006 – 2012).
  • 2012 : Commissaire général à l’investissement, auteur d’un rapport sur la compétitivité.
  • 2014 : Président du conseil de surveillance de PSA.
  • Président de la Fédération Nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS, devenue FAS), président du fonds « Territoire zéro chômeur de longue durée », co-président de La Fabrique de l’Industrie.
Actualités & News·L'éditorial

Assemblée Générale 2020 : ça vient !

Mais qui sont les lecteurs de BCN ?

Vous aviez déjà reçu le Rapport financier de Danièle, témoignant de son professionnalisme et de sa rigueur. Voici aujourd’hui le Rapport d’activités, qui couvre le secrétariat, l’animation et la formation. Il nous restera à proposer avant la fin février le Rapport Moral, encore appelé Rapport d’Orientations, réalisé par Christine. Ainsi, nous serons en mesure de disposer des 3 documents indispensables pour une délibération valide. Le document essentiel est le quitus délivré à la Trésorière, qui ouvrira la voie à une nouvelle gestion. Ensuite, nous vous présenterons l’équipe candidate à vos suffrages, selon notre composition habituelle en 3 binômes. Et ensuite, mise en place des élus et des Plans d’Action pour 2021.

RAPPORT D’ACTIVITE.

L’année 2020 démarre sur les chapeaux de roue avec les propositions d’Hélène , élue Secrétaire-Adjointe,  dans les domaines des fiches « Marketing » et de la stratégie de présence personnelle sur les réseaux sociaux, en particulier LinkedIn. Grâce à la Subvention accordée par la Ville, nous parvenons à recruter par l’intermédiaire de la ligue de l’Enseignement Yannis en tant que Volontaire de Service Civique.

Yannis participe à toutes les formations proposées par BCN, qu’il s’agisse des ateliers « Carrédas » animés par Hélène notre Secrétaire-adjointe, aux Modules Action Emplois Compétences, auxquels Hélène Thomas a apporté sa composante psychologique. (Sans le confinement, ce sont 40 semaines à raison d’1 h 30 par semaine, qui avaient été planifiées).

Durant  toute l’année, les formations AEC se sont succédé au rythme des plénières : une par mois, en atelier. En parallèle, simulations d’entretien d’embauche, formations « sur mesure » pour régir au plus vite aux insuffisances identifiées. Pour autant, si nous respectons la « pédagogie »  cela ne veut pas dire que nous « récitons » les contenus d’AEC. Toutes nos améliorations, tous nos apports portent désormais le double label. Ainsi les 2 associations se renvoient la balle, ce qui est une bonne manière de respecter l’esprit du partenariat.

Et puis est arrivé le confinement : les Journées APEC, le Salon du Bien Vieillir, les Journées Garanties Jeune de la Maison Familiale de Beaune ont eu à en souffrir suite… Avec Gilles, Xavier et Françoise, nous avons réalisé 6 sessions soit une quarantaine d’entretiens.

La formation Evolve était certainement l’opération de « trop » dans ce nouveau contexte, puisque  le confinement  les a transformées en session de visioconférence, avec un bilan final limité à 10 personnes à la MDA. Nathalie puis Yannis ont contribué à maintenir les sessions AEC jusqu’à début Juillet. Nous sommes toujours propriétaires des contenus et du copyright et ce point devra donc être examiné.

Les réunions plénières et les ateliers ont également fonctionné jusqu’à l’été. Hélène a proposé lors d’une réunion de bureau de réaliser un Plan de Communication issu de la Formation Evolve (modèle joint), dont personne n’a souhaité s’emparer compte tenu du contexte : charge de travail importante, eu égard aux 5 personnes ayant suivi la formation, et 4 acteurs experts déjà sollicités par ailleurs.

·       LA LIGNE EDITORIALE DE BCN SUR LINKEDIN ET SUPPORTS COMM- 2020 – 2è semestre

C’est la programmation arrêtée par le bureau des choix de publication durant l’année. Elle est liée à la feuille de route que l’on se donne.

  • Se donner un objectif : Assurer la visibilité de BCN / Mettre en avant une expertise / Conversationnel, créer de l’interactivité pour BCN et ses membres
  • Équilibrer dans le temps les contenus entre les différentes cibles : membres (de l’année, les anciens, les prospects) – les recruteurs – les partenaires
  • Proposer des types de contenu variés et adaptés :  
    • Relayer nos réactions aux Posts des membres (donner son point de vue par un texte court), remercier,  recommander,…
    • Relayer des articles de feedly  

Il s’avère que ce projet très ambitieux n’a pas rencontré de volontaires, et que la charge d’animation supplémentaire qu’elle représentait avait déjà  valu réticences et  corrections  du Règlement Intérieur. Pourquoi ?  La priorité des adhérents de BCN porte sur la recherche d’emploi. Dès lors, les autres bénévoles doivent consacrer leur action, à la préparation, l’encadrement  des chercheurs. Trop lourd, le plan proposé n’a pas trouvé de porteur bénévole. Ce n’est pas la première fois, puisque déjà l’an dernier nous avions buté sur la même difficulté, le cumul des charges de l’animateur-webmaster. La nouvelle solution « Commission d’Animation » n’a pas davantage permis de résoudre le problème du manque de bras.

Article 4 – Fonctionnement des instances de décision.

L’instance de décision de l’Association BCN est le Conseil d’Administration, qui se réunit 2 fois par mois. Au sein de celui-ci, une équipe permanente, composée de :

  • Un Président et un Vice-président,
  • Un Trésorier et un Trésorier adjoint,
  • Un Secrétaire et un Secrétaire- adjoint,

La composition en binômes du Conseil d’Administration  répond au souci de garantir la continuité des fonctions définies à l’article 12 des Statuts. Le rôle d’animateur référent du site et du blog, (Webmaster), est placé à titre permanent au sein du Secrétariat,  afin  de coordonner  toutes les formes de supports internes et externes, et de valoriser le potentiel des membres de BCN au sein de la commission de la communication.

Pourquoi ces modifications ? 1°) il apparaît clairement que le rôle d’animateur est devenu une charge prioritaire, et la fiction du rôle tournant tous les 4 mois ne fonctionne pas depuis 2014.

D’où la proposition de créer une commission « Communication », dont le rôle,  afin  de coordonner  toutes les formes de supports internes et externes, et de valoriser le potentiel des membres de BCN au sein de la commission de la communication.

Actions nouvelles 2020.

Hélène N. nous avait parlé de l’Association « 60.000 Rebonds » dont elle est membre : il s’agit d’anciens entrepreneurs, qui ont rencontré des difficultés, et se trouvent face à une interrogation : retour au salariat, ou à l’entreprenariat ? Dès que la MDA l’acceptera, nous aborderons avec Hélène l’opportunité de les inviter lors d’une prochaine plénière en physique.

De nouvelles actions externes ont marqué le dernier quadrimestre :

  • 18 Septembre de 09 h 30 à 12 h 30 : répétition de la conférence « Risques climatiques » par Jérôme. Une demande de subvention FCT sera réalisée à compter du 18/09.
  • Visio Groupe Marketing-Storytelling 18 septembre à 16 H.  Valoriser grâce à ces outils les compétences de nos candidats.
  • 22 septembre : Pôle Emploi Quétigny Mission Cadres – 22/09 18 heures : Plénière BCN, l’ordre du jour se précise, trois  intervenants ont été sollicités : Cédric Perrier, (CCI) – Lydie Neves, (Conduite de Projet Mairie de Chenôve), et Jef Canzano (ancien membre, coach).
  • 24 Septembre : pour information AT souligne qu’il est invité à titre d’ancien Président du PIMM’s de Dijon, à son 10e anniversaire, et qu’il a souhaité y être accompagné par Françoise.
  • 6 Octobre : Présentation de BCN au Rotary Club « le Téméraire » de Dijon Clémenceau.

Bilan d’Activité.

Au final, le suivi des cotisations 2020 fait état d’un total de 36 adhérents (2 cotisations seront reversées sur 2021). Une légère progression donc.  Mais en termes d’activité, 11 réunions  plénières,  des ateliers –découverte  hebdomadaires  depuis le mois de septembre, animés par Nathalie, Anastasia, Saïd ont révélé une année très active !

A cela, il convient d’ajouter les 3 conférences « Risques climatiques » animées par Jérôme, les Ateliers Garantie-Jeune  de la Mission Locale Rurale de Beaune, les interventions Maison de l’Emploi de Quétigny et Rotary-Club Le Téméraire et 20e anniversaire du PImm’s de DIJON.

Nous ne pouvons tous que regretter l’environnement sanitaire qui a provoqué l’annulation de toutes nos sorties.

La Communication.

Analyse des différentes audiences de nos réseaux :

  •   Page Facebook : 159 personnes « aiment la page ». En régression.
  •   Groupe « Amis de BCN » : 45 membres. En progression.
  •   Wordpress : 91 abonnés. Donne également accès à Twitter.

–  Linkedin : L’effort demandé lors de la formation Evolve ne donne que peu de résultats : les pages de Personal Branding (stratégie Individuelle) sont rarissimes, la Page « membres de Collaborative Network » ne fonctionne qu’à sens unique. Sur  la page Facebook, seuls les articles « professionnels » génèrent  des interactions  fortes. ce qui  tend à montrer  que quand on s’écarte  du thème, on perd du temps.

Stratégie éditoriale  – Impact

WordPress : l’audience  est  de  3 fois  environ le nombre des  adhérents, (91 abonnés)  auxquels s’ajoutent les 25 abonnés Twitter. Autre approche : les 8379 pages vues de 2020 correspondent aux 108 articles publiés dans l’année : ces articles sont consacrés aux événements BCN : plénières – rencontres – activités – événements. Ils soulignent également les succès des membres, ainsi que toutes leurs initiatives en rapport avec l’emploi. Si nous n’avions qu’un seul support et que tous nos abonnés lisent « tout », cela donnerait une audience captive de 10.500 pages vues : donc, tous nos thèmes n’intéressent pas tout le monde, et les congés existent ! En revanche, les adhésions nouvelles éclairent davantage sur notre communication : 5 venant directement des Maisons de l’Emploi (Cadres) 3 de l’APEC, 4 via le WordPress.

BCN s’adresse donc à ses membres  en moyenne 9 fois par mois,  2 fois par semaine, dont un compte-rendu de plénière. En revanche, après un bon départ, nous avons totalement réduit la voilure sur Facebook, (3243 pages vues versus 8686 en 2019). Cela en raison du constat du manque croissant d’intérêt de cette cible pour un contenu professionnel, et  reportant nos efforts sur le groupe privé « Les amis de Bourgogne Collaborative network » plus pratique, direct et réactif. Ce groupe privé compte 45 abonnés, et une audience moyenne de 20 personnes.

Linkedin : stabilisée à 49 abonnés pendant plusieurs mois,  la page Linkedin de BCN est passée à 76, puis 95. En revanche, le lien vers BCN  « salarié » et entreprise se fait mal : pourquoi n’affichons-nous que 5 salariés, alors que cela pourrait un outil intéressant de diffusion ?  D’autre part le groupe LinkedIn proposé en atelier Découverte est en place bégaie, et ne propose pas d’outil d’audience.

Conclusion : En l’absence de Webmaster pour 2021, il ne sera pas possible d’entretenir tous ces supports. A titre indicatif, j’ai accepté cette mission en Mars 2014. La plupart de mes articles pour BCN sont encore sur Twitter. (Il y en a près de 500…) De plus, tant que nous serons contraints à n’effectuer que des réunions visio, la meilleure solution semble clairement d’avoir recours à la pratique du Drive, qui permet de diffuser des comptes-rendus complets en format mp4 (archive Image et son).  

Tout est en boîte !
L'éditorial

Éditorial : Changeons de voie.

Dans son dernier livre « Changeons de voie – les leçons du coronavirus » Éditions Denoël, Edgar Morin, le philosophe et sociologue, fort d’un siècle d’existence vouée à la pensée, nous livre ses réflexions sur la pandémie. Et sur le monde à construire.

Question MAIF: Pourquoi cette urgence à écrire ce livre ?

Réponse : J’ai saisi la possibilité de réfléchir ce que l’on pourrait faire après, en tirant les leçons politiques et humaines de cette pandémie. Je pressentais que la crise se métamorphoserait au cours des mois suivants avec son lot de nouvelles incertitudes.

Question MAIF: Comment convertir notre stupeur en pensée et en actions ?

Réponse : Ceux qui ont cette énergie doivent la transmettre. Ces idées restent certes minoritaires et incomprises, mais un jour, les conditions seront favorables et elles pourront se répondre. Si l’on ne peut pas être maître de ces conditions, on peut tout de même y contribuer. En attendant, il faut témoigner.

Question MAIF: Pensiez – vous devoir affronter un tel cataclysme ?

Réponse : J’ai bien sûr été surpris, comme tout le monde. Mais je pense qu’il faut s’installer dans l’aventure. Tout est aventure, notre vie, la vie de l’humanité. Il faut en prendre conscience au lieu de penser que tout est stable. Il faut apprendre à vivre avec ce sentiment de changement permanent.

Question MAIF: Cette tragédie vous conforte-t-elle dans vos convictions ?

Réponse : Je vois un nouvel élan pour les choses auxquelles je crois. Bien sûr, je sais que cet élan peut être écrasé par des forces plus puissantes. On n’est pas les maîtres du futur, mais il faut prendre parti et continuer à oeuvrer pour que la balance penche du coté des forces de la vie, de la coopération et de la solidarité.

Question MAIF: Vous reconnaissez-vous dans le mouvement mutualiste ?

Réponse : Je pense même que c’est l’avenir. Car il va dans le sens d’une économie guidée par l’intérêt commun et non par la recherche obsessionnelle du profit. Cela ne peut qu’être favorisé par la prise de conscience de tout ce qui nous est arrivé. En France, localement, le bouillonnement des mouvements d’entraide à caractère coopératif est certes nécessaire, mais insuffisant.

Question MAIF: La MAIF est devenue une entreprise à mission : ce modèle est-il assez puissant pour convaincre ?

Réponse : Dès que vous avez un exemple fécond, il a valeur de contagion, je pense que la MAIF est aujourd’hui exemplaire et que son exemple devrait rayonner et aller dans le sens du développement mutualiste et coopératif.

Mon commentaire : A chacun, l’âge venu, la découverte ou l’ignorance… Cet extrait, en forme de voeu collectif, que je vous laisserai rechercher, renvoie à l’accomplissement de soi, à l’implication, mais aussi à notre vision du monde. Soyez fiers demain, de pouvoir dire : « J’étais là ! »

L’Ours.
L'éditorial

Bonne année !

Simple et apaisée, je vous la souhaite belle et heureuse ! Chers membres et sympathisants de BCN, voici un moment inédit pour notre (votre) association : au cours des années précédentes, ce rendez-vous était celui où nous relations les débats et décisions de l’Assemblée Générale de décembre. Carton d’audimat… sur le blog, le support de notre communication interne.

Carte postale de Bretagne : le Phare de Tévennec.

Alors, que pouvons-nous en dire d’ores et déjà, de cette nouvelle année pour BCN ?

Traditionnellement, il est de bon ton de souligner les éléments de continuité, puis d’évoquer les perspectives, opportunités et espérances de changement qui s’offrent à nous :

Continuité : avec 40 adhérents enregistrés, l’association poursuit son développement « tranquille », mais régulier. A la même époque, nous étions 33 il y a un an. Désormais, le challenge consistant à renouveler annuellement la moitié de notre effectif est clairement identifié ! En 2020, cette vingtaine de nouveaux membres est le résultat de plusieurs sources : les partenariats avec l’APEC et Pôle Emploi, le blog et enfin l’action personnelle de recommandation de chacun d’entre vous. C’est un excellent résultat, car nous n’avions à notre disposition aucun des leviers sur lesquels nous avions compté : Salon du Bien Vieillir, Grand Déj’, Journée des Nouveaux Arrivants. En analysant l’activité 2020, force est de constater que nous avons été plus actifs que jamais ! Les modules AEC, Carrédas et Evolve ont fonctionné à plein durant tout le premier semestre. Depuis Octobre, le relais a été pris par le Groupe Découverte 2021, qui réunit un vivier extrêmement énergique ! Enfin, le partenariat initié en 2020 avec la Maison Familiale Rurale de Beaune, nous a permis de développer notre pratique de l’entretien d’embauche sous forme d’exploration « transverse » : 11 entretiens ont conclu l’année le 23 décembre, une cinquantaine en tout pour 2020, en une demi-douzaine de sessions.

Changement ? Le Blog WordPress a fait l’objet de critiques : mal ciblé, très généraliste, épars… il a « gâché la communication », mais continue néanmoins à produire son office : une dizaine d’adhésions spontanées, des sympathisants sur 3 continents, et 8379 pages vues. A ce jour, 107 abonnés ont accès à chacune de nos publications, 2,5 fois plus que nos adhérents : normal ! Nos sympathisants conservent et conserveront ce lien avec nous, autant que cela sera possible. Mais cela n’interdit nullement de faire évoluer la formule éditoriale : nous avons commencé à discuter de nouveaux « plans » avec WordPress, ce qui est facilité par les chiffres d’audience ci-dessus.

Deux changements sont désormais acquis : le premier concerne l’organe de gestion, alias le Bureau : une équipe renouvelée de six, voire plus administrateurs se présentera à vos suffrages lors de l’Assemblée Générale. Il reste encore à déterminer les porteurs de projet « temporaires » ou encore « ad hoc » c’est-à-dire dédiés à une action délimitée par son objet et son calendrier. Quant à la date de cette AG, elle doit réunir deux conditions : un couvre-feu à 20 heures minimum (OK), la possibilité de se réunir à 20 personnes au moins (Ko), le quorum qui tient compte du chiffre définitif des adhérents 2020.

Enfin, « last but not least », nous sommes attentifs à une sollicitation de l’Université de Bourgogne, elle-même convergente avec celle de l’Afpa de Quétigny, qui consiste à exercer une action d’accompagnement de jeunes diplômés, chercheurs de stages, apprenants en quête d’insertion. Voici une ligne directrice de notre future action : accompagnateur d’insertion, une activité de notoriété de nature à favoriser les candidats à l’ESS, bien conforme à notre mantra : « Je donne, je reçois ».

Rendez-vous à tout le groupe Découverte 2021 le Jeudi 14 janvier à 18 Heures, et d’ici là …

Bonne Année !
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Éditorial : « Nous avons besoin de douceur » par Patrick Pelloux, président de l’Association des Médecins urgentistes de France.

Pour le médiatique urgentiste et ancien chroniqueur de « Charlie Hebdo », qui sort un nouveau livre ce mois-ci, il faut tout faire pour sauver le vivre ensemble à la française, lutter pour réhabiliter le système de soin et mettre de l’ordre sans attendre sur les réseaux sociaux.

« Urgences de vivre », son nouvel ouvrage.

L’entretien du Dimanche : Vous sortez un nouveau livre « Urgences de Vivre », quel est le sens de ce titre ?

C’est un livre prêt depuis 3 ans qui correspondait à un best off des chroniques que j’ai écrites dans Charlie Hebdo de 2004 à 2016. Elles sont plutôt optimistes et bienveillantes, ce dont notre pays a besoin dans cette phase de son histoire. La France est en très très grande souffrance, confrontée aux urgences sanitaires, économiques, sociales, de bien-être, de convivialité, et de vivre ensemble… tout simplement.

L’entretien du Dimanche :Depuis 2004, votre regard sur la société a-t-il changé ?

J’avais commencé à écrire dans Charlie Hebdo après le drame de la canicule de 2003. Il m’était alors apparu que la société vivait une fracture avec le monde des personnes âgées. Sous le sceau du progrès, nous engendrions des fractures que nous n’imaginions même pas ou alors que l’on ne veut pas voir. La société s’est dégradée sur le vivre ensemble, elle a creusé ses inégalités auxquelles s’est greffé le retour en force du communautarisme. Nous n’avons pas à l’heure actuelle, à gauche comme à droite, de grandeur politique qui propose des solutions pour se sortir de tous nos maux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes aussi très remonté contre les réseaux sociaux…

Moi, je les appelle les réseaux a-sociaux. Ils font des dégâts considérables et leurs propres créateurs se demandent s’ils n’ont pas engendré un monstre vecteur de désinformation. Le rôle du journalistes est de démonter tout cela, de dire la vérité. Et au législateur de mieux réguler ces réseaux.

L’entretien du Dimanche : Vous êtes l’auteur d’un livre-référence sur la mort des gens célèbres. Le regard des français sur la mort a-t-il évolué avec cette crise sanitaire ?

Par le passé, la culture de la mort était mieux acceptée. Nôtre société la fuit de plus en plus. On ne voit plus les images des cercueils nus à la télé par exemple.

Je vois dans le rapport aux patients, combien les gens sont tristes. L’augmentation non chiffrée de la souffrance, que l’on voit dans la hausse de consommation d’alcool ou antidépresseurs, nous rappelle que nous avons tous besoin de douceur.

Nous sommes un peuple vaillant, courageux et plutôt plus obéissant que ce que tout le monde prédisait, mais qui hélas vit dans la peur. Il est inutile d’ajouter de l’anxiété sans cela nous risquons une explosion sociale. Nos dirigeants doivent l’entendre. Notre pays ne compte plus de mouvement qui appelle à la non-violence. La violence est de part et d’autre.

L’entretien du Dimanche : Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

J’ai été très sensible au discours du président de la République quand il a dit « Il faut faire Nation ». Donc, j’ai fait Nation. J’ai rarement critiqué ou seulement dans les angles, l’action du gouvernement car je ne sais pas qui aurait fait autrement, à vrai dire. Ils ont fait ce qu’ils ont pu avec nos incohérences et nos imprécisions sur l’achat des masques ou la fabrication de respirateurs. La réindustrialisation de la France, notre souveraineté sur ces sujets, restent centrales mais je ne vois pas bien où le gouvernement en est exactement là-dessus.

On est un pays merveilleux qui est complètement retenu par des freins incroyables, c’est peut-être là l’échec de Macron qui incarnait l’espérance et le renouveau.

L’entretien du Dimanche : Comprenez-vous les personnes qui se disent opposées au vaccin ?

Non, je ne suis pas d’accord avec les anti-vaccins. Regardez les gravures du XVIIIe siècle et vous y verrez des tas de gens tordus. Si aujourd’hui nous sommes tous de beaux gosses, bien droits, c’est parce qu’on a éradiqué la poliomyélite, grâce au vaccin !

L’entretien du Dimanche : Beaucoup de Français, sans y être formellement opposés, restent prudents à l’égard de la vaccination anti-Covid…

Ceux-là, je les comprends mais il ne faut pas avoir peur. Depuis longtemps des recherches étaient menées par les vétérinaires sur le coronavir qui décimait les cheptels, nous ne sommes pas partis de zéro. On est en effet allé très vite et il faut un peut de temps pour que la confiance s’installe.

L’entretien du Dimanche : Vous en voulez aux médias d’avoir relayé chaque jour le nombre de morts du Covid, pourquoi ?

C’est une connerie délirante, anxiogène au possible. C’est incompréhensible. Pourquoi alors ne dirait-on pas le nombre de morts sur la route ou du cancer chaque soir ? C’est complètement dépressogène et absurde. Ce que veulent les gens, c’est que la météo annonce du soleil !

L’entretien du Dimanche : Vous êtes un soutien du Professeur Raoult ? Vous comprenez la place qui lui a été accordée ?

C’est la place de la liberté d’expression et d’un débat scientifique. Il a dit des choses tantôt justes tantôt moins justes. On est tous dans ce cas. Est-ce-pour cela qu’une nomenklatura veut le bousiller ? Cela démontre une immaturité du dialogue. Didier Raoult n’a pas appelé à tuer les français ni à faire n’importe quoi. C’est un homme qui a apporté des idées, à sa manière… Parfois certes très curieuse. Il a eu une utilité dans ce débat : il a été le premier à dire qu’il fallait tester, isoler et traiter.

L’entretien du Dimanche : Des procès en justice ont eu lieu ou des sanctions ont été prises ont été prises conte un certain nombre de médecins. Qu’en penser ?

C’est assez bizarre ce monde qui se veut intellectuel et universitaire et qui a besoin de régler ses comptes au tribunal. Ce que disent ces professeurs n’est pas du charlatanisme, c’est du débat.

L’entretien du Dimanche :Peut-on dire que l’hôpital recule encore en France malgré tous les moyens annoncés durant cette crise du Covid ?

Vous avez une technostructure de gens très puissants en France qui distillent des idées néolibérales qui visent encore à appliquer un programme de casse de l’hôpital public décrété il y a 30 ans. Ils ont un peu augmenté les personnels infirmiers, c’était nécessaire, mais là pire que tout, ils ont inventé un nouveau métier à cheval entre infirmier et médecin. On veut nous imposer des médecins low-cost. C’est l’ubérisation de la médecine. On retoque des étudiants français qui n’ont pas 15 de moyenne et d’un coup on va chercher des médecins à l’étranger en pillant le système de santé de leur pays.

Gare à l’ubérisation de la médecine.

L’entretien du Dimanche : Conflans, Nice, comment avez-vous vécu les derniers attentats terroristes ?

Ils ont touché deux symboles. Nous sommes réellement en guerre contre l’islamofascisme. Les dessins de presse sont un pur prétexte pour justifier l’attaque de l’Occident. La France ne peut pas baisser la garde et doit conserver sa présence militaire au Mali notamment.

L’entretien du Dimanche : Dans ce contexte sanitaire et social, craignez-vous un recul de nos libertés individuelles ?

Oui, il faut rester vigilant parce que je suspecte un certain nombre de politiques de bien aimer l’état d’urgence. C’est plus facile pour eux (Sourires).

BIO-EXPRESS :

1963 : Naissance à Villeneuve-Saint-Georges près de Paris.

1995 : Docteur en médecine.

2007 : Soutient François Bayrou (modem) à la Présidentielle.

2015 : Participe au secours des blessés de l’attentat de Charlie Hebdo.

2018 : Co-signataire d’une tribune « Dignité des personnes âgées ».

2019 : Soutient le parti Communiste français aux Européennes.

  • Urgences de Vivre, 447 pages, 18 €. Éditions du Cherche-Midi.
  • Propos recueillis par Fabrice Veysseyre-Redon. L’entretien du Dimanche, dimanche 27/12/2020.
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Climat : le portrait de Jérôme.

Menaces sur le climat : l’avis de l’expert.

Son expertise et son implication commencent à se répandre dans la Métropole de Dijon : l’approche partenariale engagée par BCN, fondée sur la RSE, l’insertion, l’implication citoyenne convergent avec celle de Jérôme en matière de risques climatiques. Comme toujours, derrière ce projet de conférences de sensibilisation se trouve une histoire d’homme :

Bonjour,  Jérôme ; en quelques mots, qui es – tu et comment es – tu arrivé à BCN ?

Ayant vécu des turbulences professionnelles, j’ai trouvé à BCN un lieu propice aux échanges bienveillants, un lieu où l’expérience des uns peut être utile aux autres et où le collectif permet de se hisser au dessus des difficultés du moment et de continuer à nourrir un projet.

Habité par une impérieuse quête de sens, j’ai mis ma culture scientifique et l’éclectisme de mes centres d’intérêt au service d’un projet de compréhension de notre époque et singulièrement de ces enjeux écologiques.

Comment t’es – tu transformé en « conférencier » ? Comment vis – tu cette activité nouvelle ?

Il s’agissait pour moi de me donner un cadre cohérent de compréhension des enjeux de notre époque, notamment de savoir que penser des nouvelles alarmantes qui s’accumulent. BCN a été à ce stade le premier endroit bienveillant où j’ai pu exprimer le fruit de mes réflexions et partager cette analyse. Cette première étape m’était nécessaire pour raffermir ma confiance et me donner l’audace de présenter le fruit de mon travail à un public plus large.

Pour ce faire, le cadre associatif de BCN m’a été précieux pour étayer ma légitimité à proposer une présentation publique. Ce cadre associatif, outre son apport institutionnel, est aussi tissé de relances amicales, de supports organisationnels, d’engagements réciproques.

Une des difficultés de cette activité de conférencier réside dans le fait de proposer une analyse radicale (qui va à la racine), analyse qui me conduit à tenir des propos qui remettent en cause nos représentations usuelles. Je m’efforce de compenser cette déstabilisation potentielle de l’auditoire, en tenant des propos ouverts, en proposant une grille d’analyse élargie. Je sais que celui qui montre ce que l’on ne veut pas voir, n’est pas toujours bien accueilli, car il met en cause le déni qui est aussi un besoin naturel.

Où en es – tu aujourd’hui,  à mi-chemin de l’expérience ?

L’avenir proche se construit pas à pas, au gré des mesures sanitaires, avec l’ambition collective de valoriser cette démarche, et au plan personnel, un talent à cultiver pour demain oser se présenter à des publics plus larges que les premiers cercles amicaux et militants.

Est-ce-que tu peux résumer la trame (sans les conclusions)… de tes présentations ?

Il s’agit de résumer les connaissances actuelles dans les domaines de l’énergie, du climat et de la biodiversité, pour faire un constat lucide et grave de l’état de la planète et surtout des mécanismes en jeu ; pour ensuite replacer ces enjeux dans la trame de nos contingences économiques, sociales, éthiques. Devant une situation à ce point inextricable, le point positif de ma présentation est de permettre à chacun de se situer, pour comprendre la situation et pour potentiellement agir.

Au fil du temps, tes convictions ont-elles changé ?

J’ai tout d’abord mesuré l’écueil que représente le catastrophisme, le fait de sonner l’alarme une fois de plus ; et pour dépasser cet écueil je me suis tourné vers les outils de pensée que propose la philosophie. Ensuite ; loin de tout solutionnisme, j’ai la conviction que l’issue est à rechercher dans le champ culturel, dans la réforme de nos représentations et la conversion de nos valeurs. De ce fait, je regarde avec beaucoup d’attention toutes les initiatives qui impliquent de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles façons de penser. Je voudrais moi-même pouvoir m’y impliquer plus avant ! Il est plus que temps d’expérimenter de nouvelles façons de faire, tous azimuts.

Un cycle qui reprend en 2021.

2020, et bientôt 2021 sont (seront)-elles des années repères pour la planète ?

2020 et sa pandémie sonne comme un avertissement et une illustration : l’écrasement des écosystèmes nous réserve quelques mauvaises surprises et l’ampleur de la récession économique qui en découle est comparable avec celle que nous devrions volontairement engager chaque année jusqu’en 2050 si nous prenions nos propres engagements (COP21) au sérieux. C’est peu dire le caractère vertigineux de la situation. Toute la question est de savoir quelle part nous allons maîtriser et quelle part nous allons subir de la descente énergétique et matérielle qui nous est promise.

Différentes perceptions… qui nous poussent à agir.

2020 nous dit ce que nous ne voulions pas entendre : il est plus que temps d’ouvrir les yeux et de trouver le mode d’emploi d’une vie soutenable.

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Calendrier de l’Avent (3) et maintenant l’Italie !

Au tour d’Angelo de nous faire partager son « voyage dans le temps » … à Claout :

Claout : un voyage dans le temps…

Une petite visite dans ce petit village typique du nord de l’Italie. J’y ai passé  mes vacances  d’été avec ma famille.

Mais…. où se trouve Claout, me direz-vous ? (Avec toute la curiosité et l’à-propos qui vous distingue).

Un relief remarquable.

Nous étions quatre enfants et nous nous déplacions en Peugeot 404. Le départ avait lieu à 4 h 00 du matin, pour un périple de 1000 km, en une traite. Je ne vous dis pas la colonie de vacances qu’il y avait à l’arrière de la voiture.

Et… Que fait-on là-bas ?

Des randonnées remarquables : El Pradut.
Les Maisons du Village.
Une rivière : Al Settimana.

Arrivederci e buon Natale !

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Économie : attention au transport routier de marchandises. (TRM)

Le travail présenté par Nathalie, la méthodologie mise au point par Xavier doivent être pour tout notre groupe l’occasion de naviguer entre les icebergs : une approche sectorielle « futée » doit être notre marque de fabrique collective. Déjà sévèrement impacté par la première vague de la pandémie, le TRM redoute les conséquences du nouveau confinement. Surtout pour les plus petites entreprises du secteur...

Un secteur fragilisé par son morcellement.

C’est une première victoire qui redonne un peu d’espoir aux routiers. Le 5 Novembre dernier, après une réunion téléphonique avec le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, les syndicats de chauffeurs annonçaient l’ouverture de 250 relais routiers sur l’ensemble du territoire. Sur présentation de leu(r carte professionnelle, les conducteurs peuvent désormais accéder à l’un de ces établissements pour y prendre un repas chaud à table, faire une pause, accéder aux sanitaires… Une restriction contrarie cependant les transporteurs : les restaurants ne seront ouverts que de 18 h à 10 h sur arrêté préfectoral. Pas de repas chaud à midi donc !

Des Héros de la continuité économique

« On pense que c’est déjà un bon début parce qu’il n’y avait que 50 relais routiers d’ouverts au premier confinement. Et on aura un interlocuteur en permanence pour ajuster les relais qui auront besoin d’être ouverts », estime néanmoins Thierry Douline, président CFTC Transports. Aires de repos inaccessibles, points de restauration fermés, douches et toilettes condamnées, stations-services closes..; depuis le début de la crise sanitaire, les organisations patronales du secteur et les syndicats professionnels dénoncent les conditions de travail inacceptables des conducteurs routiers. « C’est une première victoire pour les conditions de travail et d’hygiène de ces héros qui assurent la continuité de l’économie du pays », se sont réjouies toutes ces structures dans un communiqué commun. Mais elles restent sceptiques quant à la volonté réelle du gouvernement de soutenir leur profession. En pleine pandémie, dans une France deux fois confinée et confrontée à des ruptures d’approvisionnement le transport routier de marchandises a vaillamment poursuivi son activité. Apportant ainsi son soutien vital aux principaux secteurs d’activité qui animent l’économie du pays.

Des conditions de travail à rétablir.

Oubliés dans le Plan de Relance du Gouvernement !

Pourtant, alors qu’il représente 90 % du fret de marchandises en France, le secteur est le grand oublié du fameux Plan de relance annoncé par le Premier Ministre Jean Castex ( 100 milliards d’€ sur 3 ans). Pas un mot sur le TRM dans le dispositif ! Le ferroviaire, lui rafle la plus belle part du gâteau avec 4,7 milliards d’euros. Tandis que « l’avion vert » bénéficiera d’une aide de 1,9 milliard d’euros. pas un centime n’est directement prévu pour le transports routier. Même si certaines mesures, comme le développement de la filière hydrogène ou l’amélioration des infrastructures routières, devraient tout de même lui être profitables. L’absence de mesures spécifiques pour le TRM dans le Plan de relance est d’autant plus incompréhensible que le fret routier a connu une baisse de 50 % à 60 % de son activité en moyenne pendant le confinement. « certaines entreprises annoncent des pertes allant jusqu’à 20 % encore aujourd’hui ! Les transporteurs qui continuaient de rouler ont vu exploser leurs coûts alors même quec de nombreux clients exerçaient une pression à la baisse sur les prix. ces pressions persistent. Pour beaucoup d’entreprises, les comptes d’exploitation sont dans le rouge ! « , s’alarme la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR).

A l’évidence, un soutien à la profession à la profession s’imposait pour aider les plus petites entreprises du secteur à se relever. Comme le rappelle une étude récente de l’INSEE, le secteur routier de marchandises comprend 83 % de TPE ! Caractéristiques : elles occupent moins de 10 personnes et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros. On dénombre ensuite 16 % d’autres petites et moyennes entreprise (PME) et 0,4 % d’entreprises de taille intermédiaire et de grandes entreprises. la profession se démarque par un très fort poids de ses PME : ces dernières réalisent 45 % du chiffre d’affaires du secteur, contre 18 % dans l’ensemble du transport.

Des objectifs de report modal : décongestionner les routes ?

Dépôts de bilan en perspective.

Des chiffres qui illustrent bien la nécessité d’aider les plus petites entreprises de TRM, généralement plus fragiles financièrement, à surmonter cette frise sanitaire. Mais il y a aussi un intérêt plus stratégique, pour toute l’économie nationale à soutenir le transport routier. Car même si l’on atteint les objectifs de report modal (pour décongestionner les routes) , le TRM représentera toujours plus de 75 % du fret de marchandises en France. « Il est et restera incontournable. Il est un levier à court et moyen terme pour réussir la transition énergétique, pour améliorer la compétitivité française et l’emploi. Le gouvernement doit enfin en prendre la mesure… »rappellent les représentants des entreprises de transport routier.

En attendant ce jour improbable, le secteur souffre. Au troisième trimestre 2020, selon la note de conjoncture de la FNTR, l’activité du TRM accentue sa baisse. le solde d’opinion, indicateur qui mesure l’activité économique par rapport à la même période de l’exercice précédent, se trouve très en-dessous de sa moyenne habituelle depuis 4 trimestres consécutifs. Une chute qui bientôt, dépassera celle observée lors de la crise financière de 2008. 56 % des chefs d’entreprise estiment que leur activité ca régresser, contre seulement 8 % qui envisagent une hausse. les autres sont dans l’incertitude. « dans un secteur composé à 95 % de TPE/PME, cette situation signifie très concrètement des dépôts de bilan en perspective et des menaces sur l’emploi. Il en va de l’avenir des 40.000 entreprises du secteur et de leurs 400.000 salariés, prévient la FNTR.

Des charges d’exploitation élevées.

Allongement des délais de paiement, pertes de marchés, tensions sur les prix: les trésoreries de la plupart des TPE du TRM sont exsangues… Une épreuve peut-être plus douloureuse pour celles-ci car le secteur se caractérise par des charges d’exploitation élevées, inhérentes aux activités selon l’INSEE. La part de la valeur ajoutée dans le chiffre d’affaires est ainsi plus faible que pour l’ensemble des transporteurs (36,2 % contre 42,1 %). Cela est dû au poids important des achats de matières premières (11% de la valeur ajoutée), en particulier de carburant stocké. Le taux de valeur ajoutée est encore plus faible dans les transports routiers de fret interurbains (33,2%).

Les « autres achats et charges externes » pèsent aussi fortement sur la valeur ajoutée : ils représentent 80 % des consommations intermédiaires et 50 % du chiffre d’affaires du secteur. Plus d’un tiers des dépenses de ce poste est consacré à la sous-traitance, soit 15 % du chiffre d’affaires du secteur (21% pour l’ensemble du transport). Le recours à la sous-traitance est plus élevé dans les plus grandes entreprises (21% du chiffre d’affaires) que dans les microentreprises (7ù) et les autres PME (12%). plus des deux tiers de cette sous-traitance participent à l’activité principale des entreprises, le reste de son fonctionnement (nettoyage, comptabilité…).

Un autre tiers des « autres achats et charges externes » est consacré à l’entretien et aux réparations ,aux loyers et charges locatives et aux assurances. En sous-traitant une partie de leur activité principale, les plus grandes entreprises réduisent le poids de ce type de dépenses. le tiers restant regroupe les achats non stockés de carburants, les redevances de crédit-bail, les autres frais annexes et le coût du personnel extérieur. Les entreprises sollicitent beaucoup l’emploi intermédiaire(24.000 intérimaires), notamment en raison des difficultés de recrutement de personnel roulant qui se sont accrues depuis 2017.

Le taux de marge du secteur est aussi plus faible que celui de l’ensemble des transports (13,4 % contre 24,8%). les frais de personnel sont en effet relativement plus élevés dans le transport routier de marchandises, avant tout du fait du volume des emplois, les frais de personnel par salarié étant plus faibles. Toutefois, le taux de marge des entreprises ne reflète que partiellement leur rentabilité : celle-ci doit s’apprécier relativement au capital engagé. La rentabilité économique de ce secteur est ainsi supérieure à celle de l’ensemble des transports (10,4 % contre 5,5%). Une vérité statistique qui remonte à l’année 2017 et qui n’est certainement plus qu’un lointain souvenir en 2020…

Chiffres-clés de la Profession : CA : 47,6 milliards d’euros. (Source : INSEE et FNTR).

Nombre d’entreprises : 31.800

Nombre de salariés : 400.000

Revue CGA Contact – N° 141 Novembre/décembre 2020 – auteur : Nasser NEGROUCHE.

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Le Calendrier de l’Avent de BCN, comme promis !

J’ai hésité avant de vous livrer une carte postale….Stéphanoise ou Camerounaise ?

Née à St Etienne où sont mes racines familiales, mes souvenirs d’enfance et d’adolescence passés à « crapahuter » dans les forêts du Forez ou du Pilat, à ramasser les « barabans » ou les « babets » à « cacasson » (les mots entre guillemets sont du gaga stéphanois), je me suis décidée pour une carte postale non moins exotique…BIPINDI.

Bienvenue à Jane Birkin !

C’est où ???? Au sud du Cameroun, Bipindi est un village niché au cœur de la Forêt équatoriale,  à 70 Kilomètres de piste de la ville côtière de Kribi, où se côtoient de nombreuses ethnies, et où nous avons vécu avec mon mari entre 1990 et 1992. Nous vivions précisément dans un foyer internat qui accueillait les enfants de la forêt, autrement dit les enfants pygmées, pour permettre leur scolarisation.

Animation, enseignement, encadrement, participation à la vie du foyer, à la vie du village ont été nos activités et nos missions. Inculturation, adaptation, expérimentation ont été les maîtres mots de cette aventure initiatique à plus d’un titre.

Fourmis, serpents, rats, chaleur, saison des pluies, humidité, tornade, nourriture aléatoire, électricité et eau courante capricieuses et incertaines, paludisme … nous ne pourrions retenir que ce qui a été parfois dur, difficile et périlleux, et qui faisait néanmoins partie de notre quotidien.

Ce qu’il reste de lumière… après les fourmis.

Enfants joyeux, parents chaleureux, fruits en abondance cueillis dans les arbres devant la maison ou dans la cour d’une école sans portes ni fenêtres, danses et chants, découverte d’un autre monde, accueil, partage, rencontres, sont ce que nous sommes devenus, sont les éléments fondateurs de notre vie.

Le pressoir cassé.

Un reportage photo est joint à ce résumé ultra court, sachant qu’une fois lancée sur le sujet je peux être intarissable. Nous continuons en effet à recevoir des nouvelles du Foyer Notre Dame de la Forêt, dont nous sommes marraine et parrain. Les photos reçues hier parlent d’une rentrée scolaire tardive, placée sous le signe de la Covid, d’un accouchement rocambolesque (nous en avons vécu de semblables !!!), de la vie des enfants, de la vie à Bipindi.

Françoise, Live from Bipindi.

Assigo !!!

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Éditorial : le calendrier de l’Avent de BCN.

Certains d’entre vous le savent, je suis un far-westien, donc un européen convaincu, et hier soir le spectacle de la mosaïque des participants à cette 3e session de « Découverte 2021 » (ex-AEC) valait à mes yeux son pesant de galettes-beurre salé. Quatre nationalités représentées, une demi-douzaine de régions françaises. Quelle diversité, quelle richesse ! Le thème du jour : le storytelling, outil pour valoriser sa candidature. D’accord, mais quelle histoire ? Comme souvent, mettez 2 idées côte à côte, secouez, le résultat vous surprendra ! Pourquoi pas un Calendrier de l’Avent issu de toutes ces nations, ces régions, ces localités ? Le règlement : simpliste. Une photo, un texte, tout document reproductible sur le blog. La meilleure contribution vaudra un Pin’s thématique à son auteur.

A quand la prochaine carte du Calendrier de l’Avent ?

Un passage-clé de la présentation d’Anastasia, sur les impacts durables du storytelling en termes d’empathie, d’appropriation et de mémorisation. Nous étions 15 à ce moment !

Anastasia présente le storytelling.

Et pour vous chauffer, voici dons une carte postale bretonne, tirée de « les autres et les miens » de Pierre-Jakez Helias, grand collecteur de traditions devant l’Éternel : LE TU ET LE VOUS.

Au début du (20e) siècle, comme nous l’avons noté un bon paysan ne pouvait pas en croiser un autre sans lui dire quelques mots, au moins sur le temps qu’il faisait. Si les deux hommes ne se connaissaient pas, chacun s’arrêtait de son côté et ils se parlaient à travers la toute avant de repartir. Mais ils ne se serraient pas la main. Ce geste était exceptionnel et marquait une forte émotion. C’est pourquoi il était maladroit et l’est encore resté pour les vieilles gens qui ne savent pas très bien comment s’y prendre. A bien y réfléchir, ce n’est pas là un geste de manuel. En fait, les paysans bretons, hommes de vent et de plein air, aiment à se parler d’assez loin et à la cantonade. C’est encore plus vrai pour les femmes. L’avantage est que tout le monde peut entendre ce qu’on dit. Quand on chuchote dehors, en tête à tête , on peut croire que c’est le prochain qui fait les frais de cette messe basse.

Les embrassades et les baisers étaient encore plus rares que les poignées de main. En règle générale, dans les familles, seuls les enfants y avaient droit de temps en temps. J’ai des amis qui n’ont embrassé leur père que sur son lit de mort. Les vieilles gens, quand il se revoyaient après un long temps, se prenaient par les épaules et se tenaient joue à joue, d’une façon presque religieuse, une seule fois. Quant au triple baiser dit aujourd’hui « à la bretonne », j’ai entendu dire, de plusieurs côtés, qu’on le donnait au nom de la Trinité. C’est fort possible. Il faut ajouter que ces comportements dépendaient des rapports entre les membres de la famille. Certains embrassaient leur mère, par exemple, mais n’auraient jamais oser toucher le chef de famille.

Une autre question difficile à démêler est celle du Tu et du Vous. La carte d’emploi de ces deux mots à travers la Bretagne bretonnante est très complexe. Ainsi, dans ma paroisse, on vouvoie tout le monde, y compris les membres de la famille. Le tu est considéré comme une sorte de diminutif caressant, bon pour les enfants de bas âge. Il arrive aussi qu’on l’emploie en guise de défi ou d’affront. Ce qui est sûr, c’est qu’on l’entend très rarement. Au contraire, dans le canton voisin, on a le tutoiement très facile, ce qui valait à ses habitants d’être traités par nous de « grossiers », tandis qu’eux-mêmes nous appliquaient le sobriquet de « fied » (arrogants). Cet état de choses faisait qu’autrefois, il valait mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler à quelqu’un d’ailleurs. Les gens précautionneux attaquaient par la forme impersonnelle on, très riche en breton. C’est ce qu’on nous recommandait de faire. En certains endroits, on tutoyait jamais les hommes, jamais les femmes. En d’autres, si l’on disait vous à une jeune fille inconnue, on la faisait éclater de rire. Ailleurs, les parents punissaient leurs enfants en leur donnant du vous. Allez voir !

Depuis que tout le monde parle aussi français, les vieux bretonnants ont mille peines à s’y reconnaître entre le Tu et le Vous. Ne vous froissez donc pas si certains d’entre eux vous tutoient au premier abord. ils croient vous porter respect puisque le vous (hwi) est leur forme de familiarité. Et ne vous étonnez pas non plus s’ils vous appellent tu et vous d’une phrase à l’autre. Si vous faites attention à ce qu’ils vous disent, vous comprendrez que c’est le sens de la phrase qui commande l’emploi du pronom. « Il y a des endroits où il faut appeler Paris, Paris, et d’autres où il la faut appeler capitale du royaume ».

En hommage à Cassis.
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Son nom était Connery, Sean Connery.

Honnêtement, j’avais prévu de vous parler de cinéma…quoiqu’il en coûte. L’article est déjà sur le tournebroche ; bref, vous ne perdez rien pour attendre. Sauf la réouverture ! Et puis, 007 s’est éteint de vieillesse, à 90 ans, dans sa maison des Bahamas, où il vivait avec son épouse française. En un demi-siècle de carrière, le « petit écossais » des milieux défavorisés avait décroché les plus prestigieuses récompenses jusqu’à être anobli par Élizabeth II.

1965 : Opération Tonnerre avec Claudine Auger, une des Miss françaises.

Il est probablement l’un des visages d’Outre-Manche les plus identifiés du public français. L’acteur écossais Sean Connery, rendu mondialement célèbre grâce à son rôle d’agent au service de sa gracieuse majesté est mort dans la nuit de vendredi à samedi. (30 Octobre). Il avait 90 ans.

Premier interprète de 007 dans la saga des James Bond à laquelle il participa six fois, le comédien avait aussi marqué le cinéma pour ses rôles dans Pas de printemps pour Marnie (1964) d’Alfred Hitchcock, L’homme qui voulut être roi (1975), Le nom de la rose, (1986), Les Incorruptibles (1987), et Indiana Jones et la dernière croisade (1989), dans lequel Steven Spielberg réunit les deux géants Harrison Ford et Sean Connery.

Une vie de roman pour un gamin pauvre.

Cette longue carrière, qui a pris fin en 2003, valut à l’acteur de décrocher les plus prestigieuses récompenses dont un Oscar, deux Bafta et trois Golden Globes. Une véritable consécration pour cet enfant des quartiers pauvres de la capitale écossaise. Né le 25 août 1930 à Edimbourg, il quitta l’école à 16 ans, pour s’engager dans la Marine avant de revenir trois plus tard pour enchaîner les petits boulots : maître-nageur, maçon, routier ou encore polisseur de cercueils. De quoi faire de lui un homme au corps incroyablement parfait qu’il sculpte le soir après le travail dans les salles de culturisme et qui le conduit en 1950 à la troisième marche du podium de Mister Univers.

Il demeure toute sa vie très engagé pour l’indépendance de son Écosse natale. Un engagement auquel la reine Élizabeth II goûtait peu depuis son palace londonien et qui retarda la distinction suprême. La souveraine finit néanmoins par l’anoblir en 2000 faisant de lui Sir Sean Connery. « C’était une légende internationale mais d’abord un écossais patriotique et fier » a souligné sur Twitter, dès l’annonce de sa disparition, l’actuelle cheffe du gouvernement écossais, Nicola Sturgeon.

Mort aux Bahamas.

Sur le plan personnel, l’acteur avait été marié deux fois : d’abord avec l’actrice australienne Diane Cilento qui est aussi la mère de son fils Jason ; puis avec l’actrice française Micheline Roquebrune. Il était à ce titre grand-père par alliance de la journaliste de M6 Stéphanie Renouvin. C’est elle par ailleurs qui a révélé ce samedi les circonstances du décès : « doucement, vers 1h 30 du matin, de vieillesse » a-t-elle expliqué. Sean Connery résidait aux Bahamas avec son épouse où il avait choisi de passer sa retraite. parce qu' »On ne vit que deux fois ». (1)

Sir Sean Connery, patriote et fier.

Fabrice VEYSSERE- Redon – Le Bien Public du Dimanche 1er Novembre.

Révélé en devenant le premier acteur incarnant James Bond au cinéma, il tient ce rôle, qui lui confère une célébrité mondiale, dans six films d’EON Productions — James Bond 007 contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967) et Les diamants sont éternels (1971) — et revient dans le non officiel Jamais plus jamais (1983). En parallèle de James Bond, ses autres films notables de l’époque sont Pas de printemps pour Marnie (1964), Le Crime de l’Orient-Express (1974), L’Homme qui voulut être roi (1975) et Un pont trop loin (1977).

Culture - Loisirs - Histoire·L'éditorial·Prospective

Ma page offerte.

Elle est tirée d’un ouvrage dont nous avions déjà parlé ici, à sa sortie. Il s’agit de « l’âge global » de l’historien britannique Ian Kershaw, sous-titré L’Europe, de 1950 à nos jours. Contemporain, j’aurais pu y piocher des marées noires, des missiles de croisières, une Chute du Mur, des plages sous les pavés… des colis et des couvertures pour Solidarnösc. Voici simplement la page offerte.

Une histoire saisissante de notre temps.

« Étudie le passé ». Ce conseil de Confucius orne une des portes des Archives nationales de Washington. Sur l’autre, figure une citation de La Tempête de Shakespeare : « le passé est un prologue ». Étudier le passé permet à l’historien de suivre la trajectoire souvent turbulente de l’Europe jusqu’au temps présent. Mais de quoi le passé est-il le prologue ? Au sens strict, le présent n’existe pas : seuls existent le passé et le futur. Le passé est un chemin relativement bien éclairé (malgré la persistance de nombreux coins obscurs et des diversions dans de sombres bosquets), mais qui se trouve ensuite bloqué par la grande porte, imposante du « Futur ». Quelques ouvertures étroites permettent d’entrevoir un certain nombre de sentiers vaguement éclairés qui s’éloignent et se perdent rapidement dans le crépuscule. L’un d’eux, peut-être, paraît un peu plus large, plus prometteur que les autres. Mais ce n’est pas certain. Impossible de l’affirmer. En tout cas, lui aussi se perd très vite dans une obscurité impénétrable.

A partir de là, la destination est peu claire. Les formes structurelles du développement passé – la démographie ou les tendances socio-économiques, par exemple – peuvent fournir des indicateurs imprécis de la forme générale que pourraient prendre les décennies suivantes. L’avenir cependant reste ouvert. L’histoire n’est qu’un guide des plus vagues de ce qu’on ne saurait prévoir. Des processus structurels à long terme mais aussi des événements imprévisibles peuvent produire des changements considérables. L’histoire regorge pourtant de problèmes qui ont un impact dramatique mais sont le fruit de contingences : l’issue d’une bataille, un bouleversement politique inattendu, la personnalité d’un dirigeant, par exemple. A un journaliste qui l’interrogeait sur les plus grandes difficultés auxquelles se trouve confronté un gouvernement, l’ancien Premier ministre britannique Harold Macmillan aurait répondu : « Les événements, mon garçon, les événements ». Cette formule lapidaire, peut-être apocryphe, résume bien l’imprévisibilité du futur et la difficulté pour les historiens (comme pour tout le monde) de passer de l’interprétation du passé à des conjectures pour l’avenir.

L’Ours.
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Plénière N°129 de BCN : une semaine de folie !

Commençons par le début : depuis ce début Novembre, l’association accueille 11 nouveaux adhérents, ce qui la porte à un effectif jamais atteint de 37 ! Certes, le contexte de l’emploi est difficile et préoccupant, et nous sommes au quotidien à l’écoute de vos difficultés et témoignages, assez prudents pour ne pas prendre au premier degré ce nouveau record : mais il comporte une excellente nouvelle, Saïd, Anastasia et Olga nous rejoignent de leur plein gré pour nous renforcer : en emploi tous les trois, ils nous arrivent avec leurs compétences de formateur, de marketeuses… et leurs outils professionnels.

Une tradition d’ateliers déjà ancrée.

Mais ce n’est pas tout : au sein du « Groupe Découverte 2021 », bien d’autres talents sont à l’oeuvre. La pertinence et la pondération des échanges, des propositions d’entraide, de contact, de lien (Patricia, Juliette, Maud), votre positionnement nous convient parfaitement ! Avec Saïd et Xavier, nous avons tiré des enseignements encourageants et prometteurs de ces deux premières réunions, du 13 et du 20 Novembre. Et conclusion logique, on remet ça jeudi prochain, le 26 Novembre ! Et l’agenda se complète dès à présent grâce à la proposition de Nathalie, qui avait réalisé l’an dernier un outil méthodologique de recherche d’emploi : rendez-vous le 11 décembre, à 18 heures, exceptionnellement.

I. Les décisions du bureau.

a) Assemblée Générale et Confinement : Le CRDVA nous a régulièrement alertés sur les dispositifs à maîtriser en cas d’Assemblée Générale, ce qui sera très certainement le cas le  15 décembre 2020. C’est possible avec l’outil Zoom ; pour autant, nous avons encore des soucis  de son selon les versions de matériel, et il faudrait acquérir des outils permettant le vote à distance.

Dernier argument : une ½ douzaine de nouveaux arrivants viennent d’entrer dans l’Association, et n’ont encore rencontré leurs camarades qu’en visio ; ce n’est pas l’idéal pour créer une ambiance constructive dans un groupe, et mener ensemble des projets. Par ailleurs, Marion Munier (CRDVA) considère que nous sommes une petite Association et qu’un report de 2 à 3 mois de l’Assemblée Générale ne serait pas pénalisant, compte tenu de notre fonctionnement, et du délai de 6 mois laissé par nos financeurs pour présenter par nos comptes définitifs, et donner quitus au Trésorier.

Rejoignant l’avis de Danièle et Fabienne, recueilli par écrit, Alexandre, Antoine et Christine votent en ce sens : la résolution du report à février ou mars en présentiel est donc adoptée à l’unanimité. Elle est présentée en visio lors de la plénière N°129 du 19 Novembre.(ci-dessous).

b) Locaux proposés par la Ville de Dijon : Danièle et Antoine avaient visité au Mois d’Octobre, les locaux du 12 Rue Gustave Eiffel à Dijon (Cure de l’église sainte Chantal) : cette proposition fait suite à nos 3 courriers successifs visant à proposer un accueil et des capacités de réunion et d’entretiens individuels ou sous forme d’ateliers à nos adhérents.

Le bureau décide de différer cette décision : en effet, comme indiqué ci-dessus,  les réunions et ateliers sont pour le moment indisponibles (hors ZOOM – distanciel) pour cause de confinement. Par ailleurs, ainsi que cela avait été suggéré par Danièle, l’avis des adhérents serait une indication intéressante de notre mode de gouvernance. Donc l’idée de solliciter l’avis en AG aurait pu être opportune. D’où le report.

c) Un nouvel organigramme ? Compte tenu du report de l’Assemblée Générale, il est proposé de faire appel à des volontaires pour rejoindre le bureau : l’idée ne serait pas forcément de remplacer à l’identique le poste devenu vacant d’Hélène, mais plutôt de tester une recomposition des postes. Le but serait d’obtenir une répartition plus harmonieuse : et cela, à l’essai  jusqu’à l’AG, où les conclusions seraient soumises par l’équipe d’animation au vote des adhérents.

Parmi ces postes à répartir, les « adjoints » et le Webmaster : ainsi, les tâches suivantes pourraient être mieux réparties.

  • Recrutement de nouveaux adhérents. (Animation).
  • Recherche de financement (dossiers de subvention).
  • Projets à conduire (exemples : Rapprochement avec la Franche-Comté, Partenariat avec l’Afpa, autres partenaires, communication digitale, ateliers bénévoles en tant que de besoin par spécialité, pilotage-management de VSC, Volontaires en Service Civique).
  • Contribution aux ateliers individuels dont BCN détient les droits : exemples, Carrédas, LinkedIn, Evolve.

Une dernière remarque à ce sujet : l’Association BCN ne voit aucun inconvénient à ce que ces postes apparaissent sur les CV des titulaires, et même l’encourage, et cela d’autant plus qu’ils augmentent leurs chances.

II. Partenariats avec Pôle Emploi et Maison Familiale Rurale de Beaune.

Depuis notre visite à la Maison de l’Emploi de Quétigny, en Septembre, trois nouveaux adhérents nous ont rejoints : nous sommes heureux de ce résultat, et avons tout juste commencé à travailler et échanger avec chacun d’entre eux. Tout deviendra plus facile une fois que nous sortirons du confinement, mais nous sommes confiants. Et cela d’autant que la journée « Emploi Cadres » de Valmy nous a rapprochés de Sébastien, lui-même du même métier que Thierry : des échanges enrichissants et prometteurs sont en vue. Enfin, nous avons pu constater que la perception de BCN à Pôle-Emploi Valmy avait fait des progrès considérables depuis « Un emploi nommé désir ». Il est clair que Mme Sahaimi défend notre cause et qu’elle a parfaitement assimilé notre utilité.

Depuis le début 2020, nous sommes partenaires de la Maison Familiale Rurale de Beaune, pour laquelle nous assurons chaque mois, une journée d’entretiens professionnels : tous les bénévoles de BCN qui se sont prêtés à l’exercice ont pu apprécier sa valeur pratique. Ces jeunes sont très dispersés en matière de maturité, de lucidité, de réalisme et d’esprit de synthèse. Nous n’avons pu que nous féliciter d’avoir rassuré certains d’entre eux, trop émotifs, en échec…Désormais, ces jeunes nous attendent en confiance, reçoivent en tant que tels nos conseils bienveillants : notre ambition est d’élargir cette pratique au plus grand nombre d’entre vous, ce que l’on pourrait appeler « changer de perspective ».

III. Alors, cette plénière ?

A nouveau, 14 adhérents réunis autour de ZOOM, sans problèmes techniques : le seul pas très confortable à la lumière de la lampe-torche dans sa voiture, c’était Jean-Louis. Qui nous a suivis jusqu’au bout ! Cette visio avait un petit côté « Mission Impossible ». Aussi, deux propositions d’améliorations ont déjà surgi pour faciliter les échanges directs entre membres, tout en préservant la confidentialité vis-à-vis de l’extérieur : dans l’immédiat, le tableau des adresses mail des participants va être adressé ce week-end à l’ensemble des présents.

Autre piste proposée par Nathalie : faire circuler ce document à l’intérieur de notre communauté LinkedIn privée, ainsi que les infos susceptibles d’être partagées de façon informelle entre les membres. Nathalie propose par ailleurs de soulever quelques questions d’approfondissement à Caroline Dauvergne. S’agissant de son embauche toute récente au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, Nathalie nous indique qu’elle pourrait perdre le bénéfice d’une formation FRANCE ACTIVE, à laquelle elle était inscrite. BCN peut-elle intervenir en faisant valoir l’entretien de son employabilité que représente une formation ? Auprès de qui ? Quelques mots sur son parcours : arrivée en Bourgogne en août 2019, franc-comtoise d’origine, elle recherchait un poste de Maîtrise d’Oeuvre de Système d’information. Au cours de ses stages APEC, elle a participé aux actions de co-searching, tout en regrettant que la connaissance du CV des co-searchers ne se traduisait pas assez par de l’assimilation et de l’argumentation « en lieu et place de ».

Excellentes nouvelles de Maud, qui nous fait part de son bilan de compétences avec CiBc, qui a débouché sur un projet professionnel conforme à ses attentes manuelles et artistiques : celui de sellier-maroquinier. Maud nous explique qu’elle va conduire une série d’entretiens, appelés « enquêtes-métiers », destinées à appréhender sa future réalité, ainsi qu’à la conforter dans les choix. Juliette se propose de la mettre en relation avec une connaissance qui travaille chez Hermès, acceptée avec reconnaissance et mise en oeuvre (ASAP – as soon as possible – at once)…

Jérôme, l’ingénieur agronôme, nous parle ensuite de l’avancement du projet « Conférences sur les risques climatiques » : deux d’entre elles ont déjà eu lien, l’une en confinement physique à 10 personnes à la MDA, une prestation solide et convaincante, qui n’a souffert que du contexte. La seconde s’est tenue dans un studio professionnel de visio-conférence, 18 personnes y ont participé, et si le contenu a confirmé les promesses de la première session, nous manquions un peu de pratique des fonctionnalités de l’outil pour tirer le meilleur parti des choix éditoriaux bien affirmés de Jérôme. Il reste une troisième séance, soit le 9 soit le 10 décembre : selon le cas, BCN adressera à nouveau le lien à chacun de ses membres, et si vous êtes intéressés par le sujet, faites suivre autour de vous ! L’actualité de cette semaine a consisté en l’avis du Conseil d’État, rendant contraignants les engagements climatiques pris par le Gouvernement français lors de la Cop21. (Accords de Paris). A titre personnel, Jérôme nous présente son activité de « conférencier-saltimbanque » comme une activité militante, en lien avec son parcours d’enseignant du second degré ; BCN est à ses côtés dans ce projet depuis le début, et considère que cela répond à une valorisation normale de tous ses candidats.

Les formateurs : Deux expertes en ingénierie de formation : Danièle, ancienne directrice financière d’Agrosup, devenue depuis lors Manager de Transition et Directrice d’EHPAD, et qui occupe haut la main depuis 3 ans le rôle de Trésorière de BCN. Son expérience et sa rigueur nous ont valu considération et respect de la part de nos financeurs et nos élus. Danièle s’est de plus taillé une réputation non usurpée en ingénierie des compétences : pourquoi des différences d’appellation, de codes, de domaine de rattachement, pour des métiers très proches, composés des mêmes tâches ? A travers la double identité des EHPAD, on perçoit mieux : un EHPAD est à la fois un établissement de soins (médicalisé) et un « hôtel », c’est-à-dire un hébergement à entretenir et à rentabiliser. Selon la logique « Cadre de santé » ou la logique « hôtelière », les objectifs assignés aux cadres ne « parleront pas le même langage »… Patricia, psychologue et ingénieur de formation et connaissant également les structures d’insertion, (Union Régionale d’Organismes Privés de santé) nous a rejoints récemment, à la recherche d’un poste privilégiant la conduite de projet. Elle est actuellement candidate à un poste au CIBC, avec qui BCN est en bons termes. A suivre.

Le troisième coach-formateur du Pôle « Think Tank » nous est arrivé cet été, recommandé par Nadine, se dit « venu donner un coup de main » c’est Saïd à la manoeuvre : méthodique, attentif, il ne laisse rien échapper et nous a même réalisé un mindmapping, que nous allons tenter de reproduire ici. Avec Patricia à la relance, voilà formé un duo de skippers affûtés en période de Vendée Globe !

Le mindmapping réalisé par Saïd.

Les commerciaux et marketeurs : Juliette, 16 ans d’expérience dans le marketing et le community management, spécifiquement dans le secteur financier et bancaire, a suivi son conjoint en Franche-Comté ; elle assure actuellement des prestations pour son ancien employeur, et attend BCN pour opérer un rapprochement avec les cadres de Franche-Comté, auquel nous sommes très favorables. Nous avons d’ailleurs adressé un appel amical à Anne Rochebeuf, ancienne de BCN, désormais installée à Belfort. Comme on dit dans les réseaux sociaux, « nous sommes attentifs à toute opportunité ».

Julien, École de Commerce, marketing digital, a travaillé comme account manager et business developper, notamment pour des catalogues de prestations touristiques. Il rentre de 19 mois en Nouvelle-Zélande, période qu’il a visiblement adorée. Il travaille actuellement sur une offre d’une entreprise de bouchons des Vosges, en relation avec Christine. Quant à Angelo, c’est presque un cas d’école pour nous : ancien commercial dans la bureautique et le numérique, il passe à la M.D.A.(par hasard) appelle … et se retrouve dans la plénière « confinement qui suit. Sylvie G. la présidente de la FNATH, va nous aiguiller dans les formalités… et dès que le confinement sera fini, nous irons boire le café à son étage.

Françoise, c’est notre Chef de Projet ESS : depuis son arrivée de Pont-sur-Yonne, elle recherche un poste de chef de projet de développement, ou de management de structure, et ne ménage pas ses efforts. Volontaire, énergique, elle se prête à toutes les opérations de l’Association, aussi bien pour elle-même qu’au bénéfice du public, bien en cela dans l’esprit ESS. Les journées de l’ESS en digital seront certainement l’opportunité de tisser des liens et entrer en contact avec les décideurs locaux.

Xavier, l’expert des statistiques, l’homme de l’INSEE, qui nous alimente en données et en requêtes, se tient à disposition des demandeurs pour décortiquer les métiers, les bassins d’emploi. Sa pratique en matière de compétences transversales, de cellules de reclassement s’avère précieuse très régulièrement, et notamment auprès des jeunes de la Maison Familiale Rurale. Xavier a en outre l’oeil perçant, et la formule incisive, celle qui résume une situation en quelques mots.

J’ai eu l’occasion de dire que toute cette assemblée forme un réservoir de ressources et de compétences qu’il va falloir optimiser en l’amalgamant, une écurie de courses (j’étais en Normandie avant). La richesse que peut proposer BCN, c’est vous-mêmes ! En vous emparant des interrogations de votre collègue, en connaissant ses atouts et son expérience, et en lui apportant, contacts, connaissances, conseils bienveillants, vous démultipliez votre potentiel. Qu’on donne à cette pratique le nom de co-searching, de valorisation des candidatures, de story-telling, l’idée est de faire « levier » à plusieurs, pour se donner les meilleures chances.

L’Ours.

Actualités & News·L'éditorial

Les brèves de BCN.

Toute la semaine qui vient de s’écouler a été dense : et cela dans de nombreux domaines ! Que l’on en juge :

Mardi 3 Novembre : c’était la date retenue par Pôle Emploi pour la Journée Cadres. Autant le dire tout de suite : nous étions à nouveau en mode confiné, la formule proposée étant 3 sessions d’1 heure en face-à-face par petits groupes avec les personnes qui auraient exprimé le souhait de rencontrer BCN.

Eh bien, comme il y a un mois à Quétigny, nous avons fait de belles rencontres : et la semaine s’est poursuivie dans cette lignée : avec l’aide de Jean-François, notre ami coach, nous avons pu tracer le parcours « d’obstacles » que représente dans le contexte actuel la création d’activité indépendante dans le consulting et le coaching ; attention ! Dire que la partie est délicate ne veut pas dire qu’il faut renoncer, mais plutôt se donner tous les atouts : autant dire que BCN se distingue désormais dans le paysage. Pourquoi ? En premier lieu, grâce à son collectif, à la confrontation/émulation/bienveillance qui développe une multiplicité de regards contradictoires sur un même sujet. Tous alimentés par une expérience différente, mais alimentés par une même envie commune de voir le projet aboutir, réussir. Modestement, cela nous ramène à cette petite phrase de Daniel Barenboïm : »Connaissez-vous une autre exemple où autant d’israéliens sont autant concernés et impliqués à la réussite d’un Palestinien ? {que quand c’est le soliste de l’orchestre ?]. Nous sommes très fiers des succès déjà obtenus, et disposés à poursuivre, c’est ce que nous sommes en train de faire.

L’Académie Barenboim-Said (Barenboim-Said Akademie) a été fondée à Berlin en 2012. Basée sur les mêmes idées que celles qui ont prévalues à la création de l’Orchestre Divan occidental-oriental, l’Académie se rassemble sur l’idée d’une communication interculturelle. Son objectif est de former de jeunes musiciens12.

L’autre argument en faveur de BCN, dans ce contexte difficile, ce sont les talents qui viennent proposer leurs talents, leurs connaissances en tant que bénévoles : bienvenue aux bénévoles, formateurs, marketeurs, informaticiens, gestionnaires, commerciaux capables de venir enrichir notre panoplie, et du même coup, de remplir le carquois de nos candidats.

Et enfin, un mot pour annoncer la semaine à venir : voici le second Rendez-vous avec les risques climatiques que nous propose Jérôme ! Et comme la chance sourit aux audacieux (je ne parle pas de l’élection américaine) cette visioconférence sera diffusée depuis un équipement professionnel qui devrait en bluffer plus d’un. Rendez-vous mardi 10 Novembre, à partir de 18 heures, mais tout cela, vous le savez déjà !… Bonne semaine à tous.

L’Ours.

Actualités & News·Environnement - Climat·Evènements·Prospective

Énergie, Climat, Biodiversité : les enjeux écologiques de notre temps

Bourgogne Collaborative Network présente :

« Énergie, Climat, Biodiversité : les enjeux écologiques de notre temps »

Par Jérôme Chabot, ingénieur agronome.

Le mardi 10 Novembre 2020 de 18h 00 à 20h30, en visioconférence Zoom accueil à 17h45.

Visioconférence Zoom : ID de réunion : 734 1532 6787                                                Code réunion : 5U11fz    

Il reste quelques places sur site, merci de nous contacter au :                                            Tél. 03 80 53 37 02
https://us04web.zoom.us/j/73415326787?pwd=RTdlWnFFY01KKzRleElzVVFsb0xoUT09

Les nouvelles alarmantes s’accumulent quant à l’évolution du climat et de la biodiversité, avec en toile de fond nos consommations en énergies et matériaux, et notre emprise croissance sur le vivant. La situation est à ce point critique, que seule une réaction radicale et d’envergure, serait à même de préserver l’avenir.

Mais consentir à un tel aggiornamento, qui s’attacherait tant à la relation de l’homme avec la nature qu’avec lui même, ne peut se faire que si chacun accède à une compréhension suffisante des mécanismes à l’œuvre, et aux données incontournables à prendre en compte pour envisager l’avenir.

BCN vous propose au moyen de cette conférence de vous doter des outils pour comprendre, et possiblement agir.

Une première partie sera consacrée à un état des lieux des enjeux relatifs à l’énergie et aux matériaux, au climat et à la biodiversité. Ce constat lucide s’attachera à mettre au jour les mécanismes en œuvre, et tentera de dépasser le catastrophisme qui en découle.

La seconde partie exposera des éléments de cadrage (techniques, socioéconomiques, écologiques, éthiques) qu’impose cette problématique d’une humanité écrasant le vivant. En découleront un schéma prospectif et un panorama des orientations à l’œuvre actuellement, panorama où il appartiendra à chacun de se situer.

Cette visioconférence est offerte grâce aux moyens techniques du GIP-FTLV de Bourgogne – Rectorat de l’académie de Dijon – que nous remercions de leur gracieuse mise à disposition.

Evènements·L'éditorial·Pour un meilleur emploi

Plénière N°128 : Créer une promotion BCN au profit de tous ?

Notre plénière du jeudi  29 Octobre a réuni une dizaine de membres de BCN, dont Alexandre  Antoine et Danièle du bureau de l’Association, Jean-Louis, Jérôme, Hélène T. et Nathalie. Nous attendions également Nathalie, la Directrice du CIBC,  qui avait répondu positivement à notre invitation, et pour qui nous avions des questions concrètes… que nous allons lui relayer. Voici le message reçu pendant la plénière : « Je vais devoir reporter mon intervention de ce soir. J’ai programmé une réunion d’information avec l’ensemble de mes équipes pour leur transmettre les consignes qui devront s’appliquer dès demain. Je suis désolée. 

I. LA METEO de notre mois d’Octobre.

Au chapitre des très bonnes nouvelles, le succès de Natalie comme maîtres d’ouvrage du S.I. au Conseil  Régional  de Bourgogne – Franche-Comté, pour un CDD de 3 ans, où elle embauche le 9 Novembre, quelques semaines après avoir embauché en période d’essai chez Alteca. Lors d’une plénière précédente, Nathalie nous avait parlé de cet entretien à Alteca, qui à l’époque n’avait pas débouché. Et voici  que les deux offres aboutissent d’un coup, du coup Nathalie a démissionné de sa période d’essai, pour rejoindre le conseil régional. Un grand bravo, toutes nos félicitations à elle, toujours très impliquée, et prête à innover ! Un exemple de ce sens de l’innovation : Nathalie avait réalisé une présentation complète de sa « routine » de recherche. C’est un document sérieux et complet que nous mettrons à disposition des nouveaux.

 Ce matin 29 Octobre, nous avions rendez-vous au 12, rue Gustave Eiffel pour visualiser les locaux que la ville de Dijon se propose de mettre à notre disposition : (photos). L’endroit est très bien situé, dans un quartier tranquille et agréable, ce qui pourrait constituer un argument très appréciable, pour nos réunions et nos ateliers. BCN conserverait sa Boîte aux Lettres actuelle à la M.D.A., tout en bénéficiant de ses locaux pour choisir les jours et les horaires de ses réunions. Deux options restent possibles : soit l’actuel bureau de l’association décide, soit c’est l’Assemblée Générale qui prend cette décision 

II. Une nouvelle « promotion » ?

Nous étions tous bien d’accord avec Alexandre : à chaque fois qu’un groupe se forme d’entrée ( !) ses performances  sont remarquables tout au long de son parcours. Pourquoi ? Mais parce que l’essentiel vient de nos adhérents ! La formation du collectif est un élément-clé : si 2020 n’a pas été une bonne année pour BCN, elle nous a cependant permis de passer de très bons moments ensemble, lors des ateliers AEC animés par Hélène T., notre psychologue clinicienne, et les projets Carrédas et LinkedIn proposés par Hélène V. notre RH.  En effet, une demi-douzaine de personnes ont suivi la majeure partie de ces modules, jusqu’à la Fête du 5e anniversaire de l’Association !

Alors, sommes-nous aujourd’hui en mesure de construire un tel groupe ? A l’été, Nadine nous  a présenté Saïd, formateur à l’IRTESS, dont l’objectif était de mettre à disposition ses compétences d’homme de terrain, en un mot de « donner un coup de main ». Saïd devient adhérent de l’association, et nous avons déjà commencé à échanger des informations et des informations, en vue d’adapter notre plateforme « AEC » Action Emploi Compétences, afin de la rendre proche de vos attentes. 

De l’avis d’Hélène, qui  assurait ces modules l’an dernier, passés les 6 premiers modules généraux, il serait bon de faire une pause, pour définir ensemble la suite. Un groupe BCN ne peut pas passer tout son temps en atelier ! La priorité doit rester à la recherche.

Du coup, nous prenons ensemble la décision de créer une communauté LinkedIn (Rôle de l’Administrateur actuel) : ainsi chacun aura la possibilité de contacter les autres membres du groupe, pour échanger titres, livres, infos et documents.

En plus de Saïd, voici nos deux arrivants de Quétigny : Hervé, informaticien, et Murielle assistante de Direction. Tous deux sont d’ores et déjà adhérents. En effet, ils ont complété la Charte de Communication Responsable de BCN : cela assure l’anonymat des situations, et le risque de dénigrement. C’est aussi la garantie de la bienveillance entre nous.

Ce soir, nous recevons Patricia, Ingénieur de Formation, qui possède une expérience d’intervenante dans une structure d’Insertion, et des compétences proche de la psychologie en ESS. Avec Patricia, nous avions eu l’occasion d’échanger quelques courriels, jusqu’à son adhésion d’aujourd’hui.

Angelo nous a appelé sur le répondeur il y a deux jours, juste à temps pour participer à la plénière d’aujourd’hui.  Angelo a exercé des fonctions de commercial dans différents secteurs dont l’assurance, et souhaite évoluer vers le métier de formateur par exemple.

Alexandre, notre animateur reprend à son compte la notion de « compétence transversale » : en effet, à la fois dans le cas de Murielle, ou celui d’Angelo, on peut réussir des mutations professionnelles,  en identifiant ces compétences,  et en complétant cette approche par une  analyse du marché et des établissements où de tels débouchés sont possibles dans notre région. (Et pour cela, nous avons deux spécialistes  Xavier et Danièle) : le premier nous alimente de toutes les études et analyses pertinentes de l’INSEE, et Danièle connaît toutes les finesses des codes ROME, et autres appellations métier plus ou moins labellisées qui conduisent à la pensée unique. Alors que nous savons tous quel potentiel chacun peut montrer au-delà de « son parchemin ».

Enfin, nous accueillons Julien, dont l’ancien métier était le marketing digital, dans le domaine du tourisme [ ~Le Guide.com). Julien nous est adressé par Christine en direct, et il nous apprend qu’il vient de rentrer de Nouvelle-Zélande.  Lors d’un groupe de travail de 2017, les marketeurs de l’association et les oenotouristes avaient produit un document d’orientation pour nos élus à l’occasion de l’inscription des terroirs de Bourgogne au patrimoine mondial de l’UNESCO. La plupart de ces idées ont été reprises depuis par le département. (Et tous nos adhérents de l’époque ont retrouvé du travail).

Voilà un bon début ! En imaginant que le rendez-vous avec Pôle Emploi Valmy ne soit que reporté de quelques semaines, quelques renforts supplémentaires pourraient venir s’adjoindre : d’ici le 19 Novembre, nous devrons décider si la prochaine plénière aura lieu par visio ou en salle.

III. Un mot de nos autres adhérents.

Maud nous a rejoints par visio, pour nous annoncer de bonnes nouvelles : tout d’abord, son projet d’évolution vers un métier artistique s’est précisé : avec l’aide du Cibc elle entame les entretiens de sellier maroquinier, et que par ailleurs, suite à son intervention à la Clinique des Rosiers, elle pourrait bénéficier d’une rupture contractuelle, pour incapacité à exercer son ancien métier d’infirmière. Les choses semblent se décanter, et nous en sommes tous ravis !

Quant à Jérôme, il nous a tous épatés lors de sa première conférence publique. Comme il le dit lui-même, il éprouve satisfaction et estime de soi, en animant cette conférence climat, dont le deuxième N° est prévu pour le 10 Novembre.  Pour l’instant, il reste quelques places, mais le contexte est assez changeant. Ce qui est d’ores et déjà, certain, c’est que cette activité conforte Jérôme dans ce qu’il aime faire, même si le contexte fait que cela n’a pas encore débouché.

Danièle poursuit de son côté sa mission de Manager de Transition en EHPAD, mission qui devrait s’achever dans les prochaines semaines. Pour le moment, elle n’envisage pas de répondre à de nouvelles sollicitations, et se laisse a minima le temps de souffler.

La Trésorière en plein travail.

De la même façon, Jean-Louis nous fait part de son souhait d’arrêter son activité de gestionnaire d’immeubles et d’actifs immobiliers : cela fait en effet 10 ans qu’il s’est engagé dans cette voie, une certaine saturation, qui fait suite à quelques ennuis de santé, commence à se faire sentir.

IV.Comment BCN doit-elle communiquer ?

A nouveau, nous nous appuyons sur le témoignage d’Alexandre : il nous parle des associations lyonnaises qui se donnaient comme objectif de faciliter l’insertion des chercheurs, soit jeunes diplômés, soit de cadres ayant déjà exercé, et donc cotisé AGIRC-ARRCO. Au-delà de la recherche sur Internet, notre idée (suggérée par Danièle) serait de tisser des liens avec celle(s) dont nous nous sentirions le plus en phase, et au besoin d’établir des liens d’approfondissement, comme nous l’avions fait en décembre 2016 avec Cesson.

Comment développer les animations BCN en Maison de Quartier, en Missions Locales de l’Emploi ? L’exemple de Beaune montre que le travail en profondeur finit par payer, c’est aussi une question de persévérance : nous étions invités le 3 Novembre à Valmy, chez Pôle-Emploi. Si celui-ci devait être (à nouveau) reporté, il faudra de nouveau se montrer vigilant pour en obtenir une nouvelle édition lors du déconfinement ! Même remarque pour notre entretien avec Mme Charret-Godard, le 8/11.

En conclusion : c’était un souhait exprimé par Nathalie, associer davantage les adhérents lors des décisions qui mobilisent les énergies de l’Association. Voilà pourquoi ces quelques lignes pour finir 2020 :

  • Lancer sans tarder notre session « kit pédagogique » AEC, afin de ne pas perdre une minute, dans un contexte pas aisé. Ce cycle pourrait être mené en 6 à 8 semaines.
  • Mettre à disposition de tous des entretiens individuels en mode « pitch » ou « recrutement inversé » pour raconter une autre histoire lors des entretiens. N’hésitez pas à vous manifester si vous êtes volontaires !
  • Programme 2021 et constitution d’une équipe de gestion : le 19 Novembre à 18 heures phase préalable à l’Assemblée Générale du 15 Décembre. On part sur une base de 6 élus, 3 titulaires, trois suppléants, puisque les chercheurs ont vocation « à se consacrer à leur job »  dès qu’ils en ont trouvé. On attend simplement d’eux qu’ils parlent en bien de l’Association « chère à mon cœur » !
L’Ours.
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Les agences de publicité : un secteur moins dynamique en France qu’en Europe

Les multinationales françaises et étrangères du secteur des agences de publicité réalisent les deux tiers du chiffre d’affaires du secteur. Les agences de publicité filiales d’autres secteurs sont principalement intégrées à des groupes de transports (poste et logistique surtout) ou de commerce. Par ailleurs, le secteur des agences de publicité est composé d’une  myriade de petites entreprises. 

Les agences de publicité sont nettement moins dynamiques que les autres services aux  entreprises (SAE) : leur valeur ajoutée stagne et les ventes croissent modérément (+1,8 % par an entre  2009 et 2019 en volume) ; les prix sont stables depuis 2014 du fait d’une forte pression tarifaire.  Non prioritaire en temps de crise, leur activité diminue au printemps 2020.  Bruno Hadot (division Services, Insee)

Les agences de publicité coordonnent ou réalisent tout ou partie des campagnes  publicitaires pour le compte des annonceurs. Elles demeurent des acteurs  incontournables du marché de la publicité malgré la montée en puissance des  médias numériques, qui favorisent  l’émergence de nouveaux intermédiaires. Les entreprises du secteur des  agences de publicité réalisent un chiffre  d’affaires de 12,3 milliards d’euros et une valeur ajoutée de 5,0 milliards en  2017. Elles emploient 64 000 salariés.

Parmi les 17 300 entreprises du secteur,  près de 800 entreprises sont constituées  en groupe et près de 16 600 sont  mono-unités légales (figure 1)

Un secteur dominé par quelques  grands acteurs .

Dans le secteur de la publicité, les entre prises organisées en groupe emploient  43 500 salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 8,0 milliards d’euros. Les dix premières entreprises, parmi lesquelles Publicis, Gutenberg, Networks et Kantar, génèrent ainsi 40 % du chiffre d’affaires du secteur et 60 % du chiffre d’affaires des entreprises organisées en groupe. La moitié sont des multinationales françaises, l’autre moitié des  multinationales étrangères (Gutenberg, Kantar, Vizeum, McCann, CPM). Les entreprises du secteur organisées en  groupe sont des entreprises spécialisées.  Bien que seule la moitié des filiales de ces  entreprises soient des agences de publicité,  elles génèrent les trois quarts du chiffre  d’affaires consolidé, soit 6,1 milliards d’euros. Les entreprises sont aussi constituées de  régies publicitaires (6 % du chiffre d’affaires des filiales des entreprises de publicité), d’unités légales du secteur des  sondages-études de marché (4 %) ou encore  d’unités légales spécialisées dans la production de films publicitaires (2 %). 

Les unités légales indépendantes réalisent  un tiers du chiffre d’affaires du secteur. 

Très nombreuses (96 % de l’ensemble des  entreprises), les entreprises mono-unités  légales ne réalisent qu’un tiers du chiffre  d’affaires du secteur (4,3 milliards d’euros).  Ce sont majoritairement des microentreprises (63 % du chiffre des affaires des  entreprises mono-unités légales). Par ailleurs, ces entreprises ont un taux de  marge supérieur à celui des entreprises organisées en groupe (16 % contre 9 %).  Elles investissent moins : leur taux d’investissement est de 19 % contre 40 % pour  celui des entreprises organisées en groupe.  Parmi les entreprises mono-unités légales,  les microentreprises, souvent plus récentes,  sont celles qui investissent le plus (27 %).

 Des agences de publicité intégrées aussi à des entreprises d’autres secteurs.

700 unités légales sont intégrées à des entreprises d’autres secteurs et dégagent un chiffre  d’affaires de 3,7 milliards d’euros. Ces filiales  appartiennent à des entreprises du secteur de  l’affrètement et de l’organisation des transports (33 % du chiffre d’affaires de ces unités  légales). Des entreprises ayant une activité de  poste (13 %) et des centrales d’achats alimentaires (7 %) intègrent aussi des agences de  publicité (figure 2). Depuis 2007, la grande  distribution est autorisée à faire réaliser des publicités à la télévision et est un annonceur  de premier plan, ce qui a pu inciter les entreprises de ce secteur à filialiser cette activité. 

Par secteur.

La production progresse modérément  au cours des dix dernières années .

De 2009 à 2019, la production des agences  de publicité (unités légales du secteur ou  intégrées à d’autres secteurs) croît en  volume de 2,0 % (figure 3) en moyenne par  an, à un rythme plus soutenu que celui de la consommation des ménages (+ 1,0 % en  volume). Par ailleurs, les exigences des  annonceurs, de taille généralement supérieure à celle des agences, et la forte concurrence liée au nombre d’agences, au-delà de  quelques grands acteurs, pèsent sur les prix.  Les grands événements sportifs (championnats mondiaux et européens de football,  Jeux olympiques) n’ont pas généré un  regain d’activité durable. 

L’activité des agences est très sensible à la  conjoncture. En cas de crise, les dépenses  publicitaires jouent pour les entreprises le rôle  de variable d’ajustement et sont les premières  à être reportées ou annulées. De plus, les  supports de diffusion évoluent : la part des  dépenses publicitaires dans les médias traditionnels (presse, publicité extérieure, télévision, radio, cinéma) recule en valeur alors que  celle des médias numériques (réseaux sociaux,  Internet) s’accroît considérablement. Les agences de publicité sont affectées dès le début 2020 par la crise sanitaire comme l’ensemble des services, mais le retour à la normale  semble moins rapide que dans d’autres  secteurs. Leur chiffre d’affaires diminuerait  de 6 % en volume au premier trimestre, avec une baisse de près de 15 % de février à mars.  La chute serait plus prononcée en avril et mai (baisse de près de 25 % par rapport à février). En juin, elle serait enrayée, mais l’activité  resterait fortement déprimée (– 22 % par  rapport à février). Au total, l’activité se  replierait de 20 % au deuxième trimestre. 

La valeur ajoutée créée par les agences de  publicité est stable entre 2009 et 2017. Elle  s’élève à 5,1 milliards d’euros. Cette stabilité s’explique par un recours répandu à la  sous-traitance, dont le montant équivaut à  35 % du chiffre d’affaires (soit 4,9 milliards) et augmente plus vite que le chiffre d’affaires. La stratégie de différenciation de l’offre aux annonceurs peut entraîner un besoin accru de prestations très spécifiques.  Dotées d’une offre vraisemblablement plus  fournie, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont davantage recours à la  sous-traitance (33 % du montant total) que  les PME (27 %. Les frais de personnel sont également  stables (4,2 milliards d’euros) en valeur. Les  effectifs salariés baissent. 

En dépit d’un taux de marge assez stable sur  la période (14 %), le secteur des agences de  publicité accroît ses investissements depuis  dix ans : le taux d’investissement passe de  18 % en 2009 à 28 % en 2017. Cette évolution traduit une hausse des investissements  immatériels sur la période (+ 47 %). 

Les agences de publicité en France  moins dynamiques que  leurs homologues européennes. 

En 2017, la France réalise 11 % du chiffre  d’affaires du secteur des agences de publicité des pays de l’Union européenne. Elle se  situe au troisième rang, loin derrière le  Royaume-Uni (24 %) et l’Allemagne  (16 %). Rapportée au PIB, la valeur ajoutée  de ce secteur en France est légèrement inférieure à la moyenne des pays européens,  elle est notamment très en deçà des valeurs  ajoutées britannique et néerlandaise  (figure 4)

VA sur PIB.

En outre, le chiffre d’affaires et la valeur ajoutée dégagés par les agences publicitaires sont  moins dynamiques en France qu’en Allemagne  et au Royaume-Uni. Ainsi, entre 2009 et 2017,  les chiffres d’affaires des agences implantées  au Royaume-Uni et en Allemagne progressent  respectivement de 59 % et de 42 %, contre  seulement 9 % pour celles implantées en  France. Ces différences se répercutent sur les  évolutions de la valeur ajoutée. Au Royaume Uni, les agences ont davantage profité de l’essor de la publicité sur Internet. 

La publicité est une activité très réglementée  en France : certains produits dangereux ne  peuvent pas être promus sur tout ou partie des  supports publicitaires, la publicité comparative  est très encadrée et le temps d’antenne dédié  aux messages publicitaires est contrôlé par le  Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).  Selon un rapport du Sénat, la limitation horaire par jour des spots publicitaires est moins contraignante sur les chaînes de télévision  privées au Royaume-Uni et en Allemagne. 

La conception d’une campagne de publicité, principale activité des agences de publicité.

Le cœur de métier des agences publicitaires  est le conseil, la conception et la création  d’une campagne de communication. Elles  peuvent aussi participer à des campagnes  publicitaires sans en assurer la conception  globale : création de site internet publicitaire,  distribution de prospectus, études média. Ces  deux activités représentent respectivement  48 % et 20 % du chiffre d’affaires des agences  de publicité indépendantes. Les agences intégrées à des groupes de publicité réalisent les  deux tiers de leur chiffre d’affaires (69 %) dans le conseil, la conception et la création de  campagnes. Quant aux agences intégrées à  des groupes d’autres secteurs, près de la  moitié de leur chiffre d’affaires (46 %) est liée  au cœur de métier et un quart à la création de  site internet publicitaire, la distribution de  prospectus et les études média. 

La refacturation d’éditions publicitaires (films, prospectus qui ne sont pas réalisés en  interne) représente une part non négligeable de l’activité des agences indépendantes (20 %  du chiffre d’affaires) alors qu’elle est moins  présente dans l’activité des agences intégrées aux groupes de publicité (5 %) et de celles  intégrées aux groupes d’autres secteurs (8 %). Les filiales d’autres secteurs intégrées à des groupes de publicité ont des activités beaucoup plus diversifiées, en dehors du cœur de  métier : des activités de régie publicitaire  (10 % du chiffre d’affaires de ces filiales),  d’études de marché (6 %), de conseils en communication (6 %) ou encore de vente de  films publicitaires (5 %). 

Une activité majoritairement nationale  et tournée vers les entreprises. 

Les agences de publicité et les filiales des  entreprises de publicité réalisent essentiellement leur activité en France (entre 80 % et  90 % de leur chiffre d’affaires). Leur clientèle est principalement composée d’entre prises. Le commerce, les industries  agroalimentaires, la chimie (parfumerie), la  construction automobile et l’immobilier  sont les principaux clients des activités de  publicité selon l’enquête Achats (sources). Les agences intégrées à des groupes de publicité exercent 57 % de leur activité avec des  entreprises situées hors du groupe. Les  échanges hors du groupe sont nettement  moins importants pour les unités légales  d’autres secteurs (42 %). Les agences de  publicité intégrées à des groupes d’autres  secteurs réalisent la même proportion (30 %)  de leur chiffre d’affaires avec des entreprises du groupe auquel elles appartiennent et avec  des entreprises situées hors du groupe. 

Des emplois très qualifiés et des emplois d’ouvriers liés à la distribution  de prospectus. 

Comme dans l’ensemble des services  marchands non financiers, en 2015, 29 % des  salariés sont ouvriers (figure 5). Mais les  employés y sont moins représentés : 22 %  des salariés contre 37 %. Du fait de leur  volonté de proposer une offre globale aux  annonceurs, les agences de publicité abritent  des métiers variés. Les métiers de conducteurs livreurs ou coursiers sont occupés par  28 % des hommes. En revanche, les femmes  sont aussi présentes dans ces métiers de  chauffeurs (15 % des femmes) que dans les  métiers de cadres de la publicité (14 %). Le  poids des métiers moins qualifiés s’explique  par la présence de grandes sociétés spécialisées dans la distribution de prospectus, de  journaux gratuits et d’échantillons publicitaires, employant la très grande majorité de  leurs salariés sous le statut d’ouvrier. Près de la moitié des salariés des agences de publicité  sont couverts par la convention collective de la publicité et un quart par celle des entreprises de distribution directe. 

L’étude des effectifs.

Dans les agences publicitaires hors sociétés  de distribution de prospectus, les hommes  ont davantage le statut de cadre et profession intellectuelle supérieure (14 % des  salariés) et les femmes celui d’employé  (18 % des salariés). Les métiers liés au  numérique émergent dans le secteur (techniciens d’étude et développement informatique, ingénieurs et cadres d’étude recherche  et développement en informatique), mais ils  ne sont pas tous répertoriés dans la nomenclature usuelle des professions. Par ailleurs, les contrats à durée indéterminée sont majoritaires (75 %, contre 63 %  dans les services marchands non financiers).  62 % des salariés des agences de publicité  occupent des postes à temps complet, soit  nettement moins que dans les services  marchands non financiers (74 %). Cette  différence s’explique en partie par une assez  forte présence féminine : les agences  emploient en effet quasiment autant de  femmes (51 %) que d’hommes (49 %). 

Des écarts de rémunération hommes femmes moins élevés que dans  l’ensemble des services marchands 

Les écarts de rémunération brute entre les  hommes et les femmes sont plus faibles dans  la convention des entreprises de distribution  directe (5 %) que dans la convention collective  de la publicité (29 %), où les femmes sont plus  souvent à temps partiel. Globalement, les  hommes sont rémunérés 18 % de plus (9 % en  équivalent temps plein). Les différences de  rémunération sont toutefois moins élevées que  dans l’ensemble des services marchands non  financiers (23 %), où les secteurs les plus  rémunérateurs (informatique, ingénierie)  emploient majoritairement des hommes et les  services aux ménages davantage de femmes. 

Les emplois sont concentrés dans la région  francilienne, où sont principalement implantées les plus grandes agences de publicité :  48 %, contre 20 % pour l’ensemble des  services marchands non financiers. Cela est  dû, comme dans l’informatique, à la proximité des clients, vraisemblablement les  états-majors des sociétés. En outre, la proximité avec les médias favorise vraisemblablement l’activité des agences.

Sources 

Les activités des agences de publicité cor respondent à la sous-classe 73.11Z dans la  nomenclature NAF rév.2. 

Le dispositif Esane permet de produire des  statistiques structurelles d’entreprises. Il exploite conjointement les données administratives et les données issues de l’enquête  sectorielle annuelle (ESA) et de l’enquête annuelle de production. 

Les indices de production, les indices de prix  de production et les indices de chiffre d’affaires  sont utilisés pour l’analyse conjoncturelle. Les déclarations annuelles de données  sociales (DADS) portent sur l’emploi et les  rémunérations. Les postes annexes sont  exclus de cette étude. 

Les statistiques structurelles sur les entre prises d’Eurostat fournissent des données  sur le secteur des activités des agences de  publicité pour l’ensemble des États membres  de l’Union européenne. 

L’enquête Achats est une enquête inédite qui  porte sur l’année 2017. Elle interroge les entreprises sur la structure précise de leurs achats et  charges. 

 Définitions

Un groupe de sociétés est une entité économique formée par une société contrôlante  et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle.  Dans cette étude, le groupe se réfère à des  entreprises organisées en groupe et composées d’au moins deux unités légales (filiales). L’unité légale est une entité juridique (personne  morale ou personne physique) de droit public  ou privé. Elle est obligatoirement déclarée aux  administrations compétentes (greffes des tribunaux de commerce, Sécurité sociale, Direction  générale des finances publiques, etc.). L’unité  légale est l’unité principale enregistrée dans Sirene. Elle ne doit pas être confondue avec la  notion d’entreprise au sens de la loi de modernisation de l’économie de 2008, unité statistique  dont le contour est plus large et qui constitue  une entité économique autonome. Selon la loi de modernisation de l’économie de  2008, l’entreprise est la plus petite combinaison  d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services  jouissant d’une certaine autonomie de décision. Elle se décline en catégorie d’entreprises selon l’effectif, le chiffre d’affaires et le total  de bilan : les microentreprises, les petites  et moyennes entreprises (PME), les entre prises de taille intermédiaire (ETI) et les  grandes entreprises (GE). 

Le taux de marge est le rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée. Le taux d’investissement est le rapport des investissements à la valeur ajoutée. (VA).

Pour en savoir plus 

• « Les services marchands en 2019 et  début 2020 – Rapport sur les comptes »,  Documents de travail n° E2020/02, Insee,  juillet 2020. 

• « La croissance du marché publicitaire se maintient en 2019 », Baromètre unifié du marché publicitaire, France Pub, IREP, Kantar. 

• Desjonquères A., de Maricourt C., Michel C.,  « Data scientists, community managers…  et informaticiens : quels sont les métiers du numérique ? » , in L’économie et la société  à l’ère du numérique, coll. « Insee Références », novembre 2019.

Directeur de la publication : Jean-Luc Tavernier 

Rédactrices en chef : A. Goin, S. Pujol  Rédacteurs : P. Glénat – C. Lesdos-Cauhapé 

Maquette : B. Rols, RPV Code Sage : IP201820 ISSN 0997 – 3192 (papier) ISSN 0997 – 6252 (web) © Insee 2020 

Insee Première figure dès sa parution sur le site internet de l’Insee :

https://www.insee.fr/fr/statistiques?collection=116 

Pour recevoir par courriel les avis de parution (60 numéros par an) :

https://www.insee.fr/fr/information/1405555

 

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Les belles journées de BCN.

Les jours de lassitude, il arrive à chacun de se dire : « A quoi bon ? », mais même si l’année 2020 a pu parfois parfois sembler compliquée, il existe des moments où ces états d’âme se trouvent balayés par le sentiment d’être pertinent et utile socialement. La semaine dernière fait partie de ces jalons, où le sentiment d’avancer devient dominant, et l’amertume des pisse-vinaigre un mauvais souvenir.

Pour illustrer notre propos, l’une des représentations de Jérôme sur le climat faisait état d’un conférencier solide, sûr de lui, « droit dans ses bottes ». Dit autrement, ce que nous avions pressenti dans les ateliers AEC s’est confirmé : l’homme et son sujet se sont renforcés mutuellement, et la mayonnaise « a pris ». Qu’on en juge : » Suite à tes appréciations suite à la conférence, j’ai pris du plaisir à faire cet exercice pédagogique ambitieux et j’ai expérimenté une forme de mise à distance vis à vis des sources de stress possible, donc le bilan est positif pour moi. Je mesurerai mieux les retombées pour le public après coup, en reprenant contact avec certaines personnes. Cette semaine en vacances avec mes enfants dans le Gard, je rentre en fin de semaine et m’attacherais à mon retour à progresser comme tu me le proposes : en rédigeant mon portrait. Mais sans attendre je songe qu’il est temps de lancer la communication pour la 2ème séance. Dont acte !

Autre action qui nous récompense de notre persévérance, et de notre souci d’utilité sociale ; j’associe volontiers à ce retour mes trois acolytes Françoise, Gilles et Xavier avec qui nous avons reçu, interviewé, rassuré, conseillé de notre mieux une trentaine de jeunes, et certains sont allés solliciter les tréfonds de nos expériences passées. C’est pourquoi le retour collectif que nous adresse Amel P. la responsable illustre bien un des mantras de BCN : « Je donne, je reçois ».

Je souhaitais vous faire un retour de la dernière promotion rencontrée mercredi 14 octobre. 
Ils sont tous d’accord pour dire qu’ils ont trouvé ces échanges enrichissants. Ils ont permis une prise de conscience pour la suite et ont aimé les conseils donnés. 
Et pour reprendre leurs mots, ils ont trouvé l’exercice  »trop cool ». 
Je vous remercie encore pour votre investissement auprès de nos jeunes. J’espère continuer ce partenariat en 2021, nouvelle année qui approche à grand pas!

Et pour conclure, je n’oublie pas mes victimes récentes de « La Planche à secousses » : je pense à Céline, qui vient de battre le record de durée : 2 heures 15, et trois cafés ! Nous attendons le résultat de son entretien cette semaine, mais comme pour Jérôme, l’épreuve est un but en soi !

Nous attendons également les résultats de Françoise, et de nos candidats du Rotary Club… pour qui, nous croisons les doigts et prononçons le mot de Cambronne. Chers adhérents de BCN, nous avons bien pensé à vous en 2020, et vous nous l’avez bien rendu !

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Confinement : des conséquences économiques inégales selon les ménages

Le confinement de la population mis en place entre le 17 Mars et le 11 Mai 2020 s’est traduit par une contraction sans précédent de l’activité économique en France. En mai 2020, un  quart des personnes déclarent que leur situation financière s’est dégradée, et cette proportion  est d’autant plus élevée que le niveau de vie du ménage était initialement bas. Les ménages avec enfants sont aussi plus touchés que les ménages sans enfant. Les dispositifs de  maintien d’activité ont amorti les effets de la chute de l’activité économique sur les ménages de  manière inégale selon leur profil. La moitié des ouvriers, et un quart des cadres, déclarent être  passés, au moins en partie, par le chômage technique ou partiel entre le début du confinement et le mois de mai. Les cadres ont plus souvent travaillé à distance : 80 % des cadres en activité en  mai ont eu recours au moins partiellement au télétravail, contre 35 % des employés et seulement  6 % des ouvriers. Un quart des personnes ayant télétravaillé ont le sentiment que leur temps de  travail a augmenté. Si ces dispositifs ont permis de maintenir les relations d’emploi, au moins à  court terme, pour la majorité des salariés, les jeunes ont été bien plus exposés aux conséquences  de la chute de l’activité économique. 

Pauline Givord, Julien Silhol (Insee).

Avec la contribution de François Beck, Laura Castell, Cyril Favre-Martinoz, Stéphane Legleye, Nicolas Paliod, Patrick Sillard (Insee), Muriel Barlet, Aude Leduc, Philippe Raynaud (Drees)

L’accélération de la pandémie de Covid-19  en France au cours du mois de mars a  abouti au confinement de la population, du  17 mars au 11 mai 2020, avec une restriction des déplacements au strict nécessaire.  La levée de ces restrictions à partir du  11 mai s’est faite progressivement. Si la progression de l’épidémie de  Covid-19 a été contenue, le confinement  a frappé de plein fouet l’économie française. L’activité économique a reculé de  19 % au deuxième trimestre 2020 par  rapport au deuxième trimestre 2019  [Insee, 2020].

Les mesures exceptionnelles de soutien à l’activité, notamment  le recours au chômage partiel, ont  permis d’amortir les conséquences pour  les ménages : la baisse du revenu disponible brut des ménages n’a été que de  2,6 % au deuxième trimestre 2020.Néanmoins, les disparités entre les  ménages sont marquées. L’enquête  EpiCov (sources), dont la première vague a eu lieu en mai 2020, permet  d’analyser les conséquences pour les  ménages du confinement, notamment  sur leur situation financière. 

En mai, un quart des ménages déclare  que leur situation financière s’est  dégradée à la suite du confinement. 

En mai 2020, 23 % des ménages déclarent  que leur situation financière s’est dégradée  depuis le début du confinement. À l’inverse, seulement 2% déclarent que leur  situation financière s’est améliorée, tandis  que pour les deux tiers, elle est restée stable. Cette dégradation est d’autant plus forte  que les revenus des ménages étaient initialement faibles. Parmi les 10 % de ménages  les plus pauvres (ceux dont le niveau de  vie se situait en dessous du premier  décile), 35 % perçoivent une dégradation  de leur situation financière. Cette  proportion est deux fois plus faible pour les  10 % de ménages les plus aisés (figure 1).  Cette dégradation de la situation financière a pu se traduire par des difficultés  concrètes pour de nombreux foyers.  Parmi les ménages qui ont perçu une  détérioration de leur situation financière  au moment du confinement, 42 %  déclarent en mai que « leur situation  financière est juste et qu’il faut faire  attention » (contre 34% pour l’ensemble de la population) , 27 % que leur situation financière est « difficile » (contre  11 % pour l’ensemble de la population)  et 7 % qu’ ils « ne peuvent pas s’en sortir  sans s’endetter » (2 % pour l’ensemble  de la population). 

Cette situation s’explique essentielle ment par la chute de l’activité économique. Ainsi, les retraités paraissent préservés de cette situation, tandis qu’un  tiers des actifs déclarent une perte de  revenu. De nombreux autres facteurs sont également corrélés avec le fait d’avoir  perçu une dégradation des revenus. Alors que  la plupart des commerces (hors alimentaire),  des services personnels et des hôtels-cafés-restaurants ont été fermés pendant le  confinement, les artisans et les commerçants  ont été les plus directement touchés par la  chute de l’activité. Plus de la moitié des indépendants déclarent une dégradation de leur  situation financière. Les ouvriers sont ensuite  les plus affectés, avec 37 % de ménages  déclarant une perte de revenu. Pour les autres  catégories socioprofessionnelles, ces proportions se situent entre 25 % (pour les cadres et  professions intellectuelles supérieures, qui  incluent les professions libérales) et 30 %  (pour les agriculteurs). 

Les ménages avec enfants déclarent plus  souvent que les ménages sans enfant,  que leur situation financière de leur foyer  s’est dégradée depuis le confinement .

Ces écarts observés entre catégories socio professionnelles s’expliquent en partie par  le fait que les mesures visant à maintenir  l’emploi et les revenus ne sont pas accessibles à tous de la même façon. Le recours  au travail à distance facilite la continuité de  l’activité, ce qui explique que les salariés  qui ont télétravaillé (encadré) sont moins  nombreux à déclarer une perte financière  liée au confinement, même une fois tenu  compte de leur situation financière initiale  et de leur catégorie socioprofessionnelle. En  revanche, si le chômage partiel permet de  maintenir la relation d’emploi, la rémunération peut baisser pour les salariés : si la  rémunération en activité partielle ne pouvait  être inférieure au Smic, le minimum garanti  pendant le confinement correspondait à  84 % du salaire net. 

Les ménages avec enfants sont plus  nombreux à déclarer une dégradation de leur  situation financière. C’est le cas de 33 %  d’entre eux, contre 18 % des ménages sans  enfant. Même en tenant compte de l’âge, de  la catégorie socioprofessionnelle, du niveau  de vie et du fait d’être passé par le chômage  partiel ou d’avoir télétravaillé, cette surreprésentation des ménages avec enfants parmi ceux dont la situation financière s’est dégradée demeure. Au moins deux éléments  peuvent l’expliquer. La fermeture des  établissements scolaires, contraignant les  parents à assurer la garde et le suivi scolaire  de leurs enfants, a pu les obliger à restreindre  leur temps de travail. Les droits aux arrêts de  travail pour garde d’enfants ont notamment  été généralisés à la suite de la fermeture des  établissements scolaires. Ces derniers sont  rémunérés par l’assurance maladie, et à  partir du 1er mai, selon les modalités de l’activité partielle, ce qui peut se traduire par une  perte de revenu. De plus, la fermeture des  cantines scolaires a pu entraîner des frais, les  familles ayant dû prendre en charge ces  repas, sans bénéficier des subventions que  constituent les tarifs sociaux. 

En mai, un tiers des personnes en emploi  sont passées par le chômage technique  ou partiel depuis le début du confinement 

Parmi les personnes en emploi avant le  début du confinement, 16 % déclarent en  mai être passées totalement, et 20 % en  partie, par le chômage technique ou partiel (figure 2). Depuis le début du confinement,  le recours par les entreprises aux dispositifs  d’activité partielle ont été facilités. La  réduction d’activité était le plus souvent liée  à des pertes de débouchés [Dares, 2020].  Outre la baisse drastique de la demande, il a pu être difficile pour certaines entreprises de  maintenir des conditions de travail garantissant la sécurité sanitaire, selon les modes de  production et les secteurs d’activité. De  même, à l’intérieur des entreprises, certaines  catégories d’emploi ont été plus directement touchées que d’autres. De fait, alors que  24 % des ouvriers sont passés totalement au  chômage partiel ou technique entre mi-mars  et mai, cette proportion est de seulement  8 % pour les cadres. Cet écart s’explique en  partie par les possibilités différenciées de  recours au travail à distance. 

Alors que 80 % des cadres en activité  déclarent télétravailler la semaine avant  l’enquête (57 % travaillant exclusivement  depuis leur domicile), c’est le cas de 6 % des ouvriers (figure 3). Cependant,  si avant le confinement le recours au télétravail était surtout le fait des cadres [Hallépée,  Mauroux, 2019], ce dispositif s’est élargi à  d’autres salariés avec le confinement. Ainsi,  parmi les salariés qui ont travaillé au moins  une heure la semaine précédant l’enquête en  mai, 28 % des professions intermédiaires et  21 % des employés ont travaillé exclusivement depuis leur domicile. Au total, 28 % des personnes en emploi qui ont travaillé la  semaine précédant l’enquête l’ont fait  exclusivement depuis leur domicile, et 16 %  partiellement. À l’inverse, 56 % ont travaillé  uniquement en dehors de leur domicile. 

Répartition du télétravail par C.S.P.

Parmi les personnes qui ont exclusivement  télétravaillé la semaine précédant l’enquête,  25 % déclarent que leur temps de travail a augmenté pendant le confinement, contre 16 %  parmi celles qui n’ont pas télétravaillé. Même  en tenant compte du nombre d’enfants, du fait  de télétravailler ou pas, ainsi que du genre,  relativement aux autres catégories socioprofessionnelles, les cadres, et dans une moindre  mesure les professions intermédiaires, sont  plus nombreux à déclarer une augmentation de  leur temps de travail depuis le début du confinement. Les salariés passés au télétravail  exclusif sont aussi plus nombreux à déclarer  travailler plus. Néanmoins, sans surprise, la  présence de jeunes enfants dans le ménage  réduit nettement la probabilité de déclarer une  augmentation de son temps de travail. 

Les femmes sont plus nombreuses à déclarer  que leur temps de travail a augmenté : c’est  le cas de 23 % d’entre elles, contre 15 % des  hommes. Cela peut s’expliquer en partie par  la surreprésentation des femmes parmi les  professions qui ont été particulièrement  mobilisées pendant le confinement, comme  les professions de santé, les caissiers ou  encore les enseignants, qui, pour assurer une  continuité pédagogique à distance, ont dû  renouveler profondément leurs modes de  travail. À l’inverse, plus d’un tiers des actifs,  hommes ou femmes, déclaraient que leur  temps de travail avait diminué pendant le  confinement, qu’ils aient travaillé depuis leur  domicile ou non. 

Parmi les jeunes en emploi avant le confinement, plus d’un tiers ne  travaillent pas en mai 

Tous les salariés n’ont pas bénéficié des  dispositifs de maintien dans l’emploi. Parmi  les personnes en emploi au début du confinement interrogées en mai, 3 % ont perdu leur  emploi du fait d’une fin de contrat ou d’un  licenciement, et la très grande majorité  d’entre eux (80 %) n’avait pas retrouvé d’emploi au moment de l’enquête. Plus généralement, 27 % des personnes en emploi avant le  confinement déclarent ne pas avoir travaillé  la semaine avant l’enquête, ce qui s’explique  aussi par la pose de congés ou le recours au  chômage technique ou partiel. 

Les disparités sont marquées selon les  profils de salariés, notamment en fonction  de l’âge (figure 4). Ainsi, 9 % des personnes  en emploi avant le confinement âgées de 15  à 24 ans ont perdu leur emploi contre moins  de 2 % des actifs de 40 ans à 65 ans. Parmi  les jeunes de moins de 25 ans qui étaient en  emploi avant le confinement, 37 % déclarent  ne pas avoir travaillé la semaine précédant  l’enquête en mai. 

Étant les plus à risque d’occuper des  emplois temporaires, les jeunes récemment  entrés sur le marché du travail ont été les  premières victimes de la chute brutale de  l’activité économique. En effet, face à la  baisse de l’activité et à l’incertitude sur  leurs débouchés, les entreprises ont pu  préférer ne pas pérenniser leur main  d’œuvre temporaire (CDD ou intérim) ou  réduire leurs embauches. D’après les  premières enquêtes conjoncturelles menées  par la Dares, fin mars, 11 % des entreprises  déclaraient une baisse de leurs effectifs. En  outre, l’emploi intérimaire s’est contracté de  54 % entre fin décembre 2019 et fin avril  2020 [Maillard, 2020], et les embauches en  CDD pour les dix derniers jours de mars se  situent environ 60 % en deçà de leur niveau  de fin mars 2019 [Milin, 2020]. ■ 

Sources

L’enquête Épidémiologie et conditions de  vie (EpiCov) a été mise en place par la Drees,  l’Inserm, Santé Publique France et l’Insee dans  le contexte de la pandémie de Covid-19. Son  objectif est double : estimer la dynamique de  l’épidémie à un niveau national et départemental et étudier l’effet du confinement et de l’épidémie sur les conditions de vie. 

La première vague de l’enquête s’est déroulée  entre le 2 mai et le 2 juin 2020, à cheval entre  le confinement de la population et le début du  déconfinement. 135 000 personnes âgées de 15 ans ou plus au 1er janvier 2020, résidant hors  Ehpad, maisons de retraite et prisons, en  France métropolitaine, en Martinique, en Guadeloupe et à la Réunion, ont été sélectionnées  dans la base Fidéli 2018 de l’Insee et interrogées. L’enquête s’est déroulée principalement  sur Internet mais aussi par téléphone : le recours  à ce second mode permettant d’augmenter le  taux de participation et d’interroger des per sonnes sans accès Internet ou en ayant un  usage limité, et d’assurer ainsi la représentativité des réponses recueillies. Les niveaux de vie  sont connus grâce à la base Fidéli. 

L’enquête comprend des questions détaillées  sur la situation vis-à-vis de l’emploi (notam ment sur l’activité partielle), les conditions de  travail, en particulier le recours au télétravail  (encadré) et le temps de travail. Afin de  réduire le temps de passation de l’enquête,  certaines questions, comme celles portant sur  l’évolution ressentie du temps de travail, n’ont  été posées qu’à environ 10 % des enquêtés.  Ce sous-échantillon reste représentatif de la  population cible, mais la précision de la  mesure sur ces questions peut être plus faible. 

ENCADRE : Mesure du télétravail

Dans l’enquête EpiCov, il était demandé aux personnes qui avaient travaillé au moins une heure  la semaine précédente si elles télétravaillaient avant le confinement, et pour celles qui n’avaient  jamais télétravaillé, si elles avaient commencé à télétravailler depuis le confinement. Parmi celles  qui étaient dans l’un ou l’autre cas, il était ensuite demandé de préciser si les 7 jours précédents,  elles avaient « travaillé exclusivement depuis leur domicile » (désigné ici comme du télétravail  exclusif), ou si « il leur était arrivé de se rendre sur leur lieu de travail » (télétravail partiel). 

Dans l’enquête EpiCov, en mai 2020, 17 % des personnes en emploi déclarent qu’elles  télétravaillaient avant le confinement. Cette proportion est beaucoup plus élevée que celles  des dernières enquêtes Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques  professionnels (Sumer) et Relations professionnelles et Négociations d’entreprise (Réponse).  Selon ces enquêtes, en 2017, seuls 3 % des salariés pratiquaient régulièrement le télétravail  et 7 % au moins occasionnellement [Hallépée, Mauroux, 2019]. 

Plusieurs raisons expliquent ces différences. Dans l’enquête EpiCov, les questions concernant le télétravail n’étaient posées qu’aux personnes ayant déclaré avoir travaillé au moins une  heure la semaine précédant l’enquête. Or, parmi les personnes s’étant déclaré en emploi,  seulement 73 % ont travaillé la semaine précédant l’enquête. Cette situation peut s’expliquer,  au moins en partie, par le fait que certaines étaient au chômage partiel ou en congés au moment  de l’enquête. Il est cependant probable que les salariés pour lesquels le télétravail n’était pas  possible sont plus à risque de connaître une réduction d’activité, entraînant une surreprésentation des télétravailleurs parmi les personnes qui travaillaient juste avant l’enquête. Néanmoins,  même en faisant l’hypothèse extrême que l’ensemble des actifs qui avaient un emploi mais  n’ont pas travaillé au moins une heure la semaine précédant l’enquête n’ont jamais télétravaillé,  la proportion de télétravailleurs avant le confinement serait estimée à 12 %. Cet écart résiduel  peut provenir aussi d’une différence de mesure : dans l’enquête EpiCov, le télétravail est mesuré  uniquement sur un mode déclaratif. Il peut simplement désigner du travail à la maison, ce qui  ne répond pas à la définition stricte du télétravail dans le Code du travail. Selon celui-ci, le  télétravail correspond au fait de recourir à des technologies de l’information et de la communication pour effectuer, hors des locaux de l’employeur, le travail qui aurait pu être réalisé sur  le poste du travail habituel, ce qui était la définition retenue dans les enquêtes Reponse et  Sumer 2017. À titre de comparaison, dans l’enquête Emploi, 47 % des personnes en emploi  au sens du BIT déclarent avoir travaillé à domicile dans les quatre semaines précédant l’en quête, contre seulement 23 % sur la période équivalente en 2019 [Jauneau, Vidalenc, 2020].  Enfin, les ordonnances sur le travail du 22 septembre 2017 ont assoupli les conditions de  recours au télétravail jusque-là limité à une pratique régulière et conditionné à une mention  dans le contrat de travail ou en avenant à celui-ci (article L1222-9). Si des enquêtes spécifiques seront nécessaires pour le vérifier, il est possible que ces ordonnances en aient favorisé la  pratique, au moins occasionnelle, d’autant plus que la fin de l’année 2019 a été marquée par  des grèves longues des transports qui ont pu accélérer le recours au travail à distance.

Définitions

Le niveau de vie est égal au revenu disponible  du ménage divisé par le nombre d’unités de  consommation (UC). Le niveau de vie est donc  le même pour tous les individus d’un même  ménage. Les unités de consommation sont  généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue  1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC  aux autres personnes de 14 ans ou plus et  0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. 

Si on ordonne la distribution des niveaux de vie, les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales.  

Ainsi, le premier décile est le niveau de vie  au-dessous duquel se situent 10 % des  niveaux de vie ; le neuvième décile est le  niveau de vie au-dessous duquel se situent  90 % des niveaux de vie. L’activité partielle est un dispositif qui permet  à l’employeur en difficulté de faire prendre en  charge tout ou partie du coût de la rémunération  des salariés. Pour réduire les conséquences  économiques liées à la crise sanitaire, le décret  n°2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité  partielle a largement étendu la possibilité de recours à ce dispositif, réduit le délai d’acceptation et augmenté l’allocation compensatrice  versée aux entreprises. Pendant la période de  confinement, un salarié en activité partielle percevait au minimum 70 % de sa rémunération  brute (environ 84 % du salaire net), sans que  ce montant puisse être inférieur au Smic. 

 Pour en savoir plus  :  Insee Première figure dès sa parution sur le site internet de l’Insee. https://www.insee.fr/fr/statistiques?collection=116 :

Des données complémentaires sont disponibles en téléchargement avec cette  publication

• Jauneau Y., Vidalenc J., « Durée travaillée et travail à domicile pendant le confine ment : des différences marquées selon les professions », Insee Focus n° 207,  octobre 2020. 

• Bajos N. et al., « Les inégalités sociales  au temps du Covid-19 », Questions de  santé publique n° 40, IReSP, octobre 2020.  

• Warszawski J. et al., « En mai 2020, 4,5 %  de la population vivant en France métropolitaine a développé des anticorps contre le  SARS-CoV-2. Premiers résultats de l’enquête nationale EpiCov », Drees, Études  et Résultats n° 1167, octobre 2020. 

• Albouy V., Legleye S., « Conditions de vie  pendant le confinement : des écarts selon  le niveau de vie et la catégorie socioprofessionnelle », Insee Focus n° 197, juin 2020. 

• Dares, « Activité et conditions d’emploi de  la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire  Covid-19, Synthèse des résultats de l’enquête flash – juin 2020 », 2020. 

• Maillard S., « L’emploi intérimaire recule de  40,4 % au 1er trimestre 2020 », Dares Indi cateurs n° 018, juin 2020. 

• Milin K., « Forte contraction des embauches  et des fins de contrat au premier trimestre  2020 », Dares Indicateurs n° 023, juillet 2020. • Insee, « Au deuxième trimestre 2020, le  revenu brut disponible des ménages recule  mais le taux d’épargne bondit », Informations Rapides n° 216, août 2020.  

• Hallépée S., Mauroux A., « Quels sont les  salariés concernés par le télétravail ? »,  Dares Analyses n° 051, novembre 2019. 

• Pisarik J., Rochereau T., Célant N., « État  de santé des Français et facteurs de  risque. Premiers résultats de l’Enquête  santé européenne-Enquête santé et protection sociale 2014 », Études et Résultats  n° 998, Drees, mars 2017.

Direction Générale : 88 avenue Verdier 92541 Montrouge Cedex 

Directeur de la publication : Jean-Luc Tavernier 

Rédactrices en chef : A. Goin, S. Pujol 

Rédacteurs : C. Tchobanian 

Maquette : B. Rols, R. Pinelli Vanbauce Code Sage : IP201822  – ISSN 0997 – 3192 (papier) – ISSN 0997 – 6252 (web) – © Insee 2020 

 

L'éditorial

Éditorial : un T4 décisif.

« Par chance et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir… dans la beauté, » chantait déjà Gilles Servat dans les années 70, lors de la tournée magique qui avait consacré la nouvelle culture bretonne.

JE DORS EN BRETAGNE CE SOIR
Les pommiers fleuris du printemps
Et la grêle de temps en temps
Sur les talus la blanche épine
La tige fine qui s’incline
Les ajoncs de La Roche-Bernard
Beauté prise dans un regard
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
L’abeille sur le liseron blanc
Et en surface d’océan
L’évanouissement des vagues
L’ombre d’un chemin qui zigzague
La graine des genêts craquant
En plein midi au bord des champs
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
Les bruines de l’arrière-saison
Voilant des ports sans horizon
Une sirène qui résonne
Portant mélancolie d’automne
Le galop fou du vent salé
Sur l’infini des monts d’Arrée
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
L’onglet du pécheur étripant
Le poisson sur le pont glissant
L’alignement mégalithique
Que fait reluire la pluie oblique
Et un peu de neige parfois
Qui blanchit l’ardoise des toits
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
Dans la beauté.

Lorsque j’anticipe ce 4e trimestre 2020, de beaux événements s’annoncent encore pour notre association B.C.N. Ainsi, si le plan se déroule comme prévu, nous serons avec Christine en « première ligne » le 6 Octobre, au Rotary Club « Le Téméraire » pour un échange informel, les plus prometteurs, comme chacun sait. Gare cependant aux accidents de Louboutin.

Le rendez-vous du 8 Octobre avec Océane Charret-Godard 8e vice-présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, en charge de la formation continue, des mutations économiques, …n’a quant à lui, n’a pas encore été confirmé, mais comme chacun sait, plus la barre est haute, plus il faut d’élan. Et sur ce point, nous n’allons rien lâcher.

Le 14 Octobre, s’il y a bien un adhérent de BCN qui attend beaucoup de votre verdict, c’est bien Jérôme ! Ce rendez-vous est SON rendez-vous : c’est le voyage d’une pensée citoyenne et rigoureuse, à travers les voiles de Shéhérazade. La vérité que l’on nous inculque est partielle, voire intentionnellement travestie : comment s’y retrouver, se forger une attitude citoyenne ? Certains esprits chagrins – chafouins – diront que là n’est pas notre sujet : nous prétendons le contraire : A l’heure de la tromperie généralisée, l’action de dire la vérité, est en soi un acte révolutionnaire. (George Orwell).

Peu de temps après, il nous faudra organiser un transport à Beaune, pour les 12 jeunes qui nous attendent pour un entretien « Garantie Jeune » : « quand ils voient le planning avec la journée « simulation d’entretien », ils ne sont guère enchantés. Ils stressent, s’inquiètent de ne pas y arriver. Après l’exercice, ils sont tous ravis. Ils vous trouvent (le binôme) très professionnel, ils se rendent compte que vous n’êtes pas là pour les déstabiliser. Ils aiment beaucoup cet exercice. C’est très formateur. « 

Ce qui m’étonne encore, c’est que les personnes extérieures apprécient plus la richesse de l’exercice que nos propres adhérents : pourtant, la poignée de personnes qui mène ce type d’entretiens sait bien ce qu’ils demandent de concentration, d’attention, de diplomatie, de psychologie, et disons-le, de perspicacité, pour utiliser « le fusil à tirer dans les coins ». Conclusion : si j’étais adhérent de BCN, je demanderais sur le champ, une simulation d’entretien !

Voici – déjà- le 29 Octobre, et la plénière de BCN : nous avons invité le CIBC, qui nous a répondu favorablement. Il restera à confirmer ce rendez-vous pris longtemps à l’avance. Mais pour les adhérents de BCN, notez bien que vous avez « interrogation/Question de cours » : https://www.elaee.com/2014/10/10/21698-34-petits-trucs-reussir-entretien-dembauche

Agréable mois d’Octobre à tous !

L'éditorial·Nos projets

Plénière BCN N°127 : Pleine jauge !

C’était une confirmation : vous êtes de retour ! Avec 15 personnes dans une salle pouvant contenir 16 places, nous avons frôlé la correctionnelle… Comme des discussions récentes ont porté sur la façon de gérer et d’animer ces réunions plénières, nous avions retenu une formule 50/25/25 : 50 % du temps consacrés à la présentation des participants, alimentés par les échanges.

L’ouvrage offert par l’auteur à notre ami Jef.

Présentation par Jean-François du Livre de Pascal Lorne : « 10 jours hacker le travail ». Ou comment rendre au travail un autre attrait que celui originel de « tripallium » : instrument de torture.

 I. Tour de Table – Échanges.

Alexandre, qui se prête au rôle de gardien du temps, précise qu’il ne s’agit pas d’un véritable pitch ; celui–ci se doit d’être construit en fonction d’un but à atteindre, où le contenu s’étage autour de 5 à 6 items essentiels, facilement discernables par votre interlocuteur, et limitant les énumérations à 3 maximum. Pourquoi ? Si vous ne vous y perdez pas vous-mêmes, votre auditeur ne vous suivra pas…

Alexandre : ingénieur généraliste, devenu après un parcours dans différents domaines, mais aussi aux conséquences de la crise des subprimes (2008 – 2011) Inspecteur des Finances. Bénévole à BCN, à la fois pour partager son expérience, son expertise et témoigner. Membre du Bureau de BCN.

Danièle : De formation comptable, puis DAF, elle passe un Master de pédagogie, enseigne à l’Afpa, puis acquiert une formation hôtelière, bifurque vers les EHPAD, et devient directrice, effectue plusieurs missions dans ce type d’établissement. En 2021, elle se prépare à proposer des missions de transition en portage salariale. Danièle s’est constitué une « niche » à laquelle elle croit. Membre de Bureau de BCN.

Fabienne : ancienne DRH, elle a connu des reprises, des restructurations industrielles dans plusieurs secteurs. La formation Master 2 QVT lui a ouvert quelques missions, mais elle choisit de se former au droit maritime, rejoindre la société de son conjoint, qui commercialise des logiciels de navigation. Membre du Bureau.

Antoine : 100 % Orange, spécialisé dans le déploiement de Produits et services Réseau, retraité depuis 2016, Membre du Bureau.

Jean-Louis : il  a quitté son activité industrielle, pour se consacrer à ses activités immobilières, gère et fait évoluer des immeubles, il est membre de l’U.N.P.I. (propriétaires immobiliers) et participe à CTP 21.

Jean-François : (Jef) a été adhérent quelque temps à BCN, à peu près au moment où il quittait son poste d’ingénieur à Valduc, pour devenir coach. (Il va être certifié dans quelques mois). C’est Jean-François qui nous présente tout à l’heure l’ouvrage « hacker le travail », en vue de susciter de l’apport d’information et des échanges entre les membres de BCN, selon une ancienne tradition su groupe de parole APEC.

Said : s’est présenté à nous sur recommandation de Nadine, il y a un mois. Après avoir œuvré dans la production industrielle à Vesoul, il s’est orienté vers la formation, est devenu formateur à l’IRTESS, et propose maintenant des sessions bénévoles aux membres de BCN. Dans quel ordre, avec quels horaires et quelle jauge (!), ce travail de mise au point et de priorisation des ateliers ne fait que commencer. Merci à Saïd d’avoir commencé à formaliser une proposition. Ainsi, on pourrait commencer par un atelier de prise de conscience de :

  • ce qu’ils souhaitent (le poste recherché, en rapport avec leur équilibre de vie), c’est-à-dire éviter de se précipiter sur le premier poste, ou le faire en mesurant bien les conséquences.
  • .Être au clair avec le bassin de l’emploi et de l’attendu des recruteurs
  • Peut-être faire un atelier sur l’estime de soi, confiance en soi, … En utilisant les softskills par exemple
  • On peut aussi utiliser un outil permettant de structurer la pensée (les six chapeaux de Bono).  https://www.lescahiersdelinnovation.com/les-six-chapeaux-de-bono/ ) qu’on peut adapter à la recherche d’emploi
  • Voici ce que Saïd peut nous proposer pour le moment, on pourrait partir sur des ateliers de 1h à 2h, à savoir que c’est des ateliers qui durent 3h30 minimum. On peut partir sur le principe que l’idée est de les faire réfléchir sur ces points et par la suite peut-être on pourra organiser des ateliers de 3h30.

Christine B. : a dû abandonner son métier de RH Recrutement, suite à un grave accident de voiture : elle a consacré du temps à définir son projet de coaching, « Chouette Consulting », qui s’appuie sur le yoga, la maîtrise de la respiration. Son été a été bien occupé avec la fin de sa formation de Thérapeute Conjugale et Familiale systémique reportée à la dernière semaine de juillet. L’examen réussi et voilà donc avec une nouvelle activité en plus du Coaching Personnel et professionnel et de l’Hypno thérapie. Outre la plénière de BCN ce soir, deux autres sont prévues l’AM à Beaune pour l’association 60000 Rebonds, dont elle est membre et accompagne 1 entrepreneur en rebond et le soir celle des Parcs de la Toison d’Or où elle fait partie désormais du Conseil d’Administration.  En tant que membre de 60.000 Rebonds, elle souhaite faire découvrir cette association à BCN, avec l’aide et la complicité d’Hélène N. de « Clés d’avenir », autre adhérente, qui a créé son activité il y a un an.

Nadine nous est arrivée il y a 3 ans de la région grenobloise : elle a commencé à mi-temps comme formatrice IRTESS, puis est devenue Directrice de Binôme 21. Elle est toujours membre de BCN, dont elle apprécie la patience et la bienveillance. Nadine signale que Binôme 21 a libéré des locaux permanents à la M.D.A., et pense que notre demande du 12 février 2020, réitérée à de nombreuses reprises oralement depuis, a cette fois de bonnes chances d’aboutir, ce qui multiplierait nos possibilités d’accueil et de formats d’atelier.

Pascal : il s’était présenté à nous, lors de la « dernière plénière avant confinement » : ancien Directeur d’Habitat social en région parisienne, il a été victime des effets de la Loi Notre, et de ses regroupements. Désireux de prendre du recul, il s’investit dans les Restos du Cœur, s’intéresse aux ONG, et souhaite aide et conseils auprès de BCN dans ses recherches.

Nathalie : a suivi son conjoint en BFC, selon leur projet de vie, et recherche un poste de maîtrise d’ouvrage du S.I. De formation scientifique, elle n’est pas une informaticienne au sens technique, et s’est heurtée lors de certains entretiens au symptôme du « mouton à 5 pattes, payé au lance-pierres et parlant albanais ». Nathalie participe au groupe de co-searching APEC, croit à la mise en commun des réseaux, à la nécessité de chasser en meute : elle est prête à expérimenter le story-telling, et le recrutement inversé, que nous avons appris à Talent-Campus.

Hervé : tout nouvel arrivant, puisque rencontré ce matin même à Pôle-Emploi à Quétigny, il vient mettre en commun son réseau, rechercher des recommandations, mettre en commun ses connaissances et compétences en travail collaboratif. Bienvenue à Hervé !

Françoise : arrivée du Nord de l’Yonne il y a bientôt 1 an, elle s’est fait rapidement remarquer par son énergie, la volonté d’avancer dans son projet professionnel. De son parcours de 17 ans de gestion de projet : avoir imaginé, monté, géré puis fait vivre et cédé son projet de crèche, garderie dans sa communauté de communes, Françoise a acquis de solides compétences dans les domaines Budget, RH, Négociation, gestion, suivi… qu’elle entend valoriser maintenant dans l’ESS.

Xavier : Retraité de l’INSEE, c’est nôtre Chargé de Mission « Appui aux recherches sur les Entreprises » : son expérience est vaste et diverse. Elle s’adosse notamment à des expériences de reclassement dans la Nièvre et la Saône et Loire. Xavier est toujours de bon conseil en management, et préconise de chasser « en meute », favorise les micro-communautés, électroniques ou non.

Hélène : notre psychologue clinicienne, formatrice agréée, accompagnatrice lors de nos simulations, qui possède un cabinet de consultation en libéral spécialisée dans le post-traumatique, les violences et les addictions, Hélène a apprécié BCN lors de son arrivée à Dijon, pour déterminer son nouveau projet professionnel. Elle est bénévole pour nous aider quand son agenda le permet.

II. Évaluation des formes de Soutien et d’aide à la recherche d’Emploi.

L’étude « Diagoriente » nous a été présentée comme une opportunité de partenariat avec la start-up éponyme, par Malika, qui nous demande maintenant notre appui auprès des associations amies qui accompagnent des publics PIC. (Niveau bac maxi). Ce n’est pas notre public, ce qui n’empêche que nous allons relayer ce projet afin d’en bénéficier à notre tour, quand l’action sera étendue. Notamment, nous vous demanderons à ce moment-là, ce que vous pensez des formations AEC et Evolve. Pour le moment, nous allons aiguiller Raphaëlle Gaillard (de Diagoriente) vers les bonnes associations et les bons relais.

III. Présentation par Jef du Livre « Hacker le travail ».

Jean-François se prête au jeu de présenter le Livre de Pascal Lorne, ouvrage qu’il a reçu directement de l’auteur suite à une contribution en ligne. Idéalement, il aurait fallu appuyer la présentation de Jean-François de son support diapositives.

Les 10 propositions de  Pascal Lorne sont connues, et ont été adressées aux adhérents de BCN avec l’invitation : nous proposons par conséquent de compléter par la publication LinkedIn de ce nouveau support.

Retenons simplement que ce débat n’est pas clos : d’autres voies sont possibles ! Ainsi l’adoption de l’extension de la Loi « Territoires Zéro Chômeur Longue Durée » a-t-elle été adoptée à l’unanimité la semaine dernière à l’Assemblée Nationale. Nous en dirons plus dans un prochain Numéro, avec la complicité de Pascal !

Dans notre blog, vous trouverez très prochainement une Fiche de Lecture de « A la ligne » de Joseph Pontus, qui vient d’être bombardé de Prix Littéraires, et décrit l’enfer de l’intérim sous-qualifié dans l’univers des conserveries et abattoirs industriels.     

Petit rappel sur l’agenda : 1er Octobre, la Journée des Recruteurs.

Le 6 octobre : Accueil de Christine et Antoine au Rotary-Club « le Téméraire » de Clémenceau.

Le 8 Octobre : rendez-vous avec Mme Océane Charret-Godard.

Le 14 Octobre : A 18 H – Salle de Conférences M.D.A. 1er étage. « Les risques climatiques » par Jérôme Chabot, Ingénieur agronome, Membre de BCN.

   

L'éditorial·Nos projets·Prospective

Éditorial : Le pas de coté.

Une fois n’est pas coutume : le mercredi est le plus souvent consacré à la rubrique « Culture – Cinéma » : mais nous y reviendrons ! Pour le moment, la priorité est à la prospection. Des réflexions étaient déjà en cours, et nous les avons abordées lors de la plénière de Jeudi dernier. Il s’agissait de définir la meilleure manière d’exploiter les spécificités de B.C.N. compte tenu du contexte spécial de la Covid 19, et de l’annulation de la plupart des manifestations prévues.

Nous avions déjà défini ensemble que la meilleure façon de légitimer les candidatures de nos adhérents était le storytelling : c’est ainsi qu’est née l’idée du « Pas de Coté ». Encore une fois, le concept émane d’un homme d’expérience, qui l’a expérimenté de son coté, et pour les fouineurs, ils pourront vérifier que nous y avions consacré un article de Claude en début d’année.

Une seconde considération provient de l’expérience réussie à Talent-Campus : (merci à toute l’équipe,) expérience que l’on appelle « recrutement inversé ». De quoi s’agit-il ? Après découverte et assimilation du curriculum vitae du candidat, un professionnel prend sa place : le candidat devient recruteur, et inversement. Et là, un phénomène étonnant se produit : le candidat prend conscience de sa propre valeur, à travers les réponses et les arguments utilisés par son avatar, qui vont mettre en avant sa polyvalence, sa flexibilité, son avoir-être… bref, ce que l’on appelle généralement les softskills. D’où la prise de conscience que « mes talents sont bien plus étendus que ceux auxquels j’avais pensé, puisqu’un professionnel arrive à faire feu de tout bois, et être crédible en « Me » parlant de « Mon » métier, à Moi qui le connais mieux que lui. Réconfortant pour l’estime de soi, n’est-ce-pas ?

Troisième argument : l’efficacité des binômes, telle que la souligne régulièrement Jean-Louis, qui participe régulièrement aux campagnes de CTP21, dont le but est de récolter « à la volée » des missions pour les adhérents, lors de ratissages géographiques de zones d’activités. Bien des personnes pourraient trouver cette démarche contre-intuitive, (pas de prise de rendez-vous, peu de connaissance préalable des clients visités, etc.) mais ça marche ! Mais comme toujours, les raisons « de ne pas faire » l’emportent toujours sur celles de se lever de son siège et d’aller au front. A la réflexion, je me dis qu’il y a une forme d’émulation dans le binôme, – une dynamique, dirait Xavier – et que cela doit bien générer des opportunités sur le terrain.

Nous en étions là, quand Nathalie nous a alertés sur la démarche « tribu » de nos amis de l’APEC : en deux mots, ils nous ont devancés ! Autant le reconnaître, et apprendre de cet essai : le réseautage et le storytelling sont les deux leviers que nous utilisons de manière parallèle, à nous d’enrichir notre propre Plan d’Action. Non pour faire concurrence (ce qui n’aurait aucun sens : Élève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux*.), mais pour proposer autre chose, de plus proche de nous.

La Tribu de l’APEC

Il y a du pain sur la planche ! Tout d’abord, il convient de « raconter l’histoire » de Jérôme : sa Conférence Enjeux écologiques. Nous sommes presque prêts, il reste à définir une « cible » pour l’invitation à la répétition, et ensuite à s’adresser à nos organisations amies, à l’Éducation populaire, aux communes un cycle de ces conférences. Une réunion de travail est prévue demain.

Un accueil favorable a été reçu aujourd’hui de la part d’Orange Solidarités pour « parrainer » les réunions de rapprochement entre BCN (Bourgogne) et FACES (Franche-Comté). Les arguments en faveur de ce rapprochement sont nombreux : nous sommes la même Grande Région, et sommes loin de nous adresser au même public ! Cependant, là aussi, la circonscription territoriale de l’APEC est la même. Conclusion : le groupe Marketing – Storytelling dont nous avions évoqué la création aurait les mêmes ambitions dans les 2 anciennes régions. Et nous n’oublions pas les renseignements fournis par Alexandre à propos des associations de Lyon. Qui pour aider à constituer ce groupe, et comment faire en sorte que ses avancées profitent à l’ensemble de BCN, et pas seulement aux initiés ?

Nos relations avec Pôle Emploi se structurent et progressent : ainsi, notre quatrième entretien « Garantie Jeunes » s’est déroulé aujourd’hui, avec un retour unanime des candidats, des partenaires et des bénévoles. Une action à renforcer donc, puis à relayer en direction des autres Missions Locales, qu’il s’agisse de cadres ou de tous publics. Comme cela a été souligné : « nous apprenons toujours quelque chose d’un entretien », à commencer par l’oubli du contexte , au profit d’une relation valorisante, humaine et bienveillante, porteuse de confiance en soi. Nul doute que nous validerons demain avec Mme Saïmi, les mêmes principes pour la rencontre prévue le 22 Septembre à la mission locale Cadres de Quétigny.

  • Film de Carlos Saura de 2007.

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Plénière BCN N°126 : Stratégies pour le Jour d’après.

Quand on a envie de souhaiter du bien à quelqu’un… il  existe plusieurs manières de procéder : sur notre territoire hexagonal, l’une d’entre elles porte le nom du Général Cambronne. A ce sujet, la meilleure anecdote sur ledit général est à mettre au crédit de Jean Yanne : « Cambronne, Cambronne… encore un qui ne mâchait pas ses mots, heureusement pour lui ! ».

Lors de notre plénière d’hier soir (nous étions douze), nous avons évoqué nos sujets habituels, mais nous avons eu également l’occasion de dire – ou ne pas dire – le mot de Cambronne :

  1. Le Tour de Table et les échanges.

A Juliette, tout d’abord, qui passait ce matin un entretien pour une entreprise de Nancy, d’où elle vient précisément, pour suivre son conjoint. Diplômée d’une école de commerce « moyenne », elle possède une expérience de 15 ans dans le marketing, et au moment de quitter son entreprise nancéienne, a réussi à devenir prestataire de service en tant qu’entrepreneur pour son ancien patron. Juliette nous est arrivée grâce à Nathalie, suite à une rencontre virtuelle à un atelier de l’APEC. En termes de marketing, Juliette constitue l’opportunité d’activer un réseau collaboratif en Franche-Comté, et nous avons bien l’intention de nous en saisir !

Il semble bien d’ailleurs que nos premières actions soient couronnées de succès, car Orange Solidarités partage cet objectif de réseautage, et dispose de correspondants bien en place. M… donc, pour Juliette et son entretien de ce matin, et collectivement à nos projets futurs. Et aussi, merci pour ce moment d’émotion sincère que nous avons partagé, si rare dans nos sociétés policées.

Le second participant à qui nous avons dit le mot de Cambronne, c’est bien évidemment Yannis : huit mois se sont écoulés depuis son recrutement, et voici que la chrysalide est devenue papillon. C’est un jeune homme debout, affirmé, sûr de lui qui prend aujourd’hui son destin en mains. Inscrit à l’Université BFC en Histoire, il n’attend pas le résultat de son oral de concours. A la question de Fabienne : « Mais que se passera-t-il si tu es reçu ? » la réponse a fusé, comme on les aime : « eh bien, dans ce cas, tant pis pour l’histoire ! » Décidément, ce garçon est sur la bonne voie !

Le troisième visage (nouveau) de ce soir est Saïd, présenté par Nadine, qui l’a rencontré lorsqu’elle travaillait à l’IRTESS. Saïd a longtemps travaillé dans le domaine de la production à Vesoul, puis par évolution interne est devenu formateur dans ce domaine pendant 7 ans à l’Afpa, – à BCN, nous aimons bien l’Afpa -, et du coup, voici la réaction de Saïd : « Je suis parti en bons termes avec eux ». Cela tombe bien : car Saïd se propose de partager avec nous ses compétences de coach, son réseau franc-comtois (Vesoul, Besançon, Saint-Vit, Dôle), soit lors des plénières lorsqu’il est présent à Dijon, soit lors des ateliers visio dès qu’un noyau sera constitué.

Enfin, nous accueillons Zelina, qui nous vient de l’entreprise Strategic Event, elle-même acquéreur de la structure d’organisation de marketing événementielle dont elle était la co-associée. L’arrêt quasi-total des manifestations du 1er semestre a débouché sur un licenciement économique, et maintenant il s’agit de remettre très vite le pied à l’étrier : candidature cette semaine pour un poste vacant à la Ville de Dijon, tout est à faire ! Christine notre présidente prend Zélina en charge pour assurer l’échéance, et comme on dit dans le bâtiment : « Pour les finitions, on va attendre d’écouter sécher la peinture ».

Fabienne nous explique ensuite qu’elle a exercé quelques missions au cours des derniers mois, sur ses compétences de DRH – QVT, en partie en raison du ralentissement du trafic maritime lié au Covid, trafic auquel s’intéresse son mari, qui a développé une entreprise de commercialisation et de développement de logiciel. Cependant, les perspectives de la rentrée s’avèrent meilleures pour le trafic maritime, et du coup, une partie de l’activité prévue dans les nouveaux contrats pourrait inclure des prestations dédiées dévolues à Fabienne. Encore une fois, M… donc.

Christine nous raconte comment elle est arrivée à BCN, puis en a pris la présidence, puis s’est appliquée à elle-même les contenus de l’enseignement A.E.C. – pour Action Emploi Compétences – que nous avons développés et enrichis grâce à nos amis de Cesson (35) qui ont une expérience de 20 ans dans le domaine. Christine est maintenant épanouie dans son poste de juriste sociale dans un syndicat d’agriculture ; elle vient par ailleurs de créer une structure affiliée à R.P.B.O. (reconstruction Post Burn Out) et finalise ses premiers accompagnements en vue d’une prochaine certification.

Nathalie, arrivée à BCN il y a 1 an, pour suivre son conjoint, possède une solide formation dans le domaine de la « maîtrise d’ouvrage des systèmes d’information », et passée une première période où elle a travaillé son CV, testé différentes formules, chronologique, par expérience, par blocs de compétence, elle s’est placée en recherche active depuis le début de l’année. Elle reconnaît la difficulté de se constituer un réseau, que BCN essaie de corriger en « faisant feu de tout bois ». Les prochaines journées qui vont dans ce sens ; sont le 1er octobre, Journée des Recruteurs, les 2 et 3 Novembre, celles de l’APEC. Néanmoins, Nathalie obtient des contacts, regrette l’imprécision des appels à candidature, (le recruteur ratisse large, parce qu’il n’a pas suffisamment défini ses besoins), et enfin la tendance à « recruter des moutons à 5 pattes payés au lance-pierres », selon l’expression de Christophe. (A propos de l’obligation de parler 5 langues – dont l’albanais – pour un responsable de chantier bâtiment). A regret, elle a dû décliner une offre qui ne correspondait pas à son projet de vie, du fait des nombreux déplacements.

Nadine, arrivée il y a 3 ans, en même temps que Gilles, est allée « au front » dès le 1er jour, et a tenu le stand de BCN au salon du Bien Vieillir ; cela lui a d’ailleurs plutôt bien réussi, puisqu’elle a dans un premier temps trouvé un travail à l’IRTESS, et maintenant à Binôme 21. Elle reste à BCN où elle se trouve bien, car elle y apprécie : la présence, l’accompagnement et la bienveillance. A part SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage) qui est une Fédération, nous sommes la seule structure autonome généraliste : c’est-à-dire que nous définissons nos actions, nos partenaires, et mettons ensuite tout en œuvre pour obtenir des financements.

Alexandre nous parle de son expérience du marché du travail « post-subprime », et de la tendance à botter en touche des DRH à cette époque, dès lors que l’on n’était pas exactement le profil prévu (ingénieur généraliste) ; dans son cas, il a été promené de service en service, d’une expérience à l’autre, jusqu’au moment de trouver son épanouissement avec le concours d’Inspecteur des finances. Alexandre se voit comme un « témoin » désireux d’apporter son expérience et ses excellentes facultés d’analyse et de synthèse. C’est un bénévole précieux pour BCN.

Gilles nous fait part de ses difficultés liées à la santé de Madame, qui pèsent parfois sur leur moral à tous les deux ; il faut dire que le traitement est pénible et pourrait avoir des conséquences sur le travail de professeur de son épouse. Évidemment, nous souhaitons tout le meilleur en vue d’un prompt rétablissement, et décochons une nouvelle fois le mot de … qui vous savez. Cadre de terrain et responsable de la conduite d’activité à la SNCF, Gilles est « pointu » dans les rapports humains.Malgré ses incertitudes, Gilles pense néanmoins pouvoir être présent à notre journée d’entretiens à la Maison Familiale Rurale de Beaune le 9 Septembre, dans le cadre  de la Garantie Jeunes. Nous réalisons ces entretiens de manière bénévole, et ils sont perçus par la MFR comme très professionnels, car : nous sommes extérieurs, nous sommes expérimentés, nous sommes BIENVEILLANTS. Nous avons imaginé que ces rendez-vous mensuels puissent être proposés à titre d’exercice pour d’autres volontaires de BCN : il s’agirait d’une variante de nos simulations d’entretien, toujours disponibles sur demande.

2. LA SUITE.

Antoine fait ensuite le point de la campagne d’été (les subventions sont une quête de reconnaissance et demandent un professionnalisme croissant), qui vient de se dérouler, et annonce les perspectives du quadrimestre :

  • 4 dossiers ont déjà été déposés en bonne et due forme : un en ligne My Dijon, un en ligne Conseil Départemental, 2 Cerfa (papier) pour la Métropole et la Région.
  • En synthèse, ces dossiers visent à financer 3 emplois de Volontaires en Service Civique, destinés à soutenir nos efforts de formation digitale, et la communication de l’Association. Les Volontaires sont tout d’abord apprenants dans nos formations AEC, puis relaient leurs acquis auprès des personnes moins à l’aise sur le numérique.
  • Un agenda partiel est présenté dans le présent compte-rendu : les échéances du 9 Septembre, du 22 et 24 septembre apparaissent ci-dessous.  Concernant la date du 1er octobre, après un contact avec Philippe Le Bel (de RH-Solutions), voici la réponse qui nous est parvenue ce jour.

Pour répondre à tes questions:

  • Il est possible de s’inscrire aux prochaines visioconférences sur le portage salarial sur notre page:

https://www.rh-solutions.com/agence/bourgogne/rh-solutions-dijon.html

  • Nous pouvons rencontrer les personnes de votre groupe qui le souhaite lors de la journée du Village des Recruteurs. Qu’elles n’hésitent pas à me passer un petit mot auparavant pour fixer une heure de rdv.
  • Je recommande aux personnes en recherche de poste de s’inscrire sur la plateforme du « Village des recruteurs » où elles trouveront les informations concernant les entreprises présentes, les postes proposés et déposer leur CV. http://www.levillagedesrecruteurs.fr
  • Nous pouvons également, comme par le passé, organiser avec les personnes intéressées, une réunion d’information en vos locaux ou en nos bureaux.
  •  A bientôt, Amicalement


Philippe Le Bel

Développement Commercial et Communication

RH Solutions Dijon
Tél: 06.78.89.65.84
Mail: lebel@rh-solutions.co

3. Vers un groupe Marketing – Storytelling à BCN ?

Au cours des échanges du 1er semestre, et encore cet été, il est apparu que le fait « de présenter avec bienveillance et acuité les compétences d’un autre candidat apporte une crédibilité supplémentaire à cette candidature, surtout si l’éloge est sincère et bien ficelé ». D’où cet échange, qui devra faire l’objet d’une validation de l’organe de gestion (le bureau) et d’une proposition à l’Assemblée Générale. Pour mémoire : plénière de septembre : le Mardi 22 Septembre. Octobre : le jeudi 29 Octobre. Novembre : le Jeudi 19, pour clore en beauté avec notre AG ordinaire le mardi 15 Décembre. Une alternance parfaite, si nos réservations marchent. A vos masques !

L’Ours.
Actualités & News·L'éditorial

Éditorial : à vos tablettes !

Voici une nouvelle qui devrait faire plaisir à tous ceux qui « rongeaient leur frein » : l’heure de la reprise est pour bientôt ! Et plus précisément, B.C.N. vous donne rendez-vous pour une plénière PHYSIQUE le jeudi 27 Août à partir de 17 h 30, et jusqu’à 20 heures. Pourquoi cet horaire étendu ? Un certain virus… pas de dessin : le port du masque sera obligatoire, durant le temps de l’installation dans la grande salle du rez-de-chaussée de la Maison des Associations, la R03. C’est pourquoi la disposition de la salle, avec respect des distances minimales, prendra un certain temps.

Et pour finir sur cette question de Covid 19, le port du masque durant toute la durée de la réunion est ensuite sous la responsabilité du bureau : autant dire que la qualité de l’aménagement obtenu dans la salle de réunion sera décisive. C’est pourquoi nous comptons sur votre sens des responsabilités… et sur vos biceps !

Mais ce n’est pas tout : la question centrale de l’ordre du jour sera l’animation. Que voulons-nous faire de ce prochain quadrimestre ? Nombre d’idées et de suggestions circulent, quelques dates ont été arrêtées et validées. Malgré tout, l’agenda n’est pas suffisamment copieux, en raison des événements annulés. A nous de nous retrousser les manches, pour bâtir ce plan de contacts qui valorise A LA FOIS, les membres de BCN à titre individuel, en portant attention à leur projet professionnel, et le collectif qui fait votre pedigree « BCN, voilà des gens qui prennent leur destin en mains… »

Un dernier mot : nous sommes assurés de bénéficier de la présence d’un ou plusieurs invités. C’est donc pour nous tous l’occasion de faire découvrir l’association, à vos relations, vos connaissances, vos amis… A vous de jouer !

L’Ours.
Actualités & News·L'éditorial·Prospective

A quoi sert B.C.N. ?

En pleine préparation des dossiers budgétaires 2021, je me suis intéressé à nos (premiers) débats fondateurs ; beaucoup d’éléments-clés étaient déjà présents en 2015, beaucoup de péripéties intervenues depuis, s’expliquent par des débats non tranchés ou demeurés flous dès l’origine. A la lumière de ces échanges déjà virulents et passionnés, nous organiserons fin août une plénière (à 10 ?) et une visio pour se synchroniser à nouveau sur notre fil rouge.

Les fondations.

Atelier du 29 Janvier 2015 destiné à éclairer les choix de BCN sur l’intérêt de créer une Association.

Le paysage administratif et règlementaire.

La dernière réunion de BCN a mis en évidence les nombreux tâtonnements, regrets, retours des participants aux réunions sur le devenir du collectif. Selon Olivier Rouillard, beaucoup des orientations et/ou problématiques soulevées par le questionnaire avaient déjà été évoquées dans le passé, certaines testées, d’autres abandonnées.

Qu’il y ait débat dans un groupe n’est pas du tout malsain, si au bout du compte chacun adopte une attitude positive et constructive : attention au « On a déjà essayé, ça ne marchera jamais… »

Le débat sur les actions extérieures de BCN soulève le point d’une participation financière pour une présence aux réunions du MEDEF ou de la CGPME. D’où l’idée de préciser ce que seraient les conséquences d’une telle décision : si l’on décidait d’accepter le principe d’une participation payante, cela suppose collecte de recettes pour la financer : cotisations, subventions,…

L’organisme le plus simple pour répondre à ce besoin est l’Association Loi de 1901. Une association de personnes dont l’objet est licite, n’a quasiment qu’une seule obligation principale, celle de la transparence : obligation de publication au Journal Officiel, (comprenant l’objet, le siège, les statuts, l’identité des personnes chargées de sa gestion et de sa direction), tenue à jour de ses comptes, du registre des décisions prises,… et une séparation des fonctions minimale au sein du conseil d’administration.

En échange de ces obligations, somme toute assez simples, une association déclarée peut :

  1. Plaider devant les tribunaux.
  2. Posséder et administrer des biens.
  3. Agir en tant que personne morale, représenter un intérêt collectif.
  4. Percevoir des cotisations de ses membres.
  5. Recevoir des subventions.
  6. Recevoir des dons provenant d’établissements d’utilité publique.
  7. Recevoir des versements effectués par des entreprises, particuliers, autres contribuables.

Il est facile de chiffrer le budget minimum pour constituer une Association loi de 1901 : 44 €. C’est le tarif actuel pour une publication au Journal Officiel, suite à déclaration au Greffe des Associations de la Préfecture.

Les opportunités pour BCN.

Parmi ses membres, le groupe compte quelques personnes ayant une expérience du monde associatif, président, secrétaire, trésorier… Une base solide existe, l’objet social (la mission) sur lequel nous avons pas mal travaillé, la charte, de nature à fournir la trame des Statuts, et si besoin, du Règlement Intérieur. Le fonctionnement d’une Association Loi de 1901 distingue 3 organes :

  • L’Assemblée générale ; (ordinaire ou extraordinaire).
  • Le Conseil d’Administration, qui est la structure de décision permanente.
  • Le Bureau, qui en est l’émanation, chargée des affaires courantes.

On voit que cela pourrait correspondre assez facilement au mode de fonctionnement actuel de BCN : les personnes mandatées d’aujourd’hui seraient habilitées à agir au nom de l’Association demain, sous la seule condition de l’opposabilité aux tiers, c’est-à-dire, une décision en bonne et due forme figurant au registre des PV de délibération, et/ou une déclaration au greffe, pour une « personne chargée à un titre quelconque de la gestion ou de la direction ».

Pour faire quoi ?

Dans l’objet de l’Association, l’aspect interne nous semble maîtrisé :

  • Écoute, soutien.
  • Partage de compétences.
  • Partage d’expérience.
  • Rupture de l’isolement, convivialité.
  • Mise en relation vers les acteurs/interlocuteurs éventuels.
  • Connaissance des milieux économiques locaux.

La transition entre l’interne et l’externe s’ébauche comme ceci :

«L’échange étant reconnu comme source de progrès et d’enrichissement mutuel, l’Association BCN se donne pour objectifs de saisir toute opportunité pour créer, encourager, susciter la mise en relation de tous ses membres avec les acteurs et intervenants pertinents du tissu économique, afin de porter les perspectives d’emploi ».

D’où un objet externe, que nous avons ébauché, et qui reste à enrichir :

  • Développer une posture d’offreur de services de proximité territoriale :
    • Études, prospectives.
    • Diagnostics locaux,
    • Missions, projets.
  • Valoriser la force du réseau et du vivier de compétences de BCN.
  • Favoriser la mise en relation entre les attentes des acteurs économiques, et les compétences des membres de BCN.
  • Force de proposition, organisateur d’événements.
  • Ex : Rencontres sous forme « collaborative dating »
    • Étude GPEC territoriale : mobilités maîtrisables, contrats de pays.
  • Développer un rôle de fédérateur et d’interface :
    • Entre les élus et les cadres,
    • En partenaire de l’ANPE et de l’APEC (à clarifier),
    • En tant que détenteur de l’expertise RH en matière de formation.

Conclusion : « What else ? »

L’ensemble a plutôt bien résisté, il y manque cependant les rituelles : Qui – Quoi – Où – Quand – Comment – Combien – Pourquoi ? Les premières démarches à mener auprès de la Métropole, du Conseil Départemental, du Conseil Régional sont structurantes : quel est en effet le périmètre que nous visons, par quelles techniques allons-nous l’aborder ? Qui pour animer un tel projet l’année prochaine ?

Prenez soin de vous en attendant, gare aux U.V.!

L’Ours.
Economie·Société

La Côte d’Or, dynamisme urbain à l’est, petites centralités en décroissance à l’ouest

Département au coeur d’une région entrée en décroissance démographique, la Côte d’or est l’un des rares à gagner encore de la population.À l’échelon départemental, il symbolise les fractures territoriales d’une région industrielle, agricole et peu densément peuplée. Poumon économique et capitale régionale, la métropole dijonnaise porte largement cette croissance démographique. Pour autant l’emploi a reculé entre 2012 et 2017, en lien avec un déclin industriel prononcé. Portée par ses spécificités viticoles et touristiques, l’aire urbaine de Beaune bénéficie d’une dynamique économique plus marquée. Autour de Dijon et de Beaune, les territoires péri-urbains continuent à se densifier avec une économie en mutation. Enfin, les zones à l’ouest et au nord du département, plus isolées et maillées par des petites villes comme Montbard ou Châtillon-sur-Seine, poursuivent pour la plupart leur décroissance démographique et économique. Parties prenantes d’une vaste diagonale de territoires déclinants, elles restent des pôles d’emploi et d’équipement essentiels au service d’une population vieillissante. Juillet 2020 

Mélanie Bouriez, Charles Pilarski (Insee) 

Point de passage obligé d’une importante partie du trafic routier national et international, la Côte-d’Or est un carrefour entre l’Europe du sud au travers de l’axe Paris-Lyon-Marseille, et l’Europe de l’est via Besançon et la plaine d’Alsace. Elle bénéficie du développement de la métropole dijonnaise, capitale régionale, et également de celui de Beaune, seconde grande aire urbaine du département. 

La Côte-d’Or, moteur démographique et économique de la région 

Au cœur d’une région entrée en décroissance démographique, le département de Côte-d’Or reste un poumon démographique et économique. Au 1er janvier 2017, le département compte 6 400 habitants de plus que 5 ans auparavant (+ 0,2 % par an), pour un total de 533 800 habitants. Avec le Doubs, c’est le seul en croissance. Comme la région, le département est traversé par de multiples fractures territoriales.

Urbanisée à l’est, rurale à l’ouest.

Ainsi, de l’est au sud du département, la plaine de la Saône est très urbanisée et bénéficie d’un fort maillage routier comme ferroviaire. Elle concentre l’essentiel de la population, de l’emploi et des équipements. À l’inverse, le nord et une large moitié ouest, territoires de plateaux plus accidentés, sont structurés autour de petites villes à la population plus vieillissante qui animent de vastes territoires peu densément peuplés. 

Rôle déterminant de Dijon Métropole dans les dynamiques départementales.

Seule métropole de la région, l’intercommunalité de Dijon joue un rôle déterminant dans les dynamiques départementales et régionales. Son aire d’influence est considérable : son aire urbaine couvre 38 % de la superficie départementale et 75 % de sa population : 3/4 des communes de plus de 1 000 habitants en font partie. Cette concentration s’explique d’abord par la densité des axes de communication autour de la métropole, qui facilitent l’accès à Dijon et permettent de développer les villes alentours. 

Son positionnement géographique aux portes d’un vaste espace peu urbanisé à l’ouest et au nord, conforte son attractivité faute de concurrence avec d’autres pôles. La population de Dijon Métropole continue à augmenter. Entre 2012 et 2017, la collectivité a gagné 1 400 habitants par an, ce qui représente plus que les gains de population du département dans son ensemble. C’est grâce à un solde naturel largement positif que la population augmente, conséquence de la présence d’une population jeune. Les étudiants représentent près de 12 % des habitants. Ils bénéficient d’une offre de formation supérieure développée et diversifiée, notamment dans l’agro-alimentaire et le secteur médical. Avant le début des années 2010, les départs l’emportaient sur les arrivées. Le solde migratoire de Dijon Métropole s’est équilibré depuis. C’est une des conséquences des politiques locales visant à limiter la péri-urbanisation. L’attractivité de Dijon Métropole est d’abord extérieure au département : près des trois quarts des nouveaux arrivants ne résidaient pas en Côte-d’Or avant. Il s’agit souvent des populations originaires de  l’ancienne région Bourgogne ; en particulier des étudiants qui s’installent dans la commune de Dijon.

La Côte-d’Or, très urbanisée à l’est mais aux larges étendues peu denses à l’ouest.

L’attractivité économique de Dijon Métropole est importante. Le territoire concentre près de 60 % de l’emploi départemental. Les actifs viennent parfois de loin pour y travailler. Plus du tiers des emplois sont occupés par des  non-résidents, périurbains pour la majeure partie mais également habitants de Saône-et- Loire et dans une moindre mesure du Doubs et du Jura. L’appareil de production est diversifié : dans l’industrie (agro-alimentaire, chimie et pharmacie, équipements électriques, machines), les services marchands (commerces, banques et assurances, restauration, services aux entreprises), les services non-marchands (université, hôpital, emplois liés au statut de capitale régionale). Les emplois qualifiés, nombreux, sont en forte croissance : on compte plus de 1 000  cadres supplémentaires entre 2011 et 2016. 

Alors que la croissance démographique reste soutenue, Dijon Métropôle a perdu des emplois 

Dans la métropole dijonnaise, la croissance démographique est soutenue mais reste fragile. Le solde naturel décroît progressivement en raison du vieillissement de la population, qui touche tous les territoires. L’attractivité résidentielle s’est nettement redressée depuis le début des années 2010. Mais elle est dépendante des comportements de deux populations très mobiles : d’une part les étudiants qui sont certes nombreux à s’installer à Dijon, mais sont aussi nombreux à en partir ; d’autre part les couples, un peu moins nombreux à déménager, qui quittent la métropole pour s’installer en périphérie  afin de bénéficier de conditions de vie plus favorables.

L’emploi diminue dans la quasi totalité des territoires de Côte-d’Or, à Dijon comme ailleurs

Variation de l’emploi entre 2011 et 2016.

Par ailleurs, Dijon Métropole subit un ralentissement économique. Pour la première fois, l’emploi a diminué : près de 5 000 emplois en moins entre 2011 et 2016 (- 0,6 % par an). Les destructions ont été importantes dans l’industrie. Le secteur a perdu 3 500 emplois sur la même période, principalement ouvriers. En Côte-d’Or,Dijon Métropole n’est pas une exception. L’intensité de la désindustrialisation est particulièrement marquée. Les pertes dans la métropole représentent près des trois quarts des emplois industriels perdus dans le département. En 2016, pour la première fois, il y avait plus de cadres sur le territoire de Dijon Métropole que d’ouvriers. Mais contrairement à un département comme le Jura, la diminution de l’emploi industriel à Dijon comme en Côte-d’Or correspond plus souvent à des baisses d’effectifs qu’à des fermetures d’établissements. L’appareil de production reste donc relativement préservé. Malgré la croissance démographique, l’emploi public comme l’emploi présentiel ont diminué. Dans le même temps le secteur tertiaire, généralement très créateur d’emploi dans les métropoles, a stagné. En revanche, comme ailleurs, l’emploi de la sphère productive a été dynamique dans les services aux entreprises notamment dans la logistique. 

À l’inverse, l’économie de Beaune a tiré profit de sa spécificité viticole et touristique.

La zone de Beaune a connu dans le même temps une trajectoire plus favorable. Abritant un marché de l’emploi cinq fois plus petit que celui de la métropole dijonnaise, elle est l’une des seules zones de Côte-d’Or en expansion économique. Si l’emploi industriel s’est érodé comme ailleurs, toutes les autres activités ont été en croissance. La filière viticole, emblématique de ce territoire avec des appellations comme Meursault, Pommard ou Chassagne-Montrachet, a largement contribué à cette vitalité économique. Le secteur touristique et celui de la restauration ont également été très dynamiques, grâce au patrimoine historique et culturel de la cité. Établissement emblématique, les Hospices Civils de Beaune jouent à ce titre un rôle de premier plan dans ces trois activités majeures. 

Nuits-Saint-Georges, pôle secondaire de la zone beaunoise, partage en grande partie les caractéristiques économiques de la ville de Beaune. Économie encore plus spécialisée, portée quasi exclusivement par la viticulture, elle bénéficie également du développement des activités de la filière comme le transport, mais aussi les activités touristiques et culturelles

Malgré le dynamisme économique de la zone beaunoise, la population résidente tend à diminuer, le solde migratoire restant déficitaire. En effet les terrains disponibles  pour construire des logements sont peu  nombreux car largement mobilisés par l’activité viticole. Alors que la zone bénéficie de 1,3 emploi pour un actif résident, le dynamisme économique de Beaune a conduit à  une augmentation des navettes domicile-travail. Ces navetteurs habitent dans les territoires alentours à l’ouest (Nolay) et à l’est (Seurre). Mais les navettes se sont aussi développées depuis les zones plus peuplées  comme Dijon Métropole et surtout le nord de la Saône-et-Loire, particulièrement bien  reliées via les axes autoroutiers A31 et A6. 

Le développement des navettes domicile-travail.

Gevrey-Chambertin partie prenante du dynamisme économique de la dorsale Dijon-Beaune .

Contrairement à d’autres pôles d’emploi, une  part importante d’actifs résidant dans l’aire urbaine de Beaune travaillent dans d’autres territoires. Ces liens se sont renforcés au sud avec  la Saône-et-Loire, département avec lequel Beaune entretient des rapports privilégiés. Mais les navettes se sont surtout développées vers le nord, favorisées par le réseau routier et la ligne ferroviaire qui permet de relier Beaune à Dijon en une vingtaine de minutes.

Entre ces deux zones s’étend un territoire à dominante péri-urbaine dont Gevrey-Chambertin est la principale commune. Bipolarisé par Dijon et Beaune, il bénéficie directement de leur proximité. Près des deux tiers des actifs qui y résident travaillent hors de cette zone, bien souvent à Dijon Métropole ou près de Beaune. 

Mais contrairement aux autres territoires péri-urbains, la zone de Gevrey-Chambertin est la seule qui a conservé une économie productive importante. C’est d’abord une zone viticole de premier plan, avec des appellations de renommée internationale. Le secteur agricole qui représente 15 % de l’emploi a continué à y croître, comme à Beaune avec laquelle elle partage cette spécificité économique. Mais c’est aussi une zone où la logistique est en croissance. Elle représente un emploi sur six. Elle y est très implantée avec des établissements de grands groupes comme La Poste, SNCF ou Trans Europ Express. 

La dorsale économique qui s’étend de Beaune jusqu’à Dijon en passant par Gevrey- Chambertin forme un ensemble de plus en plus intégré. Pourtant péri-urbaine dans sa morphologie, la grande majorité des emplois situés dans la zone de Gevrey-Chambertin sont occupés par des non-résidents. Comme pour Beaune, les navettes se sont donc développées à la fois depuis, mais aussi vers cette zone. Ces territoires partagent la même orientation sectorielle viticole, avec un positionnement de haut de gamme qui explique leur dynamisme économique. Ils partagent aussi des caractéristiques sociales similaires, un niveau de vie élevé, une population jeune, vecteur d’un solde naturel en excédent, et une certaine forme de ségrégation résidentielle liée à une attractivité désormais limitée par des prix de l’immobilier élevés. 

Au sud-est et au nord de Dijon,une péri-urbanisation proche de la saturation

 Mis à part Gevrey-Chambertin dont la population a stagné, tous les territoires limitrophes de la métropole dijonnaise ont gagné de la population. La péri-urbanisation s’y est pour- suivie, à des rythmes toutefois différenciés. Dans les zones périurbaines les plus denses, le long de l’autoroute A39 au sud-est comme à proximité de l’autoroute A31 au nord, les effets de la dédensification de Dijon sont toujours plus marqués. Les familles s’y sont installées massivement dès les années 1980, attirées par des logements plus spacieux, une proximité avec les entreprises situées en majorité dans l’est-dijonnais, et un réseau de transport performant qui facilite les déplacements. L’économie de ces petits bourgs était plutôt industrielle et productive. En trente ans, ils ont tous connu une transformation en profondeur de leur économie. Sur l’axe sud- est, un déclin industriel très marqué dans les années 2000 s’est conjugué à une croissance démographique toujours soutenue. Ce qui a accéléré la résidentialisation du territoire. Désormais, l’attractivité résidentielle s’est transformée : après des décennies de croissance, les petites villes comme Genlis ou Auxonne semblent saturées, limitées par la raréfaction du foncier disponible pour la construction de maisons. Elles connaissent à leur tour une forme de péri-urbanisation.Elles perdent désormais des habitants au profit de leur périphérie

La péri-urbanisation se poursuit dans les territoires moins denses.

La péri-urbanisation se poursuit désormais dans les autres territoires, moins bien connectés à Dijon mais bénéficiant encore d’espaces disponibles pour se loger. Il s’agit de petites villes autour de 2 500 habitants, situées dans l’est dijonnais. Les alentours de Mirebeau-sur-Bèze et d’Arc-sur-Tille connaissent la croissance démographique la plus vive. Grâce à un solde migratoire positif et depuis peu un excédent naturel lié au rajeunissement de sa population, cet espace tire parti du développement économique de la banlieue est de Dijon. C’est également le cas au sud, près de Brazey-en-Plaine ou de Seurre, qui bénéficient en plus d’un accès à la zone d’emploi de Beaune. Dans tous ces territoires l’artificialisation augmente rapidement, en raison de la disponibilité en terrain constructible, et du niveau de vie des nouveaux arrivants, plus élevé que celui des résidents. Dans l’ouest dijonnais, la population augmente également mais à un rythme moindre. Plus vieillissantes et moins attractives, ces zones rurales, plus éloignées et souvent moins accessibles, n’ont pas connu la même poussée démographique. La pression économique comme environnementale qui accompagne généralement les mouvements péri-urbains est donc moins marquée. Si leur économie devient de plus en plus présentielle, elles ont conservé une orientation productive significative qui leur permet encore d’offrir de l’emploi localement. 

Peu connectées à Dijon ou Beaune, les petites centralités de l’ouest poursuivent leur déclin.

Au-delà de leur périphérie immédiate, l’influence de Dijon et de Beaune est nettement plus faible. Partie prenante de la large diagonale de faible densité qui s’étend des Ardennes jusqu’au Limousin, le déclin démographique y est très prononcé. 

Tous ces territoires sont polarisés autour de  petits pôles de plus 5 000 habitants comme Châtillon-sur-Seine, Montbard, ou Pouilly-en-Auxois. Leur développement repose sur l’économie de ces petites villes, qui animent des territoires très peu denses aux contours déterminés par l’accessibilité routière. Ils  concentrent la majeure partie des entreprises  de leur zone. Globalement l’emploi total a diminué. Pour autant, ces petites centralités continuent à jouer un rôle important de pôle d’équipement, pour une population par ailleurs plus âgée et plus fragile du point de vue économique et social.

Le Châtillonnais poursuit une décroissance amorcée depuis longtemps.

La vaste zone du Châtillonnais au nord du département est la plus en difficulté. Zone la moins dense du département avec seulement 10 habitants par km2, elle est encore moins connectée au reste du département : le pôle d’emploi le plus proche de Châtillon-sur-Seine, Chaumont, est à plus de 45 min par la route. Dans ce territoire de 22 000 habitants à l’économie historiquement industrielle et agricole, l’emploi a diminué de près du quart en 25 ans. Le tissu économique durablement pénalisé par ces orientations  sectorielles : l’emploi industriel a par exemple été divisé par 2,5 en 50 ans. Les principaux employeurs relèvent surtout de la sphère publique, comme le centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or à Châtillon-sur-Seine, et le CEA à l’extrême sud-est de la zone. 

Le Châtillonnais perd des habitants de façon continue depuis les années 1980. À l’exode rural lié au déclin économique, s’ajoute désormais le vieillissement rapide de la population. La part de personnes âgées est la plus forte du département. Il y a désormais moins d’actifs que d’inactifs parmi la population. 

Bien qu’en décroissance démographique,la ville de Châtillon-sur-Seine est la seule commune relativement peuplée de ce vaste espace. Elle constitue donc un pôle d’équipement essentiel pour tout ce territoire et même au-delà, jusque dans l’Aube. Pour autant, ces fonctions de centralité se sont réduites récemment. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accessibilité aux services publics d’une population plus âgée et donc moins mobile, mais aussi plus souvent précaire. 

Montbard, un territoire résilient qui affirme ses fonctions de centralité

Si la plupart des territoires ruraux de l’ouest souffrent de la décroissance démographique et du déclin industriel, la zone de Montbard fait office d’exception. Proche de l’autoroute, dotée de l’unique desserte de TGV de l’axe Paris-Dijon, sous-préfecture du département, elle a depuis le début des années 2010 endigué son déficit d’attractivité. Elle a été attire désormais suffisamment de retraités,pour partie d’anciens résidents dijonnais qui compensent le départ des jeunes. L’économie est organisée sur le triangle formé par trois pôles d’emploi, Montbard, Venarey-les-Laumes et Semur-en-Auxois. 

Elle a préservé son appareil de production industriel avec la présence d’établissements comme les Ateliers d’Armançon, Salzgitter Mannesman ou Valinox. L’emploi public est également toujours très présent et a même augmenté, notamment dans les établissements sanitaires ou médico-sociaux comme à Semur-en-Auxois. Positionnée à un carrefour routier, la zone est pourvoyeuse nette d’emploi pour les territoires environnants. On y compte 1,13 emplois par actif résident. Aussi, près de 2 200 personnes s’y rendent pour travailler, depuis l’Auxois au sud, le Châtillonnais au nord ou encore le Tonnerrois à l’ouest. Ce dynamisme témoigne du rôle de plus en plus central du Montbardois pour l’ouest de la Côte-d’Or et l’est de l’Yonne avec qui il partage des caractéristiques similaires. 

Sources et définitions 

Le recensement de la population (RP) fournit des statistiques sur le nombre d’habitants et sur leurs caractéristiques.

La Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est une source sur l’emploi salarié au lieu de travail. 

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. 

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties. Il est ici estimé par le solde migratoire apparent, différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel. 

Activités présentielles : activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone. 

Activités productives : activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère. 

Pour en savoir plus 

• Chassard M., « Petites villes de Bourgogne-Franche-Comté, un passé démographique et industriel qui contribue au déficit de croissance », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 38, juillet 2018. 

• Ulrich A., Ville H., Brion D., « Les étudiants s’installent à Dijon, les familles dans sa couronne »,

 Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 26, décembre 2017. : • Bouriez M., Chassard M., « Les 18 espaces ruraux de Bourgogne-Franche- Comté, parfois attractifs, souvent isolés, toujours en évolution », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté n° 57, juin 2019.

Source : INSEE Analyses N° 73 – Juillet 2020.

Revue Analyses N°73.
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Pas encore en vacances !?

Encore quelques belles journées dans le Far-West de plus en plus confiné… et il sera temps de rentrer au bercail : pour donner une idée de la menace, qu’il me suffise de dire qu’ici les bars ferment à 1 heure du matin… Autrement dit, les braves gens vont se coucher à l’heure où la Covid-19 devient contagieuse… ou bien ?

Quelques bonnes nouvelles concernant BCN sont tombées hier : le rendez-vous à la Mission Locale de Beaune est confirmé pour le 29 Juillet, 6 entretiens sont prévus, et en l’absence de Danièle et Gilles, une place est disponible pour participer à l’expérience, covoiturage et déjeuner compris… Qui dit mieux ?

Nouvelle preuve de notre insertion au sein de la Métropole dijonnaise, notre invitation est confirmée le 24 septembre 2020 à la Vapeur, pour fêter l’anniversaire du PIMMS de Dijon: l’occasion pour Françoise de nous faire partager son intérêt pour l’ESS, et de découvrir les grandes entreprises qui oeuvrent par la médiation et la création d’emplois à l’acceptation des politiques publiques, et la tranquillité urbaine.

Nous sommes désormais attendus avec Christine le 6 Octobre prochain au Rotary-Club Le Téméraire de Dijon – Clémenceau pour un échange sur le thème : « Comment se prendre en main en période de recherche d’emploi, pour acquérir, développer et valoriser de nouvelles connaissances ». Est-ce que nos amis et adhérents marketeurs ou storytellers peuvent nous aider à concocter une argu-narration qui serve leur mise en valeur ? Pourrions-nous à cette occasion définir des propositions d’études ou d’enquêtes transverses à leur soumettre ?

Enfin, je ne résiste pas à reproduire ici l’échange concernant d’hier avec Carine Deriot de Pôle-Emploi, et co-organisateur du Forum des Cadres du 3 Novembre 2020 :

Merci pour votre retour rapide.

Nous sommes très heureux de vous compter parmi nous pour cette journée. Nous avons eu confirmation de la date il y a maintenant trois semaines. Le contexte étant quelque peu changeant en ce moment, nous avions préféré attendre un peu pour communiquer.

Il est prévu un emplacement, avec grilles pour affichage, des prises électriques et wifi vous permettront de diffuser sur votre matériel informatique. Nous reviendrons vers vous en septembre pour les détails pratiques en fonction des mesures sanitaires en rigueur à ce moment-là.

Belle journée et bel été !

Tout cela me rappelle que pour beaucoup d’entre vous, l’été et le déconfinement sont à l’ordre du jour, et qu’il serait cruel de m’en désolidariser : belles vacances à tous, attention aux UV !

L’Ours.

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Septembre à BCN.

Le 26 Août dernier, les membres du Bureau de BCN avaient rendez-vous pour mettre au point nos actions du dernier quadrimestre : en effet, la rentrée scolaire s’accompagne chaque année des formalités administratives, mais surtout, elle est pour l’association BCN, comme pour les nouveaux arrivants dijonnais, l’occasion d’une première rencontre. Pour cette rentrée 2021, celle-ci est prévu au Parc de la Toison d’Or, entre l’Holiday Inn et la Station de Tramway du Zénith.

La rentrée.

Les préparatifs s’achèvent : une équipe d’habitués sera présente sur le stand de BCN, dont les meilleurs témoins possibles, Nathalie et Françoise, – toutes deux nouvelles recrutées, qui viendront expliquer en quoi l’apport de BCN est différent de celui de tous les organismes « officiels », car il est fait d’implication et de bienveillance. Jamila et Antoine seront présents, nous attendons encore des réponses de Sophie, Jérôme, Saïd, Séraphin…

Ne nous racontons pas de balivernes : les nouvelles ne sont pas très bonnes. La Maison des Associations nous a annoncé le jour même, que toutes les Associations auraient désormais la responsabilité de gérer le PASS sanitaire dans les locaux. Autrement dit, pour pouvoir assurer les formations BCN qui reprennent à partir du jeudi 16 Septembre, il nous faudra connaître par avance, les noms de tous les participants et disposer de leur Q/R code scanné. Pas simple.

Cela veut dire également que les personnes intéressées par nos contenus vont devoir réagir vite ; notre offre sera donc la suivante. Nous inviterons les personnes qui nous auront contactés à titre gracieux aux modules déjà lancés jusqu’à fin septembre. A la fin du mois, – le 30 septembre -, plénière BCN pour décider de la suite.

Au-delà de cette rentrée active, quelques actualités d’intérêt général : le Plan de Communication que nous avions établi a repris son cours. A signaler le 5 Août, la rencontre très positive avec M. Bertrand Kaufmann, le nouveau Directeur de l’INSEE. Xavier avait initialisé ce rendez-vous, et animé un échange fructueux. Celui-ci nous propose de faire intervenir en plénière pour nous présenter un panorama des offres, standard et sur mesure que ses services peuvent mettre à notre disposition.

Les deux autres rencontres attendues : le déjeuner avec l’APEC, à caler la semaine prochaine, et l’audience auprès de Mme Charret-Godard : cette dernière est ajournée, car un changement de portefeuille vient d’avoir lieu, et nous rencontrerons bientôt la nouvelle personne en charge de l’insertion.

Christine propose également de reprendre contact avec Marie Pugliese, notre nouvelle conseillère départementale : nous avons toutes les raisons de le faire, car elle remplace Mme Popard sur le canton de Dijon N°5, auprès de Christophe Avena. Cette prise de contact sera aussi l’occasion de remercier le binôme de l’aide financière qu’il nous apporte. Et cela nous donne la transition pour indiquer que notre dossier budgétaire 2022 a été dûment déposé : reste à déposer de nouveau un dossier « Métropôle », nous avons un peu de temps pour le faire, et proposons de l’axer sur le sujet d’entraide suivant :

Florence et Jérôme nous présentent leur projet « Confiance Emploi » : nous avions déjà eu connaissance du projet de création d’Association ; Malika du Pôle ESS a déjà apporté ses conseils, les buts associatifs sont les mêmes que ceux de BCN, à ceci près qu’ils s’affichent plus en direction des « accidents de la vie », et des parcours « chaotiques ». Raison de plus pour les aider, nous les avons déjà mis en relation avec M. Lugand du Conseil Départemental, nous pouvons les aider à « pitcher » leur projet, le présenter à la Métropôle et faire front commun, en nous appuyant sur notre antériorité, qui nous donne accès à des locaux, à France Bénévolat, ainsi qu’à notre réseau de partenaires et d’amis.

Première opération : les Relations Publiques ! notre stand est assez généraliste le 12 septembre, nous pouvons largement accueillir, conseiller le public qui soyons-en sûrs, viendra nombreux sur le stand. Grâce aux animations que nous prépare Françoise, l’ambiance sera festive et le beau temps de la partie.

Actualités & News·Evènements·L'éditorial·Optimisme

Ludiques, pédagogiques… et uniques !

Xavier a l’habitude de parler des « dames de BCN » pour se moquer (gentiment) des quelques mohicans du sexe dit « fort » clairsemés dans leurs rangs. Pour cet édito de rentrée, voici la livrée que nous proposons à nos charmantes hôtesses, afin d’être facilement identifiables sur notre stand du Grand Déj’ ; les deux premiers qualificatifs étaient ceux du Grand Déj’, le dernier est l’illustration de notre fierté !

Grand Déj’ 2021

Nous avions déjà évoqué précédemment l’animation envisagée sur notre stand : métiers et storytelling. L’exposition « Émile Viollet, vigneron érudit » illustrera la richesse d’une connaissance plurielle, matinée de curiosité, de respect des traditions… et de lien social. Ce vigneron-là nous rappellera d’autres forgerons, bourreliers, maréchaux-ferrants, goémoniers, autant de métiers où la main comptait tout autant que la tête, pour manoeuvrer la plume…

L’erreur que font de nos jours de nombreux recruteurs, est de confondre – ou pire, d’amalgamer – des notions telles que croissance, performance, spécialisation, compétition, avec des compétences relationnelles, empathie, bienveillance, entraide, coopération… C’est un raccourci aliénant, car standardisant ; or, comme disait Saint-Ex (!) « Il n’est de ressources qu’humaines ». En nous verrouillant dans des cases, des grilles, des labels, ils nous séparent en deux clans : les créatifs, et les producteurs. (Ces derniers sont destinés à devenir stakhanovistes). Quant aux créatifs, nous savons à quel point leur petite flamme, l’étincelle de leur génie est aléatoire et fragile : raison de plus pour la faire naître partout, – avec des silex, de l’amadou, des allumettes… – et surtout de bien souffler sur les braises pour la développer et l’entretenir ! Tel est notre enjeu au Grand Déj’ 2021 : « je donne, je reçois ». En étant actifs dans l’insertion, les BCN contribuent à rendre leur société plus noble et plus humaine. Ce n’est pas rien !

Existe en toutes les tailles….

Bien sûr, nous ne faisons pas que « de commander des T-shirts et des panneaux » au bureau de BCN : ce jeudi 26 Août, nous allons décliner nos orientations financières et lancer les dossiers correspondants. En particulier, Florence vient nous présenter l’avancement du Projet « Confiance Emploi » : la proximité des enjeux est réelle, notre appui doit être sincère, mais pas écrasant. Cela donnera lieu à des échanges amicaux avec l’équipe de Florence.

Un mot pour conclure de la journée d’hier à la Mission Locale Rurale de Beaune : 6 jeunes se sont présentés aux entretiens, pour 7 inscrits. Comme c’est le cas très souvent, la fourchette d’âge de ces bénéficiaires de la « Garantie Jeunes », s’étend de 16 à 23-24 ans. D’où l’intérêt de s’être forgé une grille – qui ne demande qu’à s’enrichir et se perfectionner encore – car la dispersion des aspirations et des profils est importante ; pour le moment, nous nous limitions aux mnémoniques : SCOL.

Synthèse.

Cohérence.

Objectivité.

Lucidité.

Généralement, notre perception est assez proche de celle des cadres de la MILO. Un petit bémol cependant : au cours de ces entretiens « informels », -perçus comme des galops d’essai », ou encore sans enjeu, nos jeunes nous ont parfois fait des confidences, révélé des petits secrets ou des hobbies ; dans ce cas, originalité et pertinence doivent être notre marque de fabrique, et nous avons pris nos responsabilités en intervenant.

Du coup, nous cherchons un nouveau critère dans nos entretiens :

Imagination/curiosité : nous avons constaté que beaucoup de nos jeunes cherchaient -et obtenaient – leurs stages exactement en droite ligne de la formation professionnelle reçue. Mais certains l’entendaient différemment : musique, création de logiciels, suivi des hobbies (animaux, voyages…). Rappelons-nous de l’aiguillage initial : Créatif ou Producteur ?

Bonne rentrée à toutes et tous !